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Écho du RAAMM pour la période du 4 au 10 février

Voici le contenu de l’Écho du RAAMM pour la période du 4 au 10 février 2019.

Prenez connaissance des dernières actualités du RAAMM, des communiqués de nos partenaires et d’articles portant sur la déficience visuelle publiés dans les médias.
Sommaire

1. Longueuil honore ses citoyens d’exception au 2e Gala de Longueuil – L’excellence d’ici

Le prix Mélanie Boucher remis à M. Clermont Bonnenfant

Longueuil — Jeudi 31 janvier 2019

C’est hier soir, à l’occasion de la 2e édition du Gala de Longueuil – L’excellence d’ici, que la Ville a souligné l’engagement et l’implication de ses citoyens et organismes. Animée par Léane Labrèche-Dor, la soirée a été ponctuée par les prestations d’Ariane Moffatt, Phil Roy, Anne Bisson et par celles des groupes Lendemain de veille et Les Mutins de Longueuil, sous la direction artistique de Pierre Gagnon. Au total, 15 prix ont été décernés à des citoyens engagés ayant su se démarquer par leur inspirante contribution.

C’est à guichet fermé que près de huit cents personnes se sont rassemblées à la salle Pratt & Whitney Canada du Théâtre de la Ville pour acclamer les lauréats. Ces derniers ont eu le plaisir de recevoir une œuvre-trophée créée par l’artiste verrière Christiane Charpentier. Rappelant la grande voile d’un bateau, l’artiste s’est inspirée des couleurs du Gala et a tenu à rendre hommage à Longueuil, ville d’eau, longeant le fleuve.

« Longueuil est un espace de vie dynamique et inspirant. Cette soirée est l’occasion idéale de mettre en lumière l’engagement et l’effort de membres de notre communauté qui, par leur talent, leur créativité, leur persévérance et leur empathie inégalée, contribuent à la qualité de vie de leurs concitoyens et font rayonner notre ville », a déclaré la mairesse de Longueuil, Sylvie Parent.

Voici les lauréats du 2eGala de Longueuil – L’excellence d’ici :

Le prix Hommage a été remis à Madame Doris Guérette, femme de cœur et d’action engagée de façon remarquable dans notre communauté notamment à titre de présidente du Conseil des arts de Longueuil et de la Corporation Le Vieux-Longueuil en fête. En avril 2018, Madame Guérette a également reçu la Médaille du Lieutenant-gouverneur du Québec.

La mairesse Sylvie Parent a également remis, au nom de Son Excellence la très honorable Julie Payette, gouverneure générale du Canada, la Médaille du souverain pour les bénévoles à Madame Fleurette Bilodeau.

Prix Ambassadeur

  • Culture : Chloé Beaulac
  • Sports et saines habitudes de vie : Zachary Lagha
  • Vie communautaire : L’appart à moi

Prix Avenir

  • Émile Bilodeau

Prix Bâtisseur en développement durable

  • Certex

Prix Citoyen d’exception

  • Aide à la personne : Danielle Proulx, Caroline Légaré et Nana
  • Bénévole d’honneur : Marc-Antoine Azouz
  • Sécurité publique : Eric Beaudet, Jonathan Goyette-Racine et Steven Reed-Potvin

Prix Mélanie-Boucher

  • Clermont Bonnenfant

Prix Patrimoine-architecture

  • Geneviève Dufour et Stéphane Lajoie

Prix littéraire Pauline-Gill

  • Martine Loiselle

Le jury de sélection était composé de Patrick Leduc, joueur de soccer retraité de l’Impact de Montréal et analyste à RDS, Marie Eykel, comédienne, animatrice et art-thérapeute, Louise Deschâtelets, comédienne, animatrice et chroniqueuse au Journal de Montréal et au Journal de Québec et finalement, Robert Piché, ex-commandant de bord chez Air Transat et conférencier corporatif.

Pour plus d’information sur le Gala de Longueuil – L’excellence d’ici, les catégories, le jury et les lauréats, consultez la brochure souvenir de la soirée. Brochure souvenir – Gala de Longueuil 2019 (PDF, 630 ko)

Une version E-text est également disponible Version accessible – Brochure souvenir (DOCX, 43 ko)

Source : https://www.longueuil.quebec/fr/communiques/2019/honore-ses-citoyens-exception-au-2e-gala-excellence

2. Sur Facebook, la photo d’une aveugle avec un smartphone provoque un flot d’injures

Article publié le 30 janvier 2019 sur ouestfrance.fr

Une passante munie d’une canne blanche et regardant l’écran de son téléphone portable : cette photo postée sur Facebook au début du mois a provoqué un déluge de commentaires injurieux. Les internautes accusent cette femme de simuler la cécité. La BBC a décidé de rétablir la vérité.

L’internaute ayant publié début janvier sur Facebook cette photo prise dans la rue, d’une femme avec une canne blanche regardant son téléphone portable, n’a pas masqué ses intentions. « Si vous voyez ce qui ne va pas, dites : je le vois », écrivait-il dans son post, mettant clairement en doute la réalité du handicap visuel de cette passante.

