Écho du RAAMM pour la période du 8 au 14 février
Voici le contenu de l’Écho du RAAMM pour la période du 8 au 14 février 2021.
Prenez connaissance des dernières actualités du RAAMM, des communiqués de nos partenaires et d’articles portant sur la déficience visuelle publiés dans les médias.
Sommaire
- 1. « Bâtir sa confiance en soi », une conférence s’ajoute à la programmation du RAAMM!
- 2. Offre d’emploi en recherche au RAAQ
- 3. Semaine de la canne blanche : sensibiliser la population aux défis que doivent relever les personnes vivant avec une perte de vision
- 4. Nouvelles fonctionnalités – Site de réservation en ligne SIRTA
- 5. Nouveau site Web de Longueuil: des lacunes en matière d’accessibilité aux personnes handicapées
- 6. Mouvement PHAS : Contrat d’agent-e de mobilisation
- 7. Des acquis fragiles pour les enfants handicapés
- 8. La reconnaissance des proches aidants
- 9. Une appli québécoise pour consulter un professionnel de la santé en quelques minutes
- 10. France-Suisse-Des livres d’illustrations en 3D adaptés aux enfants en situation de handicap visuel
- 11. France-Le mot du jour : Malvoyant
- 12. La Régie autonome des transports parisiens (RATP )édite 150 atlas du métro en braille
- 13. Belgique- Le daltonisme : est-ce une maladie ?
1. « Bâtir sa confiance en soi », une conférence s’ajoute à la programmation du RAAMM!
Le RAAMM a le plaisir d’annoncer l’ajout de la conférence « Bâtir sa confiance en soi » à sa programmation d’activités Hiver 2021. Animée par madame Brigitte Portelance, cette conférence sera offerte gratuitement via la plateforme Zoom le jeudi 18 février, de 13h30 à 15h.
« Chaque personne possède en elle des zones où la confiance siège de façon plus ou moins fragile. Une confiance absolue en soi apparaît assurément utopique à atteindre, alors qu’une conscience accrue de sa valeur personnelle ne peut que devenir un gain pour faire face aux différents aléas de la vie quotidienne que chacun partage avec d’autres individus. »
Dans cette conférence, les participants auront l’occasion d’apprendre à s’entraîner, tout comme le sportif exerce ses différents muscles, à se faire davantage confiance, et ce, en expérimentant que le passage à l’action avec la conscience de leur monde intérieur permet de combler leurs besoins fondamentaux dans la relation et conséquemment d’édifier une confiance en soi de plus en plus solide.
Pour vous inscrire, contactez Céline au 514-277-4401, poste 111, ou par courriel à [email protected]. Les informations de connexion seront envoyées aux personnes inscrites la veille de l’activité. Inscription obligatoire avant le mardi 16 février.
À propos de Mme Portelance
Brigitte Portelance est diplômée en interprétation de l’École nationale de théâtre, bachelière en Enseignement d’art dramatique (UQAM), thérapeute en relation d’aide, formatrice et conférencière au Centre de relation d’aide de Montréal (CRAM).
2. Offre d’emploi en recherche au RAAQ
Grande nouvelle! Le RAAQ est présentement en processus d’embauche. La personne que nous souhaitons embaucher doit avoir de solides compétences en méthodologie et en recherche ainsi qu’une bonne connaissance de l’informatique. Si vous connaissez la perle rare, n’hésitez pas à lui partager l’offre d’emploi ci-bas :
Offre d’emploi en recherche
Qui sommes-nous ?
Le Regroupement des aveugles et amblyopes du Québec a pour mission de promouvoir et de défendre les droits des personnes aveugles et amblyopes du Québec, afin de favoriser leur intégration à part entière dans tous les domaines de l’activité humaine. Notre fédération représente 21 associations membres provenant de partout dans la province.
Tâches
Le Regroupement des aveugles et amblyopes du Québec (RAAQ) cherche à embaucher une ou un chargé de projet pour assurer la coordination de son projet « Accessibilité des sites Web transactionnels du milieu bancaire canadien. »
Supportée par la direction générale de l’organisme et un comité de suivi, la personne embauchée devra :
- Mettre en place une méthodologie de recherche.
- Mettre en place un laboratoire de tests d’accessibilité.
- Contacter les banques pour s’assurer de pouvoir mener des tests d’accessibilité sur leurs sites Web et leur plateforme transactionnelle et ouvrir des comptes bancaires.
- Mettre en place les groupes-testeurs.
- Procéder à l’analyse des sites transactionnels avec le groupe de testeurs.
- Compiler les résultats et produire un portrait de situation.
- Produire les différents rapports de projet.
- Rédiger un guide de bonnes pratiques à l’attention du milieu bancaire canadien.
- Participer à l’organisation de la conférence de presse de lancement des résultats.
- Réaliser toutes autres tâches connexes en lien avec le projet.
Compétences recherchées
- Détenir un diplôme de second cycle complété ou en cours d’être complété dans un domaine pertinent (sociologie, politique, informatique, génie logiciel, création numérique, etc.)
- Avoir de bonnes connaissances des méthodes de recherche qualitative.
- Posséder des connaissances en développement Web et en accessibilité du Web, un atout (une formation sera offerte à la personne embauchée pour s’assurer qu’elle soit à niveau.)
- Maîtriser l’environnement Gsuite et Office.
- Être à l’aise de travailler dans un environnement Apple et Microsoft.
- Avoir une excellente maîtrise du français écrit.
- Avoir une bonne compréhension de l’anglais écrit.
Attitudes recherchées
- Autonomie.
- Bonne capacité de gestion de projet.
- Bonnes capacités à travailler en équipe.
- Bonnes habiletés relationnelles.
- Capacité d’analyse et de résolution de problèmes.
- Capacité à respecter des échéanciers.
