Écho du RAAMM pour la période du 21 au 27 janvier

21 janvier 2019

Voici le contenu de l’Écho du RAAMM pour la période du 21 au 27 janvier 2019.

Prenez connaissance des dernières actualités du RAAMM, des communiqués de nos partenaires et d’articles portant sur la déficience visuelle publiés dans les médias.
Sommaire

1. L’ASAQ fête ses 40 ans!

Montréal, le 11 janvier 2019. – L’Association sportive des aveugles du Québec (ASAQ) célèbre aujourd’hui son 40ième anniversaire! L’équipe de l’ASAQ est fière de constater le chemin parcouru depuis sa fondation, toujours avec la mission de développer la pratique du sport et de sensibiliser le grand public et les autorités au plein potentiel des personnes vivant avec une déficience visuelle.

Historique

Deux pionniers, Louis Michaud, éducateur physique à la polyvalente de Charlesbourg et André Fouquereau, intervenant à l’Institut Louis-Braille, unissent leurs efforts pour entraîner de premiers athlètes handicapés visuels et leur faire vivre leurs premières compétitions en athlétisme et en goalball. Treize athlètes handicapés de la vue prennent ainsi part à une compétition nationale d’athlétisme à Terre-Neuve en 1978.

En 1979, s’effectue l’incorporation de l’association provinciale sous l’appellation d’Association canadienne des sports pour aveugles (Section Québec). Cette même année a lieu le premier championnat canadien de goalball.

Les années 80 sont marquées par la domination des équipes du Québec au goalball. L’équipe masculine remporte sept titres et les Québécoises en gagnent quatre au cours de cette décennie.

En 1990, le gouvernement du Québec reconnaît officiellement cinq fédérations uni-handicap. À partir de ce moment, l’ASAQ régit les sports pour aveugles au Québec.

La décennie suivante se distingue, entre autres, par l’instauration d’un tournoi annuel, soit le Tournoi invitation de goalball de Montréal. En 2019, l’ASAQ organise la 19e édition de ce tournoi qui est devenu un incontournable dans le calendrier des compétitions de goalball en Amérique du Nord.

Durant les années 2000, l’ASAQ continue de développer des programmes afin de promouvoir la pratique du sport amateur au Québec auprès des personnes vivant avec une déficience visuelle et, ainsi, favoriser leur intégration.

Silence SVP! compte parmi ces initiatives. Grâce au programme, les athlètes de l’ASAQ visitent des écoles dans plusieurs régions du Québec et y initient de jeunes voyants au goalball. Ce programme a permis d’initier plus de 60 000 élèves du primaire à l’université à ce sport d’équipe adressé aux personnes vivant avec une déficience visuelle.

En 2010 l’ASAQ, en collaboration avec l’Institut Nazareth et Louis-Braille et la Fondation des aveugles du Québec, lance un tout nouveau programme : Du sport pour moi! Il a permis d’initier près de 75 jeunes aveugles ou malvoyants, âgés entre 6 et 14 ans, au mini-goalball, à la natation, au yoga, au judo, a l’escalade, au ski de fond, au trampoline, à l’escrime au mayak, à l’athlétisme, au patin et à la raquette, entre autres. Actuellement, le programme est offert dans plusieurs régions du Québec.

Un autre volet tout aussi important est le programme de formation développé en 2012. Depuis ce temps, l’ASAQ organise une moyenne de 15 formations par année sur le sujet suivant : « Comment enseigner à des personnes vivant avec une déficience visuelle ? ». Cette formation est offerte aux entraîneurs, intervenants ou techniciens en loisir afin de les outiller pour mieux adapter leurs interventions auprès de la clientèle aveugle ou malvoyante.

En 2017, l’ASAQ lance le programme L’inclusion à l’envers. Avec ce programme gratuit, l’Association vise une inclusion « inversée » en invitant les élèves voyants à découvrir et à essayer le goalball, le tennis sonore ou le cécifoot. Les élèves malvoyants et non-voyants ont la possibilité de faire partie d’une équipe au sein de leur propre école. De cette manière, toute la classe joue et peut mieux comprendre ce que l’élève ayant une déficience visuelle vit au quotidien.

Le regard vers l’avenir

Ce 40e anniversaire porte le regard vers l’avenir. Dans le courant des prochaines années, l’ASAQ souhaite recruter des filles et des femmes pour reformer l’équipe de goalball féminine ainsi que des adolescents pour compléter une équipe junior et combler les places dans l’équipe sénior masculine. Pour atteindre ces objectifs, il faudra mieux se faire connaître du public en général afin qu’il sache que l’ASAQ est active, que ses athlètes performent et, surtout, que l’Association existe! 

Nos salutations et nos remerciements à toutes les personnes impliquées auprès de l’Association pendant toutes ces années. C’est grâce à l’engagement et au dynamisme des membres, de l’équipe de travail, des bénévoles (incluant le conseil d’administration), des athlètes, des arbitres et des officiels mineurs que l’Association sportive des aveugles du Québec célèbre aujourd’hui ses quarante premières années!

Source : Association sportive des aveugles du Québec

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2. Une pétition pour interdire le virage à droite au feu rouge à Beauceville

Publié par Andréanne Huot le 14 janvier 2019 sur L’Éclaireur

Une citoyenne, Marie-Ève Poulin, a lancé le 9 janvier dernier une pétition en ligne afin d’interdire le virage à droite au feu rouge à l’intersection du pont (route 108) et du boulevard Renault.

Cette intersection est la plus achalandée de Beauceville. Régulièrement, les automobilistes ne respectent pas le feu piétonnier ou ne font que ralentir légèrement avant de tourner à droite sur la lumière rouge à la sortie du pont. «J’emprunte la traverse pour aller travailler tous les jours et chaque semaine, il y en a plusieurs qui tournent à droite sur le feu rouge même lorsque le feu piétonnier est en fonction et qu’une personne est engagée», explique Mme Poulin.