AdChoicesAussitôt l’image a fait le buzz, partagée plus de 33 000 fois. Dans les commentaires, les internautes sont très durs, accusant la femme de mentir sur sa cécité.

Scandalisé par ce déferlement de réactions haineuses, le média britannique BBC a décidé de rétablir la vérité, concernant l’utilisation de smartphones par les personnes malvoyantes. Dans ce cadre, la BBC a interrogé trois personnes souffrant de déficience visuelle. Toutes ont été la cible d’injures, d’accusations ou de moqueries pour avoir utilisé un de ces appareils.

Le smartphone, « une bouée de sauvetage »

La Dr Amy Kavanagh, 29 ans, activiste malvoyante, s’est dite « écœurée et en colère », après ce post. « Ça m’a révoltée qu’une personne malvoyante comme moi ait ainsi été photographiée sans son consentement et qu’on se moque d’elle alors qu’elle ne faisait que vaquer à ses occupations. »

« Tous les malvoyants ne sont pas complètement aveugles », a rappelé la jeune femme à la BBC. Et pour les personnes déficientes visuelles, le smartphone est un outil technologique doté de fonctions accessibles, qui rendent de précieux services. Dans sa vie de tous les jours, c’est même « une bouée de sauvetage », confie Amy Kavanagh.

« J’utilise une gamme de fonctions et d’applications accessibles, qui me permettent par exemple d’agrandir et de zoomer sur mon écran. Je peux commander des taxis avec mon smartphone, utiliser le GPS pour planifier un itinéraire et appeler mon ami quand je suis perdue ou coincée quelque part. » Mais cette utilisation semble déranger certaines personnes : « On m’a dénoncée et accusée de simuler ma cécité. »

Pourtant, les personnes voyantes utilisent des assistants vocaux comme Siri ou Alexa tous les jours. « C’est exaspérant qu’ils ne comprennent pas qu’une personne aveugle puisse utiliser un téléphone… »

Les smartphones peuvent être des outils précieux, qui facilitent la vie quotidienne des personnes ayant une déficience visuelle.

Pour Veronica Lewis, 22 ans, étudiante américaine malvoyante et utilisant une canne blanche au quotidien, cette photo polémique est une « atteinte flagrante à la vie privée ». Son smartphone lui permet de mieux s’adapter à l’environnement autour d’elle. « J’ai des lunettes connectées qui utilisent la caméra de mon téléphone. Je me sers aussi d’une application d’entraide, basée sur le volontariat, qui me met en relation avec une personne voyante, pour obtenir de l’aide et de l’assistance. »

L’étudiante a souvent été alpaguée par des passants, étonnés de la voir regarder un écran malgré sa canne blanche de malvoyante : « J’utilise souvent mon téléphone quand je suis dans l’autobus pour m’assurer que je vais dans la bonne direction, et les gens, eux, me demandent à quoi me sert ma canne et comment je fais pour consulter mon téléphone… »

« Êtes-vous vraiment aveugle au sens de la loi ? »

Ellen Fraser-Barbour, une étudiante australienne, malvoyante et malentendante, a vécu des situations similaires. « Les gens m’ont accusée de simuler ou d’exagérer mon handicap pour obtenir des avantages. » Ses agresseurs vont même plus loin, l’interrogeant sur sa légitimité : « Êtes-vous vraiment « aveugle » sur le plan légal, si vous pouvez déchiffrer l’écran de votre téléphone ? »

Pourtant, la technologie a vraiment changé sa vie. « Avant les smartphones, j’étais constamment perdue car je ne peux pas voir les points de repère et étant aussi sourde, j’avais beaucoup de mal à demander mon chemin, se souvient la jeune femme, interrogée par la BBC. Aujourd’hui, je peux suivre mes déplacements en me guidant sur ma carte à l’écran. Ça me dit exactement où je vais et ça m’a donné une indépendance incroyable. »

Préjugés et discriminations

Les cas d’Ellen, Amy ou Veronica sont loin d’être isolés. Selon l’Institut royal national britannique pour les personnes aveugles, de nombreux non-voyants ou malvoyants sont confrontés à des préjugés et à la discrimination dans leur vie quotidienne. « Mais la réalité, c’est que les aveugles utilisent le téléphone, lisent des livres sur liseuse et regardent la télévision de tout un tas de manières différentes », rappelle David Clarke, son directeur, à la BBC.

Pour y parvenir, les aveugles utilisent entre autres « la vision résiduelle qu’ils peuvent avoir, la voix synthétique, la technologie du braille numérique et l’audiodescription ». De quoi élargir les esprits suspicieux et un brin étriqués des internautes les plus virulents ?

