Accessibilité
Bâtir ensemble un quotidien accessible!

Écho du RAAMM pour la période du 24 au 30 septembre

Voici le contenu de l’Écho du RAAMM pour la période du 24 au 30 septembre 2018.

Prenez connaissance des dernières actualités du RAAMM, des communiqués de nos partenaires et d’articles portant sur la déficience visuelle publiés dans les médias.
Sommaire

1. Le RAAMM vous invite au Brunch-conférence «Comprendre le racisme systémique »

Date : mardi 2 octobre, de 10 h à 12h

Si le racisme est moralement et politiquement inacceptable, il n’en demeure pas moins un phénomène qui a un certain ancrage dans nos sociétés plurielles. Le racisme se manifeste de plusieurs façons, à divers niveaux et dans divers domaines. Il structure, oriente et transforme les relations, les pratiques, les discours et les institutions. Dans le cadre de ce brunch-conférence, la Table de concertation contre le racisme systémique (TCRS) souhaite mettre en lumière les effets du racisme systémique au quotidien et suggérer des pistes d’action et d’intervention qui rendront son fonctionnement moins effectif.

Animatrice : Safa Chebbi, membre du conseil d’administration de la TCRS

Coût : 9 $

Où : Au RAAMM, dans la salle Berthe-Rhéaume (5225, rue Berri, local 100), à proximité de la station de métro Laurier.

Date limite d’inscription : vendredi 28 septembre

La participation de 15 personnes minimum est requise pour la tenue de cette activité.

Veuillez vous inscrire auprès d’Anna Gluhenicaia au 514-277-4401, poste 111, ou par courriel à [email protected] .

2. Dossier réglé! Trottoir de la rue Brébeuf – accessibilité/sécurité

Un texte de l’Ombudsman de la Ville de Montréal publié sur Facebook le 14 septembre 2018

En 2015, le Regroupement des aveugles et amblyopes du Montréal métropolitain – RAAMM) et le Regroupement des activistes pour l’inclusion au Québec (RAPLIQ) sollicitent l’intervention de l’OdM : ils se plaignent du récent réaménagement du trottoir qui borde la piste cyclable de la rue de Brébeuf, le long du parc Laurier, dans l’arrondissement Le Plateau Mont-Royal.

Ce trottoir a été remplacé par un aménagement beaucoup plus étroit. Les fauteuils roulants ne peuvent plus y circuler – la sécurité des piétons qui se déplacent sur cette bande inquiète également, surtout s’il s’agit de personne ayant des limitations visuelles ou d’une autre nature.

Que révèle notre enquête?

Ce réaménagement découle d’un projet visant à améliorer la sécurité de la piste cyclable de la rue Brébeuf, le long du parc Laurier. Le trottoir, qui avait une largeur de 1,6 mètre, a été remplacé par une bande de ciment de 0,7 mètre de large. Ce réaménagement n’est pas celui qui était initialement prévu.

Le projet initial prévoyait le maintien du trottoir existant; l’élargissement de la piste cyclable et l’ajout d’un mail séparateur entre la piste cyclable et la rue devaient se faire dans la chaussée. Des espaces de stationnement sur rue devaient être retirés. Avant le début des travaux, des élus ont, toutefois, insisté pour que les espaces de stationnement soient conservés.

Le concept d’aménagement a dû être revu : la piste a été élargie en empiétant dans le trottoir, qui a été démoli et remplacé par une bande de 0,7 mètre.

Les normes d’aménagement habituelles de la Ville prévoient qu’un trottoir doit avoir une largeur minimum de 1,5 mètre (elle est généralement de 1,7 mètre) et que la largeur normale d’une bordure est de 0,2 mètre. Le nouvel aménagement n’apparaît donc pas conforme.

Nos nombreuses visites confirment que cet aménagement ne respecte pas les engagements de la Ville de Montréal énoncés dans sa #Politiquemunicipale d’#accessibilitéuniverselle et dans la #Chartemontréalaise des #droits et responsabilités (accessibilité universelle et sécurité des aménagements).

Cette situation est d’autant plus problématique que ce trottoir mène à la piscine Sir-Wilfrid-Laurier qui a été réaménagée il y a quelques années par la Ville de Montréal pour la rendre accessible aux personnes à mobilité réduite.

Nous constatons également que de nombreux piétons continuent de marcher sur cette bande étroite, y compris des parents avec des poussettes ainsi que des enfants. Ces piétons se trouvent alors très près des cyclistes qui circulent souvent à une bonne vitesse. Cette situation nous inquiète du point de vue de la sécurité.

Nos commentaires sont accueillis favorablement. Les services responsables développent des scénarios alternatifs. Nous discutons avec eux de leurs avantages et inconvénients respectifs.

Un heureux dénouement

Ville de Montréal nous a récemment confirmé que ce trottoir sera réaménagé pour le rendre conforme aux normes habituelles.

Le scénario retenu assurera l’accessibilité universelle et la sécurité des lieux. De plus, il n’aura pas d’impact sur la végétation présente dans le parc, car l’élargissement sera réalisé du côté de la piste cyclable et de la rue.

