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Écho du RAAMM pour la période du 8 au 14 juin

Voici le contenu de l’Écho du RAAMM pour la période du 8 au 14 juin 2020.

Prenez connaissance des dernières actualités du RAAMM, des communiqués de nos partenaires et d’articles portant sur la déficience visuelle publiés dans les médias.
Sommaire

1. Habitudes chamboulées: des personnes aveugles lancent un cri du cœur

Article de Zacharie Goudreault publié le 29 mai 2020 dans le Journal Métro

Les citoyens ne doivent pas cesser d’offrir leur aide aux personnes aveugles qui ont besoin de support dans l’espace public, réclament des dizaines de citoyens malvoyants, alors que la crise du coronavirus vient chambouler leurs habitudes de déplacements.

«Habituellement, les personnes aveugles, quand on circule, on sollicite l’aide des autres personnes pour traverser des intersections ou des passages difficiles», explique à Métro Pierre Croisetière. Le Montréalais, qui se déplace avec une canne blanche, compte parmi les 75 signataires d’une lettre ouverte qui vise à sensibiliser la population aux impacts de la crise sanitaire sur les personnes malvoyantes. 

Ces dernières écopent notamment de la règle de distanciation physique de deux mètres mise en place par le gouvernement Legault pour limiter la propagation du coronavirus

Avec le deux mètres, c’est difficile de tenir le coude de quelqu’un pour traverser la rue», souligne M. Croisetière.

Appel à la «compréhension»

La crise sanitaire a également rendu les courses à l’épicerie plus complexes. En temps normal, les personnes malvoyantes réussissent facilement à trouver la porte de l’épicerie de leur quartier. Or, depuis plusieurs semaines, il faut généralement faire la file avant d’entrer dans les commerces essentiels de Montréal, le nombre de personnes à l’intérieur de ceux-ci étant contrôlé.

«Comment savoir où se trouvent le début et la fin de cette file? S’il faut rester à 2 mètres de distance entre la prochaine personne et nous, il est pratiquement impossible de savoir quand avancer et sur quelle distance. Une fois à l’intérieur, comment suivre des flèches peintes sur le sol qui indiquent le chemin à suivre quand on ne les voit pas ou très peu?», questionnent les signataires. 

Ces derniers en appellent donc à la «compréhension» et à «l’empathie» de la population.

Quand on rentre dans le commerce, on ne voit pas les petites flèches au sol qu’on doit respecter. Donc, ce qu’on veut dire au public, c’est qu’il n’ait pas peur de nous demander si on a besoin d’aide», indique à Métro l’agente de développement au Regroupement des personnes aveugles et amblyopes du Montréal métropolitain (RAAMM), Josée Boyer. Cette dernière souligne d’ailleurs que le port du masque peut venir minimiser les risques de contagion au moment d’aider une personne aveugle.

«Ça nous cause une grande perte d’autonomie.» -Josée Boyer, agente de développement au RAAMM

Aucune amende, assure Québec

Contacté par Métro, le ministère de la Sécurité publique assure que les citoyens n’ont pas à craindre une amende s’ils offrent leur aide à une personne aveugle sans respecter la règle du deux mètres.

«Les décrets et arrêtés ministériels pris en application de la Loi sur la santé publique prévoient une exception pour une personne qui porte assistance ou offre son soutien. Ainsi, l’obligation de demeurer à deux mètres ne s’applique pas dans le cas où la personne aiderait une personne aveugle à traverser la rue, par exemple», indique le cabinet de la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault. 

Le cabinet assure d’ailleurs que les policiers «sont bien au fait» que cette exception à l’application de la règle du deux mètres.

Source :

https://journalmetro.com/actualites/montreal/2453565/habitudes-chamboulees-des-personnes-aveugles-lancent-un-cri-du-coeur/

2. Un collectif voit le jour afin de porter haut et fort la voix des personnes en situation de handicap

NOUVELLES FOURNIES PAR Moelle épinière et motricité Québec

MONTRÉAL, le 3 juin 2020 /CNW Telbec/ – L’hébergement, le soutien à domicile, l’assistance personnelle, l’accès aux services de santé, l’accompagnement, le logement, les violences institutionnelles et systémiques, la promotion de la vie autonome, le processus de plaintes institutionnel et l’accès aux services des demandeurs d’asile en situation de handicap sont quelques-uns des dossiers sur lesquels travaillera le nouveau collectif d’organismes pour la défense des droits des personnes en situation de handicap (en déficience physique) au cours des prochaines années. 

Dans un esprit de solidarité, d’inclusion et de respect des missions de chacun, ce sont 11 organismes de défense de droits qui ont pour la première fois uni leurs voix. Ensemble, ils se sont engagés à travailler pour les intérêts des personnes en situation de handicap, et ce, au-delà de cette période de pandémie.

Marie Turcotte, directrice générale d’Ex aequo, présente ainsi les motivations derrière la création de ce collectif : « Nous constatons qu’au fil du temps, la défense collective des droits devient de plus en plus marginalisée et mise de côté par le milieu. Ce faisant, un écart de plus en plus important s’est créé entre les principes fondateurs de nos organismes et les méthodes actuellement pratiquées. C’est pourquoi s’est imposée à nous la nécessité de réunir au sein d’un nouveau regroupement les organismes dont les pratiques sont demeurées fidèles aux valeurs fondatrices de notre mouvement. »

Walter Zelaya, directeur général de MÉMO-Qc, ajoute pour sa part : « Ce collectif se veut une voix supplémentaire aux instances communautaires déjà existantes. Nous souhaitons mettre à profit notre vision commune de la défense collective des droits ainsi que notre expertise afin de faire avancer la cause des personnes en situation de handicap.»

Nous vous présentons les organismes qui ont participé à cette première rencontre :
L’Association multiethnique pour l’intégration des personnes handicapées (AMEIPH), le Centre communautaire Radisson (CCR), le Comité d’action des personnes vivant des situations de handicap (CAPVISH), Coop ASSIST, Ex aequo, l’Institut national pour l’équité, l’égalité et l’inclusion des personnes en situation de handicap (INÉÉI-PSH), Moelle épinière et motricité Québec (MÉMO-Qc) , Mouvement des personnes handicapées pour l’accès aux services (Mouvement PHAS), le Regroupement des aveugles et amblyopes du Montréal métropolitain (RAAMM), le Regroupement des usagers du transport adapté et accessible de l’ile de Montréal  (RUTA Montréal) et le Réseau international sur le processus de production du handicap (RIPPH).