« Nous devons éduquer les utilisateurs des médias sociaux et l’ensemble de la société sur les préjudices que peuvent causer des posts comme celui-ci, prévient David Clarke. Ce genre de publication mal informée et de réaction ignorante peuvent vraiment miner la confiance qu’ont en elles les personnes aveugles et malvoyantes. »

https://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/data/43772/reader/reader.html#!preferred/1/package/43772/pub/63379/page/6

3. Combattre le « regard social »: un défi pour les aveugles

Article de l’AFP publié le 30 janvier 2019

« Les journalistes peuvent mettre leur bandeau »: la Fédération des aveugles de France a choisi de plonger l’auditoire dans le noir pour la présentation mardi d’un calendrier destiné à combattre « le regard social » posé sur le handicap.

« Le regard social pèse d’un poids considérable », a témoigné Pascale Casanova-Franck, la plus grande championne française de ski non voyante française, onze médailles olympiques, quatre titres de championne du monde.

Ce n’est pas dans le ski de compétition qu’elle a le plus souffert de ce regard sur le handicap mais dans son métier de cadre d’une grande entreprise. « J’ai été victime de harcèlement moral de la part de mon chef, qui estimait que je ne pouvais pas faire le travail à cause de mon handicap », raconte celle qui dévalait des pistes de ski à 110 km/h.

Ludovic Petitdemange, chercheur en mathématiques et astronomie, préfère cacher son handicap à l’université où il enseigne, de peur qu’on lui interdise d’exercer. « Je n’ai pas de problème dans mon métier mais je sais que si je dis que je ne vois pas, on risque de me juger incapable d’enseigner », a-t-il expliqué.

« Les métiers sont accessibles, mais les études ne le sont pas », constate ce chercheur au Laboratoire d’étude du rayonnement de la matière en astrophysique. Spécialiste de  mathématiques fondamentales, il a les outils numériques dont il a besoin. Mais enfant, en sixième, il avait dû rejoindre une école spécialisée pour aveugles, faute de matériel adapté dans son collège. « L’inclusion scolaire se fait aujourd’hui aux forceps », regrette-t-il.

« La société se prive de talents. Je rêve en France d’un Stephen Hawking », ce physicien britannique souffrant d’une sclérose latérale amyotrophique célèbre pour ses travaux en cosmologie et gravité quantique. « En France, vous aurez beau dire quelque chose d’ultra intelligent, si vous êtes aveugle, on ne vous écoutera pas », dit-il.

« Que voyez-vous? »

Pascale Casanova et Ludovic Petitdemange figurent parmi les 12 personnalités malvoyantes du calendrier de la Fédération nationale des aveugles, intitulé « Que voyez-vous? »

« Voyez-vous des personnes tristes, râleuses, pessimistes? », interroge le président de la Fédération des aveugles Vincent Michel. « Pas du tout car chacune d’elles a relevé le défi de vivre sa vie. Alors oui, on a des difficultés quand on est aveugle », lance-t-il. « Mais nous n’allons pas aller sur les ronds-points avec des cannes blanches », ironise-t-il, « on a choisi d’interpeller la société à travers ce calendrier », réalisé depuis 9 ans à l’intention des décideurs.

A fil des pages sont ainsi apostrophés Emmanuel Macron (sur l’application des lois sur le handicap) ou le ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer (« l’école inclusive n’est pour l’instant qu’un simple slogan »).

Dans le passé, certains se sont piqués au jeu, comme Michel Édouard Leclerc qui a engagé un travail sur l’accès au travail des handicapés dans son groupe de distribution après avoir été « interpellé » dans le calendrier en 2018. 

« J’attends toujours qu’un ministre de la Culture s’empare de la question de la lecture », déplore le président de la Fédération, lui-même grand lecteur. « 8% de livres accessibles aux aveugles, cela veut dire 92% qui ne le sont pas, et c’est inacceptable ».

La question de l’école dite « inclusive », où les jeunes handicapés suivent un cursus normal, est au cœur du combat des associations. Vincent Michel évoque « les manuels adaptés qui arrivent avec plusieurs mois de retard après la rentrée ». Ludovic Petitdemange ne croit pas aux auxiliaires de vie scolaire, qui accompagnent parfois l’enfant aveugle pour la prise de notes en classe. « Cela isole l’élève de ses camarades, ce n’est pas une solution ».

Jeudi, l’intersyndicale des Instituts nationaux de jeunes sourds et de jeunes aveugles et les parents d’élèves appellent à un rassemblement devant l’Assemblée nationale pour réclamer une concertation sur les besoins des jeunes élèves handicapés.

Source : https://actu.orange.fr/france/combattre-le-regard-social-un-defi-pour-les-aveugles-CNT000001crqE2.html

4. Une malvoyante de Victoria forcée de prouver qu’elle a un « vrai » chien guide

Un article d’Anaïs Elboujdaïni publié le 30 janvier 2019 par Ici-Radio-Canada Colombie-Britannique et Yukon

Une femme malvoyante de Victoria en a assez d’être constamment contrainte à prouver que son chien est bel et bien un chien-guide. Georgia Pike, une étudiante en quatrième année à l’Université de Victoria, en veut à la prolifération de faux chien de service qui, selon elle, mine la crédibilité des véritables chiens-guides.