Vu les longs délais déjà écoulés, nous soulignons l’importance de réaliser ces travaux rapidement. Une réalisation en 2018 est toutefois irréaliste puisque la Ville de Montréal doit finaliser les plans et devis et procéder aux appels d’offres et à l’octroi de contrats.

La Ville de Montréal nous confirme que son orientation actuelle vise à compléter ce projet en 2019. Nous sommes confiants que tout sera mis en œuvre à cette fin. Nous ferons un suivi en 2019.

Source :

http://www.facebook.com/OmbudsmanMontreal/posts/1821307974618061?__tn__=K-R

3. Lever les obstacles : Pour une réelle participation sociale

Article de Pauline Couture, Directrice générale du GAPHRSM, paru dans Le Courrier du Sud le 18 septembre 2018

Notre projet de société est inclusif et fondé sur l’assurance de l’exercice des droits de la personne, cependant nous constatons encore trop fréquemment que les personnes qui vivent avec des limitations fonctionnelles et incapacités rencontrent quotidiennement des obstacles dans leur milieu de vie et dans leur environnement tels : les préjugés, le manque d’aide ou de ressources, l’absence d’accessibilité du domicile ou de l’école, l’accès à un emploi, la difficulté de se procurer de l’information ou se déplacer. Ces obstacles limitent la réalisation de leurs habitudes de vie et leur pleine participation sociale

Les habitudes de vie ce sont toutes les activités courantes comme, se loger, se nourrir, se divertir, se réaliser. Une pleine participation sociale c’est exercer un rôle social valorisé. C’est pouvoir s’exprimer, être entendu, se déplacer, avoir une vie sociale et affective et assurer son épanouissement dans sa communauté tout au long de son existence.

Lorsque qu’une personne est confrontée à divers obstacles elle se retrouve alors en situation de handicap. Lorsque qu’obstacle est levé, la personne n’est plus en situation de handicap.

La qualité de la participation sociale dépend des choix et des possibilités offertes.

La qualité et la réalisation des habitudes de vie s’apprécient sur une échelle allant de la situation de participation sociale optimale à la situation de handicap complète.

Pour offrir les possibilités et les occasions réelles de réalisation des habitudes de vie, les obstacles doivent être levés pour permettre aux personnes de réaliser leur projet de vie, dans le milieu de leur choix, en fonction de leurs attentes, sans discrimination ni privilège.

Nos défis et enjeux  comme société inclusive, ouverte à la participation sociale et à l’égalité des minorités, c’est reconnaitre la diversité des personnes ayant des incapacités et la diversité de réponses et de moyens pour répondre à leurs attentes; c’est mettre en place programmes, des services, des accommodements.

Éliminer ou réduire les obstacles au profit des personnes ayant des incapacités et à leur famille c’est aussi améliorer les conditions de vie à nos concitoyens en général.

www.gaphrsm.ca

Source : http://www.lecourrierdusud.ca/archives/18-septembre-2018-le-courrier-du-sud/

4. Gala de Longueuil – L’excellence d’ici, édition 2019 – Appel de mises en candidature : citoyens d’exception recherchés

Publié par la Ville de Longueuil le 13 septembre 2018

La Ville de Longueuil lance aujourd’hui l’appel de mises en candidature de la 2e édition du Gala de Longueuil – L’excellence d’ici. Le Gala, événement d’envergure mis sur pied par la Ville dans le but de mettre en lumière le talent et le dévouement de citoyens d’exception, aura lieu le mercredi 30 janvier 2019 au Théâtre de la Ville.

« Notre ville regorge de citoyens d’exception qui œuvrent souvent dans l’ombre, mais qui font une différence dans notre quotidien. Ils ont à cœur le mieux-être de notre communauté. Le Gala de Longueuil – L’excellence d’ici qui se déroulera en janvier prochain sera le moment idéal pour honorer leur talent, leur engagement et leur implication. C’est avec enthousiasme que j’invite la population à soumettre une candidature », a mentionné la mairesse de Longueuil, Sylvie Parent.

Mariève Beaudoin-Sullivan a tenu à partager son expérience à titre de lauréate du Prix citoyen d’exception dans la catégorie Bénévole d’honneur 2016 : « Avec ce prix, non seulement les gens auprès desquels je me suis impliquée m’ont remerciée, mais aussi ma ville. C’est ce qui m’a le plus touchée et cela a fait une différence dans ma vie personnelle. Nous ne faisons pas du bénévolat pour être reconnu, car croyez-moi, je n’en ferais pas, mais de se faire dire merci pour tout, c’est grandiose! J’encourage fortement les citoyens et organismes à déposer des candidatures pour le prochain Gala de Longueuil – L’excellence d’ici et à le faire en grand nombre ».

Du 13 septembre au 21 octobre inclusivement, les citoyens sont invités à déposer leur candidature, celle d’une autre personne, d’une entreprise ou d’un organisme, dans l’une des catégories suivantes :

Prix Ambassadeur (3 prix)

Reconnaissance de l’excellence et de l’originalité d’un projet ou des actions d’un citoyen ou d’un organisme ayant contribué au rayonnement de Longueuil sur la scène régionale, nationale ou internationale. Un prix par catégorie :

  • Culture
  • Sports et saines habitudes de vie
  • Vie communautaire

Prix Avenir (1 prix)

Reconnaissance du travail d’un citoyen âgé de 25 ans et moins qui se démarque par la qualité de sa production artistique, de ses performances sportives ou de son implication dans la collectivité.