Ainsi, à partir de maintenant, dans un esprit démocratique et vigoureusement combatif, le collectif entamera un travail de réflexion permettant la mise en place d’activités d’éducation populaire autonome et de sensibilisation et l’organisation d’actions afin de faire valoir les intérêts des personnes en situation de handicap.

SOURCE Moelle épinière et motricité Québec

Renseignements: Source : Sarah Limoges, OC en défense des droits, MÉMO-Qc, [email protected]; Renseignements : Marie Turcotte, directrice générale, Ex aequo, [email protected]; Walter Zelaya, directeur général, MÉMO-Qc, [email protected]

Liens connexes http://www.moelleepiniere.com/

Source : https://www.newswire.ca/news-releases/un-collectif-voit-le-jour-afin-de-porter-haut-et-fort-la-voix-des-personnes-en-situation-de-handicap-869090695.html

3. RTL- Reprise des activités : mesures pour le transport adapté

Longueuil, le 4 juin 2020 – À la suite de la reprise graduelle des activités annoncée par le gouvernement du Québec, le Réseau de transport de Longueuil (RTL) a adopté une série de mesures afin d’être prêt à accueillir les clients du transport adapté qui n’ont pas utilisé le service depuis le début de la pandémie.
En effet, afin d’assurer la sécurité des clients et des chauffeurs, le RTL, avec la collaboration de ses fournisseurs Transdev, Chartrand Inc., Radio Taxi Union et Allo Taxi, a déployé plusieurs mesures basées sur les recommandations de la Direction de la Santé publique depuis le début de la pandémie. Ces mesures resteront en place aussi longtemps que nécessaire. En voici quelques exemples :

– La révision et l’augmentation des procédures et des fréquences de
nettoyage de tous les types de véhicules;
– Le nettoyage des équipements qui sont manipulés fréquemment, tels que
les ceintures de sécurité et les poignées des véhicules;
– La réduction du nombre de passagers dans les taxis et minibus. Pour des raisons de sécurité et de logistique, les accompagnateurs sont toujours autorités à bord des véhicules;
– Le port du couvre-visage fortement recommandé autant pour les chauffeurs que pour les clients;
– La distribution des couvre-visages à la clientèlepour encourager cette pratique;
– L’installation d’une cloison de protection à l’intérieur de certains véhicules au cours des prochaines semaines par les fournisseurs.

Notez que l’accompagnement ainsi que la prise en charge de nos clients sont maintenus pour le service porte-à-porte du transport adapté.

Autant pour les chauffeurs que pour les clients, les mesures adoptées s’accompagnent du respect des mesures d’hygiène recommandées par la Santé publique telles que tousser dans le pli du coude, laver fréquemment ses mains et rester à la maison si vous présentez des symptômes de la COVID-19. Le service du transport adapté suit de près l’évolution de la situation actuelle, afin d’assurer la sécurité des clients qui demeure la priorité.


«
Le déconfinement graduel engendra nécessairement une augmentation de la clientèle du transport adapté dans les prochaines semaines. Notre équipe est prête : elle a adopté toutes les mesures nécessaires pour accueillir nos clients en toute sécurité. Je suis convaincu qu’autant nos fournisseurs que les chauffeurs et les clients ont apprécié et continuent d’apprécier tous les efforts déployés au cours des dernières semaines pour s’adapter à la situation», a ajouté Jonathan Tabarah, président du conseil d’administration du RTL.

Rappelons qu’une page de notre site Web est dédiée aux mesures mises en place par le RTL durant la pandémie de la COVID-19. Nous vous invitons également à consulter régulièrement les avis à la clientèle. Des communications ciblées seront aussi partagées avec la clientèle du transport adapté au sujet des mesures les concernant.

À propos du RTL
Le Réseau de transport de Longueuil (RTL) est le principal acteur de la
mobilité des personnes sur le territoire des cinq villes de l’agglomération de Longueuil. Troisième société de transport en importance au Québec, le RTL comprend un réseau de 793 kilomètres. Avec plus de 1
200 employés, le RTL est un employeur important et participe ainsi à la vitalité économique de la région. Le RTL apparaît pour une deuxième année consécutive en 2020 au palmarès des meilleurs employeurs du magazine Forbes.

Ouvert sur son milieu, il fait partie intégrante de la vie des personnes et de la communauté en apportant des solutions efficaces, novatrices et adaptées aux besoins évolutifs de la clientèle. Le RTL place ainsi l’amélioration de la qualité de vie des citoyens au cœur de son engagement.

Source : Réseau de transport de Longueuil

Renseignements : Alicia Lymburner
Réseau de transport de Longueuil
450 442-8600, poste 8145
514 242-6868
[email protected]

4. Aveugle, Jules fait du confinement une opportunité: il se prépare à l’université avec l’aide d’une association

Article Christophe Clément et Michel Herinckx, publié le 23 mai sur rtl.be

Belgique-En cette période de confinement, les travaux scolaires à domicile ne sont pas toujours évidents à organiser. Encore moins quand les élèves souffrent d’une déficience visuelle. L’une de nos équipes a rencontré Jules. Âgé de 16 ans et non-voyant, il bénéficie depuis deux mois d’un accompagnement à distance par l’association Eqla, qui l’aide ainsi à préparer son avenir.

Aveugle depuis l’âge de quatre ans, Jules continue à travailler pour l’école malgré le confinement. Plusieurs fois par semaine, il reçoit sur un ordinateur braille des cours adaptés à son handicap. « Mon professeur a son cours qu’il donne aux autres élèves. Il envoie au centre de transcription, puis Delphine là-bas le transcrit, puis elle nous le renvoie par mail et j’y ai accès comme tout le monde« , explique l’adolescent. « Jules peut continuer à assimiler la matière. C’est important pour la suite, d’autant plus qu’il va rentrer en rhéto« , ajoute Corinne, sa mère.

Notre équipe a rencontré Pierre alors qu’il donne ses instructions à distance à Jules. Pierre fait partie des accompagnateurs qui rendent possible ce travail à distance.

« Quand on est aveugle, le seul contact qu’on peut avoir, c’est souvent le contact physique»

En plus d’aider Jules dans ses cours, il profite du confinement pour lui apprendre la dactylographie. « Ce sont des personnes chez qui l’isolement a été renforcé. Quand on est aveugle, le seul contact qu’on peut avoir, c’est souvent le contact physique avec la personne qui vient vous voir ou qui vous guide. Donc ça a été important pour nous de mettre en œuvre un contact par téléphone avec un maximum de personnes pour briser cet isolement« , précise Pierre De Roover, accompagnateur scolaire pour l’ASBL Eqla.