La fréquence à laquelle les commerçants lui demandent de montrer les pièces d’identité de Grainger, son chien-guide, a atteint des sommets dernièrement, estime Georgia Pike.

Elle dit qu’il est possible qu’on lui demande plusieurs fois par jour de montrer l’une des pièces d’identification de Grainger ou des siennes, qui prouvent qu’elle est aveugle.

« On peut me le demander de plus en plus souvent, parfois dans des endroits que j’ai déjà fréquentés plus d’une vingtaine de fois », lance-t-elle. « Cela arrive à l’épicerie, au cinéma, dans des centres récréatifs. Une fois, différents gardiens de sécurité dans un centre commercial m’ont approché à plusieurs reprises lors de la même visite pour me demander des pièces d’identité ».

En plus de trouver ces demandes exaspérantes, l’étudiante estime qu’elles briment son indépendance durement acquise.

«Grâce à mon chien Grainger, je peux me déplacer seule et à mon aise, mais cette multiplication de demandes pour que je montre ses pièces d’identité me rappelle constamment que je suis différente.» -Georgia Pike

Un manque d’éducation populaire

Pour sa part, le directeur général de BC and Alberta Guide Dogs, William Thornton, trouve surprenant que Georgia Pike se fasse demander aussi souvent si son chien est réellement un chien guide.

Il croit toutefois que l’augmentation de chiens de service ou de chiens-guides qui n’en sont pas réellement nuit à la qualité de vie des personnes qui en ont besoin.

Récemment, deux personnes ont eu des ennuis avec des commerces de Vancouver qui les ont empêchés d’entrer avec leur chien-guide, relate William Thornton­.

« Dans ces cas, notre organisme fait ce qu’il peut pour éduquer les commerçants. S’il y a un incident qui nous a rapporté, nous allons voir le commerce en question et nous expliquons à ses employés la différence entre un “faux” chien de service et un vrai chien-guide », explique-t-il.

Car il y a beaucoup d’abus sur ce front, estime William Thornton, puisque les gens ont accès à de fausses vestes et à des pièces d’identité frauduleuses en ligne.

Puisque ces chiens ne sont pas entraînés à ces fins, ils peuvent mal se comporter, donnant une mauvaise réputation aux chiens-guide qui eux ont une formation extensive.

« Je veux que les personnes qui agissent de la sorte comprennent que c’est moi et des gens qui ont besoin de ces animaux qui écopent, en fin de compte », rappelle Georgia Pike.

Les contrevenants s’exposent à une amende allant jusqu’à 3000 $ en vertu de la Loi sur les chiens-guides et chiens de service de la Colombie-Britannique.

Un chien guide est considéré comme une extension de la personne et donc permis là où des animaux ne seraient pas permis.

Source : https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1150109/aveugle-malvoyante-chien-guide-victoria

5. McDonald’s Israël adopte la hi-tech pour aider les clients aveugles

Un article de Jean Klein publié le 26 janvier 2019 pour Israël Valley

McDonald’s en Israël équipera tous ses magasins d’une application de navigation vocale pour aider les clients aveugles ou potentiellement atteints de démence. Des capteurs placés dans tout le restaurant interagissent avec un tableau de bord central géré par l’établissement et avec le téléphone du client pour lire des instructions vocales personnalisées et fonctionne comme «  rampe pour aveugles ».

Le système utilisé a été conçu par RightHear, une startup israélienne lancée en 2015 et qui s’est installée aux États-Unis en août dernier. La technologie peut être ajoutée à la plupart des types de bâtiments publics, y compris les centres commerciaux, les universités, les aéroports, les supermarchés et les restaurants. Les clients téléchargent l’application gratuitement sur les appareils Apple et Android.

McDonald’s Israël, la plus grande chaîne d’Israël, est une entreprise privée qui exploite plus de 180 restaurants, dont une cinquantaine sont casher. C’est la première chaîne à mettre en œuvre une solution pour les stores à l’échelle du système et comme les restaurants McDonald’s d’Israël sont indépendants de la maison mère, il n’est pas certain que cette technologie s’étendra au réseau mondial de la chaîne. Néanmoins, l’adoption de cette application par une marque aussi connue pourrait inspirer d’autres entreprises à suivre son exemple et à adopter la technologie de Richter.

Richter a présenté sa technologie lors de la CSUN Assistive Technology Conference à San Diego en mars dernier et a enthousiasmé Stevie Wonder. L’application vise à résoudre les obstacles physiques pour les aveugles, plutôt que les obstacles à l’accès aux ordinateurs et à l’Internet dont on parle plus souvent.

Le système utilise de petits capteurs auto-alimentés, appelés points d’accessibilité physique, installés dans des endroits choisis du bâtiment, pour détecter les mouvements et qui déclenchent des instructions vocales.

Source : Restaurantdive & Israël Valley

Source : https://www.israelvalley.com/2019/01/mcdonalds-israel-adopte-hi-tech-aider-clients-aveugles/

6 . « Je n’ai pas besoin d’yeux pour m’occuper de mon bébé » affirme une femme aveugle »

Article de Felicia Essan publié le 23 janvier 2019 sur Afrikmag

Une femme aveugle du nom de Smangele Dhladhla qui vit à Soweto en Afrique du Sud, et qui a une petite fille âgée d’un an, a révélé lors d’une interview qu’elle n’avait pas besoin de ses yeux pour s’occuper de son bébé.

