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Écho du RAAMM pour la période du 15 au 28 avril

Voici le contenu de l’Écho du RAAMM pour la période du 15 au 28 avril 2019.

Prenez connaissance des dernières actualités du RAAMM, des communiqués de nos partenaires et d’articles portant sur la déficience visuelle publiés dans les médias.
Sommaire

1. Soirée de reconnaissance des bénévoles du RAAMM

Montréal, le 15 avril 2019 – Vendredi 5 avril avait lieu, à la salle Berthe Rhéaume, la soirée de reconnaissance des bénévoles et des membres impliqués du RAAMM afin de les remercier chaleureusement pour leur généreuse implication.

D’une main experte, madame Christine Letendre, directrice adjointe, a agi à titre de maître de cérémonie et a souligné l’importance pour nos membres de l’aide apportée par les bénévoles.

Dans son mot de bienvenue, monsieur Jean-Marie D’Amour, président du conseil d’administration, a exprimé à quel point les bénévoles du RAAMM ainsi que les membres qui s’impliquent sont essentiels au bon fonctionnement de notre organisme. Ce sont 3885 heures d’accompagnement aux membres et de soutien au RAAMM qui ont été offertes par les bénévoles cette année. Outre le service rendu, il y a le bonheur que procure une présence humaine.

Notons que les membres quant à eux se sont impliqués au sein de comités de travail, dans le cadre de représentations, de mobilisations et d’activités de sensibilisation, en plus d’accomplir des tâches en soutien au fonctionnement interne, tout cela pour un grand total de 1380 heures.

Nous avons profité de l’événement pour souligner la fidélité de nos bénévoles qui s’impliquent depuis plus de 5 et 10 ans afin de les remercier pour leur engagement et leur fidélité auprès de nos membres, permettant ainsi de favoriser leur participation sociale.

Un délicieux buffet froid préparé par le marché Métro a été servi pour le souper. Nous tenons à remercier les personnes bénévoles de notre partenaire, le Centre action bénévole Montréal – Accès bénévolat, qui ont aidé au service et au bon déroulement de cette soirée : mesdames Hélène De Koster, Diane Desfossés, Josette Lavoie, Anne Paquet et Louise Trudel.

Si la chance a souri à plusieurs lors du tirage des prix de présences, nous pouvons dire sans nous tromper que ce sont les 32 personnes présentes qui se sont bien amusées tout au long de la soirée! Nous remercions également le restaurant l’Incrédule, le Théâtre de la Ville et le Cosmodôme de Laval pour les certificats cadeaux qui ont été gracieusement offerts pour le tirage des prix de présence.

Madame Pascale Dussault, directrice générale, a pour sa part clôturé la soirée en présentant le thème de la semaine d’action bénévole, « Et si on osait bénévoler!» et en rappelant que cette semaine, du 7 au 13 avril, est destinée à souligner l’importance du bénévolat pour la société. Elle a également souligné l’excellent travail de l’équipe de 5 formatrices bénévoles qui permet au RAAMM une plus grande flexibilité dans la gestion des formations des nouveaux bénévoles. Cette année, nous avons organisé 12 formations qui ont permis de former 66 bénévoles. Madame Dussault a témoigné toute sa gratitude aux personnes bénévoles qui contribuent au dynamisme du RAAMM.

Merci à toutes et à tous pour votre présence!

2. 1,2 M$ pour refaire un trottoir mal conçu à Montréal

Article de Dominique Cambron-Goulet publié le 10 avril 2019 par TVA Nouvelles

La Ville de Montréal doit allonger près de 1,2 M$ afin d’élargir un trottoir devenu célèbre pour avoir été conçu trop étroit.

Beaucoup d’encre a coulé autour du trottoir large de 70 cm de la rue De Brébeuf, le long du parc Sir-Wilfrid-Laurier, dans le Plateau-Mont-Royal.

Celui-ci avait été réalisé à la moitié de la largeur habituelle pour permettre l’aménagement d’une piste cyclable sans sacrifier une cinquantaine de places de stationnement.

Or l’étroitesse du trottoir ne permet pas aux personnes à mobilité réduite d’y circuler.

Les travaux routiers avaient coûté 2,2 M$ en 2015. À l’époque, le maire du Plateau, Luc Ferrandez, s’était moqué de la construction, disant qu’il s’agissait d’un trottoir pour «unijambistes».

Denis Coderre, qui était alors maire de Montréal, avait défendu la décision. «Je voulais qu’on règle ça pour avoir une piste cyclable. Les ingénieurs ont été créatifs, mais on va en revenir», avait-il déclaré.

Cependant les personnes à mobilité réduite, elles, n’en sont pas revenues. Le Regroupement des aveugles et amblyopes du Montréal métropolitain (RAAMM) et le Regroupement des activistes pour l’inclusion au Québec (RAPLIQ) ont déposé une plainte à l’ombudsman de Montréal, qui leur a donné raison.

Outre les problèmes d’accessibilité, l’ombudsman Johanne Savard avait soulevé des problèmes de sécurité liés au fait que les piétons circulent très près des cyclistes.

L’administration de la mairesse Valérie Plante a accepté l’an dernier de refaire l’aménagement comme le suggérait l’ombudsman.

L’entreprise Cojalac a obtenu aujourd’hui le contrat de 1,2 M$ pour refaire le trottoir, qui sera cette fois large de 1,7 m.

Mais comme la piste cyclable devra être déplacée dans l’opération, 50 cases de stationnement devront disparaître.

«Le trottoir aurait dû être large [de 1,7 m] et il était large [de 70 cm]. Il y a eu un rapport de l’ombudsman. On corrige la situation, on accorde le contrat», a résumé Éric Alan Caldwell, l’élu responsable des Transports dans l’administration Plante.

Source : https://www.tvanouvelles.ca/2019/04/10/12-m-pour-refaire-un-trottoir-mal-concu-a-montreal-1

3. Une maquette sensorielle pour permettre aux aveugles de « voir » le stade olympique

Article de Dominic Brassard publié le 5 avril 2019 sur ici.Radio-Canada

C’est l’un des emblèmes de Montréal. Mais lorsqu’on est aveugle, le stade olympique de Montréal demeure une construction abstraite, difficile à comprendre. Grâce à une firme française spécialisée, une maquette sensorielle tactile du stade olympique permet maintenant aux non-voyants de mieux saisir les particularités architecturales de l’ouvrage.

« Comment décrire le stade, sa forme, la forme inclinée de la tour olympique, quand on ne l’a jamais vu? », demande Aurélia Fleury, directrice de Tactile Studio, la firme conceptrice de la maquette.

Trois dimensions, inscriptions en braille et couleurs vives : Tactile Studio utilise différents procédés pour rendre la maquette accessible aux visiteurs non-voyants.

Aurélia Fleury explique que l’entreprise répond à un réel besoin : « On permet en fait aux personnes de toucher, de se créer une image mentale, qui va leur permettre ensuite d’échanger avec un ami. »

Une première

L’idée de concevoir une maquette sensorielle de cet emblème montréalais a d’abord été encouragée par l’organisme Kéroul. La présidente du conseil d’administration, Isabelle Ducharme, explique avoir accueilli à Montréal, il y a quelques années, un groupe de touristes belges. Mais l’une des membres de la délégation était non voyante, ce qui représentait un défi.

« Quand on est arrivés devant le stade olympique, le décrire à une personne non voyante, c’est pas évident », raconte Isabelle Ducharme. C’est à ce moment que l’organisme a eu l’idée de proposer un projet de maquette adaptée aux personnes vivant avec une déficience visuelle à la direction du stade olympique.

Le président du Parc olympique, Michel Labrecque, n’a pas hésité à participer au projet. Selon lui, la province aurait tout intérêt à déployer de telles maquettes tactiles pour permettre aux personnes aveugles de pratiquer, elles aussi, une forme de tourisme : « J’invite tous les propriétaires ou gestionnaires de lieux publics iconiques à faire de même. »

Pour Nathalie Chartrand, qui a perdu la vue en 1987, « les monuments différents » ou « ce qui est beau dans l’architecture » méritent leur maquette.

Trois dimensions, c’est bien mieux qu’une description verbale. Parce que tu ne peux pas imaginer exactement comme vous le verbalisez. La grosseur, la distance entre le point A et le point B, que tu penses plus petit ou plus grand, puis que finalement, quand tu touches à la maquette, c’est là que tu te rends compte que ce n’est pas exactement ce que tu penses dans ta tête! -Nathalie Chartrand

Le stade olympique de Montréal est ainsi la première maquette sensorielle du genre au Québec. Coût de l’outil : 30 000 $.

Un reportage complet sur cette maquette sensorielle tactile du stade olympique a été diffusé à l’émission Le 15-18

Source :

https://ici.radio-canada.ca/premiere/emissions/le-15-18/segments/reportage/112956/maquette-aveugles-tourisme-montreal

4. Départ de la directrice des programmes de déficience intellectuelle, trouble du spectre de l’autisme et déficience physique (DI-TSA-DP-DV)

Bonjour,

Madame Sylvie Bilodeau, directrice des programmes DI-TSA-DP-DV prendra sa retraite le 18 avril prochain. C’est une retraite bien méritée qui attend madame Bilodeau après une carrière remarquable à favoriser l’amélioration du continuum de services et des mécanismes d’accès aux services.

Nous remercions chaleureusement madame Bilodeau pour l’implication soutenue et le dévouement dont elle a fait preuve dans le cadre de la réalisation de son mandat au cours des dernières années.

Nous lui souhaitons une bonne retraite remplie de nouveaux défis.

C’est monsieur Étienne Veilleux qui reprend le flambeau au poste de directeur des programmes DI-TSA-DP-DV afin de poursuivre nos efforts pour le bien-être des patients et de leurs familles.

Lyne Marquis

Direction générale adjointe

Programmes sociaux, réadaptation et cancérologie

Source : Comité des usagers de l’INLB ,10 avril 2019 

5. Les programmes jeunesses de la Fondation INCA

Les camps d’été à la Fondation INCA

Nous sommes fiers de vous présenter nos camps d’été pour les jeunes vivant avec une perte de vision. Comme à l’habitude, Nous offrons notre camp d’immersion à la langue anglaise pour les jeunes de 11 à 18 ans. De plus cette année, une nouveauté, nous vous proposons un camp pour les leaders de demain. Durant cette semaine, vous pourrez développer votre sens du leadership tout en vous divertissant avec les autres campeurs au magnifique centre Lake Joe en Ontario. Vous aurez entre autres la chance de participer à des activités aquatiques telles que la voile, le canot, la nage et même le ski nautique!

Les 2 camps auront lieu du dimanche 30 juin au samedi 6 juillet 2019.

Pour plus de détails ou pour recevoir le formulaire d’inscription, veuillez contacter Laetitia Larabi au numéro sans frais 1800 465-4622 P.224 ou par courriel à [email protected].

Faites vite, les places sont limitées!

Concours de création littéraire braille de la Fondation INCA

Mettez vos compétences en braille en valeur et gagnez des prix dans le cadre du concours annuel de création littéraire braille de la Fondation INCA, ouvert à tous les élèves aveugles ou ayant une vision partielle fréquentant une école primaire ou secondaire au Canada. Les textes, accompagnés d’un formulaire d’inscription dûment signé, doivent être rédigés en braille et être transmis avant le 31 mai 2019, le sceau de la poste en faisant foi. Sachez que le braille par ordinateur est accepté, mais toutes les contractions braille doivent être le fruit du travail de l’élève et non d’un logiciel de transcription braille.

Prix : Jusqu’à un montant de 2 350 $ à gagner!

Pour plus de détails et pour remplir le formulaire d’inscription, visitez notre site web à www.inca.ca.

6. Franchir la ligne d’arrivée à deux

Publié par Tristan Rodgers le 9 avril 2019

Tremblant- Je m’appelle Tristan Rodgers et je suis guide pour Mac Marcoux, skieur avec une déficience visuelle membre de l’équipe canadienne de ski alpin. Mac a grandi à Sault-Sainte-Marie et, quand il avait 8 ans, on lui a diagnostiqué la maladie de Stargardts. Cette dernière provoque une dégénérescence progressive de la vision. Il a compétitionné dans la catégorie des personnes valides jusqu’à ce que son niveau d’acuité visuelle ne lui permette plus de le faire. Son frère aîné, BJ, est aussitôt devenu le premier guide de Mac.

J’ai grandi sur mes skis à Gray Rocks, une colline que certains appellent la petite sœur de Mont-Tremblant. Je suis tombé dans le ski et la vitesse dès un très jeune âge. Quand j’avais 11 ans, ma famille et moi vivions à Ottawa à temps plein et mon père était directeur d’une école de ski à Wakefield, sur une pente de ski appelée Edelweiss. Même si je jouais au hockey compétitif à temps plein, j’adorais passer du temps avec mes amis du club de ski et suivre mon héroïne d’enfance, Mikaela Tommy, qui s’entraînait avec Duncan, son frère aîné. J’ai percé un peu plus tard que la moyenne en ski de compétition. J’ai participé à ma première course de ski à 14 ans. Bien que je n’aie jamais fait partie d’une équipe d’élite, et avec mon père comme entraîneur, j’ai gravi les échelons jusqu’au printemps dernier. C’est à ce moment que j’ai appris que Jack Leitch, le guide actuel de Mac, allait prendre sa retraite. J’ai tout de suite sauté sur l’occasion de guider Mac. L’instant suivant, je me retrouvais en train de faire des virages et profiter du soleil avec Mac à Mont Hood en Orégon !

Guider un skieur avec une déficience visuelle

On me demande souvent s’il est difficile d’être guide et je réponds alors : «Imaginez-vous en train de skier normalement, mais au lieu de le faire en silence, vous dites tout ce que vous faites et voyez… C’est un peu comme ça?! Ça change un peu la vie !?» Mac peut me voir quand il skie. Il voit également les portes. Par contre, il a besoin d’un guide lorsque la visibilité est mauvaise, surtout dans les épreuves de vitesse où les portes sont parfois séparées par une distance pouvant atteindre 50 mètres. Mac et moi communiquons à l’aide de radios attachées à nos casques.

Communiquer pour mieux performer

Quand on m’a demandé d’essayer de guider Mac, j’étais vraiment excité ! Je n’avais jamais skié avec lui, mais j’ai un grand respect pour lui en tant que personne et athlète. Mon style de ski est complémentaire au sien et mes capacités techniques me permettent d’être très constant sur la neige. Mac a toujours été un héros pour moi, et je n’aurais jamais manqué la chance de travailler avec lui. Ma carrière de ski de compétition tirait à sa fin et je cherchais le moyen de redonner à ma façon à la communauté du ski de compétition qui m’a apporté tant de souvenirs et des relations qui dureront toute ma vie.

Ma plus grande inquiétude de m’embarquer dans cette aventure était de m’engager à l’année. J’étais inquiet de ne pouvoir continuer mes études en génie mécanique à l’Université d’Ottawa. Après y avoir bien pensé et en avoir discuté avec ma famille et mes amis, j’ai décidé de prendre part à l’aventure avec Mac. Même si nous n’avions jamais skié ensemble, il avait tout mon respect et je tenais à sa réussite. Je me suis dit que ma passion pour le ski de compétition pourrait le propulser avec son équipe vers le succès pour atteindre les Jeux paralympiques de 2022. J’ai, jusqu’à présent, vécu des expériences incroyables et j’entrevois le futur avec entrain.

Après seulement quelques jours à Mont Hood, je savais déjà que c’était ce que je voulais faire pour les quatre prochaines années. J’ai adoré guider et j’ai passé des moments incroyables avec mes coéquipiers et le personnel de l’équipe. Quand les entraîneurs ont décidé que j’étais assez compétent pour guider Mac pour la saison de la coupe du monde, nous nous sommes rendus à Valle Nevado, au Chili, à la recherche du meilleur entraînement hors saison offert. L’entraînement à 3000 mètres d’altitude a parfois été difficile, mais les vues à couper le souffle ont largement compensé ! Valle Nevado est le plus bel endroit où je me suis entraîné et ma première expérience de ski là-bas a rendu ce camp d’entraînement encore plus spécial. À la fin du camp, j’avais officiellement été nommé le nouveau guide de Mac et j’attendais avec impatience la saison à venir.

Après notre camp au Chili, nous nous sommes rendus à Saas-Fee, un site d’entraînement emblématique situé dans les Alpes suisses. Pour un passionné de ski de compétition, ce camp d’entraînement était particulier. Nous nous sommes entraînés sur le glacier à côté des meilleurs skieurs au monde qui se préparaient pour la première coupe du monde de la saison à Sölden, en Autriche. Ma partie préférée de ce voyage a été de prendre le téléski avec la légende norvégienne Aksel Lund Svindal. Quand je me suis présenté, il m’a dit qu’il avait entendu parler de Mac et qu’il le trouvait vraiment impressionnant. Je lui ai dit que Mac espérait passer sa troisième année invaincue en descente, et il nous a souhaité bonne chance. Après un bloc d’entraînement difficile, mais fructueux à Saas-Fee, il était temps de retourner à notre base à Panorama, en Colombie-Britannique, pour un entraînement et les premières courses de la saison.

En s’échauffant pour le slalom, Mac a malheureusement chuté sur sa main et s’est fait une entorse au dos. En attendant le retour de Mac sur les planches, je suis de retour à la maison à Tremblant où je m’entraîne depuis environ un mois pour garder la forme en attendant le retour de Mac. Je ne sais pas quand Mac et moi reviendrons à la compétition, mais je suis vraiment excité de faire partie de l’équipe avec lui.

Source : https://blogue.tremblant.ca/fr/tristan-rodgers-ambassadeur-paraalpin/

7. Expérience inclusive de plein air dans un parc urbain : une étude, un guide et… une grille d’évaluation à venir

Image du Rapport intérimaire Projet : « Living Lab sur l’expérience de plein air dans un parc urbain : une voie pour soutenir la participation sociale et un mode de vie actif chez les personnes ayant des incapacités »

La proximité des parcs urbains serait un milieu propice pour favoriser la pratique d’activités de plein air accessibles chez les personnes ayant différents types d’incapacités. Ainsi, leur faire vivre l’expérience inclusive de plein air en parcs urbains serait facilité en raison de la distance à parcourir pour s’y rendre en utilisant le service de transport en commun ou adapté de leur municipalité et de la proximité des lieux pouvant les encourager à une pratique régulière de ces activités.

C’est sur cette prémisse qu’une récente étude intitulée Déterminants de l’expérience inclusive de plein air en parc urbain : Étude par Laboratoires vivants a été réalisée par l’équipe de recherche de madame Hélène Carbonneau, professeure titulaire au Département d’études en loisir, culture et tourisme à l’Université du Québec à Trois-Rivières. Grande adepte de plein air, madame Carbonneau et son équipe de recherche ont sillonné trois parcs urbains en compagnie de participants et de participantes ayant différents types d’incapacités, ainsi que de partenaires du milieu, pour vivre ensemble cette expérience de plein air.

Madame Carbonneau fait toujours en sorte que ses recherches puissent servir sur le terrain. C’est pourquoi les résultats de son étude ont mené à la rédaction du Guide d’analyse de l’expérience inclusive en parc urbain et au développement d’une grille d’évaluation qui devrait être prête à l’automne 2019 grâce à un soutien du groupe de recherche Participation sociale et villes inclusives. « On est retourné un an après l’étude. On a vu qu’il y avait eu des changements où l’on avait indiqué un problème. Les trois lieux avaient fait des bonifications dans leur offre inclusive. Le secret dans la recherche participative et encore plus dans la recherche-action, il faut que le monde puisse participer, se l’approprier et que ça leur serve après. »

Enfin, elle souhaite que le guide et la grille d’évaluation soient utiles pour sensibiliser et outiller les milieux municipaux qui voudraient maximiser l’accès à l’expérience de plein air au sein des parcs urbains, pour les personnes ayant des incapacités. « Ils peuvent l’utiliser en formant leurs propres comités d’experts, composés de personnes handicapées, d’élus et de partenaires du milieu pour analyser leurs parcs. Ensuite, ils pourront ensemble réfléchir aux pistes de solution », conclut-elle.

Liens vers les documents accessibles

Rapport intérimaire Projet : « Living Lab sur l’expérience de plein air dans un parc urbain : une voie pour soutenir la participation sociale et un mode de vie actif chez les personnes ayant des incapacités » Version accessible (RTF) (Format rtf, 158,81 Ko)

Guide d’analyse de l’expérience inclusive en parc urbain Version accessible (RTF) (Format rtf, 813,24 Ko)

Source : https://www.ophq.gouv.qc.ca/publications/cyberbulletins-de-loffice/express-o/volume-13-numero-1-printemps-2019/actualites/experience-inclusive-de-plein-air-dans-un-parc-urbain-une-etude-un-guide-et-une-grille-devaluation-a-venir.html

8. Appel à soumettre une proposition de communication pour le IVe colloque franco-latino-américain de recherche sur le handicap

Le comité organisateur du IVe colloque franco-latino-américain de recherche sur le handicap est très heureux de lancer l’appel à communication et d’inviter les chercheurs, professionnels, décideurs, représentants d’organismes communautaires et citoyens provenant d’Amérique latine et de la francophonie internationale à soumettre une proposition de communication pour participer au colloque qui aura lieu en juin 2020 dans la ville de Québec au Canada.

Pour cette quatrième édition du Colloque franco-latino-américain de recherche sur le handicap, nous souhaitons explorer la question du vivre-ensemble au regard des positions sociales occupées par les personnes en situation de handicap au sein de sociétés diverses, interrogeant non seulement le rapport que différentes cultures peuvent construire autour du handicap, mais aussi la manière dont les personnes en situation de handicap elles-mêmes participent de la construction des espaces sociaux et des territoires auxquels elles appartiennent.

La date limite pour soumettre votre proposition est le 2 mai 2019. 

Pour prendre connaissance de l’appel à communication et obtenir plus de détail sur le colloque, veuillez consulter le site web du colloque :
https://www.fourwav.es/view/1072/customtab635/#Public

ou http://fourwav.es/rfla-quebec-2020

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Le formulaire d’inscription sera disponible prochainement.

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9. Voyager comme tout le monde malgré son handicap

Alors que les Journées nationales Tourisme & Handicaps se déroulent tout le mois, «Le Figaro» a enquêté sur cette clientèle qui franchit les obstacles pour ne pas se priver du plaisir de la découverte.

Article de Jean-Marc De Jaeger publié le 2 avril 2019

Audrey n’oubliera jamais son vol entre Hongkong et Paris. Après un voyage en solo de trois mois en Asie, cette jeune handivoyageuse pensait rentrer en France en toute sérénité. Sauf qu’à son arrivée à l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, elle ne reconnaît plus son fauteuil électrique. «Les cale-pieds étaient complètement en vrac, la roue arrière droite fracassée, les rayons entièrement fêlés et fissurés», déplore-t-elle sur son blog (1). Ce genre de mésaventure est la principale crainte des voyageurs appareillés.

«L’aérien est le premier frein au voyage chez les personnes à mobilité réduite», reconnaît Marie-Odile Vincent, tétraplégique et consultante handicap chez Comptoir des voyages. Même en respectant les règles et précautions édictées par les compagnies (réservation d’une assistance 48 heures avant le départ, indication du type et des dimensions du fauteuil), le risque zéro n’existe pas. «Pour éviter les mauvaises surprises, mieux vaut éviter les compagnies low-costs et prendre des vols sans escale, quitte à payer plus cher», conseille Marie-Odile Vincent.

Les journées du tourisme et du handicap, dont la 13e édition se tient partout en France tout le mois d’avril, donnent l’occasion aux professionnels de trouver des solutions pour cette clientèle négligée. Une population difficile à chiffrer- le handicap étant considéré comme un facteur de recensement discriminant -, mais qui ne veut pas se priver du plaisir de voyager. «Dès les années 1990, les personnes atteintes d’un handicap ont commencé, via des associations, à revendiquer leur droit d’utiliser leur pouvoir d’achat pour avoir des loisirs et partir en vacances comme tout le monde», détaille Annette Masson, présidente de l’association Tourisme & Handicaps, organisatrice de ces journées.

«Les pays les moins accessibles matériellement sont souvent les plus accessibles humainement» – Blandine, une Belge de 27ans qui a conclu un tour du monde dun an en solo

Si l’offre de voyage est encore loin d’être parfaitement adaptée, les handivoyageurs comptent sur leurs petites astuces. «Quand elles existent, les informations sur l’accessibilité des hébergements manquent de précision. Lire “chambre accessible” sur Booking ne signifie rien. Alors, avant de réserver, je contacte plusieurs hôtels pour connaître leurs aménagements, comme la largeur des portes, la taille de la salle de bains ou la présence ou non d’une marche. Et, surtout, je leur demande des photos», abonde Blandine (2), une Belge de 27 ans qui a récemment conclu un tour du monde d’un an en solo. Il s’agit aussi de se renseigner sur les lieux et activités adaptés. «Il n’y a pas de place pour l’improvisation, je dois planifier mes visites à l’avance. Je ne peux pas prendre le risque de me déplacer pour, au final, me retrouver devant un musée ou un monument qui ne peut pas m’accueillir», ajoute Charlotte (3). Autre solution: solliciter des agences spécialisées.

Comptoir des voyages propose des séjours sur mesure dans une trentaine de destinations. «Pour qualifier ses besoins, le client fournit des informations très précises: les dimensions et le poids exacts du fauteuil, son degré d’autonomie, sa capacité à faire sa toilette seul ou non», précise Marie-Odile Vincent. L’agence recommande ensuite les logements les plus appropriés, tous testés et approuvés. Hauteur du lit, largeur de la porte, taille des sanitaires, équipements lors des excursions…

Aucun détail n’échappe à son œil expert. «Un hôtel parfaitement aux normes peut ne pas être proposé si les infrastructures aux alentours, comme l’accès à la plage, ne sont pas adaptées», prévient-elle. Quant à savoir si ces voyages coûtent plus cher, elle rétorque: «La vie quotidienne d’une personne en fauteuil coûte déjà plus cher en soi, il est logique que le séjour le soit aussi.»

En 2009, Yoola a investi un marché quasiment inexistant en France. L’agence s’est d’abord fait connaître en proposant des circuits 100 % accessibles lors de grands événements sportifs. Puis elle s’est élargie au tourisme plus traditionnel. Pourquoi s’en priver? Selon son fondateur, Malik Badsi, «les personnes à mobilité réduite sont mal informées sur l’offre disponible. Résultat, elles se privent de partir malgré leur capacité physique et financière à voyager». Comptoir des voyages, Yoola, ces deux spécialistes proposent entre autres loisirs sportifs du parapente, des safaris, des balades en quad ou à dos de dromadaire, et prévoient une assistance médicale sur place, en option.

En France, les handivoyageurs peuvent se référer au label «Tourisme & Handicaps», attribué par l’association éponyme. Cette marque d’État, créée en 2005 par le ministère de l’Économie, est décernée aux hébergements, restaurants et lieux de loisirs qui répondent aux besoins d’au moins deux handicaps parmi les quatre reconnus (moteur, auditif, visuel et intellectuel). Aujourd’hui, près de 5300 sites ou organismes bénéficient de ce label attribué sur demande pour une période de cinq ans renouvelable. Un chiffre qui paraît assez faible au regard du très grand nombre d’établissements recevant du public, touristique ou non. La loi accessibilité de 2005 leur donnait dix ans pour être se mettre aux normes. Mais entre les impossibilités techniques, les contraintes liées à la conservation du patrimoine et le coût des travaux, il semble difficile de faire respecter strictement la loi. Aujourd’hui, moins de 40 % de ces établissements sont accessibles.

Le métro de Paris bénéficie d’une dérogation, les travaux étant contraints par l’ancienneté du réseau. Seule une dizaine de stations sur 300 peuvent accueillir des personnes en fauteuil. Mais ne pas pouvoir traverser la capitale en transports en commun n’empêche pas d’aller à l’autre bout du monde.

La plupart des handivoyageurs s’accommodent très bien du manque d’infrastructures. «Les pays les moins accessibles matériellement sont souvent les plus accessibles humainement, note Blandine. Lorsque j’avais besoin d’aide en Asie, des dizaines de personnes se pliaient en quatre pour moi.» «En voyage, j’aime perdre mon autonomie. Cela m’oblige à innover, à imaginer et à me dépasser», avoue de son côté Marie-Odile Vincent. Quant à Jean-Pierre Brouillaud, voyageur non voyant, il se dit «peu tracassé par ces questions d’accessibilité». Auteur du blog «L’Illusion du handicap» (4) et de l’autobiographie Aller voir ailleurs (Points Aventure), il affirme: «Si tout était traduit en braille, je me sentirais trop dépendant. Je perdrais la force que je tire de ma vulnérabilité. Et surtout, je serais privé de l’essentiel du voyage: les belles rencontres.»

(1) roulettes-et-sac-a-dos.com ; (2) 1000decouvertes4roulettes.com ; (3) wheelcome.net ; (4) l-illusion-du-handicap.com

Source : http://www.lefigaro.fr/voyages/voyager-comme-tout-le-monde-malgre-son-handicap-20190403

10. Ikéa Israël rend ses produits plus adaptés aux personnes handicapées

Article publié le 25 mars 2019 par Times of Israël

Le géant suédois de l’aménagement d’intérieur Ikea s’est associé avec deux associations d’accessibilité pour produire de nouveaux accessoires rendant certains de ses meubles plus adaptés aux personnes atteintes de handicap.

Le n°1 mondial du meuble a ainsi créé une nouvelle ligne de produits, en collaboration avec les ONG israéliennes Milbat et Access Israel, toutes deux spécialisées dans la conception de solutions pour personnes handicapées.

Première initiative de ce type au monde, la coopération a commencé en 2017. Il s’agissait d’abord d’évaluer l’accessibilité de produits IKEA existants, puis d’y ajouter des équipements spéciaux destinés à les rendre plus facilement utilisables par les personnes en situation de handicap, a fait savoir Access Israel sur sa page Facebook.

Le projet a été lancé dans l’un des magasins Ikea du pays « avec un hackathon pour ingénieurs produits et personnes handicapées qui a permis de mieux déterminer leurs besoins, » a indiqué Ikea. « A la fin du processus de développement, 13 nouveaux produits ont vu le jour, chacun apportant une solution à un handicap particulier. »

Parmi les produits mis au point : un canapé qui élève les jambes pour permettre à ceux souffrant de paralysie cérébrale de se relever plus facilement, des poignées plus larges pour les portes de placard et les fermetures à glissière et des produits pour aider les malvoyants et les personnes en fauteuil roulant de trouver plus facilement les choses sur les étagères.

« Même si je souffre de paralysie cérébrale, je fais tout ce que je peux pour faire comme les autres, mais chez moi, je suis entouré de meubles qui me rappellent mon handicap, » a confié Eldar Yusupov, qui travaille dans une agence de pub et voulait être en mesure d’utiliser les objets Ikea plutôt que d’acheter des meubles destinés aux handicapés.

« J’aimerais m’asseoir sur un canapé sans avoir peur de ne pas pouvoir me relever, d’ouvrir un placard classique, ou même d’allumer une lampe ordinaire, » explique-t-il dans une vidéo faisant la promotion de la nouvelle ligne Ikea créée.

Ikea a noté qu’une personne sur dix en Israël souffrait d’un handicap. Le projet relève de la stratégie mondiale de la firme.

Les nouveaux produits sont vendus dans des magasins Ikea, mais les plans de conception peuvent être téléchargés gratuitement pour une fabrication à l’aide d’une imprimante 3D.

« Maintenant, il est temps qu’ils créent des produits qui se montent tous seuls, » plaisantait Yusupov à la fin de la vidéo.

https://fr.timesofisrael.com/ikea-israel-rend-ses-produits-plus-adaptes-aux-personnes-handicapees/

11. Corpuscule Danse présente Quadriptyque I-II-III, qui réunit sur scène des danseurs avec et sans handicap, les  8, 9, 10 et 11 mai 2019 à l’Agora de la danse à Montréal

Trois chorégraphes (Deborah Dunn, Lucie Grégoire et Benoît Lachambre) convoquent d’autres formes de beauté et de virtuosité en embrassant les possibilités de la danse intégrée.

Pionnière au Québec de cette approche réunissant danseurs avec et sans handicap, la chorégraphe et interprète en fauteuil roulant France Geoffroy examine et dynamise son langage en faisant appel à des créateurs établis, mais néophytes dans ce créneau. Une première expérience qui ouvre une brèche de liberté dans leur propre démarche, un espace d’ouverture totale. France Geoffroy aborde Quadriptyque comme un legs pour la danse intégrée du Québec.

Aux trois chorégraphes présentés à l’Agora, l’invitation de la danse intégrée inspire un état d’éveil perpétuel, sans apriori, une autre beauté, une présence simultanément (méta) physique et politique dans le regard d’une société hypernormée. Benoît Lachambreentraîne France Geoffroy dans les méandres du souffle, des ondes vibratoires qui relient leurs deux corps, sous le regard intime de la caméra en direct portée par l’artiste visuelle Marie-Hélène Bellavance.

Deborah Dunn s’inspire du célèbre film Casablanca pour incarner dans un quintette la double conscience émotive et politique qui incombe à tout corps atypique sur scène. Lucie Grégoire ciselle un délicat duo sur le besoin d’enracinement et l’appel à l’errance de l’être humain.

Et si la danse intégrée élargissait le champs perceptif et esthétique de la danse contemporaine? C’est le pari – ou plutôt la conviction affirmée de Quadriptyque, projet tentaculaire qui vient coiffer plus de vingt ans de pratique en danse intégrée, dont quinze avec sa compagnie Corpuscule Danse. Amorcé en 2016, il articule des volets de recherche, de pédagogie, de création et de diffusion, dont fait état la plateforme web quadriptyque.com, avec ses contributions actuelles et à venir des auteures Aline Apostoslka, France Geoffroy, Sophie Michaud, Katya Montaignac.

Le spectacle de danse intégrée Quadriptyque, qui réunit sur scène de danseurs avec et sans handicap, est l’occasion d’offrir une première représentation décontractée à l’Agora.

D’inspiration britannique, la représentation décontractée se veut inclusive et ouverte aux populations atypiques (à mobilité réduite, vivant avec une déficience, etc.). Elle vise à rendre le théâtre plus accueillant et confortable pour ces publics.

Cela se traduit par quelques aménagements lors du spectacle, comme

  • Des intensités réduites d’éclairages pendant le spectacle.
  • Des sièges de la première rangée réservés pour laisser place aux personnes à mobilité réduite et leur accompagnateur.
  • Des lumières douces allumées au-dessus du public et la porte d’accès de la salle ouverte pendant la durée du spectacle.
  • Une courte présentation faite avant le spectacle pour présenter les danseurs et certains aspects du spectacle.

Corpuscule Danse

8-9-10- mai 2019 à 19h et 11 mai 2019 à 16h-représentation décontractée

Durée : 70 minutes

Agora de la danse : 1435, rue De Bleury, Bureau 102
Montréal, QC H3A 2H7 ,Métro Place-des-Arts

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Source : https://agoradanse.com/evenement/quadriptyque-i-ii-iii/

12. Budget 2019-2020 du gouvernement du Québec : des mesures d’intérêt pour les personnes handicapées

Publié dans le Cyberbulletin officiel de l’Office des personnes handicapées du Québec, Express-O, Volume 13 – numéro 1 – printemps 2019

Le ministre des Finances, Éric Girard, a présenté le 21 mars dernier le budget 2019-2020 du gouvernement du Québec. Celui-ci prévoit de nouveaux investissements totalisant 16,2 milliards de dollars sur six ans, qui ciblent majoritairement les secteurs de la santé et de l’éducation. Coup d’œil sur les principales mesures qui auront un impact sur la participation sociale des personnes handicapées, de leur famille et de leurs proches.

Emploi : une nouvelle Stratégie nationale annoncée

Dans le budget 2019-2020, le gouvernement du Québec annonce le financement de la prochaine Stratégie nationale pour l’intégration et le maintien en emploi des personnes handicapées, qui devrait être dévoilée dans les prochains mois. Afin de la mettre en œuvre, des investissements globaux de 64,8 millions de dollars sont prévus sur cinq ans, soit de
2019-2020 à 2023-2024.

Plus précisément, le gouvernement entend investir une somme globale de 49,7 millions de dollars afin de mettre en œuvre diverses mesures visant à favoriser l’intégration et le maintien en emploi des personnes handicapées. La principale mesure consiste à ajouter 400 postes au Programme de subventions aux entreprises adaptées.

Une somme de 15,1 millions de dollars sera également investie sur cinq ans afin d’appuyer la mesure du Contrat d’intégration au travail. Avec cet investissement, le gouvernement compte ainsi ajouter 500 participantes et participants supplémentaires à ce programme.

Les détails de la Stratégie et les modalités de sa mise en œuvre seront connus au cours des prochains mois. Restez à l’affût : nous publierons un article complet à ce sujet dès sa sortie!

Santé et services sociaux : amélioration de l’accès aux services

Le budget 2019-2020 prévoit une hausse de 5,4 % des dépenses de santé et de services sociaux pour la prochaine année et de 4,1 % pour les deux années suivantes. D’ici cinq ans, le gouvernement effectuera ainsi des investissements additionnels de 4,9 milliards de dollars.

Entre autres mesures, il est prévu d’investir 2,6 milliards de dollars d’ici
2023-2024 afin de bonifier les services aux personnes aînées. Cela inclut notamment des actions visant à offrir davantage de soins et de services à domicile pour les personnes aînées en perte d’autonomie (1,48 milliard de dollars d’ici 2023-2024), ainsi que pour améliorer la qualité de vie des proches aidantes et des proches aidants (105 millions de dollars sur cinq ans). À ce propos, rappelons que le gouvernement dévoilera au cours de la prochaine année la première politique nationale pour les proches aidantes et les proches aidants. Il compte également annoncer le développement historique d’un nouveau continuum de services pour soutenir ces personnes.

Par ailleurs, le gouvernement compte investir 574 millions de dollars d’ici 2023-2024 dans le but d’améliorer les services directs à la population. Il propose notamment de renforcer l’accès en première ligne, avec des dépenses de 10 millions de dollars annuellement pour les cinq prochaines années, de même que de bonifier le Programme de soutien aux organismes communautaires, à la hauteur 30 millions de dollars par année.

Soulignons également qu’afin de dépister plus tôt les troubles de l’apprentissage, le gouvernement compte investir un total de 340 millions de dollars sur cinq ans à cet effet. Cela permettra d’offrir à tous les enfants du Québec âgés de 0 à 5 ans un dépistage et un diagnostic précoce de façon à être en mesure d’établir, avec les parents et le milieu scolaire, un protocole d’intervention rapide incluant des mesures de soutien aux familles.

Éducation : soutien à la réussite et à la persévérance scolaire

La hausse des dépenses en éducation et en enseignement supérieur est évaluée à 5,1 % en 2019-2020, avec un total de 2,4 milliards de dollars sur cinq ans.

De ce montant, le gouvernement prévoit notamment des dépenses de 1,7 milliard de dollars sur cinq ans, qui visera à donner à chaque enfant les moyens d’aller au bout de son potentiel. Parmi les mesures liées à cet investissement, 100 millions de dollars sur cinq ans sont prévus afin d’ajouter des classes spécialisées. Cette proposition vise à permettre des ratios maître-élèves réduits, ainsi qu’un soutien adapté à certains élèves handicapés ou ayant un trouble d’apprentissage ou d’adaptation. Elle permettra d’offrir un cheminement scolaire mieux adapté aux besoins de ces élèves.

Un montant de 25 millions de dollars est également prévu annuellement d’ici 2023-2024 afin de soutenir la réussite et la persévérance. Cet aspect touche notamment le financement de l’offre des services éducatifs spécialisés qui répondent aux besoins des élèves aux prises avec des difficultés pendant leur parcours scolaire. Il concerne également l’appui financier octroyé aux organismes communautaires qui offrent des services en complément à ceux offerts par les écoles.

Habitation : investissements pour le logement abordable et l’adaptation de domicile

En habitation, le budget 2019-2020 prévoit investir 249,7 millions de dollars sur cinq ans afin de soutenir la réalisation des unités de logement du programme AccèsLogis Québec annoncées antérieurement, mais qui n’ont pas encore été réalisées. Cela permettra à plus de ménages québécois d’accéder à un logement abordable. Un montant de 60 millions de dollars sera aussi investi d’ici 2023-2024 afin de financer le Programme d’adaptation de domicile (PAD). Cette mesure rendra possible, annuellement, l’adaptation de logements pour 1 000 personnes ainsi que la réparation de 4 300 équipements spécialisés.

Personnes vulnérables : réforme de la protection

Le plan budgétaire 2019-2020 rappelle que depuis des années, les intervenants et les intervenantes auprès de personnes vulnérables ainsi que les familles de ces dernières revendiquent des mesures qui permettront de reconnaître aux personnes vulnérables plusieurs droits fondamentaux, notamment le droit à l’égalité, à l’autodétermination, à l’intégrité et à la sécurité. Le gouvernement compte ainsi réformer les dispositions législatives en matière de protection de ces personnes. Le rôle que doit jouer le Curateur public en matière d’information, de soutien, de surveillance et d’enquête, afin de prévenir les abus des personnes inaptes, sera également précisé. Le gouvernement prévoit ainsi allouer 14,8 millions de dollars sur cinq ans au ministère de la Famille afin de mener cette démarche à terme.

Des investissements à suivre

Le budget 2019-2020 contient différentes mesures porteuses pouvant avoir un impact significatif sur la participation sociale des personnes handicapées, de leur famille et de leurs proches. Les domaines de la santé et de l’éducation bénéficient notamment d’investissements importants qui permettront d’améliorer leur offre de services.

Rappelons que les détails et les modalités de mise en œuvre de certaines mesures devraient être dévoilés ultérieurement. C’est le cas notamment des investissements qui viseront à appuyer davantage les parents d’enfants handicapés. Ceux-ci devraient être prévus pour 2020-2021.

Nous suivrons avec intérêt l’avancement des travaux liés aux diverses mesures annoncées dans le plan budgétaire 2019-2020. Ceux-ci feront l’objet de prochains articles dans notre cyberbulletin.

Source : https://www.ophq.gouv.qc.ca/publications/cyberbulletins-de-loffice/express-o/volume-13-numero-1-printemps-2019/actualites/budget-2019-2020-du-gouvernement-du-quebec-des-mesures-dinteret-pour-les-personnes-handicapees.html#c27384

 

13. Carrefour Jeunesse- Emploi Anjou Saint-Justin : Projet Tremplin – Vers une intégration réussie !

Bonjour!

Je suis conseillère en emploi et chargée de projet au CJE Anjou Saint-Justin et nous avons un nouveau projet (Tremplin) pour aider les personnes ayant des difficultés à trouver un emploi en raison de leur situation de santé (toutes les limitations sont acceptées et aucun diagnostic n’est requis). J’ai pensé que cela pourrait intéresser les personnes de 16 à 30 ans qui vous contact et qui rencontre des difficultés à intégrer le marché du travail.

C’est gratuit et les inscriptions se font en continue jusqu’en juillet prochain. Je vous envoi en pièce jointe notre fiche d’information aux partenaires avec les critères d’admissibilité ainsi que l’affiche promotionnel que je vous invite à la partager dans vos réseau

Si vous souhaiter avoir plus d’information sur le projet, il me fera plaisir d’échanger avec vous et répondre à vos questions.

Au plaisir et bonne journée!

Karine PAQUIN

Chargée de projet | Projet Tremplin

T : 514-353-5400

F : 514-353-0040

cjeanjou.com

Projet Tremplin – Vers une intégration réussie !

Fiche à l’intention des partenaires

Objectifs :

Soutenir les participants vivant avec une limitation fonctionnelle ou une situation de santé représentant un obstacle à l’emploi dans leur démarche d’intégration sur le marché du travail.

Toutes les limitations sont admissibles ex : santé mentale (ex. anxiété, préparation d’un retour au travail suite à un congé de maladie), TSA, TDA/H, trouble d’apprentissage, limitation physique, neurologique, organique, etc.

Stratégie d’intervention :

  • Accompagnement soutenu d’environ 26 semaines avec possibilité de prolongation
  • Rencontre individuelle
  • Ateliers de groupe portant sur différents sujets selon les besoins des participants ex :
  • Connaissance de soi (bilan des compétences, identification des besoins et capacité de travail, découverte de ces valeurs professionnelles, etc.)
  • Gestion du temps, des priorités, des émotions, du stress, etc.
  • Méthode dynamique de recherche d’emploi, préparation aux entrevues, etc.
  • Possibilité de faire un stage en entreprise (facultatif, selon les besoins)
  • Soutien à la réflexion sur la divulgation des limitations et les accommodements de travail
  • Soutien à l’intégration en emploi (possibilité d’intervention en milieu de travail)
  • Suivi de maintien en emploi
  • Possibilité de financement de certains frais selon les besoins (ex. transports, services professionnels, etc.)

Critères d’admissibilité :

  • Être âgé entre 16 et 30 ans
  • Avoir pour objectif d’intégrer le marché du travail
  • Vivre une situation de santé qui engendre des difficultés à intégrer le marché du travail
  • Ne pas bénéficier d’assurance emploi
  • Aucun diagnostic nécessaire, toutefois la personne doit être en mesure de s’identifier avec une limitation ayant des répercussions sur ses démarches et son intégration.

Si vous pensez connaître un individu susceptible de vouloir participer au Projet Tremplin ou avez des questions à formuler, n’hésitez pas à nous joindre au 514 353-5400 ou [email protected] .