Accessibilité
Bâtir ensemble un quotidien accessible!

Écho du RAAMM pour la période du 14 au 20 janvier

Voici le contenu de l’Écho du RAAMM pour la période du 14 au 20 janvier 2019.

Prenez connaissance des dernières actualités du RAAMM, des communiqués de nos partenaires et d’articles portant sur la déficience visuelle publiés dans les médias.
Sommaire

1. C’est le temps de s’inscrire aux activités du RAAMM!

La nouvelle année ne fait que commencer, mais il est déjà temps de vous inscrire à nos activités! Venez bouger, développer vos talents, vous informer, vous exprimer, vous divertir et faire de belles rencontres au RAAMM!

Pour connaître les détails des activités offertes, nous vous invitons à consulter la programmation complète sur notre site Web au : https://raamm.org/activites/programmation/

Prenez note qu’un atelier de peinture parfumée s’est ajoutée aux activités offertes et qu’il ne figure pas dans le document Word de la programmation.

Pour vous inscrire, contactez Anna au 514-277-4401, poste 111 ou par courriel à [email protected].

Pour entendre l’enregistrement de la programmation au Publiphone, il suffit d’appeler au 514-277-4401 et d’appuyer sur le 4 lors du message d’accueil du RAAMM pour accéder au menu principal du Publiphone. Choisissez ensuite la rubrique 13.

Au plaisir de vous retrouver pour une nouvelle session d’activités.

L’équipe du RAAMM

 

Liste des activités offertes

Cours et ateliers :

  • Gym tonique, début le 17 janvier
  • Cuisine collective « Les soupes du monde », début le 30 janvier

Activités à la carte :

  • 30 janvier : Atelier de peinture parfumée
  • 1er février : On jase technologie
  • 1er février : Conférence « Le cerveau et la musique »
  • 1er mars : On jase technologie
  • 5 février : Brunch-conférence « Toucher la couleur »
  • 6 février : 5 à 7 « Apprivoiser la canne blanche »
  • 5 mars : Dîner conférence « Démystifions le féminisme »
  • 20 mars : Atelier d’expérimentation « Les enregistrements sonores et binauraux, changer la perspective par le son »

2. Un non-voyant québécois de 23 ans embauché par Microsoft

Publié le 9 janvier 2019 par 98,5 FM

Alexandre Benoit n’est pas capable de lire ce qui est écrit sur son ordinateur, car il souffre de cécité. Cela n’a toutefois pas empêché cet ingénieur en informatique de 23 ans de se faire embaucher par Microsoft.

Originaire de Nicolet, Alexandre Benoit est atteint d’une maladie dégénérative de la rétine depuis sa jeunesse. Depuis 2015, il a complètement perdu la vue et il n’est plus capable de lire quoique ce soit sur son ordinateur.

Malgré son handicap, l’étudiant de 23 ans a toujours trouvé des solutions pour poursuivre ses études qui l’ont conduit jusqu’à l’Université de Sherbrooke pour un baccalauréat en génie informatique.

Pour réussir ses études universitaires malgré le fait qu’il ne soit pas capable de lire son écran d’ordinateur, Alexandre Benoit a utilisé un système de synthèse vocale qui lui lisait ce qui était écrit à l’écran.

«Je n’ai même pas besoin d’écran pour travailler. Je peux écrire un rapport couché avec des écouteurs et un clavier sans fil» -Alexandre Benoit

Mais son outil le plus précieux a été YouTube!

«Une bonne partie de mon bac, je l’ai suivi sur YouTube. Il y a énormément de vidéos. Il y a les cours du MIT (Massachusetts Institute of Technology) qui sont disponibles gratuitement. Il y a énormément de personnes qui vulgarisent les concepts. J’ai rarement acheté des manuels parce que c’était difficile pour moi de les lire. »

Au cours de son bac, Microsoft l’a fait venir à Seattle pour compléter un stage de quatre mois. Au terme de ses études, Google et Facebook l’ont également convoité, mais l’ingénieur en informatique a choisi de retourner chez Microsoft pour amorcer sa carrière professionnelle.

Source : https://www.985fm.ca/nouvelles/techno/180829/un-non-voyant-quebecois-embauche-par-microsoft

3. Lire reste un défi pour les personnes aveugles, 210 ans après la naissance de Braille

Publié le 4 janvier 2019 par Europe 1 avec AFP

Dans un communiqué, la Fédération des aveugles de France regrette « le silence assourdissant des pouvoirs publics pour soutenir la création d’un véritable service d’accès à la lecture ». 