L’aveugle qui a baptisé sa fille ”Katekani”, ce qui signifie ”bénédiction”, a déclaré que le premier jour de sa visite à la clinique pour confirmer sa grossesse, on lui a demandé si elle avait été violée.

« Je suis aveugle mais je ne suis pas stupide. Il me faut des mains, des oreilles et un nez pour faire mon travail de mère », a déclaré Smangele.

«Je suis humaine aussi. J’ai des sentiments et j’ai un petit ami. Il est aussi aveugle. »

Smangele qui est une joueuse de goalball de l’équipe Western Gauteng de Roodepoort, un jeu spécialement conçu pour les athlètes malvoyants, a commencé à jouer il y a trois ans à la réserve.

Les joueurs s’affrontent par équipe de trois et tentent de lancer une balle contenant des cloches dans les filets de l’adversaire. Le ballon est lancé à la main et ne donnent jamais de coup de pied.

«Au début, je ne prenais pas ça au sérieux, mais j’ai ensuite fait des essais. Ils cherchaient des joueurs pour représenter l’Afrique du Sud aux Jeux paraplégiques. Je n’ai pas été sélectionnée mais l’entraîneur Phillip Williams a remarqué mes qualités de joueuse. »

Maintenant, je suis le capitaine de l’équipe et je joue au centre”, a-t-elle déclaré.

Source : https://www.afrikmag.com/je-nai-pas-besoin-dyeux-pour-moccuper-de-mon-bebe-affirme-une-femme-aveugle/

7. Proposition de casting pour jouer dans une série web

28 janvier 2019

Madame, Monsieur,

Dans le cas du développement d’une série web, dont le personnage principal est non-voyant, nous recherchons la personne qui pourra l’incarner. Cette proposition s’offre aux personnes malvoyantes ou non-voyantes ayant la volonté d’essayer une nouvelle expérience dans le jeu. La personne doit parler français, et il n’est pas nécessaire d’être comédien pour postuler.

Voici la description du rôle: Jeune homme francophone de 28 ans, devenu non-voyant à l’âge de 14 ans. Le comédien ne doit pas forcément avoir cet âge, mais doit paraître dans la fin vingtaine, début trentaine.

Ce projet sérieux souhaite mettre en avant l’histoire d’une personne avec une cécité, qui est très peu représentée dans nos médias traditionnels.

Si vous souhaitez en savoir plus, n’hésitez pas à m’envoyer un courriel, à l’adresse suivante : [email protected]

Je vous contacterai par téléphone afin de vous parler du projet.

En vous remerciant,

Cordialement,

Charles Menher

Producteur

514 803 0718

[email protected]

8. L’édition 2019 du Tournoi Invitation de Goalball de Montréal : une réussite retentissante. Une finale américaine chez les hommes

Montréal, le 29 janvier 2019. – L’équipe de l’Association sportive des aveugles du Québec est heureuse d’annoncer le succès de la dix-neuvième édition du Tournoi Invitation de Goalball de Montréal. Cette rencontre sportive, considérée comme l’une des plus importantes en Amérique du Nord, a réuni treize équipes nord-américaines qui se sont affrontées pour remporter le titre de meilleure équipe de l’année. 

Les grands honneurs de la compétition masculine sont allés à l’équipe californienne Crown qui a remporté l’or contre les Goon Squad du Delaware au compte de 9 à 5; pour sa part, l’Alberta a remporté en prolongation le bronze contre l’équipe de la Colombie-Britannique par la marque de 4 à 3.

Du côté féminin, c’est l’équipe de l’Ontario All Blacks qui repart avec le titre de championne après avoir défait l’équipe albertaine au compte de 10 à 4. Le bronze est allé à la Colombie-Britannique suite à sa victoire contre la Nouvelle-Écosse au compte de 7 à 2.

L’équipe masculine québécoise composée de Bruno Haché, Simon Tremblay et Rakibul Karim a terminé en 8e position. « Les gars ont très bien joué ensemble, la chimie était là entre eux, même dans la défaite. Étant blessés tous les trois, ils ont près de trois semaines pour récupérer avant de partir pour Détroit pour leur prochaine compétition », explique Nathalie Séguin, entraîneure en chef, le sourire aux lèvres.

 

L’Association sportive des aveugles du Québec, hôtesse de cette compétition, tient à remercier l’engagement d’une cinquantaine de bénévoles qui ont contribué à faire de cet événement une belle réussite : Arbitres, officiels mineurs (juges de but, chronométreurs, marqueurs), bénévoles à l’accueil et aux statistiques, chauffeurs, gens à la cuisine, shérif.