Ce que nous offrons
- Un horaire flexible.
- De belles conditions de travail.
- La possibilité de travailler à distance la majorité du temps. (Notez que des déplacements à Montréal sont à prévoir occasionnellement)
- Tous les outils nécessaires pour un rendement de travail efficace.
- Une formation en accessibilité du Web et de l’accompagnement.
Durée : Le contrat est d’une durée de 18 mois, à raison de 28 heures par semaine.
Salaire : Taux horaire de 24,50 $/heure.
Comment postuler : veuillez faire parvenir votre curriculum vitae, votre lettre de motivation et un exemple de votre travail de rédaction à l’attention d’Antoine Perreault, directeur général à l’adresse suivante : [email protected]
Date limite pour postuler :25 février 2021
L’équipe du RAAQ
3958 rue Dandurand
Montréal, Qc, H1X 1P7
Téléphone : 514-849-2018
Numéro sans frais : 1-800-363-0389
Courriel : [email protected]
Site Web: www.raaq.qc.ca
Source RAAQ, 3 février 2021
3. Semaine de la canne blanche : sensibiliser la population aux défis que doivent relever les personnes vivant avec une perte de vision
Article publié dans le i-Centre le 3 février 2021
Chaque année, début février marque la Semaine québécoise de la canne blanche. Il s’agit d’une occasion de sensibiliser la population aux défis que doivent relever quotidiennement les personnes aveugles et malvoyantes au Québec.
En contexte de pandémie, les challenges se multiplient pour tous. Mais imaginez-vous devoir respecter les deux mètres de distance, devoir vous laver les mains avec de la solution qui n’est pas toujours placée aux mêmes endroits, devoir vous déplacer dans des corridors qui ont été réinventés ou même suivre les flèches des allées à l’épicerie, et ce, tout en ayant une perte de vision partielle ou totale. Imaginez-vous maintenant aveugle et ne pouvant plus utiliser vos mains autant pour toucher et apprendre le monde. Cette nouvelle réalité est celle que les usagers et certains de nos collègues de l’Institut Nazareth et Louis-Braille (INLB) vivent maintenant au quotidien.
L’environnement peut évidemment être un obstacle ou un facilitateur pour la participation de la personne aux activités dans sa communauté. Toutefois, outre l’environnement physique, certaines stratégies peuvent être utilisées afin de soutenir la personne ayant une déficience visuelle à mieux s’orienter.
Quelques bonnes pratiques à adopter :
· Identifiez-vous et adressez-vous à la personne en premier lieu en la nommant même si elle est accompagnée.
· Évitez de vous placer dos à une source lumineuse, la vision peut en être gênée.
· Parlez normalement, sans crainte d’utiliser les termes voir ou regarder, ça peut être utile pour certains qui ont une vision partielle.
· Soyez explicite dans vos explications. Par exemple, ne pas simplement lui dire de se rendre à la porte 3, mais dire plutôt prenez la 3e porte sur votre droite.
· Aidez la personne à explorer son environnement en décrivant les lieux et en lui faisant toucher les meubles et les objets (si possible) afin de la situer.
· Les aires de circulation devraient être désencombrées.
· Informez-vous de son besoin et du mode de guidage qu’elle préfère : « Avez-vous besoin d’aide et comment puis-je vous aider? »
· Lorsque vous quittez la conversation, faites-le savoir verbalement.
L’INLB offre une formation complète à tous les employés du CISSS de la Montérégie-Centre sur la façon de dépister la déficience visuelle chez une personne, les bons coups à faire et les erreurs à éviter lorsque l’on reçoit un usager – ou un collègue! – ayant une déficience visuelle. Il est aussi possible de faire une formation pour produire des documents accessibles avec Word et la formation « Repérage de la déficience visuelle chez les aînés » est disponible sur la plateforme de l’Environnement numérique d’apprentissage (ENA) de la Formation continue partagée (FCP).
Pour plus d’informations sur l’ensemble des formations de l’INLB : [email protected]
Source : Usager-express , Comité des usagers de l’INLB le 4 février 2021
4. Nouvelles fonctionnalités – Site de réservation en ligne SIRTA
Communiqué STM , 1er février 2021
À partir du 1er février 2021, les utilisateurs de notre site de réservation en ligne (SIRTA) constateront que nous avons ajouté de nouvelles fonctionnalités.
Ces nouvelles fonctionnalités découlent de plusieurs rencontres avec un groupe de représentants de nos clients afin d’identifier les opportunités d’améliorations. De plus, une vingtaine de clients ont mis la main à la pâte pour tester la nouvelle version du site web et nous partager leurs impressions tout en s’assurant que le site soit exempt de toutes anomalies fonctionnelles et d’accessibilité. Les nouveautés en question sont les suivantes :
Affichage de l’heure estimée d’arrivée à votre destination (votre débarquement)
Un nouveau bandeau permettra de consulter l’heure estimée d’arrivée à votre destination. Ce bandeau apparaîtra sous le bandeau déjà existant qui affiche l’heure estimée d’arrivée de votre véhicule pour votre embarquement. Cette heure sera affichée 30 minutes avant l’heure confirmée du début de votre plage d’embarquement et sera mise à jour à toutes les 2 minutes.
Ajouter une information supplémentaire à une adresse
Il sera maintenant possible d’ajouter une information supplémentaire spécifique à une adresse pour faciliter la localisation de votre emplacement. Par exemple, vous pourriez vouloir nous spécifier par quelle porte ou par quelle entrée vous désirez être embarqué.
Signaler un retard
Il est toujours possible de signaler un retard via SIRTA. Seulement le texte du message indiqué à l’utilisateur lors du signalement du retard a été légèrement amélioré.
Vous trouverez, dans l’Annexe ci-dessous, davantage de détails sur les 3 nouveautés de la version 2021.