Prix Bâtisseur en développement durable (1 prix)

Reconnaissance des efforts d’un citoyen, d’un organisme, d’une entreprise ou d’une institution d’enseignement en développement durable.

Prix Citoyen d’exception (3 prix)

Reconnaissance d’un citoyen qui se démarque par son engagement dans la collectivité en faveur d’une cause ou d’un projet dans le but d’améliorer la qualité de vie des citoyens. Un prix par catégorie :

  • Aide à la personne – Nouveau!
  • Bénévoles d’honneur
  • Sécurité publique – Nouveau!

Prix Mélanie-Boucher – Nouveau!

Reconnaissance de l’apport d’un citoyen faisant preuve d’un engagement exemplaire ayant un impact sur la participation sociale des personnes handicapées à Longueuil.

Prix Pauline-Gill (1 prix)

Concours national qui a pour but de reconnaître et de faire connaître les plus belles plumes québécoises et d’honorer notre belle langue française par des mots qui nourrissent notre fierté et dévoilent les talents des gens de chez nous.

L’identité des finalistes sera dévoilée le mercredi 28 novembre prochain. Nous connaîtrons alors les noms de celles et ceux en lice pour recevoir les trophées conçus par l’artiste longueuilloise, Christiane Charpentier.

Source : http://www.longueuil.quebec/fr/communiques/2018/gala-excellence-edition-2019-appel-mises-candidature-citoyens-exception-recherches

5. Un chercheur de l’Institut Nazareth et Louis-Braille primé

Publié le 14 septembre 2018

Walter Wittich, responsable du site de la recherche à l’Institut Nazareth et Louis-Braille, a remporté le Envision Award 2018 pour son engagement en recherche sur la basse vision et la réadaptation visuelle. Il est le deuxième Canadien dans l’histoire à recevoir cette distinction.

Le prix lui a été décerné en août dernier à Wichita, au Kansas, par un jury international composé d’experts œuvrant dans cette discipline.

Walter Wittich, qui est également professeur adjoint à l’École d’optométrie de l’Université de Montréal, est détenteur d’une maîtrise en psychologie et d’un doctorat en neurosciences. Il est devenu en 2012 le tout premier thérapeute certifié en basse vision au Québec, titre décerné par l’Academy for Certification of Vision Rehabilitation & Education Professionals.

Walter Wittich étudie depuis longtemps les pertes de vision liées à l’âge et à l’utilisation d’aides techniques susceptibles d’améliorer la qualité de vie de ces personnes. Ces dernières années, ses études ont porté tout particulièrement sur la réadaptation des personnes atteintes d’une double déficience visuelle et auditive.

En recevant son prix, le chercheur qui œuvre aussi au Centre de recherche interdisciplinaire en réadaptation du Montréal métropolitain MAB-Mackay (rattaché au CIUSSS du Centre-Ouest-de-l’île-de-Montréal) a loué le travail de son équipe et la collaboration des centres de réadaptation oeuvrant en déficience visuelle essentielle dans ses travaux.

Le site de recherche de l’INLB est une constituante du CRIR : Centre de recherche interdisciplinaire en réadaptation du Montréal Métropolitain.

Source : Nouvelles-Vision : infolettre de la recherche et de l’innovation de l’INLB, 14 septembre 2018

6. Hommage aux malvoyants par une auteure

Publié par Alexis Gohier-Drolet dans le Courrier Laval le 14 septembre 2018

Avec son troisième projet solo, Au secours! Je perds la vue!, l’auteure Martine Bisson Rodriguez espère encourager les jeunes en situation d’handicap à aller chercher les ressources pour s’épanouir.

Ce livre est le résultat de son parcours d’éducatrice spécialisée et d’une rencontre avec deux aveugles il y a près de 50 ans. La résilience de ces jeunes l’avait profondément marquée, alors qu’elle avait à peine 16 ans. Ce projet n’a jamais quitté le fond de ses pensées depuis.

C’est pourtant à l’âge de 65 ans qu’elle publie ce roman, arrivé en librairie le 5 septembre, qui rend hommage aux enfants souffrant d’un désavantage.

Résumé

Les lecteurs feront la rencontre de Léo, athlète étoile de volley-ball à son école. Face à des problèmes de vision qui affectent ses performances sportives, Léo apprendra à retrouver l’espoir, aidé par son entourage et son chien-guide, Défi.

«Je souhaite que tous les enfants qui connaissent des gens en situation d’handicap comprennent que tout le monde a quelque chose à partager, a expliqué l’écrivaine. Il faut les accepter comme ils sont.»

Intervention

L’auteure de Laval-des-Rapides s’est spécialisée en littérature jeunesse. Cela allait de soi pour celle qui a travaillé avec des délinquants de nombreuses années.

Elle a d’abord publié un recueil de pièces de théâtre pour les jeunes.

