Accessibilité

Écho du RAAMM du 13 au 19 février 2017

Voici le contenu de l’Écho du RAAMM pour la période du 13 au 19 février 2017.

Prenez connaissance des dernières actualités du RAAMM, des communiqués de nos partenaires et d’articles portant sur la déficience visuelle publiés dans les médias.

Note : tous les liens vers des sites externes s’ouvrent dans une nouvelle fenêtre.

Sommaire

1- La Ville de Saint-Lambert offre ses condoléances aux proches de Mélanie Boucher ayant contribué au dossier d’accessibilité universelle

Mardi 7 Février 2017

La Ville de Saint-Lambert a appris avec regret le décès de Mélanie Boucher avec qui elle collaborait dans sa démarche continue d’accessibilité universelle.

À titre de représentante du Groupement des associations des personnes handicapées de la Rive-Sud de Montréal (GAPHRSM), Mme Boucher a entre autres siégé à la table de concertation à l’égard des personnes handicapées. Par son expertise, elle a contribué à des recommandations visant à améliorer la qualité de vie, l’accessibilité aux services et l’intégration des personnes vivant avec un handicap à la vie municipale et aux différentes activités.

L’équipe municipale souhaite offrir ses plus sincères condoléances aux proches de Mme Boucher et à ses collègues du GAPHRSM.

Source : http://www.saint-lambert.ca/fr/medias/la-ville-de-saint-lambert-offre-ses-condoleances-aux-proches-de-melanie-boucher-ayant

2- Besoin de vision pour améliorer la vue de milliers de Canadiens

Publié le 8 février 2017 par Radio-Canada international

La première semaine du mois de février au Canada est la « Semaine de la canne blanche ». Cette tradition instituée en 1947 a pour but de sensibiliser la population aux défis quotidiens que doivent relever les personnes ayant une déficience visuelle.

Selon les organismes offrant des services aux aveugles et malvoyants, la canne blanche a permis d’augmenter la qualité de vie de ses utilisateurs. Elle constitue un symbole de liberté et d’autonomie. La Semaine de la canne blanche est donc l’occasion de prendre conscience des difficultés quotidiennes auxquelles sont confrontées les personnes aveugles ou ayant une vision partielle.

La Semaine a pour thème cette année « Travaillons ensemble pour une meilleure vision! ». Pour ses organisateurs, cette Semaine est le moment indiqué pour travailler collectivement à la mise en place d’une société « plus inclusive, notamment en ce qui a trait à l’accès à l’information et aux déplacements autonomes et sécuritaires ».

Le Canada comptait quelque 756 300 adultes ayant une incapacité visuelle limitant dans leurs activités quotidiennes (soit 2,8 % des adultes) en 2012. Parmi eux, 5,8 % ont indiqué qu’ils étaient aveugles au sens de la loi. En 2017, on estime que ces chiffres se sont accrus.

Michel Poulin est le directeur général de la Fondation En Vue de l’Institut Nazareth et Louis-Braille. Il nous explique quelques-unes des difficultés des personnes ayant une déficience visuelle :

http://www.rcinet.ca/console.php?id=7674711&image=http://img.src.ca/2017/02/07/635×357/170207_jk3h1_rci-michel-poulin_sn635.jpg&locale=fr&appCode=medianet

Quelques données

  • Environ le tiers des Canadiens ayant une déficience visuelle ne sont pas membres de la population active.
  • Les incapacités visuelles accompagnent souvent d’autres types d’incapacités : 89,5 % des personnes ayant une incapacité visuelle présentent au moins un autre type d’incapacité.
  • Le taux d’emploi des Canadiens vivant avec une perte de vision est très bas, soit 38 % contre 73 % dans le cas des personnes non handicapées.
  • Près de la moitié des Canadiens aveugles ou ayant une vision partielle ont un faible revenu, soit un salaire annuel de 20 000 $ ou moins.
  • A compétences égales, 70 % des Canadiens embaucheraient un candidat voyant plutôt qu’un candidat aveugle.
  • 35 % des étudiants ayant une déficience visuelle ont abandonné leurs études en raison de leur état.
  • La prévalence des incapacités visuelles augmente selon l’âge et atteint son niveau le plus élevé chez les personnes de 75 ans et plus (9,5 %).
  • En général, chez les Canadiens âgés de 15 ans et plus, la prévalence de l’incapacité visuelle est plus élevée pour les femmes que pour les hommes (3,1 % et 2,4 % respectivement).
  • L’écart entre le taux d’incapacité visuelle des femmes et celui des hommes est statistiquement significatif pour les 25 à 44 ans, qui présentent des taux de 1,1 % et 0,6 % respectivement, et les 65 à 74 ans, avec des taux de 5,1 % et 3,7 % respectivement. Les autres groupes ne montraient pas de différence statistiquement significative

(Sources : Statistique Canada 2011, Sondage Ipsos sur la perte de vision et l’emploi, pour le compte d’INCA, 2016)

Source : http://www.rcinet.ca/fr/2017/02/08/besoin-de-vision-pour-ameliorer-la-vue-de-milliers-de-canadiens/

3- La technologie au service des malvoyants

Un texte de Louis Garneau  Ici-Radio-Canada ,9 février 2017

De nos jours, plusieurs technologies viennent à l’aide des personnes malvoyantes. Elles sont plus de 100 000 au Québec seulement, dont 10 000 sont aveugles. Mais l’espoir se dessine à l’horizon, constate l’Institut national canadien pour les aveugles (l’INCA) du Québec.

Avec la canne blanche, le braille est l’une des premières inventions pour aider les personnes en perte de vision à garder le contact avec le monde qui les entoure.

«À moins de remplacer ce langage universel, le braille demeure essentiel pour l’acquisition de connaissances des non-voyants. Il permet toujours d’apprendre à lire, à écrire, à maîtriser la syntaxe et à développer le vocabulaire.» -Sarah Rouleau est responsable des communications à l’Institut national canadien pour les aveugles, l’INCA du Québec.

En cette Semaine de la canne blanche, il est tout de même vivifiant de constater l’avancée des technologies pour redonner la vue aux malvoyants.

Les personnes aveugles obtiennent déjà un soutien au quotidien et plus d’autonomie avec l’invention de la montre parlante, de l’alarme ou de la calculatrice.

«On peut enregistrer une note parlante sur un objet pour l’identifier au toucher, par exemple un vêtement, une boîte de conserve, etc.»-Sarah Rouleau

Les téléphones intelligents sont une autre source d’espoir. Le I-Phone offre une lecture d’écran intégrée, avec un accès à l’Internet, aux courriels et bien d’autres applications.

Les scanners permettent de relire ou de traduire les images captées, qu’il s’agisse d’un courrier, d’une recette ou d’un menu de restaurant.

Les commerces et les institutions ont également un rôle à jouer, avec l’installation d’un terminal tactile ou la réduction des obstacles physiques pour les non-voyants.

L’arrivée des automobiles sans conducteur améliorera bientôt l’autonomie des personnes mais voyantes.

«Mais elles auront toujours besoin d’un chien Mira et d’une canne blanche pour leur déplacement et leur orientation.» -Sarah Rouleau, responsable des communications, l’INCA Québec

Sans parler de la compréhension et de la courtoisie des citoyens qui les entourent.