Jules, lui, profite du confinement pour développer ses compétences. « On a beaucoup plus de temps pour apprendre la dactylo, donc j’espère d’ici l’année prochaine je connaîtrai correctement le clavier« , explique l’élève. Objectif: maîtriser le clavier afin d’intégrer l’université dans un an.

Comme Jules, 70 jeunes déficients visuels sont accompagnés par l’association Eqla. Un suivi personnalisé particulièrement important en cette période. 

Source : https://www.rtl.be/info/belgique/societe/aveugle-jules-fait-du-confinement-une-opportunite-il-se-prepare-a-l-universite-avec-l-aide-d-une-association-1220270.aspx

5. Handicap et plongée : La bataille de Stéphane Forgeron, malvoyant

Publié le 2 juin 2020 par handirect.fr

Handicap et plongée : Le défenseur des droits plonge au secours d’un sportif en situation de handicap

Nous allons évoquer dans cette page le cas de Stéphane Forgeron, qui estime avoir subi une discrimination en raison de son handicap dans le cadre de sa pratique de plongée sous-marine, au sein d’un club Parisien, puis d’autres structures. Il a ainsi saisi le Défenseur des Droits pour démontrer les discriminations dont il était victime pour concilier handicap et plongée. Il a demandé une réhabilitation de ses droits.

Stéphane Forgeron est malvoyant. Il pratique régulièrement la plongée en milieu naturel comme en piscine, en France comme à l’étranger. Mais alors qu’il souhaiter passer à un niveau de plongé supérieur, comme tout plongeur passionné, il se trouve pris dans une dynamique de mise à l’écart organisée par son propre club, pour des soi-disant raisons de sécurité. On lui fait clairement comprendre que sa place n’est plus là. Il se retourne vers d’autres structures qui à leur tour se renseignent auprès de son club d’origine et lui ferme les portes. 

Stéphane Forgeron ne se laisse pas impressionner et fait valoir les droits que la loi lui octroie et notamment que « Toute discrimination directe ou indirecte fondée sur un motif mentionné à l’article 1er [notamment le handicap] est interdite en matière (…) d’accès aux biens et services ou de fourniture de biens et services ». Ainsi, refuser ou exclure une personne en raison de son handicap peut être considéré comme une décision discriminatoire si le prestataire n’est pas en mesure de démontrer qu’il a mis tout en œuvre pour permettre cet accueil. Et dans le cadre qui nous occupe, l’argument de sécurité n’est recevable que s’il est avéré que l’accueil de la personne handicapée soulève des problèmes de sécurité auxquels il ne peut être répondu, au besoin en mettant en place des aménagements raisonnables, tels que par exemple des matériels technologiques adaptés. Les aménagements nécessaires doivent être identifiés.

Stéphane Forgeron butte face à des structures sportives et la Fédération Française d’Études et de Sports Sous-marins (FFESSM), qui se réfugient derrière des conventions qui n’imposent pas aux clubs d’accorder l’accès à certaines certifications de plongée en raison du handicap. Il dénonce ces conventions et notamment la création de niveaux de plongée spécifiques pour les plongeurs handicapés. Il reproche aux signataires de ne pas avoir anticipé les potentielles discriminations que cette réglementation peut engendrer à l’égard des personnes handicapées Il estime que ces conventions « obligent en principe les plongeurs handicapés à pratiquer la plongée sous-marine dans un cadre ségrégatif  avec certifications de plongée différentes du reste de la population, une pratique de ce sport qu’entre personnes handicapées, une approche purement médicale de cette activité, ou encore une approche basée exclusivement sur les incapacités de la personne ».

Or la Convention Internationale relative au Droit des Personnes Handicapées (CIDPH) reconnait le droit des personnes handicapées de participer aux activités de loisirs et sportives sur la base de l’égalité avec les autres.

Bien que Stéphane Forgeron possède toutes les autorisations médicales les différentes structures campent sur leurs positions. Pour un éventuel accord, elles demandent à monsieur Forgeron de se procurer des aménagements de plongée coûteux ou de participer à un stage individuel d’un coût deux fois supérieur au stage de groupe, ce que refuse l’intéressé. Puis ce sont ses aptitudes qui ont été remises en question. Une guerre d’égo entre clubs s’est aussi invitée dans l’affaire et ce n’est qu’à l’issue d’une instruction approfondie réalisée par le Défenseur des Droits que l’affaire s’est dénouée. Mais non sans difficulté car les aspects techniques et réglementaires sont innombrables et chacun semblait dans son bon droit. Il a été cependant mis en avant le caractère rigide et intolérant des acteurs de cette affaire. Au final, le Défenseur des Droits a procédé à un rappel de la loi auprès des structures et demandé à ce que des efforts pédagogiques importants soient mis en œuvre pour les personnes en situation de handicap qui souhaitent évoluer dans ce sport en évitant toute forme d’exclusion.       

Stéphane Forgeron est aujourd’hui détenteur de la certification PE-40, du Niveau 2. Du niveau Aclvanced Open Water Oiver (PADI) ainsi que la spécialité Open Dive, (PADI).

Fin 2017, il obtenait le N3 incluant l’autonomie jusqu’à 60 mètres Il a obtenu aussi la spécialisation PADI « Rescue » attestant de ses aptitudes à porter assistance à un plongeur en difficulté jusqu’à 40 mètres de profondeur la spécialisation « dérivante » attestant de ses aptitudes pour plonger dans des courants forts. Il plonge essentiellement à l’étranger et précise plonger en toute autonomie. 

Source : https://www.handirect.fr/handicap-et-plongee-stephane-forgeron-se-bat-pour-ses-droits/

6. Sébastien Joachim, « J’ai 1 truc à te dire »

Article de Cassandre Rogeret publié le 27 mai 20202 par Handicap.fr

« La lumière, les formes… tout s’assombrit. » Atteint d’une maladie évolutive rare, Sébastien Joachim sait qu’il ne peut échapper à la cécité. Du désespoir à la colère en passant par le déni, le voilà aujourd’hui sur le chemin de la résilience.

Un message essentiel à faire passer sur le handicap ? Sébastien Joachim vous livre le sien en 1 minute chrono ! « Allongé dans mon lit, je ferme les yeux sur une image ternie et noircie de son visage. L’image d’un cliché polaroïd, dont le temps a effacé l’éclat. (…) Tout s’assombrit, la lumière, les couleurs et les formes s’évanouissent », écrit-il dans son livre Une cécité à pas de loup (autoédition). Âgé de 41 ans, Sébastien est atteint de choroïdérémie, une maladie dégénérative de l’œil qui le rend progressivement aveugle. Mais ce sportif ne se résout pas à cette sombre perspective et part en croisade contre la fatalité.