Visitez www.stm.info/ta pour en savoir plus sur SIRTA. Les guides d’aide peuvent aider pour effectuer vos réservations. Ils ont été mis à jour pour y inclure les nouveautés et sont disponibles directement sur SIRTA.
ANNEXE
SIRTA – Nouveautés de la version 2021
Affichage de l’heure estimée d’arrivée à votre destination (votre débarquement)
Depuis un an, vous avez accès sur SIRTA à l’heure estimée d’arrivée du véhicule pour votre départ (votre embarquement). Dans la prochaine version de SIRTA, vous aurez aussi accès à l’heure estimée d’arrivée à votre destination (votre débarquement).
- L’heure estimée d’arrivée à votre destination s’affichera dans un bandeau de couleur grise, sous le bandeau jaune déjà existant pour l’affichage de l’heure estimée d’arrivée du véhicule pour votre départ (embarquement).
- Pour ceux qui utilisent un lecteur d’écran, l’information sera mentionnée tout de suite après celle sur l’heure estimée d’arrivée pour votre départ.
- L’heure s’affichera 30 minutes avant l’heure confirmée du début de votre plage d’embarquement et sera mise à jour à chaque 2 minutes. Veuillez noter que cette heure peut évoluer dans le temps selon les aléas du réseau routier.
Ajout d’une information supplémentaire concernant l’embarquement/ débarquement à une adresse spécifique
Il sera maintenant possible d’aviser le Transport adapté d’une particularité pour votre embarquement/débarquement à une adresse spécifique dans le but d’aider à localiser votre emplacement.
- Lors de la création d’une nouvelle demande de déplacement, vous devez en premier lieu choisir votre adresse. Par la suite, un bouton sera disponible pour vous permettre d’ajouter de l’information supplémentaire à cette adresse.
- L’ajout d’information supplémentaire est facultatif. Ne l’utiliser que si vous voulez ajouter une précision à une adresse spécifique.
- Cette nouvelle fonctionnalité sera disponible dans toutes les sections de demandes de déplacements : régulier, occasionnel et métropolitain, ainsi que pour l’adresse de départ ou d’arrivée.
- Une fois envoyée, l’information sera enregistrée à votre dossier et applicable pour tous vos futurs déplacements à cette adresse, à moins que vous cochiez la case « Temporaire ». Dans ce cas, l’information ajoutée sera seulement applicable à ce déplacement.
- Pour certaines adresses, il ne sera pas possible d’inscrire une information supplémentaire puisque le lieu d’embarquement/débarquement est déjà déterminé pour l’ensemble de la clientèle. Le bouton sera alors grisé (indisponible).
- Voici quelques exemples et recommandations pour bien utiliser cette nouvelle fonctionnalité:
- Ne pas y mettre d’information confidentielle;
- N’indiquer que de l’information reliée à votre embarquement/débarquement à cette adresse;
- Voici quelques exemples :
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- Porte #3, utilisez la porte de côté, Pavillon B, entrée par la ruelle, entrée par le stationnement arrière, entrée par la rue Saint-Laurent, etc.
- Magasin XY, Pharmacie XY, Épicerie XY, etc.
- Code de porte : #1234 (pour entrer dans le portique si nécessaire)
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Signaler un retard
Il est toujours possible de signaler un retard via SIRTA. Seulement le texte du message indiqué à l’utilisateur lors du signalement du retard a été légèrement amélioré.
5. Nouveau site Web de Longueuil: des lacunes en matière d’accessibilité aux personnes handicapées
Un article d’ Ali Dostie publié dans Le Courrier du Sud le 3 février 2021
Le nouveau site Web de la Ville de Longueuil connaîtrait des ratés quant à son accessibilité pour les personnes ayant une déficience visuelle, selon l’Association des usagers du transport adapté de Longueuil (AUTAL).
L’Association cible certains bogues pour les utilisateurs qui doivent avoir recours à des logiciels tels que le lecteur d’écran JAWS.
Ils déplorent aussi le peu de contraste entre les couleurs choisies, ce qui peut poser un problème pour les personnes ayant une basse vision.
Selon le site Web de la Ville, les principales normes d’accessibilité universelle recommandées par le consortium W3C sont appliquées.
Or, l’AUTAL a soumis la page d’accueil à un examen de validation du code HTML, disponible sur le site du consortium W3C. L’examen de validation aurait répertorié 270 erreurs.
De plus, l’Association déplore ne pas avoir été consultée en amont de la refonte du site Web. Elle rappelle que, selon le plan d’action 2020-2021 de la Ville à l’égard des personnes handicapées, certains membres du Comité des partenaires, dont elle fait partie, «seront interpellés afin qu’ils puissent contribuer à évaluer le niveau d’accessibilité du nouveau site Internet de la Ville».
«Nous demandons et réclamons que les correctifs nécessaires soient effectués afin de rendre le nouveau site Internet de la Ville de Longueuil accessible à tous les citoyens, en respectant les standards établis en matière d’accessibilité Web», réclame-t-elle.
Une lettre a été envoyée le 25 janvier au conseiller municipal Tommy Théberge, qui agit comme président du Comité des partenaires du Plan d’intervention à l’égard des personnes handicapées (PIPH).
La conseillère municipale Colette Éthier, qui a déjà présidé ce Comité, a joint sa voix à celle de l’AUTAL.
«Avec un contrat de 381 000$, on s’attend à ce que le nouveau site Web permette à tous les citoyens de pouvoir participer pleinement à la vie municipale, relève-t-elle. Je trouve assez singulier qu’on en soit aujourd’hui, deux mois après le lancement officiel, encore à retrouver autant de problèmes.»