Source : http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1015815/technologie-service-malvoyants

4- Vivre avec une maladie de l’oeil: des défis constants

Par Béatrice Seymour, Acadie nouvelle, 9 février 2017

À première vue, il est impossible de deviner que Roger Vienneau, résidant de Nigadoo, souffre de la maladie dégénérative de l’œil appelée rétinite pigmentaire. Il profite de cette Semaine de la canne blanche pour attirer l’attention sur les défis quotidiens auxquels font face ceux qui sont atteints par cette affection génétique encore mal connue.

La rétinite pigmentaire se caractérise par une perte progressive de la vision jusqu’à la cécité. Cette maladie est incurable.

«Elle affecte en premier la vision nocturne. Ensuite, tu perds la vue périphérique jusqu’à la cécité. Il faut toujours faire attention à ce qui t’entoure, c’est-à-dire en haut, en bas, à droite, à gauche. Tu vois juste ce qu’il y a en avant de toi», détaille Roger Vienneau, âgé de 29 ans.

«Prenons l’exemple d’une pancarte à terre où il est écrit «plancher mouillé». Si je ne fais pas un balayage assez large de mon environnement, je m’accroche dedans. J’ai souvent eu des regards qui voulaient dire «comment tu fais pour ne pas voir cette pancarte jaune?». Aussi, comme je ne vois pas sur les côtés, c’est facile pour moi de percuter les gens. Et comme c’est un handicap invisible, les gens ne savent pas», explique-t-il.

Préposé dans un foyer de soins pendant six ans, il n’a pas eu d’autres choix que d’amorcer un changement de carrière, sa mobilité étant trop limitée pour continuer à exercer dans ce domaine.

Il suit depuis septembre le programme en administration des affaires au CCNB-Campus de Bathurst. Mardi, il a saisi l’occasion pour sensibiliser la population étudiante au lot quotidien des gens comme lui, en organisant une séance d’informations dans l’établissement.

«Depuis septembre, ce n’est pas évident d’expliquer aux étudiants ce que j’ai, pourquoi je me cogne partout et que je ne vois pas dans la noirceur. C’est pourquoi j’ai décidé de faire une exposition sur le sujet. La maladie n’est pas très connue donc j’essaie d’en parler le plus possible», souligne le jeune homme.
L’Institut national canadien pour les aveugles (INCA) propose différents services aux personnes souffrant de rétinite pigmentaire. L’organisme possède des bureaux à Bathurst, Moncton, Fredericton et Saint-Jean.

«Nous offrons de la thérapie, si jamais les gens ont de la difficulté à s’adapter à leur perte de vision. Nous avons quelqu’un qui s’occupe de la vie indépendante pour aider à faire le ménage, à manger au domicile. Nous avons aussi un service d’orientation et de mobilité pour les gens qui veulent marcher, voyager dans leur environnement en se sentant en sécurité, soit avec leur reste de vision ou avec une canne», liste Dominique Manuel, spécialiste en orientation et mobilité au sein de l’INCA.

«Nous aidons aussi pour l’entraînement d’un chien guide s’ils veulent se rendre à ce point. Et nous avons un service de technologies adaptées pour ceux qui veulent utiliser leur ordinateur ou téléphone intelligent», précise Mme Manuel.

Même dans le cadre de sa formation, Roger Vienneau doit contourner certains obstacles.

«Je porte au cou un appareil avec des lumières pour les cours enseignés avec PowerPoint. Mes enseignants me donnent des notes avec des plus gros caractères, mais ce n’est pas toujours évident. Il faut que les lumières de la salle de classe soient allumées.»

La rétinite pigmentaire touche environ un Canadien sur 3500.

Source : http://www.acadienouvelle.com/actualites/2017/02/09/vivre-maladie-de-loeil-defis-constants/

5- « Votre opinion »

Avis aux lecteurs

«Votre opinion» est une tribune, mise à la disposition des membres de l’organisme, diffusée une fois par mois dans l’Écho du RAAMM.

Le RAAMM n’endosse pas nécessairement les propos qui y sont émis et n’est pas responsable de leur exactitude.

Pour tout commentaire ou pour soumettre un texte d’opinion, veuillez  faire parvenir un courriel à  [email protected]

Le RAAMM se réserve le droit de ne pas publier un texte, s’il juge qu’il est inapproprié.

Ce mois-ci nous publions une lettre de M. Serge Trudeau

Objet : Lettre au Premier Ministre Philippe Couillard

Alertons notre Premier ministre pour une cause qui nous concerne tous, que l’on soit à  la maison, lors de nos déplacements sur la rue, dans les bâtiments publics, dans nos rapports avec les représentants de l’État, dans les commerces, etc.

Après plus de douze années de son adoption, la Loi assurant l’exercice des droits des personnes handicapées ne nous permet toujours pas de bien connaître les gains sociaux réalisés pour chacun des domaines d’intervention pour lesquels elle était destinée.

Vous êtes donc invités à  copier-coller la lettre qui suit, à y  indiquer vos coordonnés à  la fin du document, puis à transmettre cette lettre à  l’adresse courriel : [email protected]

Invitez aussi vos proches à  faire de même et transmettez aussi une copie de votre envoi à  votre hebdo local, ainsi qu’à votre député(e);  les adresses courriels se retrouvent dans le site de l’Assemblée nationale.

Ainsi, le cumul de nos envois pourrait contribuer à  alerter les hautes instances du Conseil exécutif.

Si vous trouvez que cette lettre est longue et bureaucratique, n’oubliez pas que le propos est complexe et très vaste également!

« Si vous avez l’impression que vous êtes trop petit pour pouvoir changer quelque chose, essayez donc de dormir avec un moustique et vous verrez lequel des deux empêche l’autre de dormir. »
Dalaï Lama

Saint-Lambert, le 4  février 2017

Monsieur le Premier Ministre Philippe Couillard
Édifice Honoré-Mercier, 3e étage
Courriel : [email protected]
835, boul. René-Lévesque Est
Québec (Québec), G1A 1B4

Objet :

  1. L’actuelle Loi assurant l’exercice des droits des personnes handicapées a-t-elle permis de réaliser les gains sociaux pour lesquels elle était destinée?
  2. Les mandats confiés à  l’Office des personnes handicapées du Québec ont-ils permis d’induire un nombre significatif de règles de pratiques publics du Gouvernement du Québec à  l’égard de l’existence civique  des personnes handicapées?

Monsieur le Premier Ministre,

En 2004, en tant que Ministre de la santé et des services sociaux, vous avez parrainé l’adoption d’une réforme importante de la Loi assurant l’exercice des droits des personnes handicapées en vue de leur intégration scolaire, professionnelle et sociale.

Maintenant, après plus de douze ans de son adoption, ne serait-il pas opportun de mandater un ou des experts de l’administration publique afin d’établir un bilan des gains sociaux probants qui ont été accomplis par suite de l’adoption de cette loi  puis, le cas échéant, d’identifier les failles ou les obstacles rencontrés et proposer, si nécessaire, les amendements requis à  cette loi?

1. Intégration scolaire

Bien évidemment, l’intégration professionnelle et la participation sociale des personnes handicapées seront toujours intimement liées à  la scolarisation et au développement des habiletés individuelles, des habiletés interpersonnelles  et des habiletés socio-professionnelles, le développement de l’autonomie,  tout comme pour l’ensemble des citoyens.