En 2015, il fonde l’association SJKB (Sébastien Joachim kicks blindness), un nom éloquent pour ce féru de boxe qui réaffirme son intention de « faire un kick (donner un coup de pied) à la cécité » ! Cette asso vise à soutenir les personnes déficientes visuelles mais aussi à sensibiliser, récolter des fonds pour la recherche et accélérer la mise en œuvre d’essais thérapeutiques. Depuis, il n’a de cesse de se battre pour un monde plus inclusif et surtout plus tolérant.

Voir la vidéo Sébastien Joachim : J’ai 1 truc à te dire !

Source : https://informations.handicap.fr/a-sebastien-joachim-1-truc-a-te-dire-12855.php

7. Pour des documents accessibles à l’ensemble de la population : mise en ligne d’un guide de bonnes pratiques

Tiré du Cyberbulletin de l’OPHQ ESPRESS-O, Volume 14 – numéro 2 – Juin 2020 SQPH

La situation de pandémie à laquelle nous sommes actuellement confrontés met de l’avant l’importance de communiquer adéquatement et rapidement avec la population. Peu importe la taille de notre organisation, que nous fassions partie d’une municipalité, d’un organisme public ou d’une entreprise, nous avons la responsabilité d’informer notre public et de répondre à ses préoccupations.

Malgré l’urgence de certaines situations et les défis qui y sont liés, il demeure nécessaire de rendre l’information disponible à toutes et à tous. Pour ce faire, nous vous invitons à découvrir le guide de bonnes pratiques que nous avons mis en ligne. Il vise à vous appuyer dans la production de documents accessibles en permettant ainsi aux personnes handicapées d’avoir accès à toute l’information au même titre que le reste de la population.

Ce guide met ainsi de l’avant des astuces et conseils à considérer lors de l’élaboration et la production de divers documents. Il offre également une liste d’outils et de ressources qui pourront vous appuyer dans vos démarches. N’hésitez pas à le consulter!

Parce que chaque geste compte, vos communications pourraient ainsi faire toute la différence auprès des personnes handicapées.

https://www.ophq.gouv.qc.ca/publications/cyberbulletins-de-loffice/express-o/volume-14-numero-2-juin-2020-sqph/sqph-2020/pour-des-documents-accessibles-a-lensemble-de-la-population-mise-en-ligne-dun-guide-de-bonnes-pratiques.html

8. 24ième édition de la Semaine québécoise des personnes handicapées : Les organismes unis pour une reconnaissance des droits des personnes handicapées

NOUVELLES FOURNIES PAR Confédération des organismes de personnes handicapées du Québec 

MONTRÉAL, le 1er juin 2020 /CNW Telbec/ – À l’occasion de la vingt-quatrième édition de la Semaine québécoise des personnes handicapées (du 1er au 7 juin 2020), la Confédération des organismes de personnes handicapées du Québec (COPHAN) souhaite souligner l’importance de l’inclusion des personnes handicapées au Québec.

La crise sanitaire de la COVID-19 aura assurément été révélatrice particulièrement pour les personnes handicapées en soulevant d’innombrables enjeux qui étaient, précisons-le, pour la plupart déjà préexistants. Malgré le fait que ces enjeux étaient connus et perturbants, la crise a contribué à accentuer les disparités.

La COPHAN regroupe une cinquantaine de regroupements régionaux et nationaux d’organismes et d’organismes nationaux représentant une grande diversité de limitations fonctionnelles : motrices, organiques, neurologiques, intellectuelles, visuelles, auditives, troubles d’apprentissage, du langage, du spectre de l’autisme et de santé mentale. Nous tenons à affirmer que COVID-19 ou non, les organismes de personnes handicapées et les regroupements régionaux au Québec demeurent très actifs et sont plus déterminés que jamais à revendiquer les droits des personnes handicapées.

La crise sanitaire de la COVID-19 a eu l’effet d’accélérer l’urgence d’intervenir dans les différents milieux. La COPHAN travaille notamment sur trois grands enjeux centraux: le chèque emploi-service, les aménagements urbains et les services éducatifs.

Chèque emploi-service (CES) : Le chèque emploi-service suscite beaucoup d’inquiétude dans le domaine de la santé et des services sociaux. Depuis le début de la crise, les usagers et les travailleurs du CES reçoivent un traitement très différent du réseau. Que ce soit pour la continuation des services, la fourniture des équipements sanitaires, les conditions salariales et le volet social, beaucoup d’inégalités et d’incertitudes ont poussé la COPHAN à contacter à plusieurs reprises le ministère de la Santé et des Services sociaux et le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale. La COPHAN s’inquiète particulièrement de l’écart considérable de salaire entre les préposés aux bénéficiaires du CES et du réseau qui aura pour effet d’inciter un déplacement des employés du CES dans le réseau. Cela serait un énorme pas vers l’arrière pour l’autonomie et la dignité des personnes handicapées ayant recourt au CES.

Aménagement urbain : Le vent de changement provoqué par la crise a engendré une panoplie de nouvelles initiatives afin de réinventer les villes adaptées aux conditions de la COVID-19. La COPHAN souhaite intervenir rapidement dans ce dossier afin que les droits des personnes handicapées soient reconnus dans l’aménagement des nouveaux projets urbains. L’urgence d’agir ne justifie en aucun lieu le bafouement des droits. Nous pensons ici aux indications non accessibles pour les directions, les corridors sanitaires, le partage des voies publiques entre les piétons et les cyclistes pour ne citer qu’eux. Il faut mesurer l’impact des mesures prises sur l’entièreté de la population. La COPHAN désire exercer un travail proactif pour l’accessibilité universelle autant au sein de la population générale qu’au sein des municipalités et des entités gouvernementales.

Éducation : La réintégration en milieu scolaire est un enjeu majeur à la COPHAN, et ce, à tous les niveaux d’enseignement. Nous sommes particulièrement impliqués dans l’accessibilité des services éducatifs au niveau de l’accessibilité des plateformes web, du matériel scolaire et des ressources professionnelles. Nous avons pu constater que malgré une réouverture des écoles primaires visant le retour des élèves EHDAA, grand nombre d’entre eux sont restés à la maison. Il est nécessaire que la réintégration dans les milieux éducatifs se fasse de manière inclusive sans tolérance face à la discrimination faite aux élèves ayant des limitations fonctionnelles. La prochaine année scolaire sera grandement perturbée par la distanciation sociale et la réduction des services, il est fondamental que le droit à l’éducation pour tous soit respecté.

Nous profitons de la Semaine québécoise des personnes handicapées pour remercier tous nos membres et tous ceux qui se sont impliqués de près ou de loin dans les échanges pour améliorer la condition des personnes handicapées au Québec. Collectivement, nous continuerons de défendre les droits des personnes que nous représentons. Il faut continuer de faire preuve de solidarité et d’encourager le mouvement du « par et pour ».

La COPHAN encourage tous ses membres à partager vos plus récentes actions, vos bonnes pratiques ou simplement de diffuser un message de solidarité pour souligner l’importance de l’inclusion sociale des personnes handicapées.

La Confédération des organismes de personnes handicapées du Québec (COPHAN) est un regroupement québécois d’action communautaire autonome de défense collective des droits. Elle a pour mission de rendre le Québec inclusif afin d’assurer la participation sociale pleine et entière des personnes ayant des limitations fonctionnelles et de leur famille. L’accessibilité universelle est au cœur de notre mission.

SOURCE Confédération des organismes de personnes handicapées du Québec

Renseignements: Source : Paul Lupien, président par intérim de la Confédération des organismes de personnes handicapées du Québec (COPHAN); Renseignements : Camille Desforges, directrice générale par intérim de la COPHAN, Téléphone: 438-226-6440, Courriel : [email protected]

Liens connexes : http://www.cophan.org

Source : https://www.newswire.ca/fr/news-releases/24ieme-edition-de-la-semaine-quebecoise-des-personnes-handicapees-864211468.html

9. Le gouvernement du Canada annonce du financement pour des projets favorisant l’inclusion sociale et économique des personnes en situation de handicap

Publié le 1 juin 2020 par Emploi et Développement social Canada

Les Canadiens d’un bout à l’autre du pays ressentent les effets économiques de la COVID-19.  Afin d’assurer une reprise solide, chacun d’entre nous doit pouvoir contribuer également à notre économie.  C’est pourquoi le gouvernement du Canada est résolu à faire en sorte que tout le monde, y compris les personnes en situation de handicap, a la chance de participer pleinement au sein d’une société exempte d’obstacles.  Cela signifie travailler en partenariat avec les organisations qui nous aideront à créer des services, des collectivités et des milieux de travail inclusifs et accessibles.

Dans le cadre de la Semaine nationale de l’accessibilité au Canada, la ministre de l’Emploi, du Développement de la main-d’œuvre et de l’Inclusion des personnes handicapées, l’honorable Carla Qualtrough, a annoncé un soutien financier allant jusqu’à 6,4 millions de dollars sur trois ans. Seize organisations situées un peu partout au Canada bénéficieront de ces fonds versés par l’entremise de la composante Personnes handicapées du Programme de partenariats pour le développement social (PPDS-PH). Ce financement appuiera les partenariats entre les intervenants auprès des personnes en situation de handicap et le secteur privé sous réglementation fédérale. Il aidera également à l’élaboration d’outils et de ressources en matière de pratiques exemplaires dans les domaines suivants : milieux de travail accessibles, conception et prestation de services accessibles et communications.

Le gouvernement a lancé des appels de propositions en 2019 sous deux volets :

  • Sécurité financière : soutenir les projets qui élaborent et testent des approches novatrices visant à améliorer la situation financière des Canadiens en situation de handicap en âge de travailler qui vivent dans la pauvreté ou presque;
  • Leadership chez les jeunes : former la prochaine génération de jeunes dirigeants dans le secteur des personnes en situation de handicap en offrant des expériences de leadership utiles à ces jeunes ou à ceux qui ont l’expérience de telles incapacités, tout en facilitant la planification de la relève et la viabilité dans ce même secteur.

Le gouvernement a lancé deux appels de propositions ciblés en 2019 :

  • Pour un Canada accessible : Projets de partenariat – Financer des projets qui appuient la participation continue des intervenants du secteur des personnes en situation de handicap à la mise en œuvre de la Loi canadienne sur l’accessibilité;
  • Leadership autochtone – Présenter le point de vue des Autochtones en situation de handicap dans le contexte de la production des rapports liés à la Convention relative aux droits des personnes handicapées de l’Organisation des Nations Unies.

Le Programme de partenariats pour le développement social aide les enfants et les familles, les personnes en situation de handicap et d’autres Canadiens vulnérables à améliorer leur vie. La composante Personnes handicapées de ce programme finance des organismes sans but lucratif qui font la promotion de l’inclusion sociale des personnes en situation de handicap, qui s’attaquent aux problèmes sociaux et aux obstacles auxquels ces personnes font face dans la société canadienne et qui appuient la mise en œuvre de la Loi canadienne sur l’accessibilité.

On a constaté une augmentation des obstacles sociaux à l’inclusion pendant la pandémie de COVID-19, ce qui explique pourquoi le financement d’organismes à travers le PPDS-PH est particulièrement important.  Les organismes qui recevront du financement pourront maintenir leurs collaborations avec leurs partenaires et intervenants à travers le pays, et ainsi bâtir une société inclusive, équitable et accessible grâce à des approches intersectionnelles, durables et basées sur les droits de la personne.

Liste des organismes recevant des fonds

Prospérité Canada
Université du Manitoba
Planned Lifetime Advocacy Network
Finautonome
Conseil canadien de la réadaptation et du travail (CCRT)
Instituts de recherche et de développement sur l’intégration et la société (IRDIS)
Association des malentendants canadiens
Assemblée des Premières Nations
Congrès des Peuples autochtones
Association des femmes autochtones du Canada
Sam Sullivan Disability Foundation
L’Arche Canada
Eviance
Association des malentendants canadiens
Active Living Alliance for Canadians with Disabilities
RAFH-Dawn Canada

Faits en bref

  • La Semaine nationale de l’accessibilité se déroule du 31 mai au 6 juin 2020. Elle offre l’occasion de souligner les contributions qu’ont apportées les Canadiens en situation de handicap ainsi que tous les efforts déployés pour éliminer les obstacles à l’inclusion.
  • Des fonds de 11 millions de dollars ont été versés annuellement à des organisations pour soutenir des projets visant à accroître la participation et l’inclusion sociale des personnes en situation de handicap dans tous les aspects de la société canadienne. Le Programme de partenariats pour le développement social a permis de financer plus de 500 projets.
  • Dans le budget de 2019, le gouvernement a annoncé des fonds supplémentaires pour le PPDS-PH afin d’appuyer la mise en œuvre de la Convention relative aux droits des personnes handicapées des Nations Unies ainsi que de la Loi canadienne sur l’accessibilité :
    • 2,6 millions de dollars sur deux ans (de 2019 à 2021) pour appuyer la mise en œuvre de la Convention relative aux droits des personnes handicapées des Nations Unies;
    • 6,13 millions de dollars sur trois ans (de 2019 à 2022) pour promouvoir l’accessibilité;
    • 2,7 millions de dollars par année à compter de 2021-2022 pour promouvoir l’accessibilité.

Source : https://www.canada.ca/fr/emploi-developpement-social/nouvelles/2020/06/le-gouvernement-du-canada-annonce-du-financement-pour-des-projets-favorisant-linclusion-sociale-et-economique-des-personnes-en-situation-de-handicap.html?fbclid=IwAR2e20-qQpYijkmRPKSnot5WD55Knuyg73qZ2NJiUvOhFD9Qzcvr7zSi7is

10. Les personnes handicapées sont toujours invisibles

Texte d’opinion de Mathieu Francoeur publié dans la section Tribune Libre du Journal Métro le 3 juin 2020

Depuis le début de la crise sanitaire, les effets sociaux et économiques qui en découlent ont frappé de façon inégale les divers groupes de la société québécoise. Beaucoup d’acteurs et d’observateurs ont souligné que la situation actuelle agit comme révélateur des injustices systémiques et des discriminations quotidiennes vécues par les populations vulnérables ou minoritaires, dont les personnes handicapées.

Les personnes en situation de handicap et leurs proches ont été, de tout temps, mises de côté ou invisibilisées dans l’espace public. Malheureusement, en cette période exceptionnelle, elles sont encore plus oubliées dans les annonces et communications des élus et des gestionnaires publics et privés ainsi que dans les médias, qu’elles ne l’étaient avant la crise.

En cette Semaine québécoise des personnes handicapées (SQPH), nous tenons à rappeler que, bien avant la situation difficile que nous vivons collectivement, les personnes, les familles et les groupes communautaires se battaient pour améliorer l’accès à plusieurs services fondamentaux et pour le respect de leurs droits.

Par exemple, en santé et services sociaux, il y a depuis longtemps des problèmes chroniques de sous-financement et de listes d’attente dans plusieurs programmes et services comme le soutien à la famille, les activités de jour et les programmes socio-professionnels, les services de réadaptation en petite enfance, l’accompagnement et le répit pour les familles, etc.

Comment ne pas souligner la négligence historique de l’hébergement spécialisé et du soutien à domicile, véritable angle mort du Réseau de la santé et des services sociaux, qui sont devenus l’épicentre de la crise des dernières semaines?

Nous avons beaucoup parlé de la situation inacceptable des personnes âgées, mais peu de gens savent que des personnes en situation de handicap physique de moins de 65 ans résident dans les CHSLD, que des adultes ayant une déficience intellectuelle  ou un trouble du spectre de l’autisme (TSA) sont nombreuses dans les ressources intermédiaires et de type familial (RI-RTF) et que depuis près de trois mois, beaucoup de personnes handicapées habitant chez elles ont été privées de leurs services d’aide à domicile.

Que faisons-nous des droits de ces personnes et des ces familles, autant ceux enchâssés dans les chartes des droits, dans les conventions internationales que ceux incluent dans la Loi sur les services de santé et sur les services sociaux (LSSS)? Déjà que ces droits étaient bafoués régulièrement en temps «normal»…

Nous sommes inquiets non seulement des situations dramatiques actuelles dans lesquelles se retrouvent de nombreuses personnes, mais aussi de la situation qui prévaudra dans quelques semaines ou quelques mois pour les services et programmes leur étant réservés. Depuis un an et demi, le gouvernement de la CAQ a annoncé certaines sommes pour répondre à quelques besoins, mais en raison des années de compressions et  de réorganisations, jumelées à des besoins en croissance, elles sont largement insuffisantes.

Bientôt, le gouvernement va publier sa mise à jour économique. Avec un déficit important appréhendé, que restera-t-il pour améliorer les services sociaux et de santé, mais aussi le transport adapté, les services d’éducation spécialisés, l’accessibilité universelle, le logement adapté et autres programmes? Lorsqu’on nous dira qu’il faut «assainir les finances publiques», «se serrer la ceinture en période de récession», «relancer les secteurs de l’économie durement touchés», les personnes en situation de handicap et les familles seront-elles encore une fois «sacrifiées» et oubliées?

Mathieu Francoeur, Mouvement PHAS (Personnes handicapées pour l’accès aux services)

Source : https://journalmetro.com/opinions/tribune-libre/2459478/les-personnes-handicapees-sont-toujours-invisibles/

11. « Improvisation totale » – Ensemble Montréal réclame des contrôles plus serrés sur le « Circuit des voies actives sécuritaires » de l’administration Plante


MONTRÉAL, le 4 juin 2020 /CNW Telbec/ – Devant le flot intarissable de critiques provenant de citoyens et de commerçants à l’endroit du « Circuit des voies actives sécuritaires » de la mairesse Plante, Ensemble Montréal demande que l’administration entreprenne immédiatement des consultations sur les aménagements déjà réalisés et ceux prévus dans la phase 2 de son plan. Rappelons que celui-ci comprend l’implantation de 327 km de nouvelles voies piétonnes et cyclables à travers la ville, provoquant en retour le retrait de voies de circulation et d’espaces de stationnement.

Ensemble Montréal déposera une motion à cet effet lors du conseil municipal du 15 juin prochain.

« Le plan de déplacement estival de la mairesse a été conçu et mis en place dans l’improvisation la plus totale. Par exemple, près de trois semaines après l’annonce de son plan, elle ne peut même pas dire combien d’espaces de stationnement seront finalement retirés. Et évidemment, aucune consultation n’a eu lieu. Les citoyens et commerçants ne décolèrent pas », a déclaré M. Francesco Miele, conseiller de la Ville du district de Côte-de-Liesse.

L’épisode le plus déplorable est sans doute celui du boulevard Saint-Laurent, que l’administration a décidé de fermer à la circulation automobile entre les rues Jean-Talon et Saint-Zotique, au grand étonnement des marchands du quartier de la Petite-Italie, qui n’avaient pas été consultés au préalable. « Et comme si ce n’était pas assez, la mairesse a l’audace d’écrire sur les médias sociaux que cette fermeture a été demandée par la Société de développement commercial Petite-Italie, ce que celle-ci a aussitôt démenti, ajoutant qu’une grande majorité des commerçants étaient farouchement opposés au projet de la Ville. Franchement, c’est loin d’être une façon honorable de procéder », a ajouté M. Miele.

Les exemples ont été également nombreux de citoyens qui se réveillent pour découvrir avec surprise qu’une nouvelle piste cyclable a fait son apparition sur leur rue et qu’ils devront aller garer leur voiture beaucoup plus loin. Ou encore, des usagers du transport collectif qui apprennent que leur arrêt de bus habituel a été déplacé parce que la rue est dorénavant trop étroite pour accueillir à la fois autobus et voies cyclables…

Signe de l’étendue des inquiétudes face au « Circuit des voies actives sécuritaires » de l’administration Plante, même l’Ombudsman de Montréal, Mme Johanne Savard, a émis le 20 mai dernier un « avis de préoccupation », dans lequel elle rappelle, entre autres, la nécessité d’assurer l’accessibilité universelle et la sécurité des nouveaux aménagements, de prévoir des zones alternatives de stationnement et de consulter les citoyens et commerçants.

« De ce que nous pouvons constater, rien de cela n’a été fait. Nous ne pouvons tout simplement pas faire confiance à cette administration, qui est menée par sa propre idéologie et non par la volonté de bien servir les citoyens. Voilà pourquoi, en plus de réclamer que des consultations sérieuses soient menées, notre motion demande aussi que ces nouveaux aménagements soient retirés dès la rentrée, en septembre. Nous connaissons trop bien les visées anti-voitures de Projet Montréal pour les croire quand ils affirment que ces aménagements ne sont que temporaires », a conclu M. Miele.

SOURCE Ville de Montréal – Opposition officielle à l’Hôtel de Ville de Montréal

Renseignements: Marc-Antoine Audette, Attaché de presse, Cabinet de l’Opposition officielle, (438) 925-0715

Source : https://www.newswire.ca/fr/news-releases/-improvisation-totale-ensemble-montreal-reclame-des-controles-plus-serres-sur-le-circuit-des-voies-actives-securitaires-de-l-administration-plante-814890245.html

12. STM-Ville de Montréal : Corridor Bleu sur Christophe-Colomb

Montréal, le 3 juin 2020 – Dans la poursuite des mesures favorisant la distanciation sociale, la Ville de Montréal déploie de nouveaux corridors. Tandis que les corridors sanitaires implantés le long des principaux tronçons commerçants offrent aux piétons de plus larges trottoirs, les corridors bleus, ou voies actives sécuritaires, sont accessibles tant aux piétons qu’aux cyclistes.

Complémentaires aux corridors sanitaires, ces nouvelles voies créent un vaste réseau pour les modes actifs, adapté au déconfinement progressif et la reprise graduelle des activités des montréalais.

La première voie active sécuritaire ouverte est l’axe Christophe-Colomb.

Ouverture de la voie active sécuritaire – Axe Christophe-Colomb – ligne 146.

Tronçon du parcours de bus visé par le corridor bleu : sur Christophe-Colomb, en direction Nord, entre Sauvé et Henri-Bourrassa.

Arrêt(s) non accessible(s) :

  • Christophe-Colomb coin Sauvé
  • Christophe-Colomb coin Sauriol
  • Christophe-Colomb coin Fleury
  • Christophe-Colomb coin Prieur
  • Christophe-Colomb coin Henri-Bourassa

Merci de bien vouloir diffuser cette information auprès de vos clientèles.
Source : STM, 4 juin 2020

13. Longueuil aménage des espaces urbains pour la saison estivale

Communiqué de la Ville de Longueuil- Mercredi 3 juin 2020

La mairesse de Longueuil Sylvie Parent a présenté aujourd’hui plusieurs mesures qui permettront aux citoyens de profiter de la saison estivale dans les espaces urbains de la ville. Des aménagements conviviaux sont prévus dans le secteur patrimonial de la rue Saint-Charles et dans plusieurs parcs de la municipalité. Des corridors de mobilité pour les cyclistes et les piétons seront aussi ajoutés au réseau existant. Ces initiatives ont été élaborées dans le respect des directives de santé publique en vigueur et des capacités actuelles de la Ville.

« Nous voulons permettre à la population de bouger et de profiter de l’été. Nous avons discuté avec les citoyens et les commerçants depuis les dernières semaines, et nous sommes heureux de présenter un plan d’aménagement permettant de s’approprier davantage les espaces publics tout en contribuant à la relance des activités économiques de la Ville. Mais rappelons-nous que le virus est encore bien présent dans notre région et qu’il faut poursuivre nos efforts pour limiter sa propagation », a déclaré la mairesse de Longueuil, Sylvie Parent.

Le secteur patrimonial réaménagé en rue conviviale

Afin de favoriser la fréquentation des commerces et espaces publics du secteur de la rue Saint-Charles Ouest, entre la rue Saint-Sylvestre et le chemin de Chambly, de larges corridors seront dégagés pour aménager des zones de détente et pour faciliter la circulation des piétons. Cet espace convivial sera bonifié par l’installation de mobilier urbain au parc St. Mark et à la place Saint-Jean-Baptiste. Le concept a été élaboré en consultant l’association des commerçants Espace Saint-Charles.

Une voie de circulation automobile sera maintenue dans le secteur et des barrières seront installées pour délimiter les différentes zones. Le stationnement sera également maintenu d’un côté de la rue. La circulation des véhicules sera possible d’ouest en est et un plan de signalisation est prévu pour orienter les usagers de la route et du transport collectif.

« Espace Saint-Charles remercie la Ville de Longueuil d’avoir saisi rapidement les préoccupations des gens d’affaires de notre artère dans le contexte actuel de la pandémie. La Ville a fait preuve d’une collaboration exemplaire et elle a proposé des mesures novatrices qui nous permettront de dynamiser ensemble la rue Saint-Charles. Cette ouverture d’esprit nous servira de modèle pour les discussions que nous aurons avec les autorités de la Ville dans différents dossiers dans le futur », a souligné la présidente du conseil d’administration d’Espace Saint-Charles, Chantal Isabelle.

Aménagements temporaires dans les parcs et les places publiques

La Ville aménagera des zones de détente et de jeu libre dans certains secteurs ayant des besoins accrus d’accès à des espaces extérieurs. Les parcs Empire, Christ-Roi, Marquette, Laurier, Joseph-William-Gendron et D.-E.-Joyal, ainsi que le carré Isidore-Hurteau profiteront de ces installations temporaires. 

Ajout de corridors de mobilité

Finalement, la Ville mettra en place des corridors élargis pour les piétons et les cyclistes. Quatre kilomètres de corridors temporaires seront aménagés sur des voies achalandées, telles que la place Charles-Le Moyne, la rue Saint-Charles (secteur patrimonial et secteur du centre-ville), la rue Saint-Laurent, le boulevard Gaétan-Boucher et le boulevard Clairevue. Ces voies temporaires s’ajoutent aux 168 km du réseau cyclable existant sur le territoire de la municipalité.

Tous les aménagements seront réalisés par phases, dès la deuxième semaine de juin et jusqu’à la mi-juillet. Le calendrier des interventions est disponible à l’adresse  longueuil.quebec/fr/amenagement-espaces-urbains-saison-estivale.

Source : https://www.longueuil.quebec/fr/communiques/2020/amenage-espaces-urbains-saison-estivale 

14. Curé-Poirier/Taschereau: des aménagements temporaires en attendant la réfection en 2021

Article d’Ali Dosti publié le 1 juin 2020 

Dans l’attente de travaux de réfection prévus en 2021, des panneaux de signalisation ont été installés à l’intersection des boul. Curé-Poirier et Taschereau. L’accident mortel lors duquel un camion a heurté un piéton, le 18 mars, a tristement rappelé les préoccupations de sécurité concernant ce secteur.

Au début avril, 16 panneaux de prescription indiquant la présence d’un passage pour piétons ont été installés aux 6 traverses de l’intersection. Le marquage des lignes d’arrêt, des lignes de corridor et des bandes de passages pour piétons a été du même coup rafraîchi.

À la séance du conseil du 24 mars, la conseillère municipale du district LeMoyne-de Jacques-Cartier Colette Éthier avait déposé un avis de proposition suggérant l’implantation de mesures temporaires à cette intersection, en attendant les travaux de reconfiguration. Ces derniers étaient initialement prévus en 2020, mais ont été reportés au printemps 2021.

Ils incluront la construction de nouveaux trottoirs, une réfection complète des feux de circulation ainsi que l’ajout de feux piétons, feux sonores, boutons poussoirs et plaques podotactiles.

«Bien qu’il y ait des correctifs, cette intersection demeure préoccupante. Je souhaite que les travaux puissent être réalisés le plus tôt possible», a exprimé Mme Éthier, à la séance du conseil du 21 avril.

Plusieurs citoyens lui ont fait part de suggestions pour améliorer la circulation et la sécurité tant des automobilistes que des piétons. Elle espère que ces propositions pourront être prises en compte pour améliorer ce secteur.

«Bien que ça ait bouleversé beaucoup de personnes dans LeMoyne, les équipes sont aussi interpellées et bouleversées. Une équipe à la Ville travaille sur le projet depuis longtemps», a assuré Mme Éthier.

À ce moment, la Ville était en discussion avec le ministère des Transports du Québec pour finaliser les plans des travaux de réfection. Des préachats de divers équipements «dont les délais de fabrication sont généralement très longs» seront effectués afin que les travaux débutent bel et bien au printemps 2021.

L’an dernier, des visières pour les feux de circulation avaient été ajoutées. De plus, le virage à droite au feu rouge est désormais interdit à toutes les approches.

Source : https://www.lecourrierdusud.ca/cure-poirier-taschereau-des-amenagements-temporaires-en-attendant-la-refection-en-2021/

15. RTL : Déplacement du terminus Panama

Longueuil, le 3 juin 2020 – En raison des travaux nécessaires à la
réalisation du Réseau express métropolitain (REM), le terminus Panama sera déplacé temporairement. Le Réseau de transport de Longueuil (RTL) souhaite donc informer ses clients du déplacement de ses quais d’autobus prochainement.

La mise en service de ce nouveau terminus temporaire se fera le 8 juin. Pour aider les clients à trouver le nouvel emplacement de leurs quais d’autobus, des panneaux directionnels ont été installés et permettront aux usagers de retrouver leur arrêt.

Le terminus sera déplacé juste à côté du stationnement temporaire qui a été mis en service en novembre 2019. Les accès se feront en voiture par le boulevard Pelletier. À pied, en raison des travaux sur la voie
réservée du boulevard Taschereau, les piétons pourront accéder au
terminus par l’avenue Panama, par le stationnement de la Place Panama ou par le boulevard Pelletier. Notez qu’un débarcadère sera situé près de l’entrée du terminus, accessible par le boulevard Pelletier. Des quais seront réservés pour les clients du transport adapté et des taxis collectifs.

Pour toute question, vous pouvez joindre le Centre relations et
information clientèle du RTL au 450 463-0131.

Source : Réseau de transport de Longueuil
Renseignements :   Alicia Lymburner
Réseau de transport de Longueuil
450 442-8600, poste 8145
514 242-6868
[email protected]

16. Kéroul : Les défis d’accessibilité des mesures sanitaires temporaires

Bonjour,

La relance de des activités touristiques et culturelles entraîne de nombreux défis liés à l’accessibilité. Le Code de construction du Québec ne s’appliquant qu’au bâti, tout se joue sur la Charte des droits et libertés. 

Afin de guider les gestionnaires dans l’élaboration de leurs mesures sanitaires temporaires, Kéroul publie un aide-mémoire pour des mesures sanitaires accessibles dans le cadre de la Semaine québécoise des personnes handicapées. 

L’aide-mémoire permet aux gestionnaires touristiques et culturels d’avoir un portrait global des obstacles potentiels pour les personnes handicapées. Ils pourront ainsi s’assurer que leurs aménagements temporaires et leur service à la clientèle répondent aux besoins de toutes leurs clientèles.

Les recommandations concernent notamment l’accessibilité des lavabos, l’accompagnement, le port de masques, la largeur des couloirs de circulation, l’accès aux terminaux de paiement, les communications accessibles, l’accès à l’équipement spécialisé, la disponibilité des stationnements réservés, l’accueil humain et les installations sanitaires. Les enjeux sont multiples.

En tant qu’experts de l’accessibilité et de l’inclusion, n’hésitez à nous faire part de vos commentaires sur ces mesures et à partager le tout dans vos réseaux.

Après tout, chaque geste compte pour favoriser l’inclusion des personnes handicapées ! 

Julie-Anne Perrault

Coordonnatrice des communications et du marketing

Kéroul
4545, av. Pierre-De Coubertin
Montréal, QC  Canada  H1V 0B2

B 514 252-3104
C 450 806-1723

http://keroul.qc.ca