Pour donner des conseils à ceux qui veulent arrêter l’intimidation, la deuxième création de Martine Bisson Rodriguez, Pierre déménage, explorait l’univers parfois cruel de la cour d’école.

Source : http://courrierlaval.com/hommage-aux-malvoyants-par-une-auteure/

7. France-Malvoyante et persécutée, cette habitante de Normandie témoigne

Article d’Amine-El-Hasnaouy publié le 20 septembre 2018 sur Le Perche de Normandie

Malvoyante suite à une opération de la cataracte, Chrystelle Ridoux, 47 ans, fait face tous les jours à des personnes malintentionnées qui la persécutent. Elle raconte.

Deux hommes à l’entrée de ce magasin à Saint-Martin-du-Vieux-Bellême (Orne) tournent la tête. Pendant qu’ils continuent de discuter, ils regardent cette dame au pas hésitant, précédée d’un chien qu’elle tient en laisse.

A l’intérieur, une dame lui sourit. Dans les rayons, les chariots ralentissent, s’arrêtent et la laisse passer.

La Percheronne n’avait pas remis les pieds dans ce supermarché depuis plus d’un an – « J’avais peur, dit-elle. J’ai encore peur. » La faute à un épisode malheureux qui l’a traumatisée. Une cliente trouvait scandaleux qu’elle fasse ses courses avec un chien.

« Une personne du magasin lui a pourtant dit que j’étais avec un chien guide d’aveugle. »

Plus tard, une autre l’a brutalement bousculée. Et personne n’est venu à son secours. Depuis, elle a décidé de ne plus retourner dans ce magasin. C’était en juillet 2017.

La quadragénaire – elle est âgée de 47 ans – veut jouir de la vie. Veut vivre comme tout le monde. Des souffrances, elle en a connu.

Tombée dans la cécité

Opérée de la cataracte en 2000, elle perd la vue – elle ne donnera pas le nom de l’hôpital où elle a été opérée. Et tombe dans la cécité.

La rencontre avec le Dr Becquet changera sa vie. Après lui avoir annoncé qu’elle ne retrouverait jamais la vue, le chirurgien lui pose une prothèse à l’œil gauche.

« Il a ensuite sauvé 10 % de mon œil droit. Le Dr Becquet a fait un travail fabuleux. »

Le spécialiste n’y croyait pourtant pas.

« Grâce à lui, je ne suis pas totalement dans le noir. »

Chrystelle voit comme un puzzle. « C’est tout petit, décrit-elle. C’est comme si je regardais dans le chas d’une aiguille à coudre. »

« Pour une personne normale, c’est très, très peu. Pour moi, c’est beaucoup. »

Sept ans enfermée chez elle

Pour garder ces 10 % de vision, la Percheronne doit énormément travailler :

« Je fais des séances d’orthoptie pour muscler mon œil et ne pas perdre ce peu de vision qui me reste. »

Malvoyante, elle ne se fait pas à sa nouvelle vie. Elle reste sept ans et demi chez elle. Enfermée. Sans pouvoir bouger, sans pouvoir parler, sans pouvoir rire. « Quand on perd la vue, on rentre dans un phénomène psychologique horrible. »

« J’attendais la mort. J’avais perdu le goût des choses. »

Le « fameux » Dr Becquet lui a sauvé la vie une deuxième fois : il s’est demandé pourquoi on ne s’occupait pas d’elle.

« En 2008, il m’a proposé de me rendre au CRBV (Centre régional de basse vision) à Angers, dans le Maine-et-Loire. » 

Là-bas, c’était très dur pour eux et pour moi. Il a fallu que je me batte. Les éducateurs ne croyaient pas que j’allais m’en sortir. Il a fallu que je me fasse violence. »

« Quand on vous met une canne dans votre main, la première fois, vous la rejetez.»

« Au bout de trois séances d’une heure et demie de locomotion, j’ai pris cette canne.» « J’en ai versé des larmes. J’ai tant pleuré. »

Chrystelle Ridoux a réussi à prendre cette canne. « On m’a ensuite appris à marcher. Puis, à entendre. »

« J’ai rencontré un orthoptiste qui m’a appris à voir. Avec le peu de vision que j’ai, j’ai appris à voir. C’est lui qui m’a appris avec de très nombreuses séances. »

« Des maux de tête, j’en ai eu. » Mais elle n’a jamais lâché. Elle s’est accrochée.

La première fois qu’elle est sortie seule, avec sa canne, elle a ressenti quelque chose qu’elle ne peut pas expliquer. « C’était un vrai bonheur. Je me suis sentie libre. Libre d’avoir appris à marcher. »

Mésaventures

Elle doit rester sur des parcours connus – aller chercher du pain, se rendre chez le coiffeur ou le pharmacien… -, mais c’était tellement inespéré qu’elle s’en contente.

Malheureusement, sur son chemin, elle croise des gens « pas très sympathiques » qui mettent leur pied sur sa canne. Qui lui attrapent le bras.

