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Écho du RAAMM pour la période du 17 au 24 juin

Voici le contenu de l’Écho du RAAMM pour la période du 17 au 24 juin 2019.

Prenez connaissance des dernières actualités du RAAMM, des communiqués de nos partenaires et d’articles portant sur la déficience visuelle publiés dans les médias.
Sommaire

1. Message du Service d’aide bénévole du RAAMM : vacances d’été

Le Regroupement des aveugles et amblyopes du Montréal métropolitain tient à vous informer que le service d’aide bénévole (SAB) sera fermé pour les vacances estivales, soit du vendredi 12 juillet 2019 à compter de 12 h 00 jusqu’au mardi 13 août 2019 inclusivement. Le service reprendra à compter du mercredi 14 août dès 8 h 00.

Pour ceux qui prévoient avoir des besoins d’accompagnement pendant cette période, veuillez adresser vos demandes au service d’aide bénévole au 514-277-4401, poste 115, avant le jeudi 4 juillet 2019, au plus tard à 16 heures.

Le délai minimum à respecter pour adresser une demande d’accompagnement demeure de 5 jours ouvrables. Soyez assurés que nous traiterons vos demandes avec diligence et professionnalisme comme c’est le cas depuis toujours.

Nous vous remercions de votre collaboration et nous en profitons pour vous souhaiter de bonnes vacances.

2. Célébrons la fête Nationale!

Bonjour,

Le 23 juin Le Cercle des Handicapés visuels Ville-Marie en collaboration avec le Regroupement des Aveugles et Amblyopes du Montréal Métropolitain, vous invite à venir célébrer la Saint Jean-Baptiste en compagnie de Carl Gauthier!

Au 2600 rue Ontario Est (métro Frontenac).

Notre point de rencontre est au McDonald à 16h00. Des bénévoles vous guideront à la salle qui est à 50 pieds de là. Fin de la soirée à 22H00.

Coût : 20$.

Bienvenue à toutes et à tous !

Au menu :

Buffet froid : Sandwichs œufs, poulet, jambon, salades au macaroni, aux carottes et raisins, ou du chef, crudités avec trempette, plateau de fromages, pizzas aux tomates, plateau de viandes froides, dessert, café ou thé.  

Nous vendrons de la bière, du vin, de l’eau, des boissons gazeuses, et des chips.

Tirage et prix de présence.

Réserver votre place auprès de France au 514-236-1614  ou Linda au 514-255-3434.

Au plaisir de célébrer notre fierté d’être Québécois et Québécoise avec vous.

3. RTL-Transport adapté – Niveau de service – fériés du 24 juin et 1er juillet 2019

Bonjour à tous,

À l’occasion des congés de la Fête Nationale du Québec et de la Fête du Canada, le Réseau de transport de Longueuil tient à aviser ses
partenaires que tous les déplacements réguliers seront annulés les lundis 24 juin et 1er juillet 2019.

Les usagers auront la possibilité de se déplacer en faisant une demande  de déplacement occasionnel. Toutes les demandes de réservation ainsi que les nouvelles inscriptions devront être acheminées directement au centre de répartition au numéro suivant : (450) 670-2992, option 1.

Niveau de service du transport adapté pour ces journées:

·  Fête Nationale du Québec, lundi le 24 juin 2019; service d’un
samedi (6h30 à 1h du matin)

·  Fête du Canada, lundi le 1er juillet 2019; service d’un samedi
(6h30 à 1h du matin)

Par ailleurs, veuillez prendre note que les bureaux administratifs du
RTL seront également fermés pour ces journées.

Je profite de l’occasion pour vous souhaiter à vous, et à tous les
membres de votre équipe, une excellente Fête Nationale du Québec ainsi que Fête du Canada.

Cordialement,

Annie Morin
Technicienne Transport adapté et Taxi collectif
Direction principale opérations
1150, boulevard Marie-Victorin
Longueuil (Québec) J4G 2M4

Téléphone : 450 442-8600 poste 8315
[email protected]

4. INFO-TRAVAUX Montréal Arrondissement du Plateau-Mont-Royal : Reconstruction et réaménagement des rues Saint-Grégoire et De Brébeuf

Début des travaux dans la semaine du 17 juin

La Ville de Montréal souhaite vous informer que les travaux de reconstruction et de réaménagement dans le secteur de la rue Saint-Grégoire s’amorceront dans la semaine du 17 juin.

Échéancier des travaux

Le projet Saint-Grégoire sera réalisé au cours des années 2019 à 2020. Les travaux sur la rue De Brébeuf sont prévus durer deux mois au cours de cet été.