Par conséquent, peut-on établir les gains accomplis en matière de scolarisation voire de diplomation des personnes handicapées  à  travers le Québec, entre  l’année 2005 et l’année 2015?

Peut-on établir combien de personnes handicapées ont complété avec succès un parcours scolaire de niveau primaire, de niveau secondaire option professionnelle, de niveau secondaire option générale,  de niveau collégial option professionnelle, de niveau collégial option générale, de niveau universitaire filière sociale et de niveau universitaire filière scientifique, entre 2005 et 2015?

La production d’un bilan des données probantes sous forme d’un diagramme ou  d’un  tableau de bord est-elle prévue dans les dispositions de la loi, dans les règlements législatifs ou dans les mandats confiés à l’OPHQ  (Office des personnes handicapées du Québec) –

réf. Article 74?

2. Intégration professionnelle

De même, entre les années 2005 et 2015,  peut-on établir les gains accomplis en matière d’intégration professionnelle au sein des ministères, agences, municipalités et autres organismes  de l’administration publique québécoise?

Peut-on établir les gains accomplis en matière d’embauche de personnes handicapées, que ce soit à  titre de contractuelles ou d’occasionnelles, à  titre de fonctionnaires, de professionnelles et  de cadres au sein de l’administration publique québécoise, entre les années 2005 et 2015?

La production d’un tel bilan des données probantes sous forme d’un diagramme ou  de tableau de bord est-elle prévue dans les dispositions de la loi, dans les règlements législatifs  ou dans les mandats confiés à  l’OPHQ ?

L’OPHQ a-t-il proposé aux SRH des ministères, des organismes et des municipalités  un instrument adapté d’évaluation des habiletés individuelles, des habiletés  interpersonnelles et des habiletés socioprofessionnelles telles que classifiées par l’OMS (Organisation mondiale de la santé)?

3. Réadaptation professionnelle

De même, peut-on établir les gains accomplis, entre les années 2005 et 2015, en matière de réadaptation professionnelle des personnes qui ont subi une perte significative de leurs habiletés professionnelles par suite d’une maladie ou d’un accident  durant leur vie active?

Encore là, la production d’un bilan des données probantes sous forme d’un diagramme ou d’un tableau de bord est-elle prévue dans les dispositions de la loi, dans les règlements législatifs  ou dans les mandats confiés à  l’OPHQ?

4. Règles de pratiques publiques qui prennent en compte l’existence civique des personnes handicapées

Depuis l’adoption de cette loi en 2004, peut-on établir les gains accomplis à  l’égard de la prise en compte de l’existence civique des personnes handicapées  dans les règles de pratiques publiques du Gouvernement du Québec?

En fait, quelles sont les actions structurantes qui ont été menées pour s’assurer que les personnes handicapées ne soient pas oubliées ou ignorées lors de la rédaction des projets de loi, lors de la rédaction des règlements législatifs, lors de la rédaction ou de la révision des politiques, lors de la rédaction  ou de la révision des programmes, lors de la  révision des procédures administratives, lors de la révision des normes de construction des infrastructures telles que  la conformité des trottoirs et des accès universels,  lors de la révision du Code des bâtiments publics, lors de la révision des cahiers des charges et devis généraux, lors de la révision des modes d’appels d’offres, lors de la révision des modèles de certificats de conformité, lors de la révision des conventions de financement, lors de la révision des modes de recrutement du personnel, lors de la révision des protocoles d’accueil de la clientèle, etc.

La réalisation d’un bilan des gains réalisés, d’un suivi, voire d’un audit opérationnel, est-elle prévue dans les dispositions de la loi, dans les règlements législatifs  ou dans les mandats confiés à  l’OPHQ ?

5. L’obligation pour les organismes publics de produire des plans d’actions

En ce qui concerne l’obligation des ministères et municipalités  de plus de 15,000 habitants (articles 61.1, 61.2, 61.3) de produire des plans identifiant les obstacles à l’intégration des personnes handicapées dans le secteur d’activités relevant de ses attributions, et décrivant les mesures prises au cours de l’année qui se termine et les mesures envisagées pour l’année qui débute dans le but de réduire les obstacles à l’intégration des personnes handicapées. versus les fréquentes omissions d’inclure ces mêmes actions dans les budgets d’immobilisations et d’acquisitions versus les omissions d’inclure un protocole d’accessibilité dans les devis d’appels d’offres.

Après plus de douze ans, peut-on maintenant établir les gains  probants accomplis par la production de ces plans d’actions?

Serait-il possible que la plupart des ministères, des organismes, des agences et des organismes  publics se limitent à  proposer des actions liées à  l’aménagement des lieux,  à  l’amélioration du cadre bâti et, exceptionnellement, à l’amélioration des modes de communication mais sans jamais prévoir des mesures visant la révision de certaines de leurs  règles de pratiques à  l’égard des personnes handicapées?

(*) Par règles de pratiques publiques, on entend, en particulier, la révision des normes, des processus, des protocoles, des programmes, des modes de recrutement, des  programmes d’adaptation scolaire ou professionnelle, etc.

Serait-il possible que, durant l’exercice 2015-2016, environ la moitié des municipalités  de plus de quinze mille (15 000) habitants négligeaient toujours de produire un tel plan d’actions visant à  réduire les obstacles à  l’intégration des personnes handicapées ?

Serait-il possible que, contrairement aux dispositions de la loi, ces municipalités n’ont jamais été rappelées à  l’ordre,  ni sanctionnées par l’OPHQ?

Quant aux municipalités qui se conforment à  cette exigence de la loi,  serait-il possible que les actions prévues dans leur plan d’actions à  l’égard des personnes handicapées ne se retrouvent pas toujours dans leur budget d’immobilisation, d’acquisition et de sous-traitance?

De même, serait-il possible que les municipalités oublient très souvent d’inclure à  leurs cahiers des charges et devis d’appels d’offres une section spécifique liée au respect de l’accessibilité de leurs projets d’infrastructures  tel que la conformité des trottoirs et des accès universels, du respect de l’accessibilité, de la conception des projets d’aménagement, de rénovation, de construction, de location, d’acquisition  de biens ou, encore, de services de sous-traitance?

Se pourrait-il également, que les manuels de rédaction des cahiers des charges et devis généraux  d’appels d’offres  (CCDG) des ministères ne contiennent toujours pas de section spécifique décrivant un protocole d’accessibilité  en matière de travaux d’infrastructures?

Il suffit de parcourir le contenu des appels d’offres du Gouvernement du Québec via le site SEAO.com (Système électronique des appels d’offres du Gouvernement du Québec) pour constater  l’ampleur des efforts qui  restent encore à  déployer pour intégrer pareilles règles de pratique à  l’égard de l’accessibilité.

De même, serait-il possible que, contrairement à la croyance, les normes et les dessins normalisés de construction des trottoirs du Ministère des Transports du Québec s’appliquent uniquement à son propre réseau routier et dispensent les municipalités d’avoir à  s’y  conformer ?  Une telle mention d’exclusion  des municipalités est même inscrite dans le chapitre de la  norme de construction des trottoirs du MTQ.

Quant aux normes de construction des trottoirs et bordures en béton  du Bureau des normes du Québec (BNQ), se pourrait-il que ces dernières ne contiennent pas encore de dispositions spécifiques, ni de dessins normalisés concernant la conformité des accès universels pour piétons, et que les accès pour véhicules peuvent parfois compromettre la sécurité des piétons?