Deux femmes se sont arrêtées en voiture pour lui dire qu’elle devait se ranger dans le fossé. « Une autre m’a dit que ma place était dans un centre. »

« Quand je me cogne, il y en a qui rigolent. »

« J’ai eu très peur. Je ne comprends pas pourquoi ils font ça. Pourquoi ils se comportent de cette manière. »

« Les seuls gens qui m’aident viennent de l’extérieur (des Parisiens ou des étrangers) ou sont sensibles au handicap. »

Pendant des mois, elle est restée chez elle car elle était effrayée par ce qui lui était arrivé.

Fierté

Contrairement aux idées reçues, ce ne sont pas les jeunes qui la persécutent. Chrystelle s’empresse de raconter l’histoire de ces deux garçons qui lui sont venus en aide.

« Deux garçons me suivant sur le trottoir. Ils devaient rouler en skateboard. Arrivée à un passage piéton, je me suis arrêtée. L’un des garçons s’est rapproché de moi et m’a proposé de m’aider à traverser la route. »

Sa voix est chaleureuse, son visage s’éclaircit, devient radieux :

« J’ai eu chaud au cœur. J’espère que les parents de ce petit garçon liront le journal parce qu’ils peuvent être fiers de leur enfant. »

Sa déficience visuelle, son handicap, ne l’empêchent pas d’être une femme avant tout. « Des gens dans la rue me reprochent de me maquiller. Je les entends dire qu’une aveugle n’a pas à le faire. »

Si elle préfère en rire, elle en a pourtant pleuré par le passé.

En juillet 2017, elle acquiert un chien guide d’aveugle, une femelle : Liège.

« J’ai toujours eu des chiens et j’en avais marre de la canne. Avec un chien, je me sens peut-être plus en sécurité. »

Il lui indique tout.

En toute quiétude

« Je me suis sentie encore plus libre. Et avec mon chien, je peux aller dans des endroits encore plus inconnus. Se perdre peut être anxiogène mais je n’ai pas peur. J’ai une entière confiance en mon chien. »

Aujourd’hui, Chrystelle a envie de parler « pour les gens à qui ces mésaventures arrivent et qui ne peuvent pas s’exprimer ». Et leur dire qu’ils « doivent sortir de chez eux, quel que soit leur handicap ».

Après avoir circulé dans les allées du magasin, nous prenons la direction des caisses. Une dame bienveillante nous laisse passer. Chrystelle retrouve le sourire. Se décontracte. A coup sûr, elle retournera faire ses courses. En toute quiétude, espère-t-elle.

Source : http://actu.fr/normandie/saint-martin-du-vieux-belleme_61426/malvoyante-persecutee-temoigne-perche-orne_18646609.html

8. Des chiens guides qui changent les perceptions

Article de Michel Thibault publié dans Le reflet le 19 septembre 2018

«C’est une merveille, c’est extraordinaire !», dit Karine Desroches en parlant de son chien guide Criquet. «Prononcez Criquette comme dans l’Amour a ses raisons», précise la femme de Châteauguay non-voyante.

Son conjoint Bruno Fauteux également aveugle et maître d’un Labernois de Mira approuve. «Nakota, c’est ma meilleure amie, confie-t-il. Elle est toujours de bonne humeur. Quand mon moral est plus bas, elle m’aide à reprendre du poil de la bête, si je peux m’exprimer ainsi.»

En plus de leur offrir réconfort et soutien dans leurs déplacements, les chiens guides changent le regard des autres sur eux, soulignent M. Fauteux et Mme Desroches.

«Avec une canne, les gens nous prennent un peu en pitié. Avec le chien, ils vont dire wow, vous êtes beaux. La communication n’est pas la même. Ça favorise le dialogue avec les autres. Ça amène des contacts humains», témoigne l’homme.

«L’approche n’est pas la même. Peut-être que les gens sont plus gênés, plus réservés quand on se déplace avec une canne», note sa compagne.

Troquer la tige blanche pour un chien représente un grand défi. Humain et animal arrivent à déambuler ensemble de manière sécuritaire au bout d’un long chemin. «Ils ne nous pitchent pas ça dans les bras et débrouille-toi !» assure Mme Desroches. Comment ça fonctionne ?

Fondée par Éric St-Pierre en 1981, Mira effectue des croisements depuis plusieurs années pour obtenir des chiens disposant des caractéristiques voulues pour devenir guides, assister des personnes handicapées ou épauler des autistes.

Nakota et Criquet sont nées de femelles reproductrices avec lesquelles elles ont passé les huit premières semaines de leur vie, jusqu’au sevrage. Suivant le processus habituel, elles ont été confiées à des familles d’accueil chargées de les socialiser. «Elles doivent être amenées dans des lieux publics pour se familiariser avec l’environnement où circuleront leurs maîtres», indique M. Fauteux.

«Il faut les habituer au bruit, aux gens. Il ne faut pas que le chien soit agressif avec les humains», informe Mme Desroches. Les familles sont coachées par Mira.

Après 10 ou 11 mois, l’organisme fait passer une série de tests aux recrues, voir comment elles réagissent à côté d’un tracteur, un autre chien ou un chat, par exemple. Pour passer la barre, le prospect doit rester calme et ne pas se laisser distraire.

Si le chien réussit, il retourne en famille d’accueil jusqu’à l’âge de 13 ou 14 mois. Il sera ensuite éduqué chez Mira. «Ça prend six mois former un chien guide», souligne Bruno Fauteux.