Travaux prévus en 2019. Phase I

  • Rue Saint-Grégoire, entre les rues Saint-Denis et Mentana – Juin à décembre :
  • Réhabilitation des conduites d’égout dans les rues Saint-Grégoire, Berri, Prénoveau.
  • Travaux d’égout, de conduite d’eau, de voirie, d’éclairage et de feux de circulation dans la rue Saint-Grégoire, de la rue Saint-Denis à la rue Mentana.
  • Travaux de conduite d’eau, de voirie, d’éclairage dans la rue Berri, de la rue Boucher à la rue Saint-Grégoire.
  • Travaux de conduite d’eau, dans la rue Prénoveau, de la rue Saint- Grégoire à la limite Nord.
  • Travaux de conduite d’eau (secondaire et principale), d’égout, de voirie dans la rue De La Roche, de la rue Saint-Grégoire à la limite Nord.
  • Travaux de la CSEM;
  • Travaux de Bell.
  • Rue De Brébeuf, entre l’avenue Laurier et la rue Saint-Grégoire – Août à septembre
  • Reconstruction d’infrastructures de voirie (trottoirs, terre-plein et chaussée).

Horaire des travaux

  • Du lundi au vendredi, entre 7 h et 19 h
  • Possibilités la fin de semaine entre 8 h et 17 h

Circulation et mesures d’atténuation

  • Fermeture de la rue Saint-Grégoire, entre les rues Saint-Denis et Saint-Hubert.
  • Fermeture de la rue De Brébeuf, entre l’avenue Laurier et la rue Saint-Grégoire au cours de l’été 2019.
  • La piste cyclable sur les rues Saint-Grégoire, de Mentana et De Brébeuf restera ouverte aux cyclistes.
  • Les arrêts des autobus #47 de la STM pourraient être relocalisés ou le trajet modifié.
  • Collecte des ordures, des matières recyclables et organiques : déplacement des bacs et sacs à l’extérieur de l’aire de travail lors des journées de collectes par l’entrepreneur. SVP, veuillez identifier vos bacs.

Changement des entrées de service d’eau en plomb

Dans le cadre de ces travaux, la portion municipale de votre entrée de service d’eau potable en plomb sera remplacée. Si vous souhaitez procéder au remplacement de votre entrée de service sur la portion privée, ces travaux devront être exécutés après les travaux de la Ville.

La Ville prendra toutes les mesures nécessaires pour en minimiser les impacts auprès des riverains concernés. La Ville de Montréal vous informera de l’évolution des travaux par le biais de communications subséquentes.

Pour plus de détails au sujet de ce projet, consultez la page Web dédiée au projet. www.ville.montreal.qc.ca/chantiers

Renseignements

Pour recevoir les avis aux citoyens de ce projet par courriel :

Veuillez nous écrire à [email protected]

et mentionnez dans l’objet de votre courriel : Liste courriels Saint-Grégoire et De Brébeuf

Pour plus d’informations au sujet de ces travaux, composez le 514 872-3777 ou le 311 en mentionnant qu’il s’agit de travaux réalisés par la Direction des infrastructures de la Ville de Montréal.

5. L’étonnant portrait d’Elena Fedossieva, coureuse russe et non-voyant

Article de Victoria Ryabikova publié le 12 juin 2019 par Russia Beyond

À 34 ans, Elena est non-voyante mais a déjà participé au semi-marathon de Berlin et espère prendre part à une course à vélo de 1500 kilomètres. Tout cela, dans le but de prouver qu’elle n’est pas différente des autres.

Petite et semblant sans défense, une jeune femme se tourne dans tous les sens, tentant de trouver de sa main les murs en marbre d’une station du métro moscovite. Dans son autre main, sa canne effleure de temps à autre les chaussures des passants.

Elena fait tous les jours le trajet Moscou-Troïtsk (50 kilomètres) pour se rendre au travail, et elle essaye toujours d’éviter les heures de pointe. On pourrait penser qu’elle a simplement peur de se faire emporter par les flux interminables de Moscovites pressés de rejoindre leur bureau, mais il suffit de la prendre par la main et de la mener vers la sortie pour comprendre que c’est elle qui dépassera et emportera les autres. Avec sa rapidité et sa détermination, elle fait l’effet d’une Wonder Woman.

Elena n’y voit cependant rien de miraculeux, elle n’est qu’un simple professeur de réhabilitation dans un centre d’aide pour malvoyants et malentendants. Elle s’occupe également de l’éducation de son fils et a, en avril, couru son premier semi-marathon.

Les premiers 300 mètres dans l’obscurité.

« Je pense que 12 ans est l’âge idéal pour perdre la vue », raconte Elena d’une petite voix, se retournant à chaque passage d’un étranger, alors que nous nous trouvons dans un café très animé. 

C’est précisément à cet âge qu’Elena a commencé à perdre la vue à cause d’un décollement de la rétine. On ne sait pas d’où vient sa maladie ni comment la guérir. Au début, elle avait l’impression que sa vue allait revenir d’elle-même, ou du moins qu’on allait découvrir de nouvelles technologies qui la ramèneraient à sa vie d’avant. Mais le temps a passé et il a fallu apprendre à vivre et étudier autrement, dans une école spécialisée pour non-voyants.

À ce moment-là on nous ramène le menu. Il conviendrait de le lire à haute voix, mais Elena demande aussitôt un cappuccino et refuse d’écouter la liste des 15 autres boissons disponibles. Quelque peu gênant.

« J’avais déjà une expérience de vue importante. Pourtant, je n’avais pas de projets concrets pour ma vie d’adulte, ce qui veut dire que je pouvais tout changer sans rien perdre », affirme-t-elle.

Ce n’est ni la nouvelle école, ni la faculté de langues de l’université orthodoxe, ni même son certificat de masseuse (profession typique pour les non-voyants) qui ont changé sa vie, mais le Marathon dans le noir, un projet de bienfaisance de l’association Le Sport pour la vie, dans lequel les bénévoles, qu’on appelle les leaders, apprenaient aux non-voyants à courir.

« Le premier entraînement s’est déroulé il y a cinq ans. Je n’aimais pas le sport, j’avais toujours un certificat de dispense de sport à l’école. Bien sûr, c’était les pires 300 mètres de ma vie, se souvient Elena. C’était très dur pour ce qui est de la préparation physique. Mon pouls a directement commencé à faire des bonds, je suis devenue toute rouge et j’ai commencé à suffoquer ».

Course « avec des menottes » et questions aberrantes

Deux filles, se liant les poignets avec un élastique, courent tôt le matin dans un parc. Chacune a à son oreille un écouteur sans fil, dans lequel joue la musique des Beatles. Elena a au poignet une montre connectée qui donne régulièrement des informations sur son pouls, la distance parcourue, et d’autres données. Ces  séances d’entraînement sont organisées plusieurs fois par semaine avec différents « leaders ».

« Les Moscovites sont encore étonnés de voir un tel tableau. Ils courent derrière nous et se demandent ce que sont ces « menottes », c’est vraiment plus confortable pour courir ? Parfois ils essayent de passer entre nous, sans remarquer nos élastiques. Ça ne leur vient même pas à l’esprit qu’une personne non-voyante court avec un leader »,  s’indigne Elena.

En plus de la course, elle s’entraîne sur un vélo deux places et pratique la natation à l’aide d’une montre connectée également.

Après une coupure pendant sa grossesse, Elena s’est donné pour objectif de courir un semi-marathon. Pour cela, elle a choisi Berlin, pour s’investir dans la préparation et ne pas baisser les bras.

On se pose alors tout de suite la question : comment une personne non-voyante peut prendre du plaisir à voyager, puisqu’elle ne voit même pas les tableaux sur les murs du café ni les serveurs coiffés de toque ?

Pendant qu’Elena m’explique comme à une enfant qu’il existe plusieurs musées avec des tableaux à reliefs et que ses proches lui décrivent tout ce qui se passe autour, je remarque du mascara sur ses cils. C’est encore plus gênant. Si elle arrive tous les jours à s’entraîner, prendre le métro, éduquer son fils et se maquiller, voyager dans un autre pays ne doit pas être très difficile pour elle.

Projets grandioses

Le Soleil brille dehors, 21° sont prévus. Idéal pour une promenade ou un pique-nique, mais pas pour une « légère » course de 21 kilomètres. Les participants souhaitant relever le défi sont nombreux : pas moins de 30 000 personnes venues des quatre coins du monde. La musique de l’orchestre couvre les cris des supporters.

« Au 19ème kilomètre j’ai commencé à fatiguer, se souvient Elena. Néanmoins, à ce moment-là, un ami commun à moi et à mon leader est venu dans la zone réservée aux supporters. Il criait « allez, allez, il ne reste plus que deux kilomètres ! ». C’est ce qui m’a motivé à courir jusqu’au bout ».

À l’avenir, Elena prévoit de faire un marathon entier, de préférence à Berlin ou à Paris. Selon elle, c’est beaucoup plus intéressant de venir dans une ville pour une course que d’aller le soir dans un bar. Elle se prépare également à une compétition de triathlon et souhaite un jour participer au Challenge 1500 kilomètres à vélo.

Parallèlement à ces fascinants projets, Elena doit encore répondre à des questions maladroites pas plus intéressantes que les miennes : pourquoi elle n’a pas de chien guide, pourquoi elle n’a toujours pas subi d’opération, comment est-ce qu’on la laisse sortir seule de la maison…

« Lorsque les gens me voient utiliser mon iPhone avec un écran éteint dans le métro, ils disent toujours quelque chose comme : « vous cherchez le bouton ? Votre téléphone est éteint, vous n’avez plus de batterie ». Je dois expliquer que tout va bien, j’économise ma batterie et l’assistance vocale m’explique tout ce qui se passe sur l’écran », se plaint Elena.

Encore une fois, j’ai une question idiote : utilise-t-elle Instagram ? Poste-t-elle des photos du marathon ? Elena sort son iPhone et ses écouteurs emmêlés et passe le doigt sur l’écran. Deux minutes plus tard, je reçois un lien vers son compte Instagram sous le nom de Freken Snork, personnage du dessin animé Les Moumines. Mon sentiment de gêne atteint son paroxysme à ce moment-là, je comprends enfin qui elle me rappelle depuis le début de l’interview

« Qu’on le veuille ou pas, les gens se basent sur une seule personne non-voyante pour se forger une opinion sur toutes les autres. C’est très clair avec les handicaps. Il suffit de connaître un seul non-voyant qui ne sort pas de chez lui et on s’imagine tout de suite que tous les non-voyants ne sortent pas de chez eux », raconte la coureuse.

« Tu es la valeur que les gens te donnent avec ton handicap. Dans mon cas ce n’est pas uniquement une perte de temps et d’énergie. C’est un chemin vers la création d’une société inclusive, pour qu’il y ait moins de questions maladroites concernant les non-voyants ».

Source : https://fr.rbth.com/lifestyle/83028-russie-coureuse-non-voyante

6. Strasbourg: les déficients visuels sont des escrimeurs comme les autres

Article de Cécile Poure publié le 1er juin 2019

Pour sa première édition, Stras DV a frappé un grand coup. Un grand coup de fleuret. Ce samedi 1er juin, à Strasbourg, une vingtaine d’activités étaient proposées aux voyants, malvoyants et non-voyants. Histoire de mélanger tout ce beau monde et de faire tomber les clichés. Focus sur l’escrime. 

Rendez-vous est pris au parc de la Citadelle à Strasbourg. C’est ici qu’a lieu ce samedi 1er juin, la première édition de Stras DV. A savoir Strasbourg Déficient Visuel. Il fait un soleil de plomb. Aucune ombre. Une quinzaine de stands sont installés: jeux, réparations de vélos, yoga… On se croirait à la rentrée des associations, la rentrée en moins. Ouf.

Sous l’une d’elles, des fous furieux, en combinaison intégrale, jouent aux mousquetaires. Les épées volettent, les pieds dansent. D’autant plus fou qu’aucun des escrimeurs ne voient.

La technique avant tout

Christophe Bouland ôte son casque, rougi par l’effort. Lui n’est pas à son premier duel. Loin s’en faut. Christophe a commencé l’escrime à Guebwiller il y a 13 ans. Un peu par hasard. C’est sa femme qui lui a dit un jour qu’un des escrimeurs du club était malvoyant. Atteint d’une rétinite pigmentaire, cela faisait déjà quelques années qu’il avait perdu la vue. Totalement.

« Je me suis dit qu’est-ce que c’est que ça ? Ça va pas la tête ? Et puis sans mauvais jeux de mots je voyais pas du tout comment on pouvait faire de l’escrime sans rien voir. » Mais voilà sa curiosité piquée au vif.  » Je suis allé à mon premier entraînement, j’avais confiance, j’ai découvert que c’est la technique qui fait tout, pas les yeux. »

« C’est la technique qui fait tout, pas les yeux» –Christophe Bouland, escrimeur- 

L’escrime pour non-voyants/malvoyants diffère peu de la pratique des valides.  » Il y a au sol une ligne en relief qui sert de guide. On ne doit jamais s’en éloigner. Elle sert de fil conducteur sinon c’est trop dangereux», explique Hélène Zannol, maître d’armes au cercle d’escrime de Sarrebourg. Autre particularité: le toucher de lame. Obligatoire lui aussi. « Avant toute attaque, les deux escrimeurs doivent toucher leur lame afin de sentir l’adversaire, d’évaluer la distance. Systématiquement. Pour le reste, rien ne change. L’oreille joue peut-être beaucoup plus afin d’entendre les pas de l’adversaire, le bruit de la lame sur la pointe ou sur le fort », poursuit-elle.

Hélène Zannol mélange d’ailleurs valides et non-voyants lors des entraînements: « C’est un très bon exercice. Pour les uns, cela permet de mieux se repérer dans l’espace et de prendre conscience de la lame comme prolongement de leur corps. Pour les non-voyants, de s’attaquer à de nouveaux adversaires, le vivier est assez limité. »

En France, ils ne sont qu’une petite cinquantaine de déficients visuels à pratiquer ce sport. Et Christophe d’enfoncer … le clou. « Nous ne sommes que deux dans le Haut-Rhin donc vous savez, si on ne fait pas d’entraînement mixte, on tourne vite en rond. » 

« Je suis mon propre maître »

Dès le premier entraînement, Christophe sent que l’épée l’a atteint en plein coeur. « C’est très physique mais surtout c’est très technique. Moi ça m’a donné en confiance en moi. Quand je suis sur la piste, je suis mon propre maître. J’ai besoin de personne. C’est une des rares disciplines sportives où nous sommes entièrement autonomes. Je décide de tout. Et ça fait plaisir. Du coup, je me suis rapidement débrouillé et j’ai fait ma première compétition six mois plus tard. » 

Depuis Christophe Bouland a fait du chemin. Champion de France en 2013, « six ou sept fois je sais plus », vice-champion de France, champion international en 2014. Il n’en est pas peu fier. Et d’ailleurs il compte bien accrocher une nouvelle médaille à la pointe de son épée. « La semaine prochaine, je pars à Nîmes pour le championnat de France. J’ai espoir, je me considère comme pas trop mauvais. »

Stop au misérabilisme

Christophe Bouland, kiné de profession et escrimeur médaillé, est la preuve que le handicap n’est pas synonyme de misérabilisme. Yves Wansi, président de l’association Vue d’ensemble, se bat lui aussi pour cela. Sans épée mais à force de convictions.
Lui-même déficient visuel, il milite depuis des années pour sortir les déficients visuels de leur ghetto. « Notre association combat la sédentarisation des déficients visuels. Via les loisirs, via l’insertion professionnelle. Nous mélangeons les voyants et les non-voyants, car la mixité est source de richesses pour tout le monde. »
Ainsi Yves refuse qu’on l’enferme lui et tous les déficients visuels dans une logique victimaire. « A force de trop parler, de trop se plaindre, les gens ne nous entendent plus. Il faut avoir un message positif. Oui on peut faire de l’escrime quand on est déficient visuel, oui on peut réparer des vélos, faire du yoga, faire une expédition en Sibérie. »

«Ici, on ne se sent pas obligés de venir. On est pas dans la pitié. »-Yves Wansi, pdt de Vue d’ensemble-

Sans aller jusque si haut, ce samedi, la fête qu’organise Yves est un grand pas. Pour la mixité. Une vingtaines d’activités sont proposées. A tout le monde. « J’en avais marre de parler du handicap visuel dans des salons dédiés ou sur des stands confinés. Je voulais sortir. Je voulais que ce soit festif. Les déficients visuels peuvent faire toutes les activités possibles … en plein air aussi. Et puis surtout ils peuvent s’amuser. Ici quand on vient, voyant ou pas, on s’amuse. On ne se sent pas obligés de venir. On est pas dans la pitié. » Belle initiative que celle-là. Qui ouvre les yeux de ceux qui, a priori, voient bien. 

Source : https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/bas-rhin/strasbourg-0/strasbourg-deficients-visuels-sont-escrimeurs-autres-1678893.html

7. Son obligatoire pour les véhicules électriques

Article de Manon Lamoureux publié le 12 juin 2019 sur flotauto.com

Tous les nouveaux modèles de véhicules électriques et hybrides devront s’équiper d’un système d’avertissement acoustique (AVAS) à partir du 1er juillet 2019 pour signaler leur présence aux usagers de la route les plus vulnérables.

Depuis le 1er janvier 2016, un nouveau règlement européen – adopté le 16 avril 2014 – régule le niveau sonore des véhicules à moteur. Outre la réduction des limites d’émissions sonores, ce dernier prévoit l’installation de systèmes acoustiques sur les véhicules électriques, trop silencieux, dans le but de « de mieux avertir les usagers de la route, et en particulier les piétons aveugles et malvoyants et les cyclistes. »

À compter du 1er juillet 2019, les constructeurs auront ainsi l’obligation d’équiper tous leurs nouveaux modèles de véhicules électriques hybrides et électriques purs avec des systèmes d’avertissement acoustique du véhicule (ou AVAS, pour « Audible Vehicle Alert System »). Cette mesure concernera ensuite tous les nouveaux modèles commercialisés à partir du 1er juillet 2021. Certains constructeurs ont pris de l’avance : Jaguar a ainsi installé une alerte sonore sur son modèle électrique premium I-Pace en 2018 (voir notre brève).

AVAS : des spécifications techniques à respecter

Dans le détail, selon les spécifications établies par la Commission européenne, l’AVAS doit produire automatiquement un son continu depuis le démarrage du véhicule jusqu’à environ 20 km/h et en marche arrière en l’absence d’un dispositif d’avertissement dédié. Ce son ne devra pas dépasser le niveau sonore d’un véhicule thermique équivalent, à savoir 72 db actuellement pour les plus petits VP.

« Le son devrait signaler clairement le comportement du véhicule et être semblable au son d’un véhicule de la même catégorie équipé d’un moteur à combustion interne », précise le règlement. En revanche, « lorsque le véhicule est équipé d’un moteur à combustion interne qui fonctionne dans la plage de vitesse du véhicule définie ci-dessus, l’AVAS ne produit pas de son. » Enfin, le conducteur doit pouvoir brancher et débrancher le système facilement, mais celui-ci se replace par défaut sur la position « marche » lors du redémarrage du véhicule.

Source : https://www.flotauto.com/avas-obligatoire-vehicules-electriques-20190612.html

8. Accessibilité du métro parisien : un wagon de retard !

Article publié par L’AFP pour Handicap.fr le 6 juin 2019

La ministre des Transports E. Borne a rabroué jeudi des députés LREM qui souhaitaient améliorer l’accessibilité du métro parisien pour les personnes handicapées dans l’optique des JO-2024, jugeant la proposition, cosignée par B.Griveaux, « irréaliste »

Lors de l’examen du projet de loi mobilités, le « marcheur » parisien Pacôme Rupin a défendu en vain le fait d’imposer à la RATPde mettre au moins 15% des stations et du matériel roulant de son réseau de métro souterrain en conformité avec la loi de 2005 pour l’égalité des droits et des chances, avant le 31 décembre 2025. La mesure avait vocation à s’appliquer « dans les limites du périmètre de Paris ». 

L’accessibilité du métro parisien est-elle à la station arrêt ?

L’amendement était signé par six autres députés de la majorité, dont Benjamin Griveaux, ancien porte-parole du gouvernement, candidat à l’investiture LREM pour les municipales dans la capitale. « C’est un objectif tout à fait atteignable », a estimé M. Rupin, appelant à faire preuve de « volontarisme » alors que Paris va accueillir les jeux Olympiques et paralympiques en 2024. « Un retard a été pris sur l’accessibilité  du métro parisien par rapport à d’autres territoires dans le pays » et « d’autres grandes métropoles dans le monde », a-t-il souligné, avec le soutien notamment de Régis Juanico (app. PS). Les Jeux à Londres (2012) « ont servi de catalyseur à l’accélération de chantiers de transports en commun », a souligné ce dernier.

Mission impossible ?

Mais, a rétorqué la ministre, « on crée beaucoup de déceptions parmi les personnes handicapées en se faisant plaisir à voter des lois qui sont inapplicables ». « Il est matériellement impossible de tenir le calendrier que vous êtes en train de fixer », a assuré cette ex-présidente de la RATP (2015-2017). Et de lancer à M. Rupin, sous des applaudissements: « Est-ce que vous savez que les stations de bus en banlieue ne sont même pas accessibles, que les voiries ne sont pas même pas accessibles? Oui Paris c’est important.  L’ensemble du pays, l’ensemble de la banlieue, c’est aussi important! »

Le rêve d’un métro accessible pour Paris 2024 ?

« On ne cherche pas à opposer les territoires » mais à profiter d’un événement « qui va arriver en 2024 », a tempéré Jean-François Mbaye (LREM), cosignataire de l’amendement. « Pourquoi se focaliser uniquement sur Paris ? », a questionné Valérie Lacroute (LR). « Ce qui m’inquiète c’est à quelle date, dans quel siècle (…) on va donner les moyens de rendre accessibles ces transports ? », a raillé l’Insoumise Caroline Fiat.

Source : https://informations.handicap.fr/a-paris-accessibilite-metro-borne-recadre-deputes-11943.php

9. L’intégration et le maintien en emploi des personnes handicapées, un pas en avant

Québec, le 6 juin 2019. L’Alliance québécoise des regroupements régionaux pour l’intégration des personnes handicapées se réjouit de la publication de la nouvelle Stratégie pour l’intégration et le maintien en emploi des personnes handicapées 2019-2024 lancée le 5 juin par le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, monsieur Jean Boulet.

La Stratégie prévoit l’ajout de 400 postes permanents dans les entreprises adaptées et de 500 nouveaux participants pour la mesure du contrat d’intégration au travail (CIT). Elle prévoit également de rendre accessibles des emplois à 360 élèves et étudiants par le recours à la mesure CIT et à 200 élèves et étudiants dans les entreprises adaptées. Il s’agit de bonnes nouvelles pour ces deux volets très importants concernant l’intégration et le maintien en emploi des personnes handicapées.

D’autres mesures constitueront des pas en avant comme celles portant sur la planification de la transition de l’école à la vie active (TÉVA), les formations adaptées, le soutien des agents d’intégration des organismes de services pour l’employabilité des personnes handicapées, l’accompagnement pour les stages et dans les plateaux de travail ainsi que pour les activités socioprofessionnelles. C’est avec intérêt que l’AQRIPH va suivre la mise en place de ces différentes mesures et va y collaborer lorsque requis.

Des 238M$ annoncés pour cette Stratégie, 100M$ seront consacrés au projet Aire ouverte qui relève de la responsabilité du ministère de la Santé et des Services sociaux tel que cela avait été annoncé par le ministre Lionel Carmand le 13 mai dernier lors du Forum Jeunes et santé mental. http://www.msss.gouv.qc.ca/ministere/salle-de-presse/communique-1802/

L’AQRIPH est consciente que les 138M$ restants pour les 32 autres mesures de la Stratégie ne pourront répondre aux importants besoins des personnes handicapées. Le fait que le ministre ait indiqué que la Stratégie serait évolutive est cependant encourageant. On peut donc espérer que de nouvelles annonces seront faites au cours des prochains mois, afin de bonifier la mise en œuvre de cette Stratégie pour que l’intégration et le maintien en emploi des personnes handicapées soit un véritable choix de société.

L’AQRIPH est une instance nationale de défense des droits des personnes handicapées et des familles, formée de 15 regroupements régionaux présents sur le territoire québécois et qui eux, rassemblent plus de 380 organismes de personnes handicapées et de parents. Isabelle Tremblay

Directrice de l’AQRIPH 418.694.0736

10. Un projet d’application unique au Québec

Article de Jean-François Guillet publié le 6 juin 2019 dans La Voix de l’Est

Le temps où les personnes à mobilité réduite étaient contraintes de rebrousser chemin devant un établissement inaccessible sera bientôt chose du passé. Cette révolution, qui s’opère dans la MRC Brome-Missisquoi, s’articule autour d’une application mobile dans laquelle seront géolocalisés tous les commerces de la région qui répondent aux critères d’accessibilité universelle.

« Malheureusement, pour les personnes handicapées ou à mobilité réduite, faire un choix spontané ne fait pas partie du quotidien. Ça devient frustrant de faire tout le trajet pour aller dans un commerce, et de vivre un échec. On a décidé de tirer un trait sur tout ça en innovant », indique la présidente de l’Association des personnes handicapées physiques de Brome-Missisquoi (APHPBM), Frances Champigny.

Depuis quelques années déjà, l’Association recense les commerces du territoire qui cadrent avec la politique d’accessibilité universelle. Parmi la liste d’une trentaine de critères, notons l’adaptation des lieux pour les personnes ayant des déficiences auditive, visuelle et intellectuelle. À ceux-ci se greffent entre autres des espaces de stationnement réservés, des portes à ouverture automatique, ainsi que des escaliers roulants. Chaque ajout d’équipement, d’infrastructure est alors enregistré dans une base de données.

L’idée d’utiliser ces précieuses informations dans un projet global a germé l’an passé, lorsque Mme Champigny et ses collègues ont approché un groupe d’étudiants en marketing social de l’Université de Montréal, chapeauté par Richard Leclerc. « On a eu
16 présentations pour des campagnes de promotion. C’est vraiment le prototype d’application qui a piqué notre curiosité. On était même plutôt emballés. On a 60 % des commerces et endroits publics accessibles pour les personnes handicapées dans Brome-Missisquoi. Ça représente environ 600 emplacements. Lancer un outil révolutionnaire aura un effet d’entraînement sur les gens d’affaires. Imaginez la valeur ajoutée pour un commerçant d’être répertorié dans l’application. On veut que la MRC soit un exemple pour tout le Québec. Et même pour le pays en entier ! », lance la dynamique présidente.

Côté financement, l’Association a injecté près de 6 000 $ dans le projet jusqu’ici. Selon Mme Champigny, l’organisation a également déposé une demande de subvention avoisinant 25 000 $ auprès de l’Office des personnes handicapées du Québec. À ce chapitre, une réponse serait imminente, dit-elle.

Intuitive et évolutive

L’Association a fait appel à la firme OSEDEA, spécialisée dans les solutions numériques, pour développer l’application bilingue nommée « Accès facile/Easy access ». Le président de l’entreprise montréalaise, Martin Coulombe, n’a pas hésité à se lancer dans un tel projet novateur. « Quelle belle initiative d’utiliser la technologie au service des personnes handicapées, dit-il. Vraiment, chapeau à
Mme Champigny et à l’Association d’avoir cette audace. Pas de doute que le projet va avoir une visibilité au-delà de la région. »

M. Coulombe qualifie « d’intuitive et évolutive » l’application que son équipe met actuellement au point. « On voulait quelque chose de simple où les utilisateurs n’ont pas à se casser la tête pour trouver ce qu’ils cherchent. »

En fait, les utilisateurs pourront afficher les résultats en « mode liste » sur la carte interactive. Il est aussi possible de chercher par
« catégorie » d’établissement ou de créer un profil avec une série de paramètres liés aux préférences. « Ce ne sont pas toutes les personnes qui ont les mêmes critères d’accessibilité. Ça peut être totalement différent pour une personne en fauteuil roulant comparativement à une maman qui veut changer la couche de son enfant », cite-t-il en exemple.

Si tout se déroule comme prévu, l’application devrait être disponible gratuitement d’ici octobre, tant sur les plateformes Androïd qu’Apple. Le dévoilement du prototype aura lieu lors d’un 5 à 7 au vignoble La Bauge de Brigham ce mercredi 12 juin, dans le cadre du lancement de la campagne de sensibilisation pour l’accessibilité universelle « Ajoutez de la Valeur ! »

Source : https://www.lavoixdelest.ca/cahiers-speciaux/la-voix-de-cowansville/un-projet-dapplication-unique-au-quebec-1a7287eb8ac1c7cceb47c9d4ba33c029?fbclid=IwAR0pNk79JUSL-1sHwnm1wbg4tdeOQo6gcdUT8EH-MW5FhDCdcktRZLh3zRg

11. Le design industriel oriente la STM

Article de Kévin Deniau publié le 15 juin 2019 sur Les Affaires.

Une nouvelle signalétique est en cours d’implantation dans le réseau de la Société de transport de Montréal (STM). Lancée en 2015, l’installation sera mise en oeuvre dans une vingtaine de stations d’ici 2020, car par mesure d’économie, le déploiement se fait à la faveur des travaux de réfection majeure dans une station.

Vingt ans qu’il n’y avait pas eu de changement dans la signalétique, indique Francis Brisebois, qui est arrivé à la STM en 2011 pour piloter ce projet d’envergure. Un vrai travail de designer : «On s’est mis dans la peau des usagers pour comprendre leurs déplacements et leurs besoins d’information dans la station», explique le titulaire d’un baccalauréat en design industriel de l’Université de Montréal.

Les grands objectifs du projet ? Accroître la lisibilité, la visibilité et la cohérence de l’information et améliorer le choix d’orientation vers les sorties, tout en respectant le caractère patrimonial de certains éléments historiques. «On voulait garder tout ce qui n’avait pas bougé depuis 1966 comme l’indication du nom des stations ou le symbole du métro. Tout le reste pouvait évoluer», précise M. Brisebois.

Après la réalisation d’un diagnostic de l’existant, un comité de travail a été formé, chargé d’effectuer une veille des meilleures pratiques internationales en scrutant Pinterest ou des sites spécialisés. La nouvelle police, Transit, créée expressément pour la signalétique de transport, est ainsi celle utilisée dans le réseau de Berlin. L’usage des majuscules et des minuscules, plus faciles à lire pour les personnes souffrant de déficience visuelle, se retrouve aussi dans le métro de Londres, notamment. Enfin, l’identification des sorties par des codes, des lettres dans le cas montréalais, s’inspire directement des métros de Paris ou de Hong Kong.

Des tests utilisateurs grandeur nature

«Chaque élément graphique a été étudié, que ce soit la police, les flèches, les couleurs ou les pictogrammes», ajoute M. Brisebois. Des groupes de discussion et des tests en station avec des imprimés ont ainsi été organisés avec différents types de clientèle.

Un projet pilote a même été déployé aux stations Jean-Talon et Henri-Bourassa (l’une sert de correspondance et l’autre comporte de nombreuses sorties) pour tester en situation réelle les évolutions apportées. «On s’est beaucoup inspiré de l’expérience utilisateur [UX] et de ce qui se fait sur les sites web, en faisant appel ici à la firme de recherche montréalaise Ad Hoc, indique M. Brisebois. On a pris des usagers et on leur a posé des questions tout au long de leurs déplacements pour voir si on répondait bien à leurs besoins d’informations.»

L’exercice a permis de se rendre compte, par exemple, que les pastilles de couleur accolées au nom des stations, les codes de sortie ou la différence de couleur de fond en fonction du type de contenu (noir pour les destinations souterraines, blanches pour celles en surface) ont été très rapidement adoptés par la clientèle. Mais aussi que l’abandon des informations rétroéclairées au profit de plus grands panneaux, hypothèse testée au cours du processus, n’était pas une bonne idée : l’information se différenciait moins de la publicité et était moins visible dans certains endroits plus sombres. «Ce travail de quatre ans nous a permis de voir jusqu’où on pouvait se permettre d’aller», assure M. Brisebois.

Ce projet, presque intégralement réalisé à l’interne, a touché quelques sensibilités au début. «On s’est fait traiter de terroristes graphiques !», rigole M. Brisebois. Mais, maintenant que le déploiement suit son cours dans le métro, le conseiller de la STM s’attelle à un autre dossier : la création d’une signalétique métropolitaine aux normes communes, que ce soit pour le train, le bus, le métro… ou le futur REM.

Source : https://www.lesaffaires.com/dossier/design-industriel/le-design-industriel-oriente-la-stm/610900