Marie-Ève se questionne, car souvent, même lorsque le brigadier est présent, les voitures tournent quand même et celui-ci doit régulièrement crier afin que les véhicules arrêtent, affirme-t-elle. «Je le fais surtout pour les plus vulnérables. Avec la polyvalente de l’autre côté, il y a beaucoup d’enfants qui traversent à cette intersection. Il ne faut pas attendre qu’il arrive quelque chose», indique-t-elle.

La citoyenne a fait appel à la Ville de Beauceville qui lui a affirmé qu’une demande en ce sens avait déjà été formulée dans le passé et qu’elle avait été refusée par le MTQ. «Madeleine Poulin [greffière] m’a dit que c’était parce que le MTQ ne voulait pas que le trafic refoule sur le pont», mentionne Mme Poulin. Elle a aussi contacté la Sûreté du Québec qui fera sentir sa présence dans le secteur.

Mme Poulin se demande s’il n’y aurait pas moyen d’allonger la durée de la flèche verte ou d’interdire le virage à droite aux heures de pointe. Elle souhaite relancer le débat. Bien qu’elle ne soit pas certaine de ce qu’elle avance, elle a l’impression que la situation s’est aggravée depuis quelques mois.

Au moment d’écrire ces lignes, le 14 janvier en matinée, près de 80 signatures avaient été récoltées.

Une situation bien présente

Lors du passage du journal le 10 janvier en matinée, il n’a fallu que deux minutes pour constater la situation.

Le directeur général de la municipalité, Félix Nunez, n’avait pas eu vent de cette pétition. Il a cependant indiqué qu’il voyait régulièrement des véhiculent tournant sur la lumière rouge lorsqu’il traverse le boulevard Renault avec le feu piétonnier.

Il ajoute que si Mme Poulin vient demander au conseil municipal de l’appuyer dans sa démarche, les élus vont statuer et ils pourraient donner leur appui. M. Nunez souligne aussi qu’une demande citoyenne, plutôt que municipale, pourrait peut-être obtenir une décision favorable de la part du MTQ. De son côté, Mme Poulin souhaite rencontrer le conseil municipal prochainement.

Il est possible d’accéder à la pétition en cliquant ici.

Source : https://www.leclaireurprogres.ca/actualite/une-petition-pour-interdire-le-virage-a-droite-au-feu-rouge-a-beauceville/

3. Virage à droite sur la rue Chasles (Mont-Laurier) le MTQ procède à une analyse de sécurité

Article de Kathleen Godmer publié le 9 janvier 2019

Ce ne sera pas tout de suite que les panneaux qui interdisent le virage à droite sur la rue Chasles seront enlevés. Juste avant les fêtes, le Ministère du Transport a communiqué avec Le Courant pour lui mentionner qu’avant d’agir, il se devait de faire une analyse de sécurité.

Le 10 décembre dernier, la Ville de Mont-Laurier a adopté une résolution afin que des panneaux de signalisation interdisant le virage à droite au feu rouge (lundi au vendredi entre 7h et 21h) soient enlevés à l’intersection de la route 117 (boul. Albiny-Paquette) et la rue Chasles. Le Ministère a reçu la résolution le 12 décembre dernier.

Il faut savoir que dès qu’une municipalité souhaite que des changements soient faits sur une route du MTQ qui traverse son territoire (par exemple: diminution de vitesse, signalisation ou configuration d’une route), une résolution doit être adoptée par le conseil municipal et celle-ci doit être envoyée au ministère. Une analyse sera ensuite réalisée et la décision finale sera envoyée à la municipalité.

Selon Caroline Boisvert, conseillère en communication au MTQ, l’analyse de sécurité est déjà en cours et est obligatoire pour évaluer les facteurs de risques et maintenir la sécurité des piétons et des automobilistes.

«Dès que le ministère reçoit une demande d’une municipalité, une analyse de sécurité doit être effectuée. Une fois que les résultats de l’analyse seront connus, la Ville sera informée de la décision relative à sa demande», a précisé Mme Boisvert.

Source : https://lecourant.ca/articles/2898-le-mtq-procede-a-une-analyse-de-securite.html

4. La politique de l’accessibilité universelle a 20 ans cette année à Victoriaville et, foi du conseiller municipal Patrick Paulin, cet anniversaire ne passera pas inaperçu

Article de Claude Thibodeau publié le 14 janvier 2019 sur lanouvelle.net

«Vingt ans, ça se fête, j’en parlerai tous les mois. Je suis conseiller depuis cinq ans, j’y crois en cette politique, j’en fais mon cheval de bataille», a-t-il exprimé, lundi soir, lors de la première séance du conseil municipal de l’année 2019.

Le conseiller Paulin, responsable du Comité consultatif de la politique d’accessibilité universelle (CCPAU),  en a profité pour effectuer un survol historique, rappelant qu’en 1998, les élus de l’époque, le maire Pierre Roux en tête, avaient inscrit, dans le plan d’urbanisme, cette mesure visant l’instauration de cette politique qui faisait suite à une consultation publique et à des demandes émanant des partenaires du milieu.

«L’accessibilité universelle, c’est la différence qu’on fait, en tant que Municipalité, dans la vie de tous les jours des citoyens en situation de handicap. Toute personne, peu importe sa situation, sa condition, a droit à la richesse collective et de profiter de la vie», a fait valoir Patrick Paulin, rappelant, du même souffle, que cette politique, il y a 20 ans, plaçait Victoriaville dans une position de précurseur au Québec. «Nous étions alors l’une des premières villes à nous doter de cet outil», a-t-il dit.

Et si la politique d’accessibilité universelle a 20 ans, a-t-il fait remarquer, c’est que d’autres y ont cru et s’y sont investis. «Je cite Warren Buffett disant que si quelqu’un peut s’abriter à l’ombre, c’est que quelqu’un avant lui a planté un arbre»,  a souligné le conseiller Patrick Paulin tout en saluant la contribution des élus de l’époque, dont le maire Pierre Roux et le conseiller Michel Allard, de même qu’un fonctionnaire de la Ville, André Richard, une ex-employée Marie-Josée Monfette, un cadre actuel Jean Demers, sans oublier la responsable de l’accessibilité universelle, Nathalie Roussel, ainsi que tous les partenaires et organismes du milieu. «Ce sont des gens qui se sont mis ensemble pour réaliser une telle politique et positionner Victoriaville au niveau provincial, et même international», a-t-il conclu.

