Accessibilité

Écho du RAAMM pour la période du 9 au 15 septembre

Voici le contenu de l’Écho du RAAMM pour la période du 9 au 15 septembre 2019.

Prenez connaissance des dernières actualités du RAAMM, des communiqués de nos partenaires et d’articles portant sur la déficience visuelle publiés dans les médias.
Sommaire

1. Joignez-vous au comité de sensibilisation du RAAMM

En action depuis 4 ans, le comité de sensibilisation du RAAMM vous invite à joindre ses rangs pour une nouvelle année d’actions.
Le mandat principal du comité est d’organiser une activité ou une action de sensibilisation dans le cadre de la Semaine de la canne blanche, mais il est également appelé à faire diverses actions ponctuelles (kiosques, sorties de visibilité, etc.) et peut initier d’autres actions de sensibilisation à des moments clés dans l’année (par exemple pour la Semaine québécoise des personnes handicapées).

La première rencontre du comité pour l’année 2019-2020 aura lieu le mardi 17 septembre à 13h dans les locaux du RAAMM (5225, rue Berri).

Pour vous joindre au comité ou pour plus d’information, contactez Christine Letendre au 514-277-4401, poste 107 ou par courriel à [email protected].

2. Lettre ouverte de M. Pierre Croisetière publiée dans La Presse du 1 septembre et Le Devoir du 30 août 2019

Tactac, tactac… – Bang ! – Ouch! Stie !

Voilà une trame sonore qui pourrait parvenir à vos oreilles au cours de la campagne électorale qui s’amorce, car elle est bien courte la mémoire des partis politiques. Il n’y a pas que les promesses électorales qui soient vite oubliées, ou délibérément écartées. Certaines règles de bonne pratique en matière d’affichage le sont tout autant. Je puis personnellement vous assurer qu’il n’est pas nécessaire d’avoir obtenu un score de 20/20 à son examen visuel pour en constater les manquements.

À chaque campagne, le même scénario se répète. Pendant ces longues semaines, je ne suis quand même pas pour rester claustré chez moi, à relire jusqu’à nausée les programmes électoraux. Alors, chaque jour, je prends ma canne blanche et vais vaquer à mes occupations, comme tout un chacun. Si ce n’est pas ce jour-là, ce sera un autre, mais c’est inévitable, cela se produira. Si ce n’est pas sur cette rue-ci, ou cette avenue-là, ce sera sur ce grand boulevard ou cette petite rue commerçante, chose certaine, cela surviendra au moment où je m’y attendrai le moins.

Tactac, tactac, … et vlan !, je prends une pancarte électorale en pleine tronche. Les bons jours, elle me frappe du plat, les mauvais, de la tranche. Et là, tous les mots de bon chrétien que j’ai appris chez les Frères du Sacré-Cœur aspirent à se former sur mes lèvres.

Pour ce genre d’obstacle, la canne n’est d’aucune utilité. C’est imparable. Et le chien guide, alors ? Eh bien, ces bonnes bêtes n’ont aucune compétence pour détecter ce qui est placardé sur les poteaux. Ce n’est pas qu’ils manquent d’intérêt pour ce mobilier urbain, mais tout le monde sait que cet intérêt se limite à leur base !

Ce n’est pas à coups de pancarte que l’on m’amènera à voter pour l’un plutôt que pour l’autre. On rappelle souvent aux membres de la classe politique de faire preuve de plus de hauteur dans leurs propos. Je les invite également à mettre plus de hauteur dans l’affichage public de leurs effigies. Nous y gagnerions en sécurité, et ces minois sympathiques sur carton seraient mieux à l’abri des graffiti et autres altérations disgracieuses.

Quand on aspire à représenter ses concitoyens, le moindre n’est-il pas de se soucier de leur sécurité et de leur bien-être à tous.

Pierre Croisetière

Membre du Regroupement des aveugles et amblyopes du Montréal métropolitain

3. Des feux de circulation pour piétons à l’hôtel de ville de Longueuil

Publié le 30 août par Henri-Paul Raymond sur fm1033.ca

La Ville de Longueuil a déboursé un montant de 160 000 $ pour la pose de feux de circulation pour piétons en face de l’hôtel de ville sur le chemin de la Savane.

Les feux sont installés pour des raisons d’accessibilité universelle à l’Hôtel de Ville, de concert avec le Réseau de transport de Longueuil (RTL).

Le RTL a même déplacé son arrêt de la ligne d’autobus en conséquence.

Ces feux vont rester « au vert », sauf à la demande des piétons qui vont vouloir le droit de passage en mettant au rouge celui sur le chemin de la Savane.

Les feux de circulation et sonores doivent entrer officiellement en fonction vers le milieu du mois d’octobre.

La Ville dit que le projet a été conçu en collaboration avec des organismes spécialisés pour les personnes à mobilité restreinte et pour celles qui ont des difficultés visuelles.

Source : https://www.fm1033.ca/des-feux-de-circulation-pour-pietons-a-lhotel-de-ville-de-longueuil/

4. Saint-Georges de Beauce-Des traverses piétonnières plus sécuritaires pour les déficients visuels

Article de Gabrielle Denoncourt publié le 6 août 2019 par Enbeauce.com

Le Ministère des Transports du Québec a procédé à l’installation de feux sonores à six intersections dans la ville de Saint-Georges.  C’est sous la demande de la spécialiste en orientation-mobilité du Centre intégré de santé de santé et de services sociaux de Chaudière-Appalaches (CISSS-CA).Ces feux servent pour les gens qui ont une déficience visuelle ou en perte au courant des prochaines années afin de les aider à traverser les rues en toute sécurité. Comme nous a indiqué aux communications du CISSS-CA, Maryse Rodrigue le but est de rendre la personne autonome qu’elle puisse aller au travail ou encore faire ses commissions. « Quand un usager a un besoin particulier, c’est nécessairement un spécialiste en orientation-mobilité qui doit évaluer son besoin et faire des recommandations par la suite. Lors de l’analyse de la ou du spécialiste en orientation-mobilité, il regarde aussi l’ensemble des usagers qui couvrent ce territoire. »Dans le cas de Saint-Georges, une dizaine de personnes pourraient bénéficier de ce système.Les haut-parleurs accrochés aux poteaux de feux de circulation émettent un son lorsque la lumière piétonne s’active.Intersections :

  • 16e Rue et route 271
  • Boulevard Dionne et route 271
  • Clermont-Pépin et route 271
  • 4e avenue et 1re avenue
  • 2e avenue et 1re avenue
  • Promenade Redmond et 1re avenue

Source : https://www.enbeauce.com/actualites/societe/368990/avez-vous-remarque-ce-dispositif-sur-certains-feux-de-circulation

5. Vidéodescription: le CRTC refuse d’abaisser ses exigences envers TVA

Article de Thomas Dufour publié dans La Presse le 26 juillet 2019

Le CRTC refuse d’abaisser ses exigences en termes de vidéodescription envers le Groupe TVA. À partir du 1er septembre, la chaîne de télévision devra produire 28 heures de contenu vidéodécrit par semaine pour les téléspectateurs en perte de vision.