Mme Éthier a rappelé l’énoncé en accessibilité universelle adopté en 2013, à l’effet que la Ville «vise à offrir la possibilité à chaque personne, peu importe sa condition, de participer à la vie citoyenne».
L’AUTAL a aussi obtenu l’appui du Groupement des associations des personnes handicapées de la Rive-Sud de Montréal et du Regroupement des aveugles et amblyopes du Montréal métropolitain.
Audits à venir
En réponse à ces critiques, la Ville de Longueuil a indiqué dans une lettre adressée à l’AUTAL que «l’accessibilité universelle est une préoccupation bien réelle pour la Ville de Longueuil» et qu’elle «faisait partie des livrables demandés au fournisseur retenu pour la refonte du site Internet».
En plus de la confirmation du fournisseur que ces normes sont respectées, la Ville avait prévu procéder à un audit externe dès le lancement du site. Les divers problèmes survenus, tels que les pages manquantes et le moteur de recherche défaillant, et les efforts déployés pour trouver des solutions ont retardé l’audit, maintenant planifié au printemps.
6. Mouvement PHAS : Contrat d’agent-e de mobilisation
Le Mouvement des personnes handicapées pour l’accès aux services (PHAS) est une action collective de promotion et de défense du droit à l’accès aux services sociaux et de santé publics qui répondent aux besoins des personnes en situation de handicap et de leurs proches. Depuis 2006, cette coalition regroupe des organismes de la région montréalaise qui représentent toutes les déficiences (déficience physique, déficience intellectuelle, trouble du spectre de l’autisme), et elle porte ses revendications au moyen de campagnes de mobilisation, par l’éducation populaire et par la sensibilisation.
En collaboration avec le coordonnateur et dans le contexte de la préparation d’un forum provincial sur l’hébergement et le soutien à domicile en septembre 2021, l’agent-e de mobilisation a les responsabilités suivantes :
● Coordonner l’organisation du forum de septembre 2021 : mobilisation, logistique, promotion, contenu, etc.
● Élaborer et mettre en œuvre des stratégies et des activités de mobilisation en prévision du forum ;
● Organiser et animer les rencontres des comités de travail en lien avec le forum;
● Élaborer et réaliser les outils de promotion pour le forum et pour PHAS : brochures, dépliants, vidéos, etc. ;
● Entretenir et développer divers partenariats, participer à des tables de concertation ;
● Contribuer à la rédaction du bulletin du Mouvement PHAS, à des avis, à des communiqués, à des lettres ouvertes, etc. ;
● Participer à l’organisation d’événements divers (manifestation, conférence de presse, formation, etc.) ;
● Promouvoir et représenter le Mouvement PHAS lors d’activités, événements et autres ;
● Toutes autres tâches connexes.
Profil recherché :
- Baccalauréat en sciences humaines ou sociales (travail social, sciences
po/com, sociologie, etc.) ou 3 ans d’expérience ;
- Expérience en organisation, mobilisation, concertation ou militantisme;
- Aptitudes en rédaction, en animation et en communications ;
- Connaissance minimale des enjeux en santé et services sociaux ;
- Connaissance minimale des organismes de personnes en situation de handicap et de leurs proches ;
- Connaissance de la suite Office, de WordPress et des réseaux sociaux ;
- Aptitude à travailler tant en équipe que de façon autonome ;
- Être en mesure de travailler avec célérité dans certaines situations, à gérer plusieurs tâches à la fois et à prioriser ;
- Maîtrise des logiciels de mise en page, de graphisme et de montage vidéo, un atout ;
- Capacité de traduction vers l’anglais, un atout.
Conditions de travail :
- Contrat d’une durée de 9 mois avec possibilité de prolongation ;
- Travail en présentiel et/ou en télétravail, selon la situation et les besoins – les bureaux sont situés près du Métro L’Assomption ;
- Semaine de travail de 28h (horaire de jour surtout) ;
- Salaire-horaire de 19$/h ;
- Avantages sociaux à déterminer.
Les entrevues se dérouleront en visio-conférence la semaine du 15 février 2021.
Entrée en fonction à la fin février 2021.
Les personnes intéressées doivent faire parvenir leur C.V. accompagné d’une lettre de motivation au plus tard le 11 février 2021, à l’adresse courriel suivante : [email protected]
Seules les personnes dont le dossier a été retenu seront contactées.
7. Des acquis fragiles pour les enfants handicapés
Article d’Anne-Frédérique Hébert-Dolbec publié dans Le Devoir le 16 janvier 2021
Qu’est-ce qu’une norme, sinon une construction sociale dictée par une intention, une violence visant l’atteinte d’un objectif dicté par la majorité ? Comment s’expriment, dans une société, les phénomènes de rejet, de ségrégation et d’exclusion qui mènent à l’établissement de cette normativité, premier jalon de l’injustice ?
En retraçant l’histoire des enfants handicapés physiques du Québec, les représentations sociales qui y sont associées ainsi que l’évolution des soins et des services qu’on leur a offerts pendant près d’un siècle, Susanne Commend, chercheuse à l’Institut d’études féministes et de genre de l’Université d’Ottawa, ne se contente pas d’en rendre compte.
Dans son mémoire Vulnérables, tolérés, exclus. Histoire des enfants handicapés au Québec, 1920-1990, elle offre un éclairage nouveau sur les mécanismes contradictoires d’exclusion, d’intégration et d’éducation qui forgent une société et ses valeurs, et sur les manières dont le discours dominant fige et encadre la figure de l’autre dans des images stéréotypées et contraignantes qui résistent — en dépit des bonnes intentions — au passage du temps.