Le maire André Bellavance, reconnaissant envers le conseiller Paulin pour ce retour historique, a renchéri en précisant que toutes ces personnes à l’origine de la politique ont passé de la parole aux actes. «Une fois la politique adoptée, il fallait livrer la marchandise. C’est ce qu’on a réalisé. Au fil des ans, d’amélioration en amélioration, Victoriaville s’est démarquée et a récolté des honneurs. Ce n’est pas fini, bravo et longue vie!», a-t-il lancé.

Mandats renouvelés

Le conseil municipal a procédé, lundi soir, au renouvellement de certains mandats, dont celui de Raymond Tardif pour deux ans à titre de membre du Comité consultatif d’urbanisme.

Pierre Carisse et Boris Déry ont, quant à eux, vu leur mandat se poursuivre au sein du Comité du patrimoine de la Ville de Victoriaville qui accueillera aussi une nouvelle venue pour deux ans, Jocelyne Fortin.

Et au sein du Comité de toponymie, Danielle Tardif et André Gosselin obtiennent, de nouveau, la confiance des élus.

Source : https://www.lanouvelle.net/2019/01/14/la-politique-de-laccessibilite-universelle-a-20-ans/

5. Un projet dans la mire : Argus-SCB

Article tiré de Nouvelles-Vision : infolettre de la recherche et de l’innovation de l’INLB Vol. 2, no 1, janvier 2019

Une des dernières implantations de la prothèse rétinienne Argus II au Québec a été réalisée chez une personne aveugle qui expérimente des hallucinations visuelles associées au syndrome de Charles Bonnet (SCB).

Rappelons que le syndrome de Charles Bonnet renvoie à la présence d’hallucinations visuelles qui surviennent à la suite d’une perte de vision et en l’absence de désordres psychiatriques et d’autres types d’hallucinations.

Cette première occurrence au Québec de la combinaison, chez une même personne, du SCB et de l’utilisation d’une prothèse rétinienne procure une rare occasion d’explorer les effets de la prothèse sur les hallucinations visuelles liées au SCB.

C’est ainsi qu’est né le projet de recherche Exploration de l’influence de l’implantation d’une prothèse rétinienne sur les hallucinations visuelles liées au syndrome de Charles Bonnet.

La question de recherche – Étant donné que a) l’implantation d’une prothèse rétinienne vise à induire artificiellement chez une personne une perception visuelle et que b) les hallucinations visuelles liées au syndrome de Charles Bonnet surviennent dans les cas de perte de vision significative, l’équipe cherche à savoir si le recouvrement d’une perception visuelle suite à l’implantation d’une prothèse rétinienne a une influence sur les hallucinations visuelles liées au SCB de la personne.

Les objectifs – L’objectif principal consiste à explorer si, et dans l’affirmative de quelle manière, la perception visuelle induite artificiellement agit sur les hallucinations visuelles liées au SCB. L’objectif secondaire vise quant à lui à explorer l’amélioration des capacités visuelles de la personne ayant reçu l’implant rétinien.

Dans le cadre de cette étude de type « cas unique avec série chronologique » (le nombre de moments de mesure s’élevant à 7), le questionnaire utilisé est celui développé par l’INLB, qui a fait l’objet d’une publication, et dont l’élaboration et la validation ont été expliquées dans Nouvelles-Vision de mars 2018.

La collecte des données a commencé en mai 2018 et se terminera en février 2019. Les données recueillies à ce jour semblent indiquer que l’utilisation de l’implant rétinien n’agit pas sur les hallucinations visuelles liées au SCB. Cette étude exploratoire novatrice générera une meilleure connaissance de la relation entre implant rétinien et SCB. Un article portant sur cette étude sera soumis pour publication au cours de l’année 2019.

L’équipe impliquée – L’équipe de recherche se compose d’une agente de planification, de programmation et de recherche, d’une stagiaire postdoctorale, de deux ergothérapeutes, d’une spécialiste en réadaptation en déficience visuelle, de deux optométristes et d’une psychologue.

Source : Nouvelles-Vision : infolettre de la recherche et de l’innovation de l’INLB Vol. 2, no 1, janvier 2019
Institut Nazareth et Louis-Braille (CRIR-INLB)
Centre intégré de santé et de services sociaux de la Montérégie-Centre

6. La liseuse pour malvoyants est annoncée

Article publié le 15 janvier 2019 par Datanews

Une entreprise britannique prépare une liseuse (e-reader) pour aveugles et malvoyants. Cet appareil, appelé Canute 360, devrait être lancé sur le marché dans le courant de cette année.

La liseuse ‘affiche’ neuf lignes de texte en braille, ce qui correspond environ à un tiers de page. En utilisant ‘forward’, les gens peuvent passer à la partie suivante d’un livre. En principe, tout livre rédigé en braille peut être lu sur le Canute.

Le but est de simplifier la lecture en braille. Un ouvrage imprimé en braille est en effet nettement plus volumineux qu’un livre classique. C’est ainsi qu’une bible en braille peut atteindre 2 mètres de largeur. L’appareil a été développé par Bristol Braille Technology et devrait arriver sur le marché dans le courant de cette année.

L’écriture braille a été mise au point en 1824 par un jeune Français de 15 ans à l’époque, Louis Braille. Il avait perdu la vue précédemment, lorsqu’il tentait de forer un trou avec un poinçon dans un morceau de cuir dans la tannerie appartenant à son père. Il fréquenta ensuite une école spéciale pour aveugles. La lecture s’y faisait encore sur base de lettres normales imprimées en relief sur le papier, ce qui s’avérait très complexe. A l’école, Braille apprit que l’armée française utilisait un ‘alphabet’ fait de points et de traits, avec lequel les militaires pouvaient lire les ordres en pleine nuit. C’est sur cette base qu’il créa son système braille, où chaque lettre se compose au minimum d’un point et au maximum de six points. Il est aujourd’hui utilisé dans le monde entier.