Le chemin de l’humain

Les personnes aveugles doivent faire une demande de chien guide par l’entremise de l’Institut Nazareth et Louis-Braille à Longueuil. «Ça peut prendre de un à trois ans», note M. Fauteux. Une fois la requête acceptée, les intervenants de l’Institut préparent les bénéficiaires au changement, qui est majeur. «Avec la canne blanche, c’est très tactile. On fait une lecture de l’environnement qu’on n’a pas avec le chien», fait part M. Fauteux. «Il faut apprendre à s’orienter juste avec l’écoute. Ça prend beaucoup de concentration», détaille Mme Desroches.

Le couple explique que «l’oreille est comme un radar» et qu’en étant attentif il est possible de percevoir si on marche droit sur le trottoir en écoutant le trafic. «On a quand même des repères. Des bruits nous permettent de nous dire, on est rendus à tel endroit», observe le maître de Nakota.

La formation à l’Institut dure six à huit mois. Quelques semaines plus tard, les gens font un séjour fermé de quatre à cinq semaines chez Mira pour voir si un jumelage est possible.

Premiers pas en tandem

Dans l’affirmative, nouvel apprentissage avec les intervenant de Mira. «On fait nos premiers pas avec un faux chien. Il faut détecter quand il dévie. Un vrai chien peut dévier tranquillement de sa trajectoire», observe la dame.

Elle et son conjoint soulignent que c’est toujours eux qui mènent le chien et non l’inverse, même quand il s’agit de traverser à une intersection. «Un chien ne voit pas les couleurs. C’est nous qui décidons quand passer en se fiant aux sons», clarifie M. Fauteux.

Les duos effectuent leurs premières promenades autour du chenil de Mira. Puis ils élargissent leurs horizons. Ils vont déambuler avec les entraineurs dans des milieux urbains, notamment à Saint-Hyacinthe où se trouvent une série d’escaliers. «C’est très important de voir comment le chien se comporte devant un escalier», souligne Bruno Fauteux.

 À la maison

Une fois le programme chez Mira complété, maître et compagnon à quatre pattes rentrent à la maison. Un intervenant de l’organisme les accompagne pendant une demi-journée pour les aider à apprivoiser leur nouveau mode de déplacement dans l’environnement. Mira effectue aussi un suivi régulier et répond aux demandes d’assistance.

«Quand on dit que ça coûte environ 35 000 $ former un chien, c’est tout ça», constate M. Fauteux. 

Bénévoles

Reconnaissant envers la Fondation Mira, le couple fait régulièrement du bénévolat pour l’organisme, notamment en recueillant des dons dans des lieux publics. Depuis 1981, Mira a donné 3000 chiens guides et d’assistance.

Ne pas caresser

Le harnais d’un chien guide porte une affichette indiquant une interdiction de le caresser. «Pourquoi ? Il est méchant ?» demandent certains. Ce n’est pas la raison. Il est interdit de flatter un chien sous harnais parce que le geste le portera ensuite à aller vers les gens. «Par la suite, le simple regard de quelqu’un pourra l’attirer. Si notre chien va voir une personne, ça peut être très dangereux pour nous. C’est une question de sécurité», explique Bruno Fauteux.

En général, les gens respectent la consigne. «Mais il y a des gens qui ne savent pas approcher un chien. Il y a de l’éducation à faire. Il faut demander avant», souligne Mme Desroches.

Le couple autorise parfois les gens à caresser Nakota et Criquet sans leur harnais. «Dans ce cas, il ne faut pas flatter la tête. C’est un geste de dominance. Seul le maître doit flatter la tête de son chien», avertit Mme Desroches.

Source : http://www.lereflet.qc.ca/chiens-guides-changent-perceptions/

9. Malgré les progrès, l’accès du Louvre aux handicapés reste un parcours du combattant

Article de Marie Frumholz publié le 19 septembre 2018 sur Télérama.fr

L’accessibilité des handicapés aux établissements culturels est un droit inscrit dans la loi depuis 2005. Dans la réalité, se balader en fauteuil demeure compliqué. Même au Louvre, qui pourtant fait de réels efforts.

Ça commence mal mais on va essayer de positiver ! » peste Pascale Jude. Au dépose-minute du musée du Louvre, l’énergique présidente de l’association Action Passeraile s’active pour faire descendre prestement de son Kangoo blanc Franceline et son fauteuil électrique. Tandis que la première s’éloigne en quête d’une place de parking rue de Rivoli, la seconde est rejointe par son accompagnatrice qui la guide jusqu’au passage piéton pour franchir le premier obstacle : le trottoir. Un autre bénévole, Jérôme, et son binôme du jour, Nicolas, également en chaise roulante, les rejoignent bientôt.

Même en passant devant tout le monde, il faut faire la queue devant l’ascenseur car l’un des deux est en panne. Et surprise ! Le 2e étage est fermé le lundi. Pas de peinture donc comme le souhaitait Nicolas et Francile, mais les Antiquités grecques et égyptiennes qu’ils atteignent enfin… au bout d’une heure. Avec cet accompagnement personnalisé — qui met en relation des bénévoles et des personnes handicapées —, Pascale Jude voulait « casser le ghetto » des sorties en groupes homogènes, finalement « stigmatisantes » pour tout le monde : « Si les gens [entendez : les valides] voient débouler d’un coup cinq ou six fauteuils, leur réaction est souvent inélégante et malvenue. » Il faut en effet que les publics se mélangent beaucoup plus harmonieusement.

Cette exigence de normalisation du handicap, au musée comme partout ailleurs, Michel Lomonaco, chargé de programmation handicap au musée du Louvre, en a bien conscience. « Avant, venir en groupe était plus sécurisant pour ces publics dits “empêchés”, aujourd’hui les lieux culturels ont évolué et sont moins intimidants. »

Un palais (presque) entièrement accessible

Pour Franceline, Nicolas et leurs deux accompagnateurs, le parcours au milieu des œuvres se déroule presque sans encombre. « C’est du billard comparé à d’autres musées » plaisantent-ils. « Il y a eu en effet beaucoup de progrès ces dernières années, reconnaît Pascale Jude. Malheureusement, cela ne va jamais jusqu’au bout. Pour les personnes aveugles par exemple, des audioguides sont prévus mais pas les marquages au sol pour leur permettre de se déplacer seul. Quand il n’y a pas ce qu’il faut pour être autonome, c’est là qu’il y a un handicap. »

Pour les équipes du Louvre, faire correspondre les contraintes de l’ancien palais avec l’obligation légale d’être accessible à tous types de publics est un défi au quotidien. Difficile en effet d’équiper les 14 km de galeries du Louvre de bandes podotactiles. « Il faudrait pour cela imposer un parcours de visite aux personnes malvoyantes, mais pourquoi les guider vers telle œuvre plutôt qu’une autre ? explique Cathy Losson, chef du service Démocratisation Culturelle et Action Territoriale. En revanche, un membre du personnel peut venir vous récupérer à la sortie du métro ou de votre taxi pour vous amener jusqu’au musée. Encore faut-il que les personnes concernées soient au courant de l’existence de ce service. Nous y travaillons… »

Gagnant-gagnant

Les équipes y travaillent d’autant plus qu’ici tout le monde a compris que l’accessibilité aux publics dit « empêchés » participe aussi à l’attractivité du musée. « Lorsque nous concevons un outil de médiation à destination des malvoyants par exemple, nous savons déjà que celui-ci profitera à tous, des scolaires aux familles, en passant par les touristes étrangers » explique Cathy Losson. Au département des Arts de l’Islam par exemple, les reproductions d’œuvres d’art qu’il est possible de manipuler, sont en effet très sollicitées par tous les visiteurs. Ce qu’on appelle dans le jargon marketing du gagnant-gagnant !

Source : http://www.telerama.fr/sortir/malgre-les-progres,-lacces-du-louvre-aux-handicapes-reste-un-parcours-du-combattant,n5809759.php

10. Personnes handicapées: les grandes oubliées

Texte de Mélanie Benard publié le 20 septembre 2018 par sur huffingtonpost.ca

Les trois partis en tête dans les sondages ne semblent pas s’inquiéter outre mesure de l’état déplorable du droit en matière de handicap au Québec.

L’environnement urbain et commercial, les logements, lieux de travail et transports demeurent en grande partie inaccessibles et les services, inadaptés.

Alors que le jour du scrutin approche, Québec accessible, une initiative citoyenne qui a pour objectif l’adoption d’une loi québécoise coercitive sur l’accessibilité, constate avec déception qu’un seul des principaux partis politiques a proposé une nouvelle loi sur l’accessibilité pour améliorer la qualité de vie des personnes handicapées.

Encore aujourd’hui, les personnes handicapées se heurtent à d’innombrables obstacles au quotidien. L’environnement urbain et commercial, les logements, lieux de travail et transports demeurent en grande partie inaccessibles et les services, inadaptés. Ces obstacles sont la source d’une discrimination systémique, le capacitisme, qui empêche nombre de personnes handicapées de mener une vie autonome et digne et de participer à la société comme citoyennes à part entière.

Le cadre législatif actuel n’offre pas d’incitatifs et ne fixe pas d’objectifs clairs et d’échéanciers à respecter sous peine d’amende.

Lorsque la Loi assurant l’exercice des droits des personnes handicapées fut adoptée en 1978, le Québec s’est positionné comme un leader en matière d’inclusion dans le monde. La loi a été modifiée en 2004 pour s’adapter à l’évolution de la société. Toutefois, force est de constater que cette mise à jour n’a pas été suffisante. Le cadre législatif actuel n’offre pas d’incitatifs et ne fixe pas d’objectifs clairs et d’échéanciers à respecter sous peine d’amende.

C’est là que le bât blesse. Ni carotte ni bâton. Cette loi désuète n’est que du vent, en somme. Il faut absolument la remplacer par une loi coercitive qui respecte les douze principes élaborés par Québec accessible.

Les trois partis en tête dans les sondages ne semblent pas s’inquiéter outre mesure de l’état déplorable du droit en matière de handicap au Québec. De toute évidence, ils ne considèrent pas que le sort des personnes handicapées soit un enjeu électoral payant. C’est pourtant un enjeu de justice sociale incontournable.