Enfin, se pourrait-il  que le programme de financement des infrastructures du MAMOT et celui du programme Canada/Québec  qui dispose de crédits de plusieurs milliards de dollars et géré par le MAMOT (Ministère des Affaires Municipales et de l’Organisation du Territoire)  via sa direction des infrastructures ne prévoit toujours pas dans ses conventions de financement avec les municipalités, une section décrivant les obligations d’accessibilité sous forme de protocole en ce qui concerne la conformité des trottoirs ainsi que des bâtiments    publics, comme ceux des arénas et des complexes sportifs, des bibliothèques et des maisons de la culture, des centres communautaires et des amphithéâtres, des atriums et des mairies?  Se limiter à  faire référence, dans les conventions, au Code du bâtiment  et autres normes de construction ne suffit pas étant donné certaines omissions et exclusions, voire même certaines obstructions ministérielles – Réf. La Régie du bâtiment.

La production d’un bilan des avancées réalisées, d’un audit opérationnel, est-elle prévue dans les dispositions de la loi ou dans les règlements législatifs  ou dans les mandats confiés à  l’OPHQ ?    Pour l’instant, l’article 74 de la loi ne le précise pas formellement !

Reconnaissons néanmoins que, dans certains cas,  seul le Conseil exécutif dispose de l’ascendant suffisant pour pouvoir intervenir auprès de chacun des  cabinets que ce soit pour pallier à  certaines omissions ou pour départager certains champs de juridictions. À ce chapitre, la désignation d’un responsable au sein même du conseil exécutif serait un avancé considérable pour s’assurer de la mise à  niveau des règles de pratiques publiques à  l’égard des personnes handicapées.

6. La formulation des dispositions de cette loi

Compte tenu de l’absence de données probantes à l’égard du niveau de diplomation académique, d’embauche au sein de l’administration publique, de la prise en compte de l’existence civique dans les règles de pratiques publiques et de l’adoption de bonnes  pratiques en matière  d’accessibilité  des infrastructures,  il est permis de s’interroger quant à  l’efficience de certaines dispositions de cette loi et de certains mandats confiés à  l’OPHQ.

Certes, la mission de l’OPHQ – réf. Article 25 de la loi – est très étendue mais son devoir de soumettre des  rapports est beaucoup moins explicite – réf. Article 74.

De toute évidence, les mandats de l’OPHQ de produire des bilans des gains sociaux probants destinés au Ministre des services sociaux et devant être déposés à  l’Assemblée nationale puis idéalement distribués aux organismes de défense des droits, l’article 74 n’est pas suffisamment explicite pour réellement favoriser un véritable processus d’amélioration continue.   Et pourtant, ce sont de telles règles de pratiques qui sont les fondements des valeurs et de  la culture des organisations de l’État et qui devraient progressivement être adoptées par les principaux leaders de  notre société.

7. La nature des mandats et des pouvoirs confiés à l’OPHQ

De même, peut-on  établir les gains accomplis en matière de prise en compte de l’existence civique des personnes handicapées dans les diverses règles de pratiques publiques et de défense des droits?

La loi stipule que l’OPHQ se doit d’assumer un rôle  de conseil, de coordination et de concertation auprès de l’administration gouvernementale.

Ainsi, depuis l’adoption de cette loi en 2004, peut-on établir le nombre des  interventions formelles de l’OPHQ auprès des ministères et des municipalités et des autres organismes  publics afin de s’assurer que les règles de pratiques publiques tiennent davantage compte de l’existence civique des personnes handicapées ?

8. Constat

Bien que les objectifs de cette loi soient louables, il faudrait néanmoins que les cibles d’interventions sélectionnées soient davantage structurantes, que l’on intervienne aux bons aiguillages, sans quoi ces efforts conduisent à  des voies de garage et à  des mesures trop  souvent palliatives.

Certes, la loi indique que l’OPHQ doit rendre compte à son Ministre de tutelle ainsi qu’à l’Assemblée nationale mais sans pour autant préciser le contenu des rapports   à  transmettre  – réf. Article 74.

Il est bien sûr normal que le Conseil exécutif  via le Ministère concerné se réfère à  l’administration publique au moment de l’élaboration de projets de loi ou de réformes  législatives pour ainsi bénéficier de son expertise mais, par contre, le Conseil exécutif et les législateurs ne devraient-ils pas mieux encadrer la nature même des mandats et s’assurer de la production de bilan des gains sociaux obtenus après deux, quatre ou six années de leur adoption?

Par ailleurs, peut-on réellement s’étonner que  les instances administratives consultées ne s’imposent pas d’exigences trop précises quant aux mandats qui pourraient leur être éventuellement confiés ?

Une loi qui ne formule pas d’exigence précise au mandataire en ce qui concerne les livrables,  la production de bilans des gains sociaux accomplis, en matière de réussite scolaire, en matière de  participation au marché du travail,  en matière d’amélioration de l’accessibilité  des infrastructures publiques,  ainsi qu’en matière d’amélioration des diverses règles de pratiques publiques, apparaît incompréhensible.

Une loi qui ne fixe pas d’indicateurs de mesures des gains accomplis,  une loi qui ne prévoit pas de pouvoir de sanctions pour les contrevenants, une loi qui ne précise pas clairement les contours du principe d’accommodements raisonnables sera toujours interprétée  par les cadres et les professionnels de l’administration comme un simple énoncé de principe.

Qui plus est, il faut aussi noter que cette loi ne prévoit aucun mode de consultations périodiques des diverses clientèles visées.

9. L’appellation de la loi

Est-il aussi permis de s’interroger quant à  la signification même de l’appellation de cette loi ?

Une loi qui assure l’exercice des droits plutôt que d’assurer l’égalité des droits ne  reconnaît-elle pas que l’État n’accorde pas les mêmes droits civiques aux citoyens handicapés que  l’ensemble des  droits qu’il accorde aux autres citoyens?

L’expression assurant  l’exercice des droits ne sous-entend-t-elle pas que pour faire respecter leurs droits les citoyens handicapés doivent exercer eux-mêmes des recours ardus et onéreux auprès des diverses instances administratives ou quasi judiciaires  si, bien sûr,  l’exonération de responsabilité n’est pas déjà prévue ou si la définition du principe d’accommodement raisonnable n’accorde pas une quasi exonération à  l’administration?

Ainsi, au-delà du strict rôle conseil, de coordination et de concertation depuis l’adoption de cette loi en 2004,  combien de dossiers ont-ils bénéficiés de l’assistance de l’OPHQ pour représenter des personnes handicapées auprès des instances administratives, des tribunaux administratifs  ou auprès de la Commission des droits de la personne et de la jeunesse?

Rappelons aussi que l’usage du mot « intégration » est davantage associé à une forme d’assimilation, alors que le mot « inclusion » est davantage associé à  une certaine forme de participation sociale.

Rappelons aussi  que l’évolution des  connaissances des sciences sociales nous enseigne que  même si certains citoyens  connaissent une ou des incapacités  physiques, sensorielles,   cognitives  ou intellectuelles, ce sont surtout les situations scolaires, professionnelles  et sociales qui créent certains handicaps. Tôt ou tard, le nom même de l’OPHQ devra être remplacé pour mieux refléter cette réalité tout en permettant d’être socialement moins stigmatisant.

Rappelons enfin que l’OMS  (Organisation Mondiale de la Santé)  classifie les handicaps à  partir de variables  tels que  la nature  et la gravité de la déficience, le niveau des habiletés individuelles, le niveau des habiletés interpersonnelles et le niveau des habiletés socioprofessionnelles établies pour chaque individu. Il s’agit-là d’un outil qui devrait être beaucoup mieux connu des administrations publiques, voire même être inclus aux manuels de pratique et utilisé par les services à  la clientèle et par les services des ressources humaines.

En définitive,  la discrétion de l’OPHQ et de son Ministre associé des services sociaux en matière de défense des droits au sein de l’administration publique et le nombre significatif des plaintes déposées à  la Commission des droits de la personne révèlent un malaise certain.

10. Conclusion

Dans ce contexte, ne serait-il pas important de mandater un ou des experts de l’administration publique et indépendants du processus actuel et, qui sait, pouvant provenir de l’ÉNAP, afin d’examiner la fonctionnalité de chacune des dispositions de cette loi puis, le cas échéant, d’en souligner les difficultés d’application et, au besoin, de recommander certains ajustements ?

Dans l’attente de votre réponse, je vous prie d’agréer, Monsieur le Premier Ministre, avec mes remerciements, l’expression de mes salutations distinguées.

Serge Trudeau
[email protected]

6- INCA-Initiation à Facebook pour les utilisateurs de Jaws

Vous souhaitez rester connecté ou vous reconnecter avec vos proches ou vos amis ? Votre entourage utilise Facebook et vous aimeriez vous aussi utiliser le réseau social le plus populaire ?

INCA Québec vous invite à participer à une formation d’initiation à Facebook. Vous apprendrez comment créer un compte Facebook, retrouver des amis, publier et partager des messages ou des photos, modifier votre profil et modifier les paramètres de confidentialité. Il s’agit d’une excellente occasion de faire le saut dans le monde des réseaux sociaux.

Cette formation sera offerte en vidéos sur notre plateforme web à partir du 10 mars 2017. Pour participer à cette formation, vous devez être un utilisateur de la revue d’écran Jaws et n’avoir aucune ou très peu d’expérience dans l’utilisation de Facebook.

Inscrivez-vous auprès de Robert Savard au 514-934-4622 poste 230 ou sans frais au 1-800-465-4622 poste 230 ou par courriel à [email protected].

7- Des services pour tous les handicapés visuels à travers Lanaudière

Article de Caroline Morneau publié le 31 janvier

Source : L’Association des personnes handicapées visuelles de Lanaudière (APHVL), qui concentrait ses activités au sud de la région ces dernières années, dessert de nouveau les citoyens du nord, depuis quelques mois.

On répertorie environ 137 000 personnes vivant avec un handicap visuel au Québec, dont 16 670 adultes et 235 enfants dans Lanaudière, selon l’Office des personnes handicapées du Québec.

Bien que les MRC du sud de la région soient plus populeuses, le président de l’APHVL, Robert Valois, estime que les besoins sont tout aussi grands au nord. Il est lui-même complètement aveugle.

« On essaie d’aller chercher de l’argent pour élargir notre offre de services. Idéalement, pour desservir convenablement la région en entier, il faudrait que notre budget double. Mais même si on ne réussit pas à aller chercher plus, on va se débrouiller avec les moyens que nous avons », explique l’homme originaire de Berthierville, lors d’un point de presse tenu le 30 janvier.

Soulignons que l’Association a principalement pour mandat de briser l’isolement chez les personnes handicapées visuellement, notamment par le biais de café-rencontres et de diverses activités de rassemblement.

Après la fondation de l’organisme, en 1995, dans le sud de la région, le mandat de celui-ci a été élargi à la grandeur des six MRC de Lanaudière, en 1998. Puis, vers 2010, l’Association a de nouveau choisi de concentrer ses activités dans les MRC Les Moulins et de L’Assomption.

Comme l’APHVL était les seul organisme de défense des droits des personnes non-voyantes qui ne couvrait pas la totalité de sa région administrative au Québec, ces six dernières années, les administrateurs ont finalement choisi de réintégrer les services dans le nord de Lanaudière.

Depuis novembre 2016, notamment, un tout nouveau café-rencontre mensuel est proposé dans les locaux du CRDP Le Bouclier, situé aux Galeries Joliette.

Aussi, le conseil d’administration de L’APHVL espère former de plus en plus de bénévoles dans les MRC de Montcalm, de Joliette, de la Matawinie et de D’Autray afin que des café-rencontres y soient également déployés.

« On n’a pas un énorme budget, mais on en fait une saine gestion, ce qui nous permet d’élargir nos services. Aussi, on va travailler fort pour aller se cherche le plus de bénévoles possible », ajoute M. Valois.

Source : http://www.laction.com/communaute/2017/1/30/des-services-pour-tous-les-handicapes-visuels-a-travers-lanaudie.html

8- Un ado aveugle relève des défis formidables

Ce modèle de volonté a déjà plusieurs faits d’armes à son actif et rêve de devenir coureur paralympique

Article de Stéphanie Gendron publié dans Le Journal de Montréal le 4 février 2017

Saint-Pascal- Un ado rêve de devenir coureur paralympique, suit un parcours scolaire normal, a surpris son voisinage en faisant du vélo standard et gagne des concours oratoires bien qu’il soit aveugle.

Benjamin Ouellet, 16 ans, est un véritable modèle de persévérance et de courage. Même s’il ne voit rien ou presque, il a déjà plusieurs faits d’armes à son actif.

Bambin, il a marché à 16 mois, ce qui était considéré comme exceptionnel, vu sa condition.

Il a chaussé des patins à trois ans, moment où il est devenu un petit champion de patinage artistique.

Il a joué au soccer avec un ballon sonore, fait du ski accompagné et roulé sur un vélo standard, tout en suivant un parcours scolaire normal, grâce au braille et à son ordinateur portable.

« Me battre et foncer »

«J’ai réalisé au primaire que j’étais différent, mais une fois le deuil fait, je n’avais pas trop le choix: me battre et foncer. Tu peux mettre un genou à terre de temps en temps, mais pas trop longtemps», dit le jeune homme.

Habile orateur, il a remporté quelques concours d’art de s’exprimer en public. «Probablement parce que je ne vois pas la réaction et le regard des autres, je suis moins gêné en avant. J’ai aussi une très très bonne mémoire», dit-il.

Sa nature fonceuse et le fait qu’il ait été poussé par sa famille à être autonome laissent croire aux gens qu’il rencontre qu’il peut tout faire.

Pourtant, il voit à peine, comme «si on regardait dans une paille et qu’au bout se trouvait une vitre embuée», décrit son père, Francis Ouellet.

Parcours scolaire

Son parcours scolaire a été la plus grosse bataille de sa vie.

«Ça aurait été facile de l’amener dans une école spécialisée à Montréal. On y a pensé. Ça aurait été douillet, mais ce n’est pas ça, la vraie vie», dit son père.

Il tire son épingle du jeu, même si tout est plus long pour lui.

Par exemple, pour Benjamin, qui doit le lire en braille, lire un livre de Harry Potter représente l’équivalent d’en lire quatre.

Comme les autres

Sa vie d’adolescent est comparable à celle des autres jeunes de son âge, et même plus.

«Je dirais que la seule chose que les autres font que je ne peux pas faire, c’est jouer aux jeux vidéo», dit le jeune homme.

Source : http://www.journaldemontreal.com/2017/02/04/un-ado-aveugle-releve-des-defis-formidables

9- Cannes au top : guider les aveugles, alerter en cas de chute

Par Aimée Le Goff, Handicap.fr, le 29 janvier 2017

Instrument d’appui, guide pratique et sécurisant, la canne apporte un soutien précieux aux personnes limitées dans leur mobilité. Pour les utilisateurs aveugles, tout d’abord, les cannes connectées font leur apparition. Ces innovations font l’objet d’un documentaire intitulé « La canne blanche dans tous ses états », dans le cadre de l’émission À vous de voir sur France 5 ; il sera diffusé le 6 février 2017 à 08h25 et le 11 février à 23h45.

Mieux contourner les obstacles

En 25 minutes, ce film relate toutes les fonctionnalités qu’offrent les nouveaux modèles de cannes blanches électroniques. Couplées à un GPS, certaines permettent désormais la possibilité d’anticiper et de contourner les obstacles, apportant plus d’aisance et d’autonomie lors des déplacements. Indispensable en milieu urbain ! « La canne électronique apporte des informations en plus mais il n’y a pas de produit miracle. Cet outil s’inscrit dans une démarche de temps et d’autonomie qui demande du travail », relativise toutefois Rémi Farcy, concepteur d’un modèle baptisé Tom Pouce.

Un signal dans l’oreillette

En 2014, des étudiants de l’École supérieure des sciences et des technologies de l’ingénieur (Esstin) de Nancy imaginaient également un prototype de canne 2.0. Leur modèle, baptisé Handisco, conçu en collaboration avec des membres de l’association Valentin Haüy -qui apporte un soutien aux personnes aveugles- alerte son utilisateur à l’approche d’un obstacle ou d’un objet via un signal sonore transmis par oreillette. Il est aujourd’hui commercialisé et peut être commandé sur le site de la start-up (en lien ci-dessous).

Des modèles customisés

En plus de leurs nouvelles fonctionnalités, certains modèles participent également à lutter contre les stéréotypes liés au handicap, sachant que certaines personnes atteintes de déficience visuelle rechignent à  s’« afficher » en utilisant ce type d’aide technique. Raison pour laquelle des créatifs entreprennent aujourd’hui de les customiser. C’est le cas de l’association Vue (d’) ensemble qui souhaite en faire un véritable objet de mode. Histoire de mêler fantaisie et praticité.

Une innovation distinguée au CES

Dans un autre registre, celui de la perte d’équilibre, l’entreprise Nov’in à Saint-Étienne a développé un modèle ultra high-tech qui peut à la fois détecter les chutes, notamment des seniors, proposer les fonctionnalités d’un GPS pour mieux se diriger et prévenir les proches en cas d’incident (lors d’une situation inhabituelle, une alerte est envoyée). Ce système du nom de Smartcane, développé par deux ingénieurs en électronique et fabriqué par l’entreprise Fayet, fonctionne grâce à des capteurs de mouvements embarqués : un accéléromètre et un gyroscope pour indiquer une direction constante. Une technicité de pointe qui a valu à ce nouveau dispositif de remporter un Innovation award lors du CES (Consumer electronic show) 2017, prestigieux salon des nouvelles technologies qui s’est tenu début janvier à Las Vegas (article en lien ci-dessous).

Source : http://informations.handicap.fr/art-canne-connectee-988-9505.php

10- Dans les coulisses d’une imprimerie braille

Par Faustine Loison 3 février 2017

En France les imprimeries sans encre, qui impriment en braille, se comptent sur les doigts d’une main. Visite de CTEB avec sa dirigeante…

À Toulouse, le Centre de transcription et d’édition en braille (CTEB) qui compte sept salariés est spécialisé dans l’impression et la transcription de livres et de documents de tous types (guides, bulletins municipaux, programmes, menus de restaurants…) pour aveugles et mal voyants. L’imprimerie dirigée par Adeline Coursant réalise cependant la majorité de son chiffre d’affaires (700 000 euros) grâce à l’impression des relevés bancaires en relief. La chef d’entreprise nous explique comment fonctionne son imprimerie… sans encre.

Deux types d’impressions

Il existe deux types d’impressions, le braille papier qui est de l’embossage et le braille permanent. Le premier est de l’embossage sur support papier. Le braille permanent est dédié aux supports rigides. Il est formé par des billes en inox qui sont incrustées dans les supports pour représenter chaque caractère.

Une pagination beaucoup plus élevée

Autre particularité de la production en braille : la pagination. Le langage braille prend beaucoup plus d’espace que le système alphabétique classique. « Une page qui est imprimée – nous les appelons pages en noir – va correspondre à quatre ou cinq pages en braille ».

Les spécificités du papier pour l’impression braille

Pour l’impression papier, ce sont des embosseuses qui sont utilisées pour former les petites bosses du système braille. Le support doit aussi nécessairement être plus épais que pour une impression classique, 160 g/m2.
« Cela permet de supporter les marteaux qui viennent produire les bosses. Mais s’il est spécifique par son grammage, il l’est aussi par sa texture. Il a été élaboré spécifiquement pour qu’il ne soit pas perméable à l’humidité, ce qui écraserait les bosses. Les fibres doivent également être flexibles pour qu’il ne se déchire pas lorsque les marteaux le frappent et le papier doit avoir un aspect velouté pour que le doigt glisse dessus. »

Avant d’être imprimé, le papier doit être massicoté afin d’être mis sur les rouleaux ou les paravents des embosseuses.

Du vernis 3D aussi

Et désormais, comme dans l’impression traditionnelle, de nouvelles technologies apparaissent. Il est possible de produire du braille grâce à l’impression de vernis en relief.

« C’est de plus en plus demandé, car cela permet d’avoir un produit lisible pour les voyants et les non-voyants, ce qui est par exemple très utile pour les cartes de visite. »

L’impression braille est un marché restreint. En France, 3 % de la population a un handicap visuel (d’après l’INSEE juin 2014) et seul 10 à 15 % de ces personnes savent lire le braille.

Source : http://www.graphiline.com/article/25084/coulisses-une-imprimerie-braille

11- Apple récompensée du prix « Louis Braille » pour l’accessibilité de ses produits

28 janvier 2017

A l’occasion de la 57eme édition des « Louis Braille Awards », Apple a reçu le prix Louis Braille pour ses efforts visant à créer des fonctions d’accessibilité dans ses produits -comme l’iPhone, l’iPad, Apple Watch et Mac.

Créé en 1957, cette entité récompense les personnes et les organisations qui ont contribué de manière importante au nom des personnes non-voyantes ou malvoyantes. Ce prix peut également être remis à des femmes et des hommes, qui ont surmonté de grandes difficultés pour accomplir des réalisations jugées exceptionnelles.

Ainsi Jordyn Castor, ingénieur non-voyant chez Apple, a accepté le prix au nom de la société. De son côté, Tim Cook a exprimé sa gratitude pour le prix et a félicité l’équipe d’accessibilité de l’entreprise pour leur travail sur twitter. Le site de l’ASB a, pour l’occasion, mis en ligne un aperçu -plutôt flatteur- des réalisations d’Apple.

Apple a toujours travaillé sur l’accessibilité de ses appareils et a été reconnue -à plusieurs reprises dans le passé- pour ses efforts en la matière. Rappelons qu’en 2015, Cupertino a également été distinguée par la Fondation Helen Keller pour les Aveugles pour la création et la mise en œuvre de VoiceOver à travers ses plates-formes informatiques.

Source : http://www.mac4ever.com/actu/117679_apple-recompensee-du-prix-louis-braille-pour-l-accessibilite-de-ses-produits

12- France-Aveugle, Marie-Hélène, ambitionne d’ouvrir sa crêperie dans le noir

Publié le 2 février 2017 par l’AFP

La main tendue au-dessus de sa crêpe, Marie-Hélène signale à son formateur qu’il manque de la pâte », « je sens des trous, la chaleur dégagée est plus forte » : la stagiaire, aveugle, suit une formation de maître-crêpier à Rennes dans le but d’ouvrir sa crêperie dans le noir.

« Il a fallu passer une première barrière, qu’on m’accepte dans la formation malgré le fait qu’elle ne soit pas adaptée », explique Marie-Hélène Dougnac, une enseignante-chercheuse de formation qui élève seule ses quatre enfants sur l’Ile de Noirmoutier.

« Si j’attends qu’une formation soit adaptée, je vais attendre toute ma vie ! », lance l’enseignante de 46 ans, qui a perdu l’usage de la vue à 29 ans.

Fin 2016 elle contacte « un peu par hasard » l’école de cuisine EMC² à Rennes, où l’un des formateurs mûrit déjà l’idée d’une formation adaptée à son handicap. Le chef Denis Bertrand la rencontre pour déterminer ses besoins et sa motivation et finit par se laisser convaincre et autoriser Marie-Hélène à intégrer l’école.

Aidé de sa fille ergothérapeute, le chef va organiser le découpage journalier de la formation qui s’étale sur cinq jours : déplacement dans la cuisine, préparation de la pâte à crêpes, maniement du matériel professionnel…

Avec ma fille et ma femme, on a travaillé une journée dans le noir, on a pris un bandeau. C’était une catastrophe, épouvantable, il y en avait partout ! », raconte Denis Bertrand, qui a dû réajuster ses cours dès le premier jour : il avait prévu un kit en forme de triangle pour faciliter l’étalage de la pâte à crêpes…. mais l’objet ne convient pas à Marie-Hélène.

La stagiaire a préféré utiliser le rozel (râteau utilisé pour étaler la pâte) sur le billig, plaque de chauffe circulaire, « comme tout le monde ». « En quelques heures elle tournait à peu près bien, de manière classique », évalue le formateur qui précise qu’au fil des jours, le geste de Marie-Hélène se fait plus précis et rapide.

‘Dans le noir’ –

Pour son dernier jour de formation, elle réalise une cinquantaine de crêpes sous l’oeil bienveillant des autres stagiaires et de son formateur qui lui glisse : « Marie-Hélène, tu vois, c’est pas possible, tu distingues quelque chose ! ».

– « Bertrand, je te jure, je suis dans le noir le plus complet ! », réplique la stagiaire.

L’enseignante explique compenser la vue par d’autres sens comme le toucher, l’odorat ou l’ouïe. Elle prend l’exemple du « bourrelet dans la pâte qui est facile à détecter » : « on n’a pas la même impression au bout des doigts ».

Son formateur l’assure, « Marie-Hélène a les yeux au bout des doigts ! ».

D’abord hésitants, les six autres stagiaires se sont adaptés à la cécité de Marie-Hélène. « J’ai mon petit coin de cuisine, ils le respectent. S’ils passent, ils se signalent en parlant, ils ont très bien compris. Ils n’ont plus peur », analyse la Vendéenne.

Pour le formateur également il a fallu dépasser le stade de la relation enseignant/élève et venir prendre la main de Marie-Hélène pour la guider. « Maintenant, quand elle me dit +tu vas me donner ton bras pour m’accompagner à travers les locaux+ cela se fait complètement naturellement », raconte Denis Bertrand.

Autre victoire pour la mère de famille, elle est persuadée que désormais ses « camarades du labo ne regarderont plus le handicap de la même façon et le transmettrons ». Car sa démarche « est aussi un acte militant : démystifier le handicap ».

A l’issue de la formation de cinq jours, l’enseignante confie avoir fait évoluer son projet. Au départ, il s’agissait de perfectionner ses crêpes pour en faire profiter ses enfants âgés de 18, 16, 7 et 5 ans.

Désormais, elle souhaite transmettre ses nouveaux acquis en proposant des ateliers crêpes dans le noir en partenariat avec l’école EMC² de Rennes. Et à terme, elle ambitionne d’ouvrir une crêperie dans le noir.

Pour Marie-Hélène, « l’emploi des handicapés n’est pas une utopie, juste un parcours du combattant ».

Source : http://www.lepoint.fr/societe/aveugle-marie-helene-ambitionne-d-ouvrir-sa-creperie-dans-le-noir-02-02-2017-2102011_23.php

13- Longueuil pourrait en faire plus pour le logement social

Article de Yessica Chavez du fm103.3 publié le 8 février 2017

La Ville de Longueuil pourrait en faire plus pour le logement social, selon la Coalition des organismes de l’agglomération de Longueuil pour le droit au logement.

«On considère que la Ville de Longueuil dispose déjà des leviers qui lui permettraient d’aller plus loin. Nous, on appelle ça une Politique d’inclusion du logement social et communautaire. Ce qu’on considère, c’est qu’il faut obliger l’inclusion d’un minimum de 20% des unités au logement social pour l’ensemble des projets de développement domiciliaires, peu importe l’ampleur du projet.» soutient le directeur général de la corporation de développement communautaire (CDC) Longueuil, Martin Boire.

Rappelons que la Ville de Longueuil travaille actuellement sur une Politique de l’habitation et du logement social.

Celle-ci comprend quatre axes, soit la promotion du développement durable, la consolidation des quartiers et du parc résidentiel, l’offre de logement diversifiée, accessible et abordable ainsi que la construction de logements sociaux et communautaires.

«Dans accessible, on entend l’imposition de construction de logements adaptables, l’imposition de construire en accessibilité universelle. Les promoteurs des nouveaux développements devront fournir une attestation d’un organisme reconnu confirmant que le projet est accessible universellement dans son ensemble.», explique la conseillère municipale de la Ville de Longueuil, Monique Bastien.

La politique de l’habitation et du logement social devrait être adoptée au mois de mars.

Source : http://www.fm1033.ca/tout-get-communiques/u15546-longueuil-pourrait-faire-plus-pour-logement-social

14- Rimouski-Des lieux difficiles d’accès pour les handicapés

Agence QMI, TVA Nouvelles ,3 février 2017

Avoir accès à un café, à un édifice public ou même à des toilettes représente un défi pour 12 % de la population du Bas-Saint-Laurent qui vit avec une incapacité modérée ou grave.

Depuis plus de 10 ans, la ville de Rimouski publie un plan d’action pour rendre plus accessibles à ces personnes les lieux publics et communautaires. Si la municipalité a suivi le plan à plusieurs égards, quelques retards ont été observés à certains endroits.

Pour Jean-François Caissie, les déplacements dans la ville sont parfois un casse-tête : «Y’a des lumières [pour traverser la rue] auxquelles je ne peux même pas accéder des fois, parce qu’elles sont soit trop loin ou trop hautes.»

La Loi assurant l’exercice des droits des personnes handicapées oblige depuis 2004 les municipalités de plus de 15 000 habitants à créer un plan d’action pour l’intégration des personnes handicapées.

«La ville nous consulte chaque année et nous demande notre avis sur ce qu’il reste à faire. À force de répéter, c’est comme ça qu’on a gain de cause. On a le pouvoir que les gens et les lois nous donnent. Mais, quand les lois ne sont pas là, on ne peut rien faire. Le Code de Construction, par exemple, n’est pas assez sévère», explique Louise Turcotte, directrice du Regroupement des organismes de personnes handicapées du Bas du Fleuve.

Le bilan du plan d’action 2014 et 2015 présente une série d’échéanciers pour différentes mesures pour favoriser l’accessibilité. Plusieurs projets n’ont toutefois pas vu le jour. D’abord, la bibliothèque Lisette Morin, dont l’éclairage de la rampe d’accès accuse près de deux ans de retard sur l’échéancier prévu.

Au parc Beauséjour, l’évaluation de faisabilité pour l’installation de portes automatiques sur les toilettes extérieure n’a pas été concluante. «S’il n’y a pas de bouton pour ouvrir la porte, ça me prend quelqu’un avec moi pour ouvrir la porte, sinon je ne peux pas entrer dans les lieux», déplore Jean-François Caissie.

Autre cas: dans la toilette adaptée du centre communautaire de la Porte dorée, les appuis n’ont pas été ajustés et aucun séchoir à main n’a été installé, comme mentionné dans le plan d’après les bénévoles. De plus, à l’intérieur du bâtiment, aucune main courante n’a été aménagée alors que le tout devait être complété en 2015. Seules la rampe d’accès et les portes ont fait l’objet de travaux.

La ville de Rimouski n’a pas voulu commenter l’affaire.

Source : http://www.tvanouvelles.ca/2017/02/03/des-lieux-difficiles-dacces-pour-les-handicapes

15- Accès aux personnes handicapées : quatre commerces s’illustrent

Article de Sarah-Eve Charland, TC Média,  publié 25 janvier 2017

Quatre commerces se sont particulièrement démarqués au cours de la dernière année en instaurant plusieurs mesures pour améliorer l’accès aux personnes à mobilité réduite.

L’Association des personnes handicapées Sorel-Tracy a remis ses Prix Orange le 25 janvier. Après une pause de trois ans, cette activité de reconnaissance revient afin de lancer le 40e anniversaire de l’Association en 2017.

« Les accès ne sont pas toujours adéquats ou accessibles aux personnes à mobilité réduite. Les Prix Orange permettent de souligner de façon spéciale les efforts réalisés par les commerçants de la région », a lancé la présidente de l’Association, Carole Martineau, lors de la conférence de presse.

L’Association a remis à l’Hôtel de la Rive le prix Gilles Henry. Il s’agit du prix le plus prestigieux puisqu’il rend hommage à l’homme ayant œuvré dans la région pendant près de 30 ans pour améliorer le bien-être des personnes à mobilité réduite. L’entreprise a aménagé deux chambres complètement adaptées.

« Les deux chambres sont adaptées en tout point. On a été surpris de voir que tout est parfait. Ils ont même pensé à installer un œil magique à la bonne hauteur », mentionne Mme Martineau.

La Clinique dentaire Allaire a aussi gagné un prix pour avoir installé une rampe à l’extérieur et à l’intérieur du bâtiment, une toilette adaptée et un lève-personne pour transférer les personnes en fauteuil roulant jusqu’à la chaise du dentiste.

Le Provigo Diane Bergeron a reçu un Prix Orange pour son nouvel aménagement adapté, constitué de portes électriques, de larges allées et d’un comptoir-caisse espacé pour permettre la circulation d’un fauteuil roulant.

L’Association a aussi souligné les efforts du concessionnaire Volkswagen Sorel-Tracy qui a installé une rampe d’accès à l’extérieur, un comptoir à la hauteur des fauteuils roulants et une toilette adaptée.

Source : http://www.les2rives.com/communaute/2017/1/25/acces-aux-personnes-handicapees—quatre-commerces-sillustrent.html

16- Manque d’accessibilité : Un homme handicapé attaque l’Université de Montréal

Article de Gabriel Parent-Jutras – Agence QMI  publié le  2 février 2017

Un homme qui se déplace en fauteuil roulant réclame 10 000 $ à l’Université de Montréal (UdeM) pour un manque d’accessibilité à une toilette adaptée.

Omar Lachheb, qui est quadraplégique, n’avait pas pu avoir accès à une toilette pour handicapés lors d’une visite dans l’institution en 2014.

Il a confié à un centre d’aide juridique le mandat de déposer une plainte pour discrimination auprès de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ). Il réclame 10 000$ à l’Université de Montréal.

L’institution a jusqu’à vendredi 15 h 00 pour payer le montant, sans quoi la CDPDJ pourrait amener la cause devant le Tribunal des droits de la personne.

L’histoire remonte à août 2014, alors que M. Lachheb se rendait à un rendez-vous de la vue à la Clinique universitaire de la vision située dans un pavillon de l’UdeM sur la rue Jean-Brillant, à Montréal.

Après son rendez-vous, M. Lachheb a voulu utiliser la toilette pour hommes au rez-de-chaussée, mais celle-ci était hors d’usage à cause de travaux. Une affiche indiquait qu’il fallait aller aux toilettes du deuxième étage.

Lorsque M. Lachheb est arrivé, il a découvert qu’aucune des deux cabines n’était adaptée pour une personne handicapée. Il a donc tenté sa chance sur tous les étages, pour finir sa course au sixième étage, sans succès. Il est redescendu au rez-de-chaussée et s’est dirigé vers un restaurant McDonald, mais aux dires de M. Lachheb, son pantalon était déjà mouillé d’urine en arrivant sur place.

«Il n’est pas acceptable de nos jours que les universités, ou toute grande institution publique ou même privée, n’aient pas de toilettes accessibles aux personnes handicapées», avance M. Lachheb. «C’est une question fondamentale de respect des usagers».

Commission des droits de la personne

Après avoir reçu la plainte de M. Lachheb, la CDPDJ l’a traitée et évaluée. Elle a ensuite contacté l’Université de Montréal pour qu’elle participe au processus et offre sa version des faits.

L’université, dans ses explications à la CDPDJ, confirme que les travaux de réparation du pavillon rendaient inutilisables les toilettes pour hommes adaptées aux personnes handicapées, mais qu’elle offrait cependant une mesure d’accommodement en permettant l’usage des toilettes adaptées pour femmes.

L’UdeM a reçu la lettre de la CDPDJ vendredi passé, qui contenait «la recommandation de règlement hors-cour», c’est-à-dire le montant de 10 000 $ à débourser à Omar Lachheb. «Comme le service juridique de l’université a reçu la lettre seulement vendredi passé, il n’a pas encore pris de décision concernant la recommandation.» L’université indique toutefois que la décision devrait être prise d’ici là.

Source : http://www.tvanouvelles.ca/2017/02/02/un-homme-handicape-attaque-luniversite-de-montreal-1