Source : https://datanews.levif.be/ict/actualite/la-liseuse-pour-malvoyants-est-annoncee/article-normal-1078949.html?cookie_check=1547760703

7. PANDA Guide, la technologie au service des personnes malvoyantes

Publié le 15 janvier 2019 par carenews

L’innovation technologique s’avère parfois un allié précieux dans le quotidien des personnes atteintes de handicap. C’est le cas de PANDA Guide, un casque utilisant la technologie de l’intelligence artificielle (IA) pour guider les personnes aveugles ou malvoyantes. Lauréat du AI Challenge Paris Region 2018, le casque développé par la startup française pourrait bien révolutionner le quotidien de milliers de personnes déficientes visuelles et sa technologie appliquée à de nombreux autres usages.

Le premier guide technologique pour déficients visuels

Un outil technologique pour les personnes aveugles et déficientes visuelles : c’est le projet d’Arnaud Lenglet, issu du monde de l’ingénierie robotique, et de toute son équipe, depuis plus de deux ans. Un projet né d’un évènement personnel dans la vie d’Arnaud. Pendant l’été 2016, une de ses amies, aveugle, tombe en sortant d’un RER. C’est le déclic : puisqu’il n’existe rien pour aider les aveugles à se déplacer, à part le chien-guide et la canne blanche, il mettra à profit son expertise d’ingénieur robotique pour mettre au point une solution de guide.

Et pour monter son projet, il ne fait pas les choses à moitié, puisqu’il décide d’abord de vivre dans la peau d’une personne totalement aveugle pendant une semaine. “Cette semaine m’a vraiment redonné foi en l’humanité. J’ai vécu des situations de détresse, et je me suis rendu compte de la bienveillance des gens”, raconte-t-il à une conférence TEDx à la Business School de Toulouse. Il interroge aussi des associations d’aveugles et de soutien aux personnes handicapées ; dans l’équipe, chaque nouvel arrivant doit obligatoirement vivre 24 heures en aveugle avant de débuter.

Un projet innovant et très prometteur

Après plus d’un an de tests, le premier prototype du casque guide est enfin prêt début 2017. Le PANDA Guide, un casque qui se place autour du cou, est doté d’une caméra grande angle et d’un micro, relié à une application smartphone, et utilise des technologies identiques à celles utilisées pour le véhicule autonome, en particulier l’intelligence artificielle (IA). La technologie de l’IA permet au PANDA Guide de “lire” l’environnement et de le comprendre pour son utilisateur ; ainsi, la caméra sera en mesure de lire une inscription (sur une surface plane ou incurvée), d’indiquer où se trouve un objet, de préciser la couleur d’un vêtement…

Depuis la mise au point du premier prototype, le PANDA Guide a été couvert de récompenses et rafle tous les appels à projets depuis plus d’un an : prix Rétis, prix Moovjee 2017, Zee Entrepreneur 2017, prix EDF Pulse 2017, lauréat Startup Challenge de Techinnov, et récemment, 3e lauréat du AI Challenge Paris Region 2018. De beaux coups de pouce, qui permettront à l’équipe de PandaGuide de perfectionner le prototype (notamment pour mettre au point le fonctionnement du casque en extérieur) avec le soutien d’experts de la cognition et de la psychologie et de préparer sa lancée commerciale.

« Nous avons pris l’engagement de créer un produit qui marquera la différence dans la vie de ses utilisateurs, et nous ferons tout pour tenir cet engagement », assurent les responsables de l’équipe. « Notre principale ambition est de fournir un produit qui répondra véritablement aux besoins des personnes déficientes visuelles. Il ne s’agit pas de faire un produit tech pour de la tech, ou un n-ième gadget “pour aveugle” ». À ce titre, l’équipe cherche toujours des bêta-testeurs ! Le projet vous intéresse ? Contactez-les à [email protected].

Article mis à jour le 16/01/2019

Source : http://www.carenews.com/fr/news/12238-social-tech-panda-guide-la-technologie-au-service-des-personnes-malvoyantes

8. Chris Downey, américain, architecte non-voyant et visionnaire

Article de Marie Crabié publié le 4 janvier 2019

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L’architecture comme expérience multi-sensorielle

L’architecte de profession a perdu la vue au cours d’une opération chirurgicale. Après un mois de convalescence, il décide pourtant de reprendre le travail, tant bien que mal.

Au fur et à mesure de sa pratique du métier en tant que personne aveugle, il découvre l’architecture sous un nouveau jour. Désormais, c’est au ressenti qu’il s’attache avant tout.

Dans son travail, il accorde une importance majeure à la lumière, et utilise de manière optimale le son, le toucher, le contraste pour créer des environnements fonctionnels et agréables pour tous.

Créer, être ensemble, expérimenter

Loin de l’idée selon laquelle un architecte conçoit uniquement de beaux bâtiments, Chris Downey revendique une toute autre conception de l’architecture, qui serait le moyen de « créer des connections, des communautés »*.

L’architecture permettrait de rassembler les personnes, de regarder autour de soi et d’expérimenter de nouvelles manières de penser notre environnement.

Chris Downey se plait à penser, rêver à une ville conçue par les aveugles, pour les aveugles.

Citation reprise d’une interview de Chris Downey dans le court documentaire « An Architect’s Story: Chris Downey« 

L’émission À vous de voir diffusée sur France 5, lundi 7 janvier nous emmène à la rencontre de Chris Downey, architecte américain non-voyant qui perçoit le monde et son métier sous un nouvel angle.

Source : http://tema.archi/articles/chris-downey-architecte-non-voyant-et-visionnaire-1

9. Cédric Moutarde Culturiste non-voyant au grand cœur

Article de Jean-Paul Boithias publié le 6 janvier 2019 sur Infomag

A Bruxelles, au mois de novembre dernier, Cédric Moutarde s’est hissé sur la plus haute marche du podium lors des championnats de Mister Univers Handisport 2018. Un coup de maitre pour sa deuxième compétition internationale après les Arnold Classic.