La présentation de l’édition 2019 du TIGM fut possible grâce à l’appui financier de nos généreux bailleurs de fonds et commanditaires : ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, Ville de Montréal, Physioactif Claude-Robillard, Pepsi Canada, Double Pizza, Hotel Espresso Montréal Centre-Ville/Downtown, les Jardins Dauphinais, Défi sportif, Dagwoods, Protection Incendie Idéal (Laval et Québec) et Location Légaré.

Classement final chez les hommes :
1e Crown (Californie)
2e Goon Squad (Delaware)
3e Alberta
4e Colombie-Britannique
5e Nouvelle-Écosse
6e DC Eagles (Washington DC)
7
e Titans (New Jersey)
8e Québec
9e All Blacks (Ontario)

Classement final chez les femmes :
1e
All Blacks (Ontario)
2e
Alberta
3e Colombie-Britannique
4
e Nouvelle-Écosse

Les meilleurs marqueurs de la compétition :
Chez les hommes :
Josh Wellborn (Crown) avec 42 buts en 7 parties.
Chez les femmes :
Emma Reinke (All Blacks) et Maryam Salehizadeh (Colombie-Britannique) ayant compté toutes deux 17 buts en 5 parties.

Les 34 parties de goalball disputées lors des deux jours et demi de compétition ont impressionné les spectateurs ainsi que les nouveaux bénévoles. Les statistiques complètes du tournoi sont disponibles à la page du Tournoi Invitation Goalball de Montréal 2019 (TIGM)

Source: Association sportive des aveugles du Québec

[email protected]

9. Liège, Belgique: un stage de ski pour les aveugles et malvoyants

Article de Nigel Battaglia publié le 31 janvier 2019

Depuis sa création, en 2005, Blind Challenge œuvre toute l’année pour organiser des activités sportives et de découvertes pour les déficients visuels. Par exemple, des marches, de l’escalade, de la planche à voile, ou même des voyages au bout du monde (au Népal, entre autres).

Pour ce stage de ski, la question que l’on se pose, c’est comment les moniteurs guident ces personnes handicapées de la vue ?

Le guidage se fait à la vue, pour les mal voyants, et à la voix, pour les non-voyants, comme l’explique Laurane Gazon, une liégeoise monitrice de l’activité: “Les personnes mal voyantes se mettent derrière le guide, qui porte un gilet de couleur flashy, soit rouge, soit orange, et il le suit. Il arrive aussi parfois que le moniteur et le skieur soient équipés d’un micro, pour pouvoir communiquer plus facilement. C’est aussi un moyen de rassurer les déficients visuels.”

Pour les aveugles, c’est différent. Les non-voyants, eux, se mettent devant le guide, qui n’est jamais très loin évidemment. Ce dernier l’oriente à la voix, et nous disposons de tout un jargon de guidage. Par exemple, pour commencer, on dit avant, avant, avant’. S’il faut tourner à droite, on lui dit ‘droite’. L’intonation déterminera la manière de prendre le virage. Pour un virage serré, on le dira de manière sèche, alors que pour un long virage, on allongera le mot.

Les personnes handicapées de la vue apprécient plus particulièrement le mot ‘libre’… “Quand on voit que la piste est dégagée, qu’il n’y a pas trop de monde ni de bosses ou de virages, on leur dit ‘libre’et ils savent alors qu’ils peuvent skier comme ils veulent. Nous restons toujours tout près pour pouvoir reprendre le guidage au cas où. Au mot halte, tout le monde s’arrête.

Mais il arrive parfois que les virages soient trop dangereux pour permettre au skieur de glisser seul devant. “Quand on passe dans des petits chemins, par exemple, alors on dit bâton droit’ ou ‘bâton gauche’. On saisit alors ledit bâton et nous glissons côte à côte, tout en indiquant des repères comme 10h’‘11h’, pour que la personne sache quelle amplitude prendre lors des tournants.Cela n’empêche pas les chutes… Ah ça, on tombe souvent (Rires). Mais la poudreuse ne fait jamais bien mal, et en général, on en rigole et ce sont des bons moments.” 

Ils seront très exactement 108 à s’élancer sur les pistes enneigées de Valloire, en France, pendant une semaine, déficients visuels, guides, et aspirants guides compris.

Source : https://www.rtbf.be/info/regions/liege/detail_liege-un-stage-de-ski-pour-les-aveugles-et-malvoyants?id=10133384

10. L’Autriche va tester le virage à droite au feu rouge

Article de l’agence France-Presse publié par TVA le 30 janvier 2019

L’Autriche va autoriser à titre de test les automobilistes à tourner à droite au feu rouge, une mesure destinée selon le gouvernement à fluidifier la circulation mais qui risque, selon l’opposition, de mettre en danger la sécurité des piétons.

Adoptée mercredi par le Parlement, la nouvelle réglementation prévoit que les usagers de la route pourront tourner à droite même lorsque le feu est rouge, aux carrefours équipés d’une signalisation adéquate.

L’opposition sociale-démocrate a dénoncé cette initiative, portée par le ministre des Transports Norbert Hofer, estimant qu’elle «ne prend pas en compte la sécurité des personnes handicapées et des enfants» qui emprunteront les passages piétons concernés.