Québec solidaire s’est prononcé en faveur d’une loi sur l’accessibilité et pour la reconnaissance de la langue des signes québécoise. Aux autres partis de s’engager à améliorer le cadre législatif pour bâtir enfin la société inclusive que le Québec prétend être. Des lois ambitieuses sur l’accessibilité existent ailleurs, et même au Canada, pas plus loin qu’en Ontario. Il faut s’en inspirer.

Même si les politiciens semblent les ignorer, les personnes handicapées ont un poids électoral suffisant pour les forcer à mettre la question à l’ordre du jour de cette campagne. Les personnes ayant des handicaps visibles et invisibles représentent entre 10 et 20% de la population. N’importe qui peut se retrouver en situation de handicap. Des milliers de familles sont touchées par ces enjeux. Qui peut se déclarer vainqueur tout en balayant les droits et les besoins des personnes handicapées sous le tapis?

Québec accessible invite les personnes handicapées et leurs alliés à exprimer clairement leur rejet de l’immobilisme en élisant des personnes déterminées à s’attaquer au capacitisme.

Les campagnes électorales font généralement peu de cas des personnes handicapées parce qu’elles les croient peu mobilisées. Rien ne saurait être plus éloigné de la réalité.

Source : http://quebec.huffingtonpost.ca/melanie-benard/personnes-handicapees-oubliees-campagne-electorale_a_23533859/

11- Offre d’emploi : Agent-e de développement et communications pour le ROPPHL

Publié par: Regroupement des organismes de promotion des personnes handicapées de Laval ROPPHL le 14 septembre 2018


Description du poste

Le ROPPHL est un organisme communautaire de défense collective des droits et de promotion des intérêts des personnes handicapées et de leur famille qui compte 32 associations. Leur clientèle est composée de plus de 10000 personnes de tous âges vivant avec une déficience sensorielle, motrice, intellectuelle, un trouble langagier ou du spectre de l’autisme et leurs proches. Le ROPPHL agit comme porte-parole de ses organismes membres auprès des différentes instances et organisations publiques.

Sous la responsabilité de la direction générale, vous aurez la responsabilité des communications de l’organisme (30%) et les dossiers en lien avec le transport, l’accessibilité universelle et l’habitation (70%).

Plus précisément, vous serez appelé à :

  • Assumer les communications et la rédaction des outils de communication et de promotion (infolettres)
  • Entretenir le dynamisme de l’organisme sur les réseaux sociaux et mettre à jour le site internet
  • Mettre en place des comités de travail en lien avec la planification stratégique
  • Représenter l’organisme au sein de différents comités consultatifs régionaux et aux instances de concertation
  • Entretenir et maintenir des collaborations avec les différents partenaires
  • Rédiger divers documents (compte-rendu, rapport d’activités, communiqués, avis, mémoire, …)
  • Analyser des politiques, règles, lois municipales ou gouvernementales touchant les personnes handicapées
  • Préparer et animer des comités de travail
  • Coordonner les activités dans le cadre de la Semaine québécoise des personnes handicapées à Laval et autres projets de sensibilisation
  • Collaborer avec la direction pour tout nouveau dossier relatif à son champ d’action

Exigences du poste :

  • Diplôme universitaire de premier cycle en communication, administration, sciences politiques, organisation communautaire ou domaine connexe
  • Détenir une expérience pertinente au poste d’un minimum de 3 ans
  • Posséder une expérience dans le milieu communautaire
  • Avoir une bonne connaissance des enjeux concernant les personnes handicapées
  • Avoir une expérience en gestion de projet
  • Maitriser les plateformes de publipostage et d’inscription
  • Avoir une bonne maitrise de l’utilisation des réseaux sociaux (Facebook et Twitter)
  • Connaissance de la suite Adobe (In Design, Photoshop, Illustrator)

Profil recherché :

  • Bonnes habiletés relationnelles et sens politique
  • Très bonne maitrise des outils informatiques
  • Aptitudes en planification, organisation du travail et gestion des priorités
  • Aptitudes pour la défense des droits et la représentation
  • Capacité d’analyse et de synthèse
  • Créativité dans l’élaboration d’outils de communication
  • Excellentes habiletés en communication orale et écrite. Anglais un atout

Conditions de travail :

Poste permanent de 30 heures/semaine

Salaire : Selon la politique salariale en vigueur de 18$ à 23$/heure

Assurances collectives après 3 mois

Possibilité de télétravail et horaire flexible  

Entrée en fonction dès que possible en octobre 2018

Déplacements sur le territoire de Laval

Heures semaine 30

Salaire 18 à 23$ / heure

Nature du poste permanent

Comment postuler

Veuillez faire parvenir votre dossier de candidature au plus tard le 28 septembre 2018 à [email protected]

Les entrevues auront lieu les 4 et 5 octobre 2018. Les appels se feront le 1er octobre.

Seules les personnes retenues seront convoquées en entrevue.

Date limite pour postuler
Le vendredi 28 septembre 2018

Source : http://www.arrondissement.com/tout-get-emplois/u38656-agent-developpement-communications