Non voyant, ce bodybuilder au grand cœur possède une âme de voyageur. Il a remporté en 2018 le titre de Mister Univers handisport et s‘est classé 5ème lors des prestigieux Arnold Classic Europe.        

Un appartement du quartier Fontgiève. Il est 9 heures. Une pale lumière d’hiver éclaire le petit salon. Dehors, Clermont-Ferrand s’éveille doucement. L’heure n’est pas encore aux réjouissances. Dans la pièce voisine, transformée en salle de musculation, Cédric Moutarde soulève ses deux trophées, au milieu de nombreux appareils de musculation. C’est là qu’il s’impose de violentes séances de travail, là qu’il se sculpte un corps d’éphèbe. Longuement. Patiemment. A l’abri des regards. En septembre dernier, le bodybuilder s’est aligné à Barcelone sur les prestigieux « Arnold Classic Europe », une compétition internationale organisée chaque année par Arnold Schwarzenegger. 60 pays représentés. 1800 athlètes…

« Je n’avais jamais fait de compétition à l’étranger. C’était mon rêve d’y participer », glisse Cédric, en effleurant le trophée du bout des doigts. Résultat ? Une 5ème place parmi les valides. Au-delà de ses espérances. « J’ai joué sur la sèche plutôt que sur le galbé. J’avais le visage déchiré. J’étais descendu à 75 kilos avec un indice de masse graisseuse de 4 ! » Les spécialistes de la prépa physique apprécieront. Trois mois auparavant, outre l’entraînement physique quotidien, le culturiste s’était astreint à un régime alimentaire draconien. Cinq repas par jour, hyper protéinés. Au menu : blanc d’œuf, blanc de poulet, poissons et légumes verts. Point barre.

L’année 2018 fut décidemment faste pour le Clermontois. Deux mois plus tard, il participait aux épreuves de Monsieur Univers à Bruxelles, en Belgique. C’était la première fois qu’il concourrait dans la catégorie handisport. Bilan ? Le culturiste raflait le titre suprême. « Tout était fluide, c’était très agréable. Je n’avais jamais connu ça », confie-t-il, la tête encore un peu dans les lumières du plat pays.

GLOBE-TROTTER DANS l’ÂME

A 41 ans, Cédric Moutarde a donc touché au graal. Une belle revanche sur la vie qui ne l’a pourtant pas épargné. C’est en effet à l’âge de 16 ans que le jeune homme originaire de Pontaumur a découvert la musculation. Epais comme un moineau, l’adolescent turbulent essuyait les quolibets. « Après mon arrivée à Clermont, je suis allé dans une salle de sport de la rue Sainte-Claire, le Gymnasium. »

Mais la vie de Cédric bascule un beau soir d’août 1998. Victime d’une rixe violente à la sortie d’une boîte de nuit. « J’ai fait 36 jours de coma et 7 jours de rééducation. » A son réveil, le jeune homme est aveugle. Il pèse mois de 50 kilos, a perdu la sensibilité du côté gauche. Plus de sport, plus d’alcool… Les médecins ne lui laissent que peu d’espoirs. Mais lui n’en a cure. « On peut en vouloir à la terre entière, ça ne sert à rien. J’ai pris la vie d’une autre manière. Je me suis dit que j’allais continuer. La volonté a tout changé. »

Six mois plus tard, il affiche 20 kilos de plus sur la balance. En mai 1999, il s’aligne sur une compétition. Déjà une petite victoire en soi. Vingt ans après l’incident, sa passion pour le body-building s’est encore renforcée. Il compte plus de 40 compétitions au compteur. Au moins deux titres de champion de France. Il ne sait plus très bien. Car l’homme n’aime pas compter. Il n’a jamais cherché à médiatiser ses performances. Par discrétion. Humilité. Sur Facebook, réceptacle de toutes les dérives nombrilistes, il n’arbore que deux publications. Elles datent de 2011, l’année où il effectue son baptême de saut en parachute, dans un coin perdu de Roumanie.

Car entre-temps, Cédric Moutarde s’est forgé une âme de baroudeur. De vrai globe-trotter. En 2006, il parcourt la Thaïlande lors du putsch politique. Seul avec son sac à dos, sans maîtriser un mot d’anglais. Puis ce sera la Roumanie, la Bulgarie, la Russie et l’Ukraine en 2015, en pleine guerre civile. « En 2016, j’ai fait la Birmanie dans un village sans eau courante. Un rêve. J’ai visité un orphelinat et je parraine désormais une enfant là-bas. »

Alors, quand le culturiste au grand cœur contemple la France après avoir côtoyé une partie de la misère du monde, il n’en peut plus d’entendre les mêmes jérémiades. « Nous avons trop de choses. Nous sommes trop assistés. »

Le bodybuilder présente ses trophées. « J’aime bien concourir avec les athlètes valides. Si je peux leur donner une leçon… », dit le compétiteur.

2019 : LES CHAMPIONNATS D’EUROPE

Revenant à sa discipline, il se dit ouvertement contre le dopage et souhaite combattre les préjugés sur le body-building. « Les gens pensent que ce n’est pas un sport. » Cette année, il a prévu de s’aligner sur les championnats de France, au mois de mai, et les championnats d’Europe qui auront lieu à Rome. Il devrait refaire aussi les Arnold Classic. Dans ce sport qui ne rapporte rien « et qui coûte de l’argent », le culturiste est bien décidé à trouver des sponsors (avis aux bonnes âmes !). Pour réussir dans le milieu, Cédric Moutarde voit trois ingrédients essentiels : « la fidélité à l’entraînement, une bonne nutrition, des plages de repos pour bien récupérer », liste-t-il, en déplorant que d’aucuns, aujourd’hui, veulent des résultats sans faire d’efforts.

Depuis quelques années, ce passionné d’informatique et de musique offre bénévolement des conseils sur l’alimentation et la nutrition. Histoire d’aider les bodybuilders à progresser. Il a d’ailleurs créé un site Internet : www.cedriko.com

Son handicap ? Cédric Moutarde en a fait aujourd’hui une force. Incontestable. Admirable. « Je me considère même comme non-voyant à mi-temps. Quand je dors, je rêve encore », aime-t-il à répéter, tout sourire, avant de refermer la porte de son petit appartement.