« De la même façon qu’on redécouvre en ce moment l’histoire des Premières Nations, des communautés noires et immigrantes, je me suis intéressée à l’histoire du handicap pour mettre en lumière ce passé toujours laissé dans l’ombre ou raconté de façon marginale, indique la spécialiste. J’ai voulu l’étudier comme une construction sociale et culturelle qui fluctue à travers le temps, et non juste comme une manifestation des progrès de la médecine. »
Trois moments décisifs
De 1920 à 1990 — période couverte par Susanne Commend — se sont déployés trois grands mouvements historiques décisifs dans la conception, la gestion et la perception du handicap.
Dans les années 1930 et 1940, les épidémies de poliomyélite stimulent l’investissement privé et les initiatives philanthropiques. Puis, en 1961, la prescription de la thalidomide, un médicament qui apaise les nausées chez les femmes enceintes, cause des malformations chez des milliers de fœtus au Canada. Le gouvernement fédéral, mis en cause, est tenu de répondre de ses actes et de s’impliquer dans la réadaptation des enfants.
Enfin, à partir des années 1970, la montée des mouvements de défense des droits des personnes handicapées mène progressivement à de meilleures pratiques sur le plan de l’inclusion.
Alternativement perçu comme un « monstre », une « victime angélique » ou un « futur citoyen à réadapter », l’enfant handicapé est condamné à demeurer figé dans un stéréotype qui nie sa réelle individualité. Malgré les efforts d’éducation, ces figures misérabilistes tendent à traverser le temps et se manifestent encore aujourd’hui à travers les discours et les politiques.
« Lors de ma soutenance de thèse, j’ai montré un extrait d’un discours du premier ministre François Legault pendant la campagne électorale. Il visitait le camp Papillon, réservé aux enfants handicapés, avec son épouse. Les images et la couverture médiatique subséquente étaient axées sur l’émotion, la vulnérabilité, la misère. Ce n’était pas vraiment différent de ce qu’on pouvait lire dans les années 1930. Les téléthons et autres collectes de fonds utilisent le même discours pour émouvoir les gens et les encourager à donner », souligne la chercheuse.
Bien que la stratégie soit hautement efficace d’un point de vue communicationnel, elle n’est pas sans conséquence pour les enfants et leur famille. En dépeignant les limites et les difficultés, elle renforce les réflexes discriminatoires et inégalitaires.
« Au fil de mes entrevues, j’ai compris qu’il y a plusieurs parents et militants en situation de handicap qui sont un peu fatigués de ce discours. Ils veulent être perçus comme des personnes comme les autres, actives dans la société, qui aspirent et ont droit à une vie amoureuse, à une vie professionnelle et à une vie active. Les dénonciations de ce discours “capacitiste” prennent de plus en plus de place dans les sphères médiatiques afin que le handicap ne soit pas perçu comme un manque ou un échec, mais plutôt comme une conséquence de la diversité humaine. »
Des acquis fragiles
Comme plusieurs minorités, les personnes en situation de handicap et leurs familles ont de plus en plus voix au chapitre en ce qui a trait à leur image, à leur histoire, à leurs besoins et à leurs droits. Or, ces acquis demeurent fragiles, selon Susanne Commend, qui affirme qu’il n’est pas exclu que la société bascule de nouveau dans des phénomènes d’exclusion et de recul des droits de la personne.
« Le désengagement de l’État néolibéral, le néo-eugénisme sous la forme du dépistage systématique des anomalies intra-utérines, la pression de la performance et l’intolérance à la différence dans les écoles freinent l’entière participation des jeunes en situation de handicap à la société québécoise », écrit-elle.
« Qui plus est, la pandémie de COVID-19 risque d’avoir des effets non négligeables, ajoute la chercheuse. Lorsqu’une société se sent menacée, lorsque le système économique est éprouvé, on voit que les questions sur le financement des soins et sur les traitements à prioriser reviennent de l’avant, affectant les plus vulnérables. C’est pourquoi il est essentiel d’éduquer et de sensibiliser tout le temps, par tous les moyens. Il faut continuer à changer les mentalités. »
Vulnérables, tolérés, exclus, Susanne Commend, Les Presses de l’Université de Montréal, Montréal, 2020, 258 pages
Source : https://www.ledevoir.com/lire/593303/histoire-des-acquis-fragiles-pour-les-enfants-handicapes
8. La reconnaissance des proches aidants
Un texte de Carole Labonté , Adjointe de direction, GAPHRSM , publié dans Le Courrier du Sud le 3 février 2021
Qu’est-ce qu’un aidant naturel ou un proche aidant ? Il s’agit d’une personne qui apporte un soutien volontaire à une personne qui présente un handicap, une incapacité temporaire ou permanente ou une maladie. Le soutien offert peut prendre différentes formes telles que de l’aide continue ou occasionnelle pour les soins, les activités, le transport, les tâches ménagères, etc.
Par affection et sens du devoir envers la personne aidée, trop souvent les aidants s’épuisent et s’appauvrissent faute d’aide, reconnaissance ou soutien financier. Et lorsqu’ils craquent sous le poids de la charge, les conséquences sont lourdes pour eux, mais également pour les personnes aidées.
Nul besoin de réitérer la nécessité des aidants dans notre société et le rôle crucial qu’ils jouent, et davantage depuis le début de la pandémie. Les aidants sont dépourvus devant la crise sanitaire en raison des besoins grandissants et des constats désolants. Les ressources manquent, les dépenses liées à leur rôle augmentent sans recevoir aucune aide financière et les services de soutien et de répit sont interrompus. Ils sortent de la première vague épuisés physiquement et mentalement et craignent le pire pour la deuxième vague.
Cependant, il y a une lueur d’espoir à l’horizon… Pour la première fois dans l’histoire du Québec, une loi dédiée aux proches aidants fut adoptée en octobre 2020. Il s’agit d’une avancée du gouvernement qui reconnait l’apport indispensable des proches aidants à la société québécoise. Cette loi prévoit une politique nationale pour encadrer et soutenir les aidants et l’élaboration d’un plan d’action qui, souhaitons-le, se voudra efficace et efficient. Le gouvernement ainsi vise la mise sur pied de programmes, services et mesures pour maintenir et améliorer la santé, le bien-être, l’équilibre de vie et la précarité financière des proches aidants. Subséquemment, en aidant les proches aidants, on aide les personnes aidées.
En tant qu’organisme voué à la défense des droits et à la promotion des intérêts des personnes handicapées et leurs aidants, le Groupement des associations de personnes handicapées de la Rive-Sud de Montréal (GAPHRSM) se réjouit de la venue d’une telle loi.
Source:https://www.lecourrierdusud.ca/la-reconnaissance-des-proches-aidants/
9. Une appli québécoise pour consulter un professionnel de la santé en quelques minutes
Article de la Clinique santé virtuelle Olive publié le 26 janvier 2021 dans La Presse.ca
Bien que notre système de santé soit gratuit, il y a souvent un prix à payer quand on a besoin de soins médicaux. Pour voir son médecin de famille, il faut attendre des semaines. Et pour voir un médecin à l’urgence, il faut parfois patienter toute la nuit. Les gens qui habitent en région éloignée doivent ajouter quelques heures de route pour se rendre à l’hôpital le plus proche. En tant que première application de télémédecine 100 % québécoise, la clinique santé virtuelle Olive promet aux Québécois et Québécoises – même ceux et celles qui vivent en zone éloignée – ce qui semble hors de portée : discuter avec un professionnel de la santé en quelques minutes.
Télécharger et consulter
Pour un nouvel utilisateur, l’accès est simple : il suffit de télécharger l’application Olive pour téléphone intelligent (App Store ou Google Play), d’entrer quelques renseignements de base et de choisir son forfait. « Il ne reste qu’à appuyer sur un bouton pour entrer en téléconsultation avec un professionnel de la santé et lui décrire notre problème », résume Stephan Huot, président d’Olive.
Olive se démarque en démarrant la téléconsultation d’emblée, pas de longs formulaires à remplir ni de triage, la priorité est de mettre rapidement en contact le professionnel de la santé et le patient, pour rassurer ce dernier. « Même à distance, nos services reposent d’abord sur une approche humaine et empathique, centrée sur la personne », ajoute M. Huot.
Abonnement mensuel, consultations illimitées
L’unique coût du service est l’abonnement mensuel, en forfait individuel ou familial (pour quatre personnes, avec possibilité d’ajouter d’autres utilisateurs). Il n’y a aucuns frais liés à l’inscription ou à l’ouverture de dossier, et l’accès aux services est illimité. Les téléconsultations couvrent l’ensemble des soins de première ligne : soins aigus, maladies chroniques, santé sexuelle et soins en santé mentale. « Il est même possible de renouveler ses médicaments et d’obtenir une nouvelle ordonnance ou un certificat médical sans se déplacer en clinique », explique Carl Guérard, chef de l’exploitation d’Olive.
Si un examen physique s’avère nécessaire, Olive prend en charge la prise de rendez-vous prioritaire auprès d’une clinique (au public ou au privé, au choix) en fonction des disponibilités.
Assistance médicale d’urgence, même en région éloignée
En cas d’accident grave ou d’urgence médicale, Airmedic, un partenaire d’Olive, traite la demande en priorité et veille au transport du patient vers un centre hospitalier, peu importe le lieu de l’incident. « En zone urbaine, des ambulanciers sont envoyés sur place; en région éloignée, les secours arrivent souvent par hélicoptère, précise le Dr Sanjeev Sirpal, directeur médical d’Olive. En offrant les premiers soins et en transportant le patient en milieu hospitalier rapidement, on améliore grandement les chances de survie et on réduit les risques de séquelles chez le patient. »
Système robuste et sécuritaire
Parce qu’il contient les renseignements personnels et les dossiers médicaux de ses utilisateurs, le système informatique d’Olive repose sur une infrastructure privée et sécurisée qui assure la protection et la confidentialité des données sensibles. « Nous avons investi dans un système robuste pour nous assurer que la qualité des échanges vidéo et audio est optimale et que le service demeure accessible en tout temps », poursuit M. Guérard.
Vif intérêt chez les médecins et le personnel infirmier
Comment la clinique santé virtuelle Olive peut-elle garantir l’accès à un professionnel de la santé en quelques minutes, à toute heure du jour ou de la nuit, alors que dans le milieu de la santé, il y a des heures, voire des semaines d’attente ? « Notre système agit comme complément et peut justement aider à réduire la surcharge dans les cliniques et les urgences, en offrant des diagnostics et des téléconsultations sans attente », mentionne le Dr Sirpal.
Pour les médecins ayant déjà leur propre clinique, Olive devient un partenaire technologique pour rejoindre la clientèle et un moyen de désengorger les salles d’attente. De plus, ce service permet aux infirmières et infirmiers d’utiliser leur plein potentiel dans leur métier et de collaborer plus facilement avec d’autres professionnels de la santé. « Plus d’un intervenant peut prendre part à la téléconsultation simultanément, ce qui rend les échanges plus efficaces et qui fait d’Olive un guichet unique en soins de santé », explique M. Guérard.
10. France-Suisse-Des livres d’illustrations en 3D adaptés aux enfants en situation de handicap visuel
Un article de Marion de Vevey publié le 3 février 2021 par sciencesetaveni.fr
Une collaboration entre l’Université Lumière Lyon 2 et l’Université de Genève (Suisse) a permis la conception d’albums d’illustrations en trois dimensions pour enfants en situation de handicap visuel. Une conception nécessaire à leur développement, comme à celui de chaque enfant.
« Les enfants « aveugles » n’ont pas les mêmes codes de représentation visuelle que les autres enfants. Des traits entourant un cercle ne seront pas interprétés comme un soleil, de même qu’un rectangle avec des ronds peut être loin de sa représentation d’un bus », relève dans un communiqué Edouard Gentaz, professeur à la section de psychologie de l’Université de Genève (Suisse). Ainsi, il n’est pas toujours facile de reconnaître les illustrations faites dans les albums traditionnels pour personnes avec un handicap visuel, qui utilisent des dessins en relief, en thermoformage ou gaufrage.
Un livre qui permet aux lecteurs d’avancer au fil du scénario en utilisant leurs deux doigts
Pour surmonter ces difficultés, des psychologues de l’Université Lumière Lyon 2 et de l’Université de Genève ont conçu un album illustratif en trois dimensions qui permet une interaction entre le corps et le livre. Celui-ci est intitulé Balade des petits doigts, édité par Les doigts qui rêvent, une maison d’édition associative qui permet un accès à la lecture et à la culture aux enfants en situation de handicap visuel. Le livre permet aux lecteurs d’avancer au fil du scénario en utilisant leurs deux doigts comme s’il s’agissait des jambes du personnage principal qui monte des escaliers, court, ou encore saute sur un trampoline.
Un rôle fondamental dans le développement
Il n’est pas simplement question de se distraire avant de dormir : les livres jeunesse jouent un rôle fondamental dans le développement des enfants. Ils permettent en effet un accès à la culture et une identification sociale aidant l’intégration des codes sociaux.
Lors d’un test, les chercheurs ont montré que cette technique en trois dimensions facilite l’identification pour les enfants aveugles, mais aussi pour les enfants voyants, par comparaison à une technique plus classique. De même, les différences de perception entre des enfants aveugles et voyants est diminuée grâce à ces scénarios en trois dimensions. Finalement, ces scénarios activent les schémas sensori-moteurs des enfants, qui permettent une meilleure coordination entre le corps et les informations que l’on reçoit de l’environnement.
Pour l’heure, l’album jeunesse reste un prototype, mais sa commercialisation promet de faire des heureux, qu’ils soient voyants ou aveugles.
11. France-Le mot du jour : Malvoyant
Par France Bleu Paris et Jean Pruvost publié le 1 février 2021 sur www.francebleu.fr
Il y a à peine dix jours ouvrait à Paris dans le cinquième arrondissement la première librairie française pour les malvoyants, avec des livres en grands caractères.
Malvoyant, c’est donc le mot que vous avez choisi d’évoquer ce matin, Jean.
Eh bien oui, parce que cette idée de librairie est une très belle idée, et le nom de la librairie tout à fait explicite puisqu’elle s’appelle la librairie des Grands caractères, et c’est Agnès Binszok, directrice éditoriale des éditions À vue d’œil qui en a eu l’idée pour éviter aux personnes malvoyantes de commander les livres en grands caractères par correspondance, sans avoir le plaisir du bienvoyant, de pouvoir flâner dans une librairie, au gré des ouvertures, et de bénéficier directement des conseils des libraires. La librairie se situe tout près du panthéon et offre aussi bien le Prix Goncourt 2020 que des livres destinés à la jeunesse, des romans policiers que des livres de littérature étrangère ou française, le tout à des prix guère plus chers que ceux en petits caractères.
Vous avez bien dit Jean que c’était une librairie destinée aux malvoyants pas aux personnes atteintes de cécité, aveugles…
Effectivement, il faut distinguer les personnes malvoyantes, atteintes de troubles graves de la vue des personnes aveugles, qui ne voient pas du tout. Et de fait c’est une distinction qui était nécessaires. Le mot aveugle a été construit sur le latin oculus, précédé du préfixe négatif, privatif, ab, pour aboutir à ab oculus, qui en se déformant a abouti à la fin du XIe siècle au mot aveugle. La malvoyance, aussi appelée basse vision, correspond à une acuité visuelle inférieure à trois dixième et supérieure à un dixième. C’est un mot qui a été conçu au milieu du XXe siècle, pour dissocier la vision très diminuée de la cécité propre à l’aveugle, exactement comme malentendant désigne le fait de mal entendre quand la surdité totale c’est ne rien entendre. Bon, en prenant de l’âge, il n’y a aucun doute, les dictionnaires en gros caractères c’est tout de même plus agréable. Bon, d’accord, c’est plus lourd dans le cartable !
Source : https://www.francebleu.fr/emissions/les-mots-de-l-actu/107-1/le-mot-du-jour-malvoyant
12. La Régie autonome des transports parisiens (RATP )édite 150 atlas du métro en braille
Un article de E. Dal’Secco publié le 30 janvier 2021 par Handicap.fr
Un atlas tactile des 16 lignes et 306 stations du métro parisien ! En janvier 2021, la RATP a remis 150 exemplaires réactualisés du plan de son réseau. Edité au format A3, en braille et gros caractères, il est destiné aux formateurs, associations et écoles de personnes aveugles et malvoyantes. Les lignes s’inscrivent sur des plans, des graphes et des index qui permettent une lecture transversale : géographique (par localisation par rapport à la Seine), logique et répertoriée.
« Il s’agit d’un outil pédagogique unique élaboré pour les formateurs et enseignants auprès des personnes malvoyantes et aveugles, afin de leur permettre la découverte du réseau et l’apprentissage des déplacements dans le métro parisien », explique la RATP, qui l’a conçu avec le soutien d’associations du champ du handicap visuel.
Quels aménagements pour les usagers aveugles ?
La RATP, en lien avec Ile-de-France Mobilités, a par ailleurs formé ses agents à l’accueil de ces publics et mis en place des équipements adaptés.
- Des balises sonores, dont le message peut être déclenché à l’aide d’une télécommande universelle par une personne non-voyante, permettent de localiser dans la rue les accès aux gares et stations. Dans les espaces du réseau, plus de 1 100 d’entre elles permettent de repérer les guichets et les automates de vente adaptés.
- Une nouvelle génération de bornes d’appel avec une balise sonore, elle aussi intégrée, est progressivement mise en place.
- Des automates de vente à interface vocale sont en cours de déploiement.
- Sur les escaliers fixes, des dispositifs d’éveil de la vigilance sont installés avant chaque volée, ainsi que des éléments contrastés et antidérapants sur les nez de marches.
- Les premières et dernières contremarches sont quant à elle marquées afin de faciliter et sécuriser l’usage aux personnes déficientes visuelles.
- Au-delà des premières et dernières marches, des mains courantes prolongées accompagnent et guident les voyageurs dès le départ de l’escalier jusqu’à l’arrivée.
- Sur le quai, des bandes d’éveil de la vigilance préviennent du bord du quai et assurent une distance minimum de sécurité.
- Des portes palières ont été mises en place sur 77 stations des lignes 1, 4, 13 et 14.
- Des bandes d’interception sont installées sur les quais du métro, perpendiculairement au cheminement, afin de signaler la présence de la borne d’appel pour les personnes équipées de canne.
- Une information sonore et visuelle sur le quai donne la direction et le temps d’attente du prochain tramway, métro et RER.
- Une information sonore embarquée annonce le prochain arrêt, la direction de la ligne ainsi que les gares desservies, ou exceptionnellement non desservies à bord de certains métros et RER.
- Des boutons de demande d’arrêt lumineux et en braille sont installés à bord des tramways et des bus.
Source : https://informations.handicap.fr/a-ratp-edite-150-atlas-metro-braille-30237.php
13. Belgique- Le daltonisme : est-ce une maladie ?
Article de Sophie Bsn publié le 6 janvier 2021 par rtbf.be
Saviez-vous que 8 à 10% de la population masculine et à peine 0,5% de la population féminine souffrent de daltonisme ? L’équipe de « La Grande Forme » a voulu en savoir plus sur cette déficience visuelle, dont est atteint l’animateur de l’émission, Adrien Devyver. Elle a donc invité le Docteur Bruno Moens, chef de service d’ophtalmologie aux Cliniques de L’Europe, pour nous en parler.
Le daltonisme est une anomalie de la vision entraînant des difficultés à distinguer certaines couleurs. De nos jours, d’après notre expert, le daltonisme est plutôt considéré comme une anomalie qu’une pathologie en tant que telle. Au niveau professionnel, cette déficience visuelle était d’ailleurs bien plus contraignante à l’époque qu’aujourd’hui. Toutefois, le daltonisme peut être reconnu comme un handicap visuel dans certains métiers.
Qu’est-ce que le daltonisme ?
Le daltonisme est l’incapacité de distinguer les différences entre certaines couleurs. La perception des couleurs, au niveau de l’œil, se fait via des cellules qu’on appelle « les cônes », ils sont situés dans la partie centrale de la rétine, membrane tapissant le fond de l’œil. Il existe trois types de cônes : l’un distingue le rouge, l’autre le vert et le dernier le bleu. Quand on est daltonien, cela signifie qu’un type de cônes ne fonctionne pas normalement. L’interprétation des couleurs va alors se faire avec les deux cônes restants et indemnes.
Le daltonisme est majoritairement héréditaire, sauf dans certains cas ; le daltonisme peut être le résultat d’une autre affection oculaire ou d’une blessure à l’œil. C’est cependant une « maladie » incurable.
Condition liée au sexe
Le daltonisme touche en majorité les hommes, bien que certaines femmes peuvent également être touchées mais cela ne représente que 0,4% de la population. Le daltonisme est en effet une condition liée au sexe puisqu’elle est causée par des gènes manquants ou endommagés sur le chromosome X.
Petit récap rapide : l’homme dispose de deux chromosomes : X et Y et la femme de deux chromosomes X. Or, le gène ne peut s’exprimer que s’il n’est pas neutralisé par le X donc plus compliqué de neutraliser le gène chez l’homme ! Et quand cela touche une femme, c’est parce que le gène en question se trouve chez les deux chromosomes X. Enfin, comme c’est héréditaire, un grand-père daltonien qui a une fille pourrait transmettre le gène via sa fille à son petit-fils !
Diagnostiquer le daltonisme
Le daltonisme est très facile à repérer. N’hésitez pas à consulter un ophtalmologue dès le plus jeune âge pour faire un dépistage.
Le test d’Ishihara : il s’agit du test le plus connu, il sert à distinguer une forme ou un chiffre parmi des points de différentes couleurs.
Autre test expliqué par notre expert, le docteur Moens : le test de Farnsworth. Le patient doit placer des pastilles de couleurs variant du violet au rouge selon un ordre précis. En évaluant les erreurs de classification, on obtient le type de dyschromatopsie : deutan (vert), protan (rouge) et tritan (bleu).
Traitement
Il n’existe pas vraiment de traitement pour le daltonisme bien que dans certains cas, après consultation auprès d’un ophtalmologue, des lentilles et des lunettes peuvent être proposées pour filtrer les couleurs manquantes et en donner une meilleure perception.
Notre expert ne les conseille cependant pas car « ça ne fonctionne pas bien et ça coûte plus cher que ça ne devrait bien que le principe ne soit pas idiot ! Cela permet de neutraliser les deux cônes non-endommagés pour que le troisième cône – qui, lui, est endommagé – puisse s’exprimer un peu mieux. Il y a du positif et du négatif dans cette technique car elle permet de voir une couleur que la personne n’avait pas l’habitude de voir mais c’est embêtant puisque sur ce laps de temps, elle ne voit plus les deux autres couleurs… »