Généralisé en Amérique du Nord, le virage à droite reste rare dans l’UE, à l’exception de certains pays d’Europe centrale. Autorisé dans l’ex-Allemagne de l’Est, il s’est répandu à l’Ouest après la réunification.

Le virage à droite gagne toutefois du terrain dans plusieurs pays pour les vélos, notamment en France où il a été adopté par des villes comme Paris ou Rennes (ouest).

M. Hofer avait lancé en août une expérimentation controversée portant à 140 km/h la vitesse maximale autorisée sur certaines sections d’autoroute. Il a évoqué la possibilité d’étendre cette mesure après une phase de test d’un an.

Source :

https://www.tvanouvelles.ca/2019/01/30/lautriche-va-tester-le-virage-a-droite-au-feu-rouge

11. Des déplacements hivernaux difficiles pour les personnes handicapées

Article de Marie-Christine Rioux publié le 26 janvier 2019

2019 sur Ici Radio-Canada Bas-St-Laurent

L’hiver peut créer un sentiment d’isolement chez certaines personnes handicapées. Les trottoirs mal déneigés et les lacunes du transport adapté limitent leurs déplacements.

Jean-François Quessy tente de vivre une vie normale, malgré la dystrophie musculaire qui l’oblige à se déplacer à l’aide d’un fauteuil roulant. Il a un emploi et il se passionne pour la musique et les jeux vidéo.

Le transport adapté permet au jeune homme de se déplacer en hiver, mais le service a ses limites.

Il aimerait notamment pouvoir sortir le soir avec ses amis, mais c’est impossible puisqu’il n’y a pas de transport adapté après minuit à Rimouski.

«C’est plate, c’est vraiment plate parce que, comme n’importe qui, tu as besoin de voir du monde. Tu as besoin de te sentir libre d’une certaine façon.»- Jean-François Quessy

Ses déplacements en transport adapté sont aussi limités par les retards fréquents et par les trajets qui impliquent de longs détours.

L’été, il peut contourner le problème en se déplaçant dans les rues avec son fauteuil roulant. Une option beaucoup plus difficile l’hiver.

Surtout l’hiver, ce sont les moments où je suis le plus isolé parce que ça m’empêche de sortir à cause de la neige. Surtout que nos fauteuils ne sont pas très adhérents dans la neige, on reste pris assez facilement, ajoute Jean-François Quessy.

Se déplacer l’hiver représente également un défi pour le président de l’Association des personnes handicapées visuelles du Bas-Saint-Laurent, Jimmy Turgeon Carrier, qui vit avec un champ de vision rétréci.

Son chien-guide Matrice lui vient en aide pour contourner les ourlets de neige, mais le défi reste de taille.

C’est sûr qu’avec un chien ou une canne, le chien va arrêter, donc il faut que j’observe ou sente avec mes pieds, mon corps, ce qui se passe. Le chien essaye de trouver une place pour contourner l’obstacle, mais des fois, ce n’est pas trop évident, précise Jimmy Turgeon Carrier.

Pas de fonds supplémentaires pour le transport adapté

Le maire de Rimouski, Marc Parent, assure que la Ville multiplie les efforts pour déneiger les trottoirs.

Selon lui, la Ville planche sur des améliorations à apporter au transport collectif.

On est conscients qu’il y a des problématiques dans certains cas de trajets où on part du point A pour aller au point B pour revenir au point C. Ça, on veut autant que possible l’éliminer. On travaille sur ça , soutient Marc Parent.

Le maire ne s’engage toutefois pas à investir davantage dans le transport collectif.

Il faut également être conscient qu’il y a des limites aux sommes qui peuvent être investies dans ça. –Marc Parent, maire de Rimouski

Le transport adapté représente la moitié du budget du transport collectif de la Ville de Rimouski.

D’après le reportage d’Ariane Perron-Langlois

Source : https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1149227/transport-hiver-neige-personnes-handicapees-rimouski

12- Loto-Québec : Programme de stages d’été et bourses d’étude pour étudiants et étudiantes handicapés ou handicapées

Présentation:

Joignez une équipe gagnante!

Le programme s’adresse aux étudiants de niveau collégial et universitaire ayant des limitations fonctionnelles significatives et persistantes. Il comprend deux volets :

Volet 1 : Stages d’été

Volet 2 : Bourses d’études

Loto-Québec et ses filiales offrent une possibilité de 8 stages d’été rémunérés associés à 8 bourses d’études.

Fonctions:

Le programme permet aux étudiants :

d’acquérir une expérience de travail dans un domaine lié à leurs intérêts en travaillant 12 semaines (ou l’équivalent) dans un milieu stimulant;

de bénéficier d’une bourse d’études.

Le programme permet à l’organisation :

de favoriser la diversité de la main-d’œuvre au sein de la Société.

Exigences essentielles:

Volet 1 – Stages d’été

Les candidats doivent :

être atteints d’une limitation fonctionnelle significative et persistante reconnue par un médecin;

être légalement autorisés à travailler au Canada;

être reconnus, par une institution scolaire, comme étant étudiant à temps plein pour les sessions précédente et subséquente au stage*, dans un programme d’études collégial ou universitaire, reconnu et connexe aux activités de Loto-Québec;

avoir rempli leur dossier de candidature sur le site Carrières de Loto-Québec durant la période d’ouverture du concours;

avoir soumis toutes les pièces justificatives requises.

*Loto-Québec se réserve le droit de considérer les candidats finissants également. Ceux-ci ne seront toutefois pas admissibles à la bourse.

 

Volet 2 – Bourses d’études

Le stagiaire doit :

avoir complété son stage;

poursuivre ses études à temps plein pour les sessions d’automne et d’hiver subséquentes au stage.

Documents à joindre lorsque vous soumettez votre candidature :

Une lettre de présentation;

Un curriculum vitae.

Conditions particulières:

Taux horaire sera majoré de 11,12% pour compenser l’absence de certains avantages sociaux

Stagiaire été 2019

Les stages peuvent avoir lieu à n’importe quel établissement de Loto-Québec, soit à Montréal, à Laval, à Mont-Tremblant, à Charlevoix, à Gatineau, à Québec ou à Trois-Rivières.

Conformément à la politique de la Société en matière de sécurité, l’obtention de cet emploi est conditionnelle aux vérifications de sécurité effectuées par l’employeur. Veuillez noter que nous ne communiquerons qu’avec les personnes sélectionnées pour une entrevue.

Soucieuses de pouvoir compter sur une main-d’œuvre diversifiée et représentative de la société québécoise, Loto-Québec et ses filiales souscrivent à un programme d’accès à l’égalité en emploi et invitent les femmes, les Autochtones, les personnes handicapées ainsi que les minorités visibles et ethniques à poser leur candidature.

No de concours: L18G-480-00-02181

No de requête:02181

Début de l’affichage:29-01-2019

Fin de l’affichage:31-03-2019

Organisation: LOTO-QUÉBEC

Ville: MONTRÉAL

Statut de l’employé: OCCASIONNEL / SURNUMÉRAIRE

Durée du contrat:

Horaire: TEMPS PLEIN / VARIABLE

Type de rémunération: HORAIRE

Salaire minimum:13,16

Salaire maximum:20,74

Nombre d’heures par semaine: VARIABLE

Période de travail: JOUR

Si cet emploi vous intéresse, nous vous invitons à déposer votre candidature, avant la date limite, en visitant la section Carrières de notre site : www.lotoquebec.com/carrieres

Source : Ressources humaines (LQ) [email protected] 29 janvier 2019

Message transféré par Jérôme Plante, Agent de promotion et d’information au RAAQ

13. Les proches aidants auprès des personnes handicapées

Article de Pauline Couture ,Directrice générale du GAPHRSM, publié le 29 janvier 2019 sur le Courrier du Sud

L’opinion populaire associe souvent les proches aidants aux personnes agées. Saviez-vous que les personnes handicapées de tous âges ont aussi besoin d’aide humaine pour la réalisation de leurs activités?

Leurs besoins ne se limitent pas aux soins personnels ou aux activités de la vie courante. Dans plusieurs cas, et souvent sur une longue période de vie, elles ont besoin d’aide et d’accompagnement pour assurer leur pleine participation sociale.

Un proche aidant, c’est une personne de l’entourage qui apporte un soutien significatif, continu ou occasionnel, à une personne ayant une incapacité. Il peut s’agir d’un membre de la famille, d’un conjoint ou d’un ami. Être proche aidant est un rôle volontaire, exercé dans un contexte de libre choix éclairé et l’aidant doit avoir la possibilité de réévaluer en tout temps la nature et l’ampleur de son engagement.

Nous constatons depuis plusieurs années que le réseau de la santé et des services sociaux (RSSS) considère de facto la famille comme proche aidant pour diminuer ainsi le nombre d’heures de services publics.

Certes, l’aide des familles et des proches s’avère indispensable pour permettre aux personnes handicapées de s’épanouir et de participer socialement. Cependant, les rôles des membres de la famille ne doivent jamais être confondus avec ceux des proches aidants. Ils sont distincts et doivent le demeurer.

Les parents tiennent à faire savoir « qu’ils sont les pères et les mères, depuis la naissance et jusqu’à la fin de vie ». On doit donc prendre en compte leurs capacités et leurs responsabilités familiales, sociales et professionnelles.

Afin de préserver leur contribution et maintenir leur équilibre personnel et familial, le soutien à la famille et aux aidants est essentiel, puisque le soutien requis s’étend sur de longues années comparativement au soutien auprès des personnes âgées.

L’aide du RSSS doit par contre être encadrée afin que les aidants reçoivent des services appropriés pour compenser le stress, la fatigue physique et morale, l’usure prématurée occasionnés par les besoins particuliers d’un enfant ou d’un adulte handicapé.

Source :

https://www.lecourrierdusud.ca/opinion/les-proches-aidants-aupres-des-personnes-handicapees/