Source : http://www.info-mag-annonce.com/journal/blog/puy-de-dome/pdd-sport/cedric-moutarde-culturiste-au-grand-coeur/225644

10. Le rôle du fer dans les malades de la rétine élucidé

Article de Marie-Neige Cordonnier publié le 14 janvier 2019 sur lascience.fr

Réduire la quantité de fer dans l’œil pourrait limiter les dégâts consécutifs au décollement de la rétine. 

France-Le décollement de rétine touche 10 à 55 personnes pour 100 000 par an et s’accompagne souvent d’une perte irréversible de vision. Une équipe dirigée par Émilie Picard, chercheuse à l’Inserm, et Francine Behar-Cohen, ophtalmologiste à l’hôpital Cochin, travaillant toutes deux au centre de recherche des Cordeliers et de l’université Sorbonne Paris Cité, montre que diminuer la quantité de fer libre dans l’œil pourrait limiter les dégâts. Le point avec Émilie Picard.

Quelles sont les personnes à risque pour le décollement de rétine ?

Cette pathologie est plus fréquente en cas de forte myopie ou de traumatisme, crânien notamment. Elle est aussi liée à d’autres maladies comme la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA), les rétinopathies diabétiques et la cataracte.

Le traitement actuel consiste à recoller la rétine par chirurgie. Quelles sont ses limites ?

Plusieurs paramètres entrent en compte pour sa réussite : d’une part, plus le délai est long entre le moment où la rétine s’est décollée et l’opération, moins la rétine est préservée. En effet, dès qu’elle se décolle, des cellules de la rétine (photorécepteurs et autres neurones) commencent à mourir. Or ces cellules ne sont pas remplacées. D’autre part, selon la zone touchée, les chances de récupérer la vision ne sont pas les mêmes : la zone centrale, ou macula, est la plus problématique. Enfin, l’âge de la personne est important.

Quel rôle joue le fer dans le décollement de la rétine ?

Le fer est indispensable au fonctionnement de toutes les cellules de l’organisme. Mais quand il est trop abondant, les protéines qui se lient à lui habituellement ne sont plus assez nombreuses pour le piéger. Or sous sa forme libre, le fer est toxique pour les cellules : il favorise un stress oxydant qui entraîne la mort cellulaire. Par ailleurs, on sait depuis longtemps que du fer s’accumule dans les dégénérescences rétiniennes. Notre objectif depuis plusieurs années est donc d’établir si cette accumulation est commune à plusieurs pathologies de la rétine. Nous l’avons observée dans la DMLA, dans la rétinopathie diabétique et à présent dans le décollement rétinien : chez des patients atteints de décollement, nous avons, pour la première fois, montré que la perte de fonction visuelle après opération était corrélée à la quantité de fer dans les liquides oculaires.

Comment empêcher cette accumulation ?

Des molécules capables de séquestrer le fer existent et sont déjà utilisées dans certaines pathologies caractérisées par une surcharge systémique en fer, comme l’hémochromatose. Toutefois, elles sont toxiques pour l’œil et difficiles à administrer localement. Nous nous sommes donc intéressés à la transferrine, une protéine que toutes les cellules de l’organisme synthétisent (dont celles de la rétine) et qui est présente dans les liquides intraoculaires. La transferrine se lie au fer et le transporte de cellule en cellule. Précédemment, j’avais montré, sur différents modèles animaux, que cette protéine protégeait la rétine face à différents stress. Nous avons donc voulu étudier son utilité dans le décollement de rétine.

La transferrine est-elle efficace 

D’abord, nous avons étudié l’effet de la transferrine sur un modèle ex vivo : des rétines de rat en culture. Elles imitent bien le décollement de la rétine et permettent de contrôler les conditions expérimentales et le stress appliqué. Nous avons ainsi observé qu’ajouter de la transferrine protégeait les photorécepteurs et évitait tous les phénomènes pathogéniques associés au décollement de la rétine (inflammation, œdèmes, mort cellulaire…). Puis nous avons injecté de la transferrine humaine dans le vitré de l’œil (le gel qui le remplit) de souris et de rats dont on avait au même moment décollé la rétine en injectant un produit sous celle-ci. Là encore, l’apport de transferrine a préservé la rétine de l’inflammation et de la mort cellulaire.

Comment la transferrine protège-t-elle la rétine ?

La séquestration du fer est certainement un de ses premiers effets, mais notre étude suggère qu’il y en a d’autres. En comparant les transcriptomes (l’ensemble des ARN messagers, les intermédiaires de fabrication des protéines) de la rétine d’animaux traités et non traités avec de la transferrine, nous nous sommes aperçus que la transferrine modulait d’autres voies que le métabolisme du fer, comme celles conduisant à l’inflammation ou à la mort cellulaire. Nous décortiquons à présent ces autres mécanismes d’action. Nous essayons aussi de comprendre pourquoi, au cours de la pathologie, les cellules de l’œil ne produisent pas plus de transferrine quand le fer libre s’accumule.

Envisagez-vous des essais cliniques ?

Oui, nous travaillons avec une star t-up issue du centre de recherche des Cordeliers, Eyevensis, pour lancer des essais cliniques sur un traitement d’appoint à la chirurgie. L’objectif est non pas d’injecter dans l’œil de la transferrine isolée du sang humain, comme nous l’avons fait dans l’étude, ni de la transferrine synthétisée, mais d’introduire dans des cellules de l’œil (les cellules du muscle ciliaire) une petite molécule d’ADN circulaire (un plasmide non viral) contenant le gène de la transferrine humaine. Cette molécule ne s’insère pas dans le génome, ce qui rend la méthode réversible. Ces cellules devraient produire plus de transferrine pendant plusieurs mois, ce qui aurait le double avantage de limiter le nombre d’interventions et de produire en continu de faibles quantités de transferrine au lieu d’injecter chaque mois de grosses quantités.