L’accès à la lecture reste difficile pour les aveugles et malvoyants, 210 ans après la naissance en 1809 de Louis Braille, célébrée le 4 janvier, rappelle vendredi dans un communiqué la Fédération des aveugles de France.

La Fédération regrette « le silence assourdissant des pouvoirs publics pour soutenir la création d’un véritable service d’accès à la lecture » pour les aveugles.

Seulement 8% des livres édités chaque année seraient accessibles aux aveugles. Les bibliothèques spécialisées en braille se comptent sur les doigts des deux mains. La plus riche d’entre elle, celle de l’Association Valentin Haüy, ne dispose que de 20.000 livres en braille papier et de 3.500 livres en braille numérique, « à comparer par exemple avec les 700.000 ouvrages de la Médiathèque de Montpellier », remarque Vincent Michel, président de la Fédération.

Selon lui, seulement 8% des livres édités chaque année sont accessibles aux aveugles. Si les romans sont plus accessibles, les ouvrages de sciences humaines, droit, sciences ou économie en braille ou audio sont rares. 

La Fédération réclame plus de livres en braille dans les bibliothèques. La Fédération milite auprès du ministère de la Culture pour créer un service public d’accès qui permette d’acquérir les livres dans le format souhaité (braille papier, braille numérique ou audio) au prix du marché. Ce service permettrait aux bibliothèques, notamment universitaires, d’étoffer leur fond pour les malvoyants. « On ne peut se satisfaire de quelques dizaines de livres en braille dans les bibliothèques publiques », souligne le président de la Fédération.

« Le numérique est évidemment la solution d’avenir ». Le coût de ce service public pour les malvoyants serait d’environ 2 millions d’euros par an, a estimé la Fédération. A terme, « le numérique est évidemment la solution d’avenir » compte tenu du poids des versions papier, souligne Vincent Michel. « L’idéal serait de déboucher sur une véritable tablette braille », dit-il. Le lecteur numérique en braille existe, mais il permet, à l’aide d’un clavier tactile, de lire ligne à ligne, ce qui rend la lecture très fastidieuse. Des recherches sont en cours pour mettre au point une liseuse avec une plage de lecture plus large (6 à 8 lignes). En amont, il faut évidemment adapter le texte écrit au braille.

Un autre défi consiste à améliorer l’enseignement du braille. « Paradoxalement, le braille est moins bien enseigné », note Vincent Michel, qui voit là un effet pervers de la scolarisation des enfants aveugles en milieu scolaire ordinaire. Or, la question de l’écrit et de l’éducation est « essentielle », alors que « 50% des aveugles sont au chômage », un chiffre lié selon lui aux « moindres performances éducatives ».

Source : https://www.europe1.fr/societe/lire-reste-un-defi-pour-les-aveugles-210-ans-apres-la-naissance-de-braille-3832499

4. Une femme aveugle poursuit la société de divertissement de Beyonce pour discrimination (violation de la conception, de la construction, de la maintenance et de l’exploitation de son site Web)

Publié par Teles Relay le 7 janvier 2019

Une femme aveugle a intenté un recours collectif contre Parkwood Entertainment LLC de Beyonce Knowles, affirmant que le site Web de la chanteuse était discriminatoire à l’égard des malvoyants. Mary Conner, qui est aveugle au sens de la loi, a engagé une action en justice jeudi devant le tribunal américain du district sud de New York, où se trouvent la société de divertissement de Beyonce et où vit Conner. Le site Web ne permet pas aux fans aveugles d’acheter des billets, d’obtenir des mises à jour de tournée, d’acheter des marchandises ou d’en savoir plus sur la superstar de la pop, selon le procès. « Le demandeur intente cette action en justice contre Parkwood pour violation de la conception, de la construction, de la maintenance et de l’exploitation de son site Web, de manière à ce qu’il soit entièrement accessible et utilisable de manière autonome par le demandeur et d’autres personnes aveugles ou malvoyants », selon le procès. « Les défendeurs refusent aux aveugles et aux malvoyants dans l’ensemble des États-Unis un accès égal aux biens et services que Parkwood fournit à leurs clients non handicapés via http //: www.Beyonce.com. » La poursuite cite la loi sur les Américains handicapés, signée par George H.W. Bush en 1990 et la législation de l’État de New York, qui « exigent des lieux d’hébergement publics pour garantir l’accès aux biens, aux services et aux installations en offrant des aménagements raisonnables aux personnes handicapées ».

Conner, au nom de la classe, demande une injonction contre le site Web pour violation de l’ADA et afin de prendre les mesures nécessaires pour rendre le site du chanteur accessible aux aveugles. La poursuite demande également le paiement de « dommages-intérêts compensatoires dont le montant sera déterminé par la preuve, y compris tous les dommages-intérêts légaux et amendes applicables ».

Conner est représenté par Dan Shaked du Shaked Law Group à Brooklyn. ABC News a contacté les représentants de Beyonce vendredi pour un commentaire, mais n’a pas eu de réponse. Andrea Dresdale, de ABC News, a contribué à ce rapport.

Source : https://teles-relay.com/une-femme-aveugle-poursuit-la-societe-de-divertissement-de-beyonce-pour-discrimination-video/

5. Boxeur devenu aveugle, il se bat pour l’intégration d’enfants défavorisés

Publié le 20 décembre 2018 par l’AFP

Face à un miroir, l’ancien champion amateur des poids moyens montre des enchaînements de boxe à des enfants défavorisés de Lisbonne venus oublié leur quotidien difficile: depuis qu’il a perdu la vue, Jorge Pina se bat pour leur intégration.

Le large miroir aide les enfants à imiter ses mouvements. Lui ne discerne plus que des ombres: depuis 2006, il est aveugle de l’œil gauche et n’a plus que 10% de capacité oculaire à l’œil droit.

Tout a commencé avec un décollement de la rétine à l’œil gauche, peut-être lié aux coups reçus en tant que boxeur, suivi de plusieurs opérations infructueuses qui l’ont laissé borgne. Son médecin lui a alors conseillé d’opérer l’œil droit, où la rétine n’était pourtant pas décollée. Un diagnostic discutable suivi d’opérations infructueuses là aussi. Jorge Pina en est sorti avec une perte de vue de 90% et, alors qu’il était aux portes des Mondiaux de boxe anglaise, a dû renoncer à son sport.

À l’intérieur de la modeste salle lisboète, dans une barre de bâtiments vétustes et insalubres du quartier populaire de Bensaude, ce Portugais d’origine cap-verdienne doit souvent rappeler à l’ordre les gamins, presque tous issus de la communauté tzigane.

« Les enfants, maintenant on écoute sinon je m’en vais! », gronde l’athlète de 42 ans, aux muscles bien dessinés sous sa peau métissée.

Combat de la vie

Quand il a dû abandonner le rêve de soulever la ceinture de champion du monde comme son idole l’Américain Mohamed Ali, Jorge Pina s’est tourné vers le marathon paralympique. Mais il se consacre aussi et surtout à lutter quotidiennement contre la marginalisation des jeunes. Depuis 2011, il encourage par des sessions de boxe et d’athlétisme l’épanouissement d’enfants autistes ou en difficulté.

Très pieux, il parle même de rédemption. « Je n’ai pas perdu la vue, je vois juste les choses différemment. Avant j’étais une personne égoïste et problématique des quartiers sensibles, désormais je veux aider les jeunes à gagner le combat de la vie », explique-t-il à l’AFP.

« Jorge m’a appris la discipline et à canaliser mon énergie », témoigne Xavier Pereira, un garçon élancé de 13 ans qui s’entraine alternativement au punching-ball ou aux « pattes d’ours », gants plats destinés à travailler les différents coups.

« Avant de le rencontrer j’avais des problèmes de comportement à l’école et j’y allais très peu », confie cet adolescent aux cheveux bouclés.

Partout où il passe, Jorge le non-voyant est accueilli avec enthousiasme par les enfants, qui l’enlacent ou le prennent par la main pour le guider jusqu’aux salles d’entraînement.

« Son arrivée nous a apporté beaucoup. Nos jeunes apprennent des valeurs et à vivre en communauté, cela crée un lien de confiance avec les parents », assure Vanessa Madeira, la coordinatrice du projet social au quartier Bensaude.

La réussite des projets de Jorge Pina a encouragé la mairie de Lisbonne à financer 60% de la construction du nouveau siège de l’association qu’il a fondée et porte son nom, un bâtiment de 1.700 m2 qui sera entièrement dédié au sport et aux initiatives sociales.

Plus heureux qu’avant

Malgré son handicap, Jorge Pina n’a pas renoncé à la compétition. Convalescent, sachant que l’opération des yeux n’avait pas réussi, il demandait déjà à son médecin s’il pourrait encore courir.

« Quand j’ai perdu la vue, il m’a fallu quelque chose de positif malgré mes restrictions. Pas de révolte, j’ai choisi ce qu’il y avait de meilleur en moi: la course et le partage », explique-t-il en reprenant son souffle après avoir couru plusieurs kilomètres avec son guide Helio Fumo, un spécialiste du trail, sur une piste d’athlétisme de Lisbonne.

Sur des tracés de marathon handisport, il avale les distances en se faisant parrainer afin de recueillir les fonds nécessaires pour le siège de son association.

Ses foulées l’ont mené jusqu’aux jeux Paralympiques, auxquels il a déjà participé à trois reprises. Il ambitionne de prendre le départ en 2020 à Tokyo.

Tous les matins, il court aux aurores en visant les temps nécessaires pour s’envoler vers le Japon et en pensant au calendrier des prochaines épreuves de 42,195 km organisées en Europe, où il pourra se tester.

Dans son appartement décoré des coupes remportées au cours de sa carrière, tout est calibré et tourné vers ses objectifs: boissons énergétiques, suppléments alimentaires, condiments, fruits, barres de céréales… Une organisation impossible sans l’aide de Raquel Pedro, qui partage sa vie depuis 10 ans. Elle s’assure que rien ne manque à son compagnon.

En dépit de ses 42 ans, Jorge reste confiant sur ses capacités physiques et dit même renaître avec sa nouvelle carrière sportive. « Boxeur, je voyais les autres comme des ennemis, aujourd’hui je suis mon propre adversaire, et ceux qui m’entourent me donnent la force pour me surpasser. Je suis plus heureux qu’auparavant. »

Source : https://fr.euronews.com/2018/12/29/boxeur-devenu-aveugle-il-se-bat-pour-lintegration-denfants-defavorises

6. Atteinte d’un glaucome, la journaliste Elisabeth Quin témoigne

Publié par santé magazine le 8 janvier 2019

La journaliste Élisabeth Quin vient de publier un livre dans lequel elle raconte sa vie quotidienne avec son glaucome, maladie de l’œil responsable de lésions du nerf optique dont elle souffre depuis plusieurs années. Dans une récente interview, elle évoque les conséquences de cette déficience visuelle et l’importance du dépistage.

Élisabeth Quin est connue pour animer le magazine d’actualité 28 minutes sur la chaîne Arte. Plutôt discrète dans les médias, la journaliste vient de publier un livre, La nuit se lève, pour parler d’une maladie dont elle souffre depuis une dizaine d’années : un double glaucome. Une maladie de l’œil caractérisée par des lésions du nerf optique, le nerf qui part de la rétine, à l’arrière de l’œil, et transporte les images jusqu’au cerveau. Dans le glaucome, les terminaisons nerveuses du nerf optique sont abîmées au niveau de la rétine et ce dernier perd progressivement ses fibres. Il en résulte une atteinte progressive du champ de vision : l’espace que voit l’œil se réduit petit à petit.

C’est à cette occasion qu’elle évoque dans le magazine Elle cette pathologie qui, à terme, risque de lui faire perdre la vue. « C’est une façon de mettre la maladie à distance, de mieux la comprendre, de dédramatiser. Cette maladie, je la vois concrètement, elle est dans mon œil, comme une présence envahissante qui obstrue ma vision. Dès lors, écrire, c’est une façon d’arracher ce qui est dans mon regard et de le jeter sur la page. La démarche est salutaire », explique-t-elle au magazine. Dans son livre, celle-ci souhaite raconter comment son « glaucome altère, pollue, opacifie tout ce qu’elle regarde » comme le précise son éditeur et surtout, son combat contre l’angoisse liée à cet œil fragile.

« En France, il n’existe pas de politique de dépistage national »

Celle-ci n’hésite pas à témoigner de son quotidien, sans tabou. « J’ai voulu me décrire de la façon la plus naturelle qui soit. Ne pas faire joli. Et c’est amusant de raconter comment le matin on doit traquer les poils sur son visage comme si on était en train de devenir la femme à barbe. J’ai pris un certain plaisir à chahuter les limites de ce qui est prétendument avouable lorsque l’on est une personne vaguement médiatique. Ce n’est pas très grave si on me regarde bizarrement. Je m’en fiche. » Ce qui ne l’empêche pas d’être en proie au doute. « Il m’arrive de me réveiller la nuit dévorée d’angoisses. Bien sûr, on s’interroge. On apprend à accepter les choses (…) disons que je suis adepte d’un stoïcisme souriant. »

Avec la publication de ce livre tout comme sa promotion, la journaliste souhaite sensibiliser sur l’importance du dépistage. « En France, il n’existe pas de politique de dépistage national du glaucome. Des gens sont malades sans le savoir. Il est urgent que cela change », fait-elle savoir. Car le glaucome est une maladie dont le porteur ne suspecte pas l’existence. L’association France Glaucome précise que seul un examen ophtalmologique pourra le dépister. Les principaux examens permettant d’établir un diagnostic sont la mesure de la pression intraoculaire, l’examen du fond de l’œil, la gonioscopie (examen de l’angle entre l’iris et la cornée) et le relevé du champ visuel.

Certains facteurs de risque doivent particulièrement inciter à consulter un ophtalmologiste : plus de 40 ans, prédisposition familiale, myopie, une hypertension artérielle, un diabète ou des apnées du sommeil et la prise de corticoïdes de façon prolongée. Des symptômes peuvent être révélateurs d’un glaucome déjà évolué comme des douleurs au niveau des yeux, un brouillard visuel et une baisse de la vision, notamment sur les côtés. A noter qu’à partir de 40 ans, il est dans tous les cas conseillé de faire contrôler ses yeux régulièrement pour dépister le glaucome, seconde cause de cécité en France, mais aussi la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA), première cause de cécité.

Source : https://www.santemagazine.fr/actualites/atteinte-dun-glaucome-la-journaliste-elisabeth-quin-temoigne-335744

7. Découverte scientifique : Comment le cerveau réagit à la perte de la vue

Publié le 5 janvier 2019 par Mégane Fleury sur pourquoidocteur.fr

Saviez-vous que la cécité bouleverse l’organisation du cortex cérébral et modifie la mémoire?

Perdre un sens bouleverse les autres : c’est pourquoi, les personnes aveugles ont généralement l’odorat, l’ouïe, le toucher et le goût plus développés que la moyenne. Des chercheurs ont voulu comprendre quelle était la réaction du cerveau à la perte de la vue et ont étudié les cerveaux de souris aveugles. Les recherches ont été menées au sein de l’université allemande de la Ruhr à Bochum. 

Des modifications immédiates du cerveau 

Les scientifiques ont observé le cerveau des souris juste après le début de leur cécité et ont procédé à des tests de mémoire spatiale pour évaluer leur mémoire. Ils ont mesuré la densité des récepteurs des neurotransmetteurs : ce sont des protéines situées dans la membrane du neurone qui reçoivent les neurotransmetteurs, des messagers chimiques. Les chercheurs ont comparé cette densité chez les souris aveugles à celle des souris en bonne santé. Les souris qui venaient de perdre la vue avaient une densité modifiée des récepteurs des neurotransmetteurs et une détérioration de la plasticité des synapses dans l’hippocampe. Cette dernière correspond à la capacité des connexions entre les neurones (les synapses) à modifier leur force

Les sens s’adaptent 

Plus les mois passaient et plus cette plasticité s’abîmait et dans le même temps, la mémoire dans l’espace se réduisait. Au fil du temps, les récepteurs des neurotransmetteurs se sont modifiés dans d’autres régions du cerveau, comme dans le cortex visuel par exemple. « Après la cécité, le cerveau tente de compenser la perte en augmentant sa sensibilité aux signaux visuels manquants, explique Denise Manahan-Vaughan, qui a mené l’étude. Lorsque cela ne fonctionne pas, les autres modalités sensorielles s’adaptent et augmentent leur sensibilité ». 

Ce n’est pas la première étude menée sur la cécité et réalisée sur des souris. En mars dernier, des chercheurs sont parvenus à redonner la vue à des rongeurs grâce à des nanoparticules d’or. Ils tentent désormais d’appliquer leurs résultats sur l’humain pour trouver une manière de soigner certaines maladies de la vue comme la dégénérescence maculaire ou la rétinite pigmentaire. 

Source : https://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/27871-Comment-cerveau-reagit-perte-la-vue

8. Okeenea va guider les malvoyants new-yorkais

Article de Léa Delpont, correspondante à Lyon pour Les Échos.fr, publié le 31 décembre 2018

Okeenea sécurise la traversée des personnes malvoyantes sur près de 200.000 passages cloutés en France (50 % des carrefours équipés de dispositifs sonores).

La PME lyonnaise spécialiste de l’accessibilité dans la ville a remporté un appel à projet du département des transports de New York.

Okeenea a coiffé au poteau – des feux piétons – 43 candidats nord-américains et un turc. La PME lyonnaise, qui sécurise la traversée des personnes malvoyantes sur près de 200.000 passages cloutés en France (50 % des carrefours équipés de dispositifs sonores), a remporté un appel à projets du département des Transports de la Ville de New-York pour tester un nouveau dispositif plus intelligent, dit de 3e génération.

Son produit aBeacon sera installé en avril sur une dizaine de feux piétons tout autour d’un carrefour sensible et testé durant plusieurs mois. « S’il donne satisfaction, il sera déployé progressivement comme le nouveau standard d’accessibilité pour personnes déficientes visuelles à l’échelle de la mégalopole », explique confiant le président Sylvain Denoncin. La « grosse pomme », c’est potentiellement « 22.000 croisements à feux et 160.000 totems piétons, soit un marché de 50 millions de dollars ».

Informations géolocalisées

aBeacon valorise vingt-cinq ans d’expérience d’Okeenea , innovante en 1993 avec le déclenchement du signal sonore à la demande, grâce à une télécommande. Et plus récemment un smartphone avec l’avènement des objets connectés. « New York est encore équipée d’un système de 2e génération, avec un bouton-poussoir sur le poteau », explique Sylvain Denoncin. Okeenea a encore perfectionné son boîtier jaune à déclenchement sélectif avec une connexion au Big Data de Big Apple, qui permettra en même temps que l’émission du signal « vert » la diffusion d’informations géolocalisées pour les utilisateurs : l’heure de passage des transports en commun ou la présence de travaux, véritables pièges pour les aveugles. Autre fonctionnalité : l’émission d’un flash clignotant pour prévenir les conducteurs, cyclistes, pilotes de trottinettes de la traversée d’une personne vulnérable.

Okeenea, 45 salariés, réalise 7 millions d’euros de chiffre d’affaires. Mais à 90 % en France. Sylvain Denoncin attend beaucoup de l’effet New York pour imposer son produit à l’international. aBeacon est testé simultanément en Belgique, en Irlande, au Canada et en Nouvelle-Zélande. Les boîtiers sont fabriqués chez un partenaire industriel dans la Drôme, cependant le dirigeant envisage une production locale pour le marché nord-américain.

Source : https://www.lesechos.fr/pme-regions/actualite-pme/0600385231093-new-york-choisit-les-feux-sonores-pour-malvoyants-dokeenea-2233216.php

9. Refoulé du restaurant avec son chien-guide

Publié par C. B. le 2 janvier 2019 sur Le Républicain Lorrain

Samedi 29 décembre, à l’heure du déjeuner, trois personnes accompagnées d’un labrador poussent la porte d’un restaurant de la périphérie de Metz (France). Elles sont refoulées à cause du chien. Or, celui-ci est un chien d’aveugle.

La petite famille est venue de Verdun, ce samedi 29 décembre, pour faire quelques emplettes dans une zone commerciale de la région messine, à Waves plus précisément.

Philippe, le père, est aveugle depuis une quinzaine d’années, et circule habituellement avec son chien guide. Jango, grand labrador noir mâle de 5 ans, lui permet de se rendre de manière autonome dans les magasins, les administrations et jusqu’à présent dans les restaurants.

Or ce samedi, la famille meusienne se présente à l’entrée du restaurant LaLuna. « C’est lorsqu’ils ont vu le chien qu’ils nous ont dit que ce n’était pas possible. La personne qui nous a reçus nous a dit qu’il risquait de mordre les pieds des chaises. Mais Jango a été éduqué chez les chiens guides de Woippy. Avec lui, je peux rentrer partout, sans problème, dans une boucherie, et même à la piscine ! », explique Philippe.

Il se désole : « C’est la première fois que ça nous arrive, et ça nous a mis en colère. On a rappelé à la personne du restaurant qu’elle risquait une amende. » La famille, refoulée, s’est adressée à la crêperie d’en face, où elle a été accueillie à bras ouverts avec une gamelle d’eau pour Jango.

Le patron du restaurant, montré du doigt sur Face book où l’affaire a été racontée par les clients refoulés et abondamment commentée, est furieux. « Ce samedi-là, on était blindés. Et moi, des handicapés, j’en accueille, ça ne me pose pas de problème. Mais là, on n’a pas repéré de personne aveugle parmi eux. Et de toute façon, même mon chien, je ne le fais pas rentrer dans le restaurant, alors… »

Depuis le 11 février 2005, autoriser l’accès aux chiens guides dans un lieu ouvert au public est obligatoire.

LIEUX OUVERTS AU PUBLIC. Les chiens guides d’aveugles peuvent pénétrer dans les lieux ouverts au public (cinémas, hôtels, maisons d’hôtes, salles de spectacle, salles de sport, etc.) ainsi que dans les transports (trains, taxis, bus, etc.) sans que cela n’induise une surfacturation.

TRANSPORTSTrains. Les chiens guides d’aveugles ou d’accompagnement voyagent gratuitement et sans billet dans tous les trains.

Les conducteurs de taxis peuvent refuser les personnes accompagnées d’animaux, sauf s’il s’agit d’aveugles avec leur chien.

Transport aérien. Le transporteur est tenu de prendre en charge le chien d’assistance accompagnant la personne handicapée. Le chien voyage en cabine.

Transport maritime. Les compagnies sont tenues d’accepter les chiens d’assistance sans facturation supplémentaire.

CENTRES HOSPITALIERS. Les chiens guides d’aveugles ont le droit de pénétrer dans les centres hospitaliers (hôpitaux, cliniques, maisons de retraites, etc.). Cependant, il leur est interdit d’entrer dans les chambres des patients, ainsi que dans les salles de soins.

SANCTION DES REFUS. Le fait d’interdire l’accès aux lieux ouverts au public aux chiens accompagnant les personnes titulaires de la carte d’invalidité est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la troisième classe, soit 150 à 450 €.

Source :

https://www.republicain-lorrain.fr/edition-de-metz-ville/2019/01/01/metz-refoule-du-restaurant-avec-son-chien-guide

10. Sondage : Mieux comprendre les aspirations des acteurs du milieu envers les services offerts par les bibliothèques afin d’accroitre la participation

Bonjour à tous,

Vous trouvez ci-joint un sondage qui permettra de faire une promotion plus efficace des services adaptés qu’offrent les bibliothèques de la ville de Montréal afin d’y accroitre la participation.

Le sondage s’adresse aux personnes ayant une limitation fonctionnelle et aux organismes spécialisés.

Si vous ne faites pas partie de l’un de ses deux groupes, votre sondage se terminera très rapidement; n’en soyez pas étonnés.

https://goo.gl/forms/cET0Dc4r9BughvA72

Merci beaucoup de votre collaboration.

Chantal Godmaire

Adjointe administrative,

accessibilité universelle en loisir

AlterGo

525, rue Dominion, Bureau 340

Montréal, Qc H3J 2B4

Tél. : 514 933-2739 · 244

www.altergo.ca

11. Gros chantiers pour la STM en 2019 En route vers une prochaine station

Article de Camille Dauphinais-Pelletier, Agence QMI, publié le 4 janvier 2019 dans le Journal de Montréal

De nouvelles valideuses apparaîtront dans les autobus de la Société de transport de Montréal (STM) cette année, permettant aux passagers d’entrer par la porte arrière et, éventuellement, de payer avec une carte de crédit ou de débit en plus de la carte OPUS.

La STM mènera de front en 2019 plusieurs grands chantiers – qui ne seront pas terminés avant la fin de l’année –, mais des améliorations comme les valideuses permettront déjà d’observer ici et là que le réseau est en expansion, en route vers une prochaine station.

«En 2018, on a annoncé beaucoup de projets, et 2019, c’est l’année où on avance dans tous ces projets-là», a résumé le président du conseil d’administration Philippe Schnobb quelques jours avant Noël, lors d’une entrevue sur l’année à venir avec le «24 Heures».

La construction et l’agrandissement de centres de transport pour accueillir les 300 nouveaux autobus hybrides, l’aménagement d’un garage souterrain pour permettre à plus de trains de circuler sur la ligne orange et la préparation de plans pour le prolongement de la ligne bleue ne sont pas des chantiers tape-à-l’œil, mais ils annoncent des changements importants dans le réseau.

«On est vraiment passés d’une époque où on assurait le maintien des infrastructures à une époque où on est en développement et en croissance. Et pas juste à la STM; il y a le REM [Réseau express métropolitain] qui est en construction. On est vraiment dans une période très effervescente pour le transport collectif», a souligné M. Schnobb.

Budget doublé

Les chiffres suivent le discours; avec 1 milliard $ investis en travaux pour 2019 et un Programme d’immobilisations sur 10 ans de 16 milliards $ – alors qu’il était de 8 milliards $, il y a deux ans –, les clients de la STM sont en droit de s’attendre à une croissance notable des services dans les années à venir.

«On a doublé notre budget d’investissements au cours des deux dernières années. C’est majeur, et c’est au bénéfice des clients. En plus de rénover, on va faire de la croissance», a dit M. Schnobb.

Plus de métros

Concrètement, en 2019, les améliorations seront visibles à l’heure de pointe sur la ligne orange, grâce à l’arrivée de deux trains Azur supplémentaires dans la première moitié de l’année.

«C’est 1000 personnes par train, ça va quand même avoir un impact», a soutenu M. Schnobb.

La STM a aussi annoncé que les métros passeront aux cinq minutes maximum du lundi au vendredi sur la ligne orange et la ligne verte dès le mois de mars.

Côté réfection des stations, Beaudry devrait rouvrir à l’été 2019. Les travaux se poursuivent à la station Mont-Royal et ils débuteront à Viau dès cet hiver.

Des ascenseurs seront également ajoutés aux stations Jean-Drapeau (ligne jaune) et Jean-Talon (ligne bleue), une première étape dans l’accessibilité universelle de ces deux lignes qui sont pour le moment sans ascenseurs.

Centenaire des autobus

Un des sept trolleybus qui entrent en service à Montréal sur la rue Beaubien le 29 mars 1937. Il s’agit d’un autobus électrique.

Un des sept trolleybus qui entrent en service à Montréal sur la rue Beaubien le 29 mars 1937. Il s’agit d’un autobus électrique.

En 2019, cela fera 100 ans qu’un autobus a arpenté pour la première fois les rues de Montréal.

Ce centenaire sera célébré alors qu’une grande refonte du réseau d’autobus battra son plein, avec des consultations publiques à travers la ville. Un sondage lancé par la STM en 2018 pour orienter le reste de la démarche a déjà été rempli par quelque 19 000 répondants.

Les changements s’observeront toutefois seulement lorsque les 300 nouveaux autobus hybrides entreront en fonction, en 2020; avant cela, la STM doit s’affairer à rénover ses centres de transport pour être prête à les accueillir.

À venir en 2019

Augmentation de l’offre de service du métro (2,2%), des autobus (1,6%) et du transport adapté (5,9%)

125 nouveaux autobus hybrides remplaceront d’anciens véhicules

264 abribus supplémentaires seront installés

Neuf stations seront nouvellement connectées au réseau cellulaire (sur le tronçon Est de la ligne verte)

Installation d’ascenseurs aux stations Jean-Drapeau et Jean-Talon (ligne bleue)

Implantation du système d’alerte en temps réel EXTRA Connecte pour le transport adapté

Projets en développement en 2019

Construction des SRB Pie-IX et Côte-Vertu/Sauvé

Construction du garage Côte-Vertu (fermeture de la station quelques fins de semaine au printemps 2019)

Construction du Centre de transport Bellechasse

Construction du Centre de transport – Est de Montréal

Construction de l’édicule Vendôme

Réfection des stations Beaudry et Mont-Royal

Bureau de projet de la ligne bleue

Reconstruction du Complexe Crémazie

Source : https://www.journaldemontreal.com/2019/01/04/gros-chantiers-pour-la-stm-en-2019-en-route-vers-une-prochaine-station