Dans sa décision publiée le 17 juillet, le CRTC a rappelé l’importance de l’« accessibilité à la programmation pour les personnes ayant un handicap ».

Au tournant des années 2000, le CRTC avait imposé aux diffuseurs canadiens d’augmenter progressivement leur contenu en vidéodescription. À partir de la rentrée prochaine, les grands diffuseurs devront offrir une description sonore du contenu visuel aux heures de grande écoute (entre 19 h et 23 h).

En novembre 2017, le Groupe TVA avait demandé au CRTC de se soustraire à certaines exigences, évoquant des coûts élevés pour la description du contenu visuel. TVA souhaitait éviter de devoir produire une vidéodescription pour les émissions déjà diffusées par le passé ainsi que pour ses chaînes facultatives comme Yoopa, Prise 2 et AddikTV.

TVA souhaitait passer de 79 % à 53 % de contenu vidéodécrit pour ses stations traditionnelles aux heures de grande écoute.

« Québecor Média […] avait avancé que les coûts reliés à la vidéodescription pourraient représenter jusqu’à 25 % du budget de programmation de certains services facultatifs, ce qui forcerait ces derniers à faire des coupures au niveau du contenu », a écrit le CRTC dans sa décision.

L’organisme public a conclu que puisque Québecor possède 37,6 % des parts du marché francophone au Canada, le groupe est en mesure de produire le niveau de vidéodescription demandé. Nos demandes d’entrevue au Groupe TVA sont restées sans réponse.

Autres médias, autres demandes

TVA n’est pas le seul groupe à demander au CRTC d’abaisser ses normes de vidéodescription. En mars, Bell Média, Corus Entertainment et Rogers Media ont demandé au CRTC de pouvoir « diffuser sans vidéodescription des émissions non canadiennes reçues moins de 72 heures avant leur diffusion ». La décision n’a pas encore été rendue.

Radio-Canada/CBC ne se voit pas imposer les mêmes normes puisque sa licence de diffuseur est révisée à des cycles différents par le CRTC. Le diffuseur d’État doit produire seulement quatre heures de vidéodescription par semaine. Le CRTC indique qu’il révisera la situation cette année.

Victoire pour les téléspectateurs 

« Je suis plus que contente de cette décision », s’est exclamée Doris Pineault au bout du fil. La dame de 58 ans utilise la vidéodescription depuis qu’elle a perdu partiellement la vue en 2017.

Elle ne peut plus regarder la télévision sans description du contenu visuel. « District 31 n’est pas disponible en vidéodescription, explique Mme Pineault. Chaque fois que ça joue, j’appelle ma soeur et son conjoint pour qu’ils me décrivent ce qui s’est passé. Sinon c’est trop plate. »

Pour David Demers, directeur général de la division québécoise de l’Institut national canadien pour les aveugles (INCA), c’est une victoire pour les personnes aveugles au Canada. « C’est une amélioration de notre qualité de vie », explique celui qui est aveugle à 70 %.

« Ça permet d’avoir une participation sociale égale, de pouvoir parler de télévision avec les collègues autour de la machine à café », dit M. Demers.

Source : https://www.lapresse.ca/affaires/medias/201907/25/01-5235138-videodescription-le-crtc-refuse-dabaisser-ses-exigences-envers-tva.php

6. Netflix, Amazon et les autres sont-elles accessibles pour les personnes aveugles et sourdes?

Article de Bertille Duthoit publié le 30 aout 2019 par le HuffPost

Alors qu’un internaute non-voyant interpelle Netflix avec une pétition, Le HuffPost fait un tour d’horizon des plateformes qui proposent de l’audiodescription et des sous-titres pour sourds et malentendants.

Netflix compte près de 150 millions d’abonnés à travers le monde, mais parmi eux combien d’aveugles et malvoyants? Pour inciter la plateforme de streaming à rendre ses programmes accessibles grâce à un système d’audiodescription, un jeune Français de 26 ans, non-voyant depuis 5 ans, a lancé une pétition.

Pour donner plus de visibilité à cette pétition signée par plus de 45.000 personnes, le site Change.org a publié une vidéo de Christopher Bourgeois qui espérait voir Netflix s’engager davantage à l’occasion de son 22e anniversaire ce jeudi 29 août. Mais le géant du streaming n’a pour le moment pas réagi

L’audiodescription consiste à avoir une voix off qui décrit les éléments visuels d’un film ou d’une série. Le créateur de la pétition raconte avoir été convaincu par cette pratique lors d’une séance de cinéma utilisant cette technique sur la projection de “Avengers: Endgame”.

C’est la meilleure séance de cinéma que j’ai vécu depuis très longtemps ! Lors de la bataille finale j’ai été transporté et je l’ai vécu à fond, comme si elle était devant mes yeux. Cela a été un grand moment pour moi”, a-t-il commenté sur sa pétition.

Une audience oubliée

Mais lorsqu’il est revenu chez lui, il a réalisé que ses choix de visionnages de films ou séries utilisant l’audiodescription était très restreints. 

À ce jour, Netflix France contient seulement 11 films et 13 séries en audiodescription, ce qui représente une partie infime des programmes proposés. Pourtant l’entreprise de Reed Hastings est sans doute la plus “avancée” du marché en matière d’accessibilité.

Netflix a commencé à se pencher sur le sujet en 2015 lorsque des internautes aveugles et malvoyants se sont sentis oubliés après la diffusion de “Daredevil”, un film Marvel mettant en scène un super-héros aveugle qui voit ses autres sens s’amplifier… mais sans audiodescription. Ils ont lancé une pétition soutenant que le public le plus concerné ne pouvait pas apprécier le film. “Daredevil ne pourrait même pas voir son propre film”, pouvait-on lire en commentaire sur la pétition.

Netflix, après avoir vu cette demande, a mis en place un système d’audiodescription en anglais pour ce film. D’autres programmes ont alors bénéficié de cette fonction, dont les plus grosse séries telles que “House of Cards” ou “Orange Is The New Black”.

Cependant le problème reste toujours le même pour les Francophones qui ne comprennent pas l’anglais et doivent donc se tourner vers les 24 programmes disponibles en audiodescription française.

Même constat pour les malentendants. Si la totalité des contenus sont disponibles avec des sous-titres en français sur Netflix, cela ne respectent les normes de sous-titres pour sourds. Ceux-là se basent en effet sur un code couleur: blanc lorsqu’un personnage parle à l’écran, jaune lorsqu’il parle hors champ, rouge pour des indications de bruit, magenta pour les indications musicales et bleu pour les voix off ou réflexions intérieures.

Quelle plateforme choisir?

J’ai visé Netflix avec ma pétition parce que si eux agissent, les autres suivront”, commente Christopher Bourgeois dans sa vidéo. Le nombre de signatures recueillies par le jeune homme montre bien que les plateformes de vidéos à la demande doivent s’adapter aux communautés malvoyantes et malentendantes.

La plateforme OCS ne fait ni d’audiodescription française ni anglaise et ne prend pas en compte les malentendants: d’après ce que nous avons constaté, elle n’offre ni sous-titres en français ni sous-titres adaptés.

Si Amazon Prime compte quelques programmes en audiodescription anglaise, nous assure-t-on au service presse, mais nous n’avons rien trouvé en français. Et elle ne propose pas non plus de sous-titres pour malentendants.

MyCanal est davantage accessible grâce à de l’audiodescription française ainsi que des sous-titres pour sourds et malentendants disponibles sur les sites web Canal VOD et myCanal et depuis l’application myCanal Android. Cependant, ces fonctions sont accessibles seulement en contenus TVOD. De classiques sous-titres en français sont eux bien disponibles sur tous les environnements du service.

Pour rappel, la France compte 300.000 sourds selon la Fédération Nationale des Sourds de France et 1.7 million de personnes sont atteintes de troubles de la vision dont 207.000 aveugles selon l’association Aveugles de France.

Source : https://www.huffingtonpost.fr/entry/netflix-audiodescription-sous-titres-sourds_fr_5d6794bce4b063c341fb225d

7. États-Unis –Plainte d’un homme non-voyant : Bientôt une jurisprudence pour l’accessibilité au handicap sur Internet ?

Article d’Amandine Jonniaux publié le 9 août 2019 par le jounaldugeek.com

Après une plainte lancée en 2016 contre Domino’s Pizza, les États-Unis pourraient décider de faciliter l’accessibilité des sites Internet aux personnes en situation de handicap. L’affaire remonte à 2016, quand un américain du nom de Guillermo Robles décide de porter plainte contre Domino’s Pizza. L’homme est non-voyant, et le site internet du géant de la restauration ne lui permet pas d’accéder correctement aux services de l’entreprise, malgré l’utilisation d’un logiciel lecteur d’écran qu’il utilise pour naviguer habituellement. Un manquement qui contrevient selon lui à la loi ADA (Americans with Disabilities Act) censée garantir aux citoyens en situation de handicap un accès à n’importe quel service sans discrimination. 

Après un procès contre la firme, Robles obtient finalement gain de cause en janvier 2019, lorsque la Cour d’appel fédérale estime officiellement que tout comme les établissements physiques, les services en ligne se doivent légalement de proposer une accessibilité complète aux personnes en situation de handicap. 

Malgré un verdict rendu il y a plusieurs mois, Domino’s a pourtant récemment décidé de faire appel à la Cour suprême américaine, dans le but de faire annuler le jugement. Selon l’entreprise, l’ADA ne peut en effet pas s’appliquer aux sites web, pour la simple et bonne raison que la loi a été votée en 1990, et qu’elle n’a donc logiquement pas été pensée pour Internet. 

Autre argument de taille avancé par la marque, le fait qu’une condamnation en ce sens pourrait avoir de lourdes conséquences économiques. En créant une jurisprudence sur l’accessibilité au handicap sur Internet, Domino’s estime que les entreprises américaines se retrouveraient rapidement noyées sous “une inondation de plaintes”, à moins de mettre très vite leur site à jour. Une situation qui coûterait très cher, et qui pourrait dissuader à long terme de nouvelles entreprises d’investir dans leur présence sur le web.

Concernant la plainte de Robles, Domino’s rappelle d’ailleurs que d’autres moyens sont mis à la disposition des personnes en situation de handicap pour faire appel à leurs services. De son côté, Christopher Danielsen, représentant de la National Federation of the Blind martèle lors d’une interview à CNBC que “Si les entreprises ont le droit de dire « nous n’avons pas à rendre nos sites accessibles aux aveugles », cela équivaut à les exclure de l’économie du XXIe siècle”. Rappelons qu’en 2010, le gouvernement Obama s’était fixé pour objectif d’établir une réglementation plus claire de l’accessibilité aux sites web pour les personnes en situation de handicap. Une initiative finalement abandonnée en 2017.  

Source :

https://www.journaldugeek.com/2019/08/09/etats-unis-jurisprudence-handicap-internet/

8. Un grand besoin de technologie pour les personnes aveugles

Article de Simon Roberge publié dans Le Droit le 6 août 2019

L’inclusion sociale des personnes avec un handicap visuel est un problème qui ne date pas d’hier. S’ils ont toujours été sous-représentés sur le marché de l’emploi, voilà que la pénurie de main-d’œuvre pousse les entreprises à considérer l’embauche d’employés en situation de handicap. Or, les conditions de travail et les ressources fournies à ces personnes pour leur intégration sur le marché du travail sont loin d’être suffisantes a constaté La Tribune en parlant à plusieurs intervenants dans le domaine.

Traditionnellement, les personnes aveugles accordaient des pianos, faisaient de la massothérapie ou fabriquaient des balais. En 2019, les choses ont bien changé. Les personnes avec un handicap visuel sont de plus en plus présentes dans plusieurs métiers, mais malheureusement, les ressources désuètes fournies par la RAMQ sont un frein important à cette transformation selon plusieurs intervenants rencontrés par La Tribune.

Dans l’ensemble du Canada, les adultes aveugles ou ayant une vision partielle ont un taux d’emploi à temps plein de 28 % selon un sondage réalisé par la Fondation INCA en 2018.

« Et ça ne regarde pas la qualité de l’emploi, souligne David Demers, directeur général de la Fondation INCA-Québec. Ce n’est pas très glorieux. C’est un handicap plus difficile à comprendre. Le fauteuil roulant est plus facile à expliquer. La situation est mauvaise et n’a pas vraiment changé depuis 100 ans. »

La Fondation INCA est un organisme sans but lucratif qui a pour objectif d’améliorer la qualité de vie des personnes aveugles. L’organisme a célébré ses 100 ans d’existence en 2018.

Des aides désuètes

Pour aider les personnes aveugles à s’intégrer et à obtenir un emploi, la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ), qui applique le Règlement sur les aides visuelles du ministère de la Santé et des Services sociaux, fournit des aides visuelles. Ça peut être une loupe plus forte que ce qu’on retrouve à la pharmacie ou une télévisionneuse (qui permet d’agrandir un document, un journal ou un livre à l’aide d’un écran et d’une caméra). Pour les personnes complètement aveugles, ça peut être des logiciels de synthèse vocale. Ça peut aussi être un outil qui permet à une personne de photographier le courrier pour se le faire lire à voix haute. Ça peut être une monte parlante, un GPS parlant ou même une balance alimentaire qui parle pour cuisiner. Or ces aides sont bien souvent dépassées selon David Demers.

« On se retrouve avec des appareils qui datent de 10 ans, explique-t-il. Chaque année les appareils s’améliorent, deviennent plus précis et plus légers. Il y a la compatibilité avec Internet par exemple. Il y a des avancées dont on ne peut pas profiter, car la RAMQ ne fournit que de vieux modèles. Il y a aussi de nouvelles technologies grand public comme les téléphones intelligents qui incluent beaucoup d’outils qui sont fournis par la RAMQ, mais pour beaucoup moins cher. Par exemple, un GPS parlant ça coûte entre 1000 $ et 1500 $ alors que dans un téléphone, on peut avoir une application de GPS qui parle pour les personnes aveugles et c’est beaucoup moins cher. Certaines lunettes de réalité augmentée peuvent aider aussi. Le téléphone intelligent remplace 70 % des appareils qui sont déjà fournis. »

Un simple téléphone intelligent pourrait donc, selon M. Demers, améliorer de beaucoup la qualité de vie des personnes aveugles pour beaucoup moins d’argent. Mais selon les données d’INCA seulement 48 % des personnes aveugles possèdent un téléphone intelligent et la grande majorité n’a pas les moyens de s’en procurer un. Toujours selon INCA, 7 aveugles sur 10 font en deçà de 20 000 $ par année. De plus, un sondage mené par l’organisme auprès de 4000 de ses membres est catégorique.

« C’était presque unanime, lance M. Demers, tout le monde nous disait vouloir plus de technologie et leur mot à dire sur le type de technologie qu’ils peuvent utiliser. Ils veulent travailler, rêver et être ambitieux comme tout le monde. C’est un enjeu plus grand de participation sociale. »

Pour pallier ce problème, la Fondation INCA a mis sur pied le programme Rendre l’appareil qui vise à récupérer les téléphones légèrement endommagés pour les redonner aux personnes aveugles qui en ont besoin.

« On va le faire tant et aussi longtemps que le gouvernement ne se rendra pas compte que c’est lui qui devrait les fournir », lance David Demers.

Le Ministère refuse de répondre aux questions

Le ministère de la Santé et des Services sociaux a décliné la demande d’entrevue faite par La Tribune pour parler des aides visuelles. Un porte-parole s’est contenté de faire parvenir quelques lignes par courriel.

« Le téléphone intelligent, bien qu’il puisse être d’une grande utilité pour les personnes présentant une déficience visuelle, est un outil grand public, et n’est donc pas considéré comme une aide aux fins de ce programme, peut-on lire dans le courriel. Il n’y a pas de démarche de refonte du Règlement sur les aides visuelles et les services afférents assurés prévue à court moyen terme. Le MSSS travaille présentement à la révision du programme d’appareils suppléants à une déficience physique et le programme d’aides auditives. »

De son côté la RAMQ explique qu’elle ne fait qu’appliquer le Règlement sur les aides visuelles et les services afférents du MSSS. Elle estime aussi que les longs délais (voir autre texte) sont du ressort des centres de réadaptation.

De trop longs délais

Outre la désuétude des aides visuelles (voir autre texte), les longs délais sont également problématiques lorsque vient le temps de faire affaire avec la RAMQ et les centres de réadaptation selon l’avocate Christine Rousseau qui a une basse vision depuis l’âge de 9 ans.

« Je peux comprendre qu’il y ait un processus en place, mais avec tous les délais dans les centres de réadaptation, c’est problématique, développe-t-elle. Ça peut prendre pratiquement un an avant qu’une personne qui vient d’être diagnostiquée avec une maladie de la vue ait un rendez-vous avec un spécialiste. »

Mme Rousseau dénonce les « mille et une procédures » par lesquelles les personnes avec un handicap visuel doivent passer même si elles connaissent leur besoin.

« J’avais besoin d’un moniteur pour mon laptop, donne-t-elle en exemple. Donc je fais ma demande. Et là on commence l’évaluation. On me demande si j’ai des amis, si j’ai de la difficulté à me raser les jambes. Je leur ai dit que ma réadaptation ne recommençait pas à zéro parce que j’avais déménagé. Mais il a fallu que je les rencontre et ils m’ont reposé encore les mêmes questions. Au final, on me dit que quelqu’un doit venir chez moi pour déterminer mon besoin. Il a fallu que je leur explique que l’écran que j’avais avant ne marchait plus, mais de toute façon je me l’étais acheté moi-même de ma poche. Du moment où j’ai fait la demande et j’ai reçu l’écran, ç’a pris sept ou huit mois. »

Elle estime que les ressources technologiques proposées par la RAMQ ne sont tout simplement pas suffisantes pour permettre aux personnes avec un handicap visuel de bien intégrer le marché du travail.

« Il a fallu que j’en paie en tabarnouche de ma poche et que mes parents en paient en masse de la technologie pour que je sois autonome pour étudier et ensuite être capable de pratiquer sur le marché du travail. Tu ne peux pas arriver devant un employeur et lui dire que s’il t’engage, il va devoir attendre pour que le centre de réadaptation vienne voir l’environnement de travail et qu’on commence à penser à adapter mon poste de travail. »

« Dès que tu n’es plus aux études et que tu te cherches un emploi, tu tombes dans un creux incroyable où tu dois convaincre un employeur d’attendre que le poste de travail soit adapté, indique Mme Rousseau. Ça peut aller jusqu’à six mois. »

Aides visuelles attribuées par la RAMQ en 2018 :

1262 Télévisionneuses

336 Logiciels de grossissement de caractères avec synthèse vocale

0 Système GPS adapté

51 Unités de reconnaissance de caractères

10 Pèse- aliments adaptés modèle sonore

23 moniteurs

Source :

https://www.ledroit.com/affaires/un-grand-besoin-de-technologie-pour-les-personnes-aveugles-0e653b065cbf502083e1f0be2e5fe348

9. Toronto Pearson est le premier aéroport au Canada à offrir une technologie novatrice qui améliore l’accessibilité pour les voyageurs atteints d’une perte de la vue

Nouvelles fournies par Greater Toronto Airports Authority, 16 juillet 2019

Aira, une application pour téléphones mobiles, fournit des services d’aide aux passagers atteints de cécité ou d’une basse vision.

TORONTO, le 16 juill. 2019 /CNW/ – Aujourd’hui, Toronto Pearson a annoncé qu’il offre désormais le service Aira, une technologie d’assistance de premier plan qui vise à aider les voyageurs atteints d’une perte de vision à se déplacer dans l’aéroport de façon autonome. Au moyen de l’application Aira pour téléphone mobile iPhone ou Android, les passagers peuvent communiquer avec un agent humain spécialement formé et obtenir de l’aide lors de leurs déplacements dans l’aéroport. Toronto Pearson est le premier aéroport au Canada à offrir Aira à ses passagers.

« À Toronto Pearson, notre vision consiste à être le meilleur aéroport au monde, ce qui commence par le fait de veiller à ce que nos passagers – tous nos passagers – puissent se déplacer dans l’aéroport de façon autonome, a déclaré Kurush Minocher, directeur associé, Développement des passagers. Nous sommes fiers d’offrir à Toronto Pearson le service d’Aira, qui est facile à utiliser. Les passagers atteints d’une perte de vision ont désormais davantage de choix pour se déplacer dans l’aéroport, de leur lieu d’arrivée à la porte d’embarquement. »

Aira fonctionne au moyen d’un téléphone intelligent ou de lunettes intelligentes facultatives dotées d’un dispositif vidéo, mettant les passagers atteints d’une perte de vision en lien avec des agents Aira qui œuvrent à distance. Grâce aux lunettes intelligentes ou à l’appareil photo du téléphone, les professionnels qualifiés d’Aira offrent un accès sur demande et personnalisé à de l’information visuelle qui aide les passagers à se déplacer dans l’aéroport. Le service Aira est accessible dans les aérogares 1 et 3, ainsi que dans le stationnement de Toronto Pearson.

« La Fondation INCA a travaillé en étroite collaboration avec la GTAA en vue de trouver des façons d’améliorer l’expérience de voyage des passagers atteints d’une perte de vision dans le plus grand aéroport du Canada, a indiqué Shane Silver, vice-président, Entreprise sociale et innovation, Institut national canadien pour les aveugles. Cette annonce constitue une étape positive dans le parcours visant à améliorer l’accessibilité des aéroports pour les Canadiens qui sont atteints de cécité ou de cécité partielle. Nous félicitons la GTAA pour son engagement continu envers l’inclusion. »

Aira est un service offert par abonnement, mais les passagers atteints d’une perte de vision pourront se servir de la technologie Aira gratuitement à Toronto Pearson; il suffit de disposer d’un téléphone intelligent et de l’application Aira, qui peut être téléchargée gratuitement à partir de Google Play ou de l’App Store d’Apple (des frais d’utilisation de données peuvent s’appliquer).

« La mission d’Aira consiste à rendre l’information accessible instantanément, n’importe quand et n’importe où, a souligné Suman Kanuganti, président et fondateur d’Aira. Nous sommes heureux d’accueillir Toronto Pearson à titre de premier partenaire d’accès au moyen d’Aira dans un aéroport au Canada. »

Pour obtenir les directives d’utilisation d’Aira à Toronto Pearson, veuillez consulter le site www.torontopearson.com/aira (en anglais seulement).

Pour obtenir de plus amples renseignements sur Aira, consultez le site www.aira.io (en anglais seulement).

Autorité aéroportuaire du Grand Toronto

L’Autorité aéroportuaire du Grand Toronto (GTAA) exploite l’Aéroport international Pearson de Toronto. Pour la deuxième année consécutive, Toronto Pearson a été nommé par les passagers le meilleur des aéroports de grande taille en Amérique du Nord, desservant plus de 40 millions de passagers chaque année, comme le reconnaît le Conseil international des aéroports dans le cadre du programme de qualité des services aéroportuaires (Airport Service Quality – ASQ), soit la seule analyse comparative qui évalue la satisfaction des passagers à l’échelle mondiale au moment où ils se trouvent à l’aéroport le jour de leur voyage.

Toronto Pearson a desservi plus de 49,5 millions de passagers en 2018, ce qui en fait l’aéroport le plus achalandé au Canada. Avec 163 liaisons internationales, Toronto Pearson est également l’aéroport nord-américain qui assure le plus de liaisons à travers le monde.

Source : https://www.newswire.ca/fr/news-releases/toronto-pearson-est-le-premier-aeroport-au-canada-a-offrir-une-technologie-novatrice-qui-ameliore-l-accessibilite-pour-les-voyageurs-atteints-d-une-perte-de-la-vue-811409463.html

10. Le gouvernement du Canada annonce les nominations au sein de l’Organisation canadienne d’élaboration de normes d’accessibilité

NOUVELLES FOURNIES PAR Emploi et Développement social Canada 

OTTAWA, le 14 août 2019 /CNW/ – Le but de l’accessibilité au Canada consiste à créer des communautés, des milieux de travail et des services qui permettent à tout un chacun de participer pleinement à la société. Le gouvernement du Canada croit que tous les Canadiens méritent les mêmes possibilités et chances de succès.

La ministre des Services publics et de l’Approvisionnement et de l’Accessibilité, l’honorable Carla Qualtrough, a rendu publique aujourd’hui la nomination de Philip Rizcallah au poste de président‑directeur général, de Paul‑Claude Bérubé au poste de président, et de Mary Reid au poste de vice-présidente de l’Organisation canadienne d’élaboration de normes d’accessibilité (OCENA). Huit membres du conseil de direction ont aussi été nommés aujourd’hui. Toutes les nominations entreront en vigueur le 26 août 2019.

Le président‑directeur général est responsable d’établir l’orientation stratégique et de superviser les activités de l’OCENA. Dans la lettre de mandat, la ministre Qualtrough a donné des conseils au président du conseil d’administration sur les priorités de l’organisation.

L’OCENA est une nouvelle organisation, créée par la Loi canadienne sur l’accessibilité. Elle est dirigée par un conseil de direction composé en majorité de personnes en situation de handicap. Elle assurera l’élaboration de normes d’accessibilité pour les secteurs sous réglementation fédérale, en collaboration avec la communauté des personnes en situation de handicap et l’industrie. 

Ces nominations sont fondées sur la nouvelle approche du gouvernement du Canada à l’égard des nominations par le gouverneur en conseil. Cette approche fait appel à des processus de sélection ouverts et transparents fondés sur le mérite qui visent à assurer la parité hommes-femmes et à refléter la diversité du Canada. Elle aide les ministres à faire des recommandations concernant les nominations à des postes au sein de leur portefeuille en leur fournissant de l’information et de l’orientation.

« Je suis ravie d’annoncer les 11 nominations au sein de l’Organisation canadienne d’élaboration de normes d’accessibilité. Leur connaissance approfondie, individuelle et collective, ainsi que leur vaste expérience dans le domaine de l’accessibilité, de changements sociaux, de droits de la personne et de défense de l’inclusion, constitueront un atout majeur pour l’Organisation. Cette étape représente un tournant important qui nous rapproche de notre objectif ultime : un Canada accessible et inclusif. »  – L’honorable Carla Qualtrough, ministre des Services publics et de l’Approvisionnement et de l’Accessibilité

Les faits en bref

  • La Loi canadienne sur l’accessibilité a été élaborée à la suite des consultations les plus inclusives et accessibles de l’histoire du pays menées auprès de la communauté des personnes en situation de handicap. Plus de 100 organismes axés sur l’accessibilité et 6 000 Canadiens ont partagé leur point de vue et leurs idées au sujet d’un Canada accessible.
  • Le projet de loi C-81, la Loi canadienne sur l’accessibilité, a reçu la sanction royale le 21 juin 2019, et est entré en vigueur le 11 juillet 2019.

Source : https://www.newswire.ca/fr/news-releases/le-gouvernement-du-canada-annonce-les-nominations-au-sein-de-l-organisation-canadienne-d-elaboration-de-normes-d-accessibilite-848025938.html

11. Le danger du silence

Chronique de Michel Beaudry publiée le 8 août 2019 dans Le Journal de Montréal

Quand mon chum Pascal Foster arrive dans le stationnement de l’aréna, je suis toujours fasciné par le silence de sa bagnole électrique. Pas un son. Et savez-vous quel est le gros problème des voitures électriques ? C’est justement ça. Elles ne font pas assez de bruit. Même l’ONU se penche sur la question à l’échelle mondiale, parce qu’on craint pour les piétons habitués depuis toujours à entendre les autos, particulièrement aux coins des rues. Le problème est d’autant plus sérieux pour les gens qui ont une mauvaise vue. Déjà en Suisse, au cours de la prochaine année, les voitures électriques devront faire du bruit et on installera des haut-parleurs diffusant le son d’un moteur. Ce sera moins bruyant que le roulement d’une auto à essence, mais tout de même assez fort pour prévenir les non-voyants. Depuis des années, les ingénieurs cherchaient à réduire au minimum le bruit

Image et son

Certains constructeurs ont déjà pensé à installer un type de bruitage qui leur serait propre. Un son de soucoupe volante, une musique ou un sifflement, mais on estime que l’idéal reste une reproduction du son d’une voiture conventionnelle. Le problème de manque de bruit survient surtout lorsque le véhicule circule à basse vitesse, alors que les pneus deviennent aussi silencieux. Rien n’est parfait… même pas Pascal.

Source : https://www.journaldemontreal.com/2019/08/08/le-danger-du-silence

12. Des chercheurs conçoivent un boitier capable de détecter les obstacles pour les personnes aveugles

Article d’Alice Vitard publié le 25 août 2019

Un consortium européen, mené par le CEA, a mis au point un boîtier capable de détecter des obstacles. Pour l’instant, ce prototype, baptisé « Inspex », ne s’applique qu’aux personnes malvoyantes. Une fois l’outil installé sur la canne, des capteurs mesurent sa distance aux obstacles et transmettent ces informations à son utilisateur. Fin juin 2019, des sujets ont pu le tester avec succès. Ce système de détection pourrait trouver de nombreuses applications pour Selon la Fédération française des aveugles et des amblyopes de France, il y a 36 millions de personnes aveugles dans le monde. Et ce chiffre ne risque pas de baisser vu les prévisions établies par une étude publiée dans la revue The Lancet, en 2015. L’équipe de scientifiques estime que les personnes atteintes de trouble de la vision pourraient tripler d’ici à 35 ans. En cause : l’augmentation démographique et le vieillissement de la population. Les solutions pouvant améliorer la vie quotidienne de ces personnes sont donc source d’espoir. 

Des capteurs mesurent la distance entre la canne et les obstacles

Un consortium de différents instituts, dont le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), a mis au point un boîtier capable de détecter des obstacles. Ce prototype, baptisé « Inspex », est muni de capteurs qui mesurent sa distance aux obstacles. « Nous avons aussi décidé de mettre au point un boîtier et non une canne spécifique, de manière à ce que l’utilisateur puisse équiper un objet qui lui est familier », raconte Suzanne Lesecq, membre de l’équipe, sur le site du CEA.

La « réalité augmentée sonore »

Concrètement, « Inspex » est connecté à un téléphone et à des écouteurs extra-auriculaires qui communiquent à l’utilisateur les données sur la position des objets qui l’entourent en 3D dans l’espace. Le CEA parle de « réalité augmentée sonore ». Le bénéficiaire repère le signal sonore dans l’espace, contourne le son et donc l’obstacle. « Inspex crée une bulle de sécurité visuelle autour de la personne », promet l’équipe de chercheurs. En effet, il n’a plus à craindre de se cogner dans des objets et peut donc se mouvoir sereinement dans son environnement.

Reste un défi à relever : intégrer tous les capteurs en conservant une consommation énergétique raisonnable et un poids relativement léger pour le confort de son bénéficiaire. Par exemple, le boîtier de détection d’obstacles installé sur les voitures autonomes est généralement gros et lourd.

Intégré aux drones, robots et usines du futur ?

Pour l’instant, Inspex n’est qu’un prototype. Fin juin 2019, des personnes aveugles ont pu le tester avec succès. Mais ce système s’insère dans un projet beaucoup plus large d’aide au déplacement dans des conditions de visibilité difficile. Il pourrait donc être intégré à des drones ou robots, et pourquoi pas aux usines du futur.

Source : https://www.usinenouvelle.com/editorial/des-chercheurs-concoivent-un-boitier-capable-de-detecter-les-obstacles-pour-les-personnes-aveugles.N876185

13. Lego teste des notices audio et en braille pour les personnes aveugles

Article de Bénédicte Magnier publié le 30 août 2019 par huffingtonpost

La compagnie danoise teste un logiciel d’intelligence artificielle, développé avec Matthew Shifrin, un jeune homme aveugle, pour proposer des instructions en braille ou en audio.

Lego, la célèbre marque aux briques en plastique, mise sur l’accessibilité en développant un logiciel doté d’une intelligence artificielle qui pourrait aider les aveugles à lire les instructions données dans les boîtes de construction. 

Matthew Shifrin est un jeune aveugle, et il a toujours été passionné par les Lego, qui ont participé à l’édification de nombreux bâtiments sortis de l’imaginaire, plus ou moins réussis.

Certaines boîtes de ces jouets commercialisés par la compagnie danoise proposent même de réaliser des monuments ou autres édifices, avec parfois des centaines de pièces à assembler dans un ordre précis. Un travail de fourmi, qui n’est pas accessible à tous. 

Matthew Shifrin, a reçu pour ses 13 ans une boîte de Lego de plus de 800 pièces. Avec ce beau cadeau, une amie de la famille avait pris soin de taper le texte des instructions en braille, à l’aide d’une machine à écrire spéciale, comme le raconte Matthew.

Le jeune homme décide alors de transposer en audio ces instructions afin de les rendre accessibles à tous. Devant le succès phénoménal que son site web dédié rencontre, il décide de contacter directement la compagnie Lego, qui se montre tout de suite intéressée par le projet.

L’entreprise danoise décide donc de développer un logiciel, conjointement avec l’Institut autrichien de recherche sur l’intelligence artificielle. Ce logiciel intelligent “traduit” les notices textuelles, en braille ou en audio. Pour l’instant, il est encore en phase de test pour les trois prochains mois mais le projet pourrait voir le jour en 2020.

Source : https://www.huffingtonpost.fr/entry/lego-teste-des-notices-audio-et-en-braille-pour-les-aveugles_fr_5d68f12be4b02bc6bb37d8ff

14. Les trottinettes électriques : éjectées des trottoirs parisiens

Article de Cassandre Rogeret publié le 7 août 2019 par Handicap.fr

C’est officiel, les trottoirs parisiens sont exclusivement réservés aux piétons ! Depuis le 30 juillet 2019, les trottinettes électriques sont priées de bien vouloir dégager le passage. Pour les personnes à mobilité réduite, une affaire qui roule !

Après avoir déclaré la guerre aux voitures, Anne Hidalgo, la maire de Paris, s’attaque aux trottinettes électriques ! Depuis le 30 juillet 2019, il est formellement interdit de circuler avec ces bicycles nouvelle génération et de les stationner sur les trottoirs. L’arrêté municipal est entré en vigueur au Bulletin officiel de la ville de Paris un mois et demi après l’annonce de la maire socialiste, le 6 juin dernier. Une victoire pour les personnes à mobilité réduite et déficientes visuelles, pour qui arpenter les rues parisiennes relevait parfois du parcours du combattant.

Emplacements matérialisés

Outre les trottoirs, les trottinettes électriques sont « vehicula non grata » sur les chaussées et tout autre espace réservé aux piétons ! Considérées comme dangereuses et sources de « conflits d’usage de l’espace public », elles devront désormais se garer sur les emplacements matérialisés, réservés aux motos et aux voitures. Certains opérateurs avaient anticipé la nouvelle règlementation en implantant des espaces de stationnement dédiés. L’arrêté municipal met notamment en exergue les « risques de chutes » qu’elles représentent pour les personnes mal et non-voyantes en cas de stationnement sauvage.

Généralisation à la rentrée

Cette fâcheuse tendance s’est propagée à vitesse grand V à travers tout le pays… En février, à Lyon, le Comité Louis Braille, qui réunit des associations de personnes aveugles et malvoyantes de la région, avait sommé les collectivités locales d’interdire ces engins motorisés sur les trottoirs (article en lien ci-dessous). Son souhait sera bientôt exaucé puisque, dès le 1er septembre 2019, toutes les villes de France devront se plier à cette règlementation. Les utilisateurs devront alors circuler sur les pistes cyclables ou sur la chaussée, sous peine de se voir infliger une amende de 135 euros, comme l’avait annoncé Elisabeth Borne, ministre des Transports, en mai dernier.

Une redevance pour réglementer

Pour la mairie de Paris, inutile d’attendre la rentrée, elle a préféré prendre les devants pour passer un été plus serein. Autre changement majeur : les opérateurs de free-floating doivent désormais s’acquitter d’une redevance qui s’applique à tous les véhicules (deux ou trois roues) en libre-service. A noter, son montant dépend du nombre d’engins déployés dans la Capitale. Elle servira notamment à installer des zones de stationnement spécifiques. Mais la mairie n’en a pas fini… Prochain objectif : lancer un appel d’offres pour limiter le nombre d’acteurs et, in fine, réduire l’affluence de trottinettes et autres NVEI (nouveaux véhicules individuels électriques) qui pullulent et ralentissent la circulation de certains piétons.

Source : https://informations.handicap.fr/a-trottinettes-electriques-ejectees-trottoirs-parisiens-12108.php

15. Terpan lance des préservatifs en braille

Publié à l’été 2019 par handicapzero

Le laboratoire Terpan, expert en prévention contre les IST/MST et fabricant de préservatifs masculins et féminins, lance une nouvelle gamme avec un packaging en braille destiné à faciliter l’achat de préservatifs pour les personnes mal ou non-voyantes.

A ce jour, Il n’est pas toujours évident aux handicapés visuels d’avoir accès aux divers modes d’emploi qui peuplent notre vie de tous les jours. La situation peut encore devenir plus problématique lorsque l’on veut avoir accès à un produit qui touche de plus près notre intimité ou notre vie privée.

C’est notamment le cas en ce qui concerne les préservatifs où la majorité des préservatifs que l’on trouve dans le commerce ne sont pas lisibles pour les personnes malvoyantes ou atteintes de cécité.

La déficience visuelle ne doit pas être un frein à la protection

En France, près de 1,7 million de personnes sont atteintes d’un trouble de la vision.  Il y a 207 000 personnes ayant une déficience visuelle (pas de perception de la lumière) et malvoyants profonds (vision résiduelle limitée à la distinction de silhouettes) ; 932 000 malvoyants moyens (incapacité visuelle sévère : en vision de loin, ils ne peuvent distinguer un visage à 4 mètres ; en vision de près, la lecture est impossible).

Face à cela, le laboratoire Terpan propose une nouvelle gamme de préservatifs avec un packaging où les écrits sont en braille.

« Si le jeune public peut avoir accès à ces données très facilement, la situation peut devenir plus problématique par exemple pour un jeune garçon ou une jeune fille qui dépend de tierces personnes et ce en raison d’un handicap visuel » explique Kamal Yahaoui du Laboratoire Terpan.

Ce dernier a donc songé dans le cadre de l’accès à l’information de tous les publics de mettre à disposition des aveugles et malvoyants des préservatifs spécialement conçus pour les personnes atteintes d’un handicap visuel.

« Les préservatifs adaptés aux publics malvoyants et non-voyants permettent de rétablir une équité de traitement entre valides et aveugles / malvoyants mais permettent aussi de respecter l’intimité et la pudeur des utilisateurs potentiels » complète Kamal Yahaoui.

Tous les produits ont été testés auprès de personnes malvoyantes ou atteintes de cécité. Ils sont certifiés C.E., un label de qualité qui garantit efficacité et conformité aux normes européennes.

Source : https://www.handicapzero.org/depeches/depeches-handicapzero/detail-dune-depechehandicapzero/?tx_ttnews%5Btt_news%5D=5407&cHash=0cae172c1f494fbfef02d58ac84e23ee

16. La grande séduction des bibliothèques de Montréal

Le jeudi 19 septembre 2019, de 15 h à 19 h
Bibliothèque Marc-Favreau

Bonjour à tous et à toutes,

C’est avec beaucoup d’enthousiasme que nous vous annonçons le retour de la grande séduction 2019 des bibliothèques de la Ville de Montréal!

Depuis plusieurs années maintenant, la grande séduction est l’occasion pour vous et vos membres de découvrir ce qu’ont à offrir les 45 bibliothèques de la Ville de Montréal aux citoyens ayant une limitation fonctionnelle et aux organismes qui les représentent. Pour sa troisième édition, c’est à la bibliothèque Marc-Favreau que nous aurons l’honneur de vous accueillir.

Cet événement, qui se déroulera sous forme de visites menant à la découverte de 4 kiosques, permettra de faire un tour d’horizon des différents services et programmes dont vos membres pourraient bénéficier, tels que : Les services aux organismes;

Biblio-courrier, le service de livraison de documents à domicile;

Le catalogue Nelligan, le service de prêt numérique et les collections adaptées;

D’autres activités et services offerts aux usagers tels que le fablab ou la fabricathèque.

Il sera également possible de vous abonner sur place et ainsi d’avoir accès à tous les services offerts par l’ensemble des bibliothèques du réseau. Veuillez prendre note qu’il s’agit d’un service gratuit. Pensez à apporter une pièce d’identité ainsi qu’une preuve résidentielle. Pour plus d’information à ce sujet, cliquez ici.

Pour vous inscrire à la Grande Séduction, cliquez sur ce lien.

Veuillez, s’il vous plaît, nous confirmer votre présence le plus tôt possible.

Personne ressource :

N’hésitez pas à contacter Audrey Beaudoin, Conseillère en accessibilité universelle chez AlterGo pour toute demande de renseignement supplémentaire

Tél.: 514-933-2739, poste 238

Courriel : [email protected]

Au plaisir,

Quand?

Le jeudi 19 septembre 2019, de 15 h à 19 h.

Où? Bibliothèque Marc-Favreau

500, boulevard Rosemont

Montréal (QC) H2S 0C4

Source : AlterGo, 26 aôut 2019

17. Recherche de bénévoles – Activité de cartographie de masse de l’accessibilité des commerces

On roule.org, 27 août 2019

Le mouvement #1000joursAH, vous connaissez? Lancé par OnRoule.org à l’automne 2018, il vise à cartographier la totalité des lieux publics d’ici 2022.

L’accessibilité universelle (AU) a permis de réaliser d’énormes gains sur le plan de l’accessibilité. Pour n’en nommer que quelques-uns, former les acteurs et décideurs politiques, sensibiliser le public, modifier le Code de construction, obliger les grandes villes à créer des plans d’action, etc. Elle est essentielle à la création d’une ville pleinement inclusive. Malheureusement, son implantation est souvent complexifiée par la réalité du patrimoine déjà bâtit, qui cause de nombreux défis architecturaux. L’ampleur des travaux requis implique ainsi temps, délais et argent, et les personnes à mobilité réduite continuent à faire face à de multiples défis et ce, au quotidien. Il devient donc nécessaire de mettre en place une solution complémentaire aux efforts de l’accessibilité universelle, afin de pouvoir faire une différence dès aujourd’hui.

Le mouvement #1000joursAH a pour but de cartographier la totalité des lieux publics d’ici 2022, en faisant un état des lieux de l’accessibilité de ceux-ci, pour ensuite rendre l’information disponible aux citoyens sur la plateforme OnRoule.org. Ceux-ci pourront dès lors découvrir une multitude de nouveaux lieux dont l’accessibilité conviendra à leurs besoins spécifiques, même si celle-ci (souvent partielle) ne peut convenir à tous (concept d’accessibilité humaine – AH). Une solution simple et rapide à mettre en place, travaillant en complémentarité de l’accessibilité universelle, qui permettra de faire une différence concrète et majeure dans la vie de l’ensemble des citoyens ayant un problème de mobilité, sans investissements majeurs ni aucuns travaux : simplement le fait de valoriser l’accessibilité actuelle et mieux l’utiliser.

Recherche de bénévoles : Cartographie du centre-ville de Montréal les 24-25-26 septembre 2019) 

 

OnRoule organise une cartographie de masse de l’accessibilité des commerces du centre-ville de Montréal.

Objectif : visiter 400 commerces à l’aide de 200 bénévoles!

Les participants seront groupés en équipes de 3 personnes dont au moins une personne en situation de handicap. Vous serez jumelés à vos coéquipiers à votre arrivée afin de visiter les commerces et faire l’état des lieux de l’accessibilité en place.

Les données seront saisies directement en ligne sur le portail OnRoule et donc disponibles la journée même!

Nous sommes à la recherche de bénévoles, de toutes limitations fonctionnelles confondues!!

Les participants recevront une courte formation, un T-Shirt thématique et humoristique et un lunch sera servi. Vous pouvez participer le temps d’un avant-midi, un après-midi ou la journée complète.

Toutes les informations: http://onroule.org/1000joursah/