Eyevensis a déjà lancé un essai clinique sur un système similaire visant à soigner des patients souffrant d’une inflammation chronique non virale de l’uvée. Nous espérons faire de même avec la transferrine d’ici à cinq ans.

Source : https://www.pourlascience.fr/sd/medecine/le-role-du-fer-dans-les-maladies-de-la-retine-elucide-15778.php

11. Journée thématique sur l’habitation inclusive à Québec le 25 janvier 2019

Objectif de l’activité

L’Initiative Vers une société québécoise plus inclusive et l’équipe de recherche en partenariat « Participation sociale et villes inclusives » organisent conjointement une journée thématique « Habitation inclusive : comment assurer l’accès à l’autonomie résidentielle pour les personnes ayant des incapacités? » qui aura lieu à l’auditorium de l’IRDPQ du CIUSSS de la Capitale-Nationale le 25 janvier 2019.

L’activité a pour objectif de réunir de nombreux acteurs des domaines de l’habitation et du handicap, issus autant des secteurs gouvernementaux, municipaux, associatifs que de la recherche. Trois thèmes centraux de l’habitation seront explorés afin d’identifier les enjeux prioritaires à traiter et, éventuellement, structurer des initiatives de recherche. L’activité abordera ainsi les ressources résidentielles, l’accessibilité résidentielle et les services à domicile de manière dynamique et collaborative en alliant différents modes d’échanges et de concertation (alternance de présentations, d’ateliers et de tables rondes). Venez faire le point sur l’autonomie résidentielle des personnes ayant des incapacités et contribuer ainsi à l’émergence de projets sur l’habitation inclusive!

Programme préliminaire

  • 9h30 : Accueil des participants

  • 10h00 : Mot d’ouverture

  • 10h10 : Conférence de l’OPHQ sur les enjeux et les besoins des personnes handicapées en matière d’autonomie résidentielle

  • 10h35 : Conférence de la SCHL sur l’état des connaissances et des pratiques sur le logement pour tous

  • 11h00 : Table-ronde sur l’autonomie résidentielle

    • Fanny Leblanc (Université Laval) : Options résidentielles et cohabitation des personnes ayant une déficience intellectuelle

    • APPART’enance (AISQ) : Milieu de vie, auto-détermination et personnes ayant une déficience intellectuelle

    • Mouvement Personne d’Abord : L’habitation, c’est bien plus que 4 murs! Besoins et les revendications des membres

    • Mireille Gagnon-Roy (Université de Montréal): La cuisine pour tous. Développement et implantation d’une orthèse cognitive pour soutenir la préparation de repas auprès de personnes vivant avec un traumatisme crânien

    • Échanges et questions

  • 12h10 : Diner (boites à lunch)

  • 13h10 : Conférence d’Ernesto Morales (Université Laval) sur la mixité résidentielle, la visitabilité et le handicap dans le domaine de l’habitation

  • 13h35 : Table-ronde sur l’accessibilité et les ressources résidentielles

    • Rym Raoui (RBQ) : Le nouveau règlement sur l’accessibilité des logements et les enjeux de l’accessibilité des projets immobiliers

    • SHQ : Offres de service en accessibilité et les enjeux du programme d’adaptation de domicile

    • Ex Aequo : Pour une formation sur l’accessibilité universelle dans les projets de ressources résidentielles

    • Échanges et questions

  • 14h35 : Pause-Café

  • 15h00 : Ateliers collaboratifs

    • CAPVISH : Développement d’un référentiel pour l’autonomie résidentiel

    • DephyMTL : Groupe de réflexion sur l’accessibilité résidentielle

    • Groupe O’Drey : Cohabitation, accessibilité, soutien à domicile : défis et enjeux d’un projet de ressource résidentielle pour personnes ayant des incapacités

  • 16h00 : Synthèse des ateliers

  • 16h30 : Conférence de l’OMHQ sur le logement social à Québec : mission, pratiques et projets

  • 16h50 : Synthèse et mot de la fin

  • 17h00 : Clôture de l’événement

Public cible

Cette activité est ouverte à tous les publics.

Date et lieu

  • Date : 25 janvier 2019 

  • Heure: 9h30-15h00

  • Lieu: Auditorium, IRDPQ/CIUSSS-CN

Inscription

Inscription gratuite, mais obligatoire. Veuillez réserver votre billet ICI.

Informations supplémentaires

Cette activité est accessible aux personnes à mobilité réduite et aux personnes sourdes. Des interprètes LSQ-Français seront disponibles sur demande. Pour vous inscrire ou pour toute question, communiquez avec M. David Fiset ([email protected]).

Soutien financier

Merci à la Caisse d’économie solidaire, la coopérative financière de l’habitation communautaire au Québec, pour son soutien à l,organisation de cet événement. Pour mettre votre argent au service d’une économie sociale et durable : www.caissesolidaire.coop

Source :

http://villeinclusive.com/journee_thematique_habitation_inclusive/

12. L’appropriation corporelle, ou pourquoi un acteur sans handicap ne devrait pas jouer un handicapé

Publié le 14 janvier 2019 sur Ici-Radio-Canada

The Upside, version américaine du succès français Intouchables, met en vedette Bryan Cranston dans le rôle d’un riche paraplégique. Plusieurs ont émis des réserves quant au choix de la distribution, puisque l’acteur n’a aucun handicap dans la vraie vie. Après l’appropriation culturelle, est-ce que 2019 serait l’année où les artisans en culture devront éviter les pièges de l’appropriation corporelle? Le chroniqueur et animateur Kéven Breton offre quelques conseils pour mieux réfléchir à la représentation des personnes en situation de handicap.

The Upside n’est pas la seule œuvre à être ciblée par cette critique : au Québec, lors de l’adaptation théâtrale d’Intouchables en 2015, on avait aussi fait la remarque à Luc Guérin, qui incarnait le personnage principal, qu’il s’agissait d’appropriation corporelle. Les films américains Stronger et Skyscraper ont reçu le même reproche ces derniers mois.

Il y a même un terme anglais qui a émergé pour décrire cette situation : crippled-up.

Crippled-up [adj., tiré de l’anglais] : le fait de  » se rendre handicapé « . C’est un peu comme le whitewashing, le straightwashinget autres blackfaces du monde culturel. Définition suggérée par Kéven Breton

Le handicap, un pari payant au cinéma

À Hollywood, il existe une équation quasiment toujours positive entre « histoires de personnes handicapées » et « profits ». Les scénaristes, producteurs et réalisateurs, majoritairement non handicapés, raffolent des histoires tournant autour du handicap et les portent souvent à l’écran. « Le handicap est émouvant. C’est un thème vendeur, note Kéven Breton. On y associe une forme d’inspiration, de dépassement de soi, etc. Mais ça reste dans le cliché. »

The Upside n’échappe pas à ce stéréotype. « C’est un énième cas de  » quand on se compare, on se console « , où la personne handicapée trouve le bonheur « malgré son handicap­ », et ce faisant, fait comprendre aux autres « la chance » qu’ils ont d’être non handicapé », explique le chroniqueur.

Autre point à soulever quant au traitement hollywoodien du handicap, interpréter un personnage handicapé est souvent perçu comme un défi extraordinaire à relever pour les acteurs qui doivent incarner toute la « misère » typiquement associée aux handicaps. Et relever ce « défi extraordinaire » est payant pour les acteurs, comme pour les studios. À titre de preuve, la liste des acteurs ayant remporté l’Oscar du meilleur acteur pour un rôle de personne handicapée est longue : Dustin Hoffman dans Rain Man (autisme), Al Pacino dans Scent of a Woman(cécité), Tom Hanks dans Forest Gump (déficience intellectuelle), Jamie Foxx dans Ray(cécité), et Eddie Reydmane dans The Theory of Everything (SLA), pour ne nommer qu’eux. 

De l’appropriation culturelle à l’appropriation corporelle

Kéven Breton estime que les artisans du milieu culturel devraient entamer un questionnement similaire à celui qui a commencé à émerger à propos de la représentation culturelle.

Ce n’est pas normal de raconter l’histoire de groupes marginalisés, sans intégrer dans le processus créatif des représentants du groupe en question.-Kéven Breton

Il estime qu’il s’agit d’une question de réalisme et d’authenticité de l’œuvre. « Si l’interprète non handicapé n’en connaît pas suffisamment sur le sujet, ça peut nuire au rendu final et créer un portrait « distortionné » du handicap », qui ne peut que nuire aux gens concernés.

Quelques pistes pour commencer

Kéven Breton reconnaît qu’il faudra un travail de longue haleine avant que ne soient reconnus le talent et l’unicité des personnes handicapées, comme cela a été le cas pour celui d’autres groupes marginalisés. Il lance tout de même quelques suggestions de points de départ pour les artisans de la culture :

  • Il faut d’abord en parler, pour faire comprendre aux gens les nuances du débat.

  • Ensuite, il faut s’attaquer au concret. Par exemple, le bottin de l’Union des artistes, au Québec, permet d’effectuer des recherches exhaustives en fonction de l’âge, de la couleur de peau, des yeux… Depuis seulement quelques mois, une option permet de trouver des acteurs également en fonction de critères comme « autisme » ou « handicap visuel ». C’est un outil à faire valoir, pour inciter les productions à piger dans ce bassin de talents.

  • Finalement, il faut se rendre à la source : beaucoup d’agences d’artistes disent qu’il n’y a tout simplement pas d’acteurs handicapés disponibles. Pour élargir le bassin, il faut rendre les écoles de formation accessibles. Est-ce que les conservatoires et les écoles de théâtre sont prêts à recevoir des étudiants handicapés? On peut penser à la jeune fille qui avait été refusée dans le programme de théâtre au Cégep de Trois-Rivières, en raison de sa paralysie.

«Parce que oui, avoir des acteurs handicapés, ça peut être un atout. Pensons aux performances dans Speechless, dans Switched at Birth, ou encore aux rares acteurs véritablement handicapés qui ont tellement bien fait lorsqu’on leur a laissé la chance qu’ils ont été récompensés d’un Oscar, tel Harold Russell en 1947 et Marlee Matlin en 1987.» Kéven Breton

Source : https://ici.radio-canada.ca/premiere/emissions/on-dira-ce-qu-on-voudra/segments/chronique/101968/keven-breton-appropriation-corporelle-the-upside

Audiofil : https://ici.radio-canada.ca/premiere/emissions/on-dira-ce-qu-on-voudra/episodes/424429/audio-fil-du-lundi-14-janvier-2019

13. Le directeur d’une caisse Desjardins sème la controverse : « La Caisse, dans sa mission, ce n’est pas écrit que la clientèle vulnérable doit être servie par la Caisse »

Article de Jean-François Nadeau publié le 16 janvier 2019 sur Ici-Radio-Canada

Les propos du directeur général de la Caisse Desjardins de Québec au sujet de la fermeture du guichet automatique de l’Institut de réadaptation en déficience physique de Québec (IRDPQ) soulèvent l’indignation des personnes handicapées ou à mobilité réduite.

Le directeur de la Caisse, Denis Laforest, justifie la fermeture du guichet, le 25 janvier prochain, entre autres en affirmant que desservir la clientèle vulnérable ne fait pas partie de la mission de la coopérative.

« La Caisse, dans sa mission, ce n’est pas écrit que la clientèle vulnérable doit être servie par la Caisse », a soutenu mardi le directeur général, Denis Laforest.

Une affirmation qui fait bondir le Conseil pour la protection des malades

« Je me retiens pour dire tout ce que je voudrais dire au sujet de cette personne-là. C’est évident que ce directeur n’a pas grand monde dans sa famille qui a des problèmes de santé ou qui est lourdement handicapé. Quelle ignominie, quelle ignorance! Il parle comme certaines personnes il y a 70 ans », dénonce son président, Paul Brunet.

Des discussions ont eu lieu au cours des derniers mois entre Desjardins et le Comité des usagers de l’IRDPQ concernant la fermeture du guichet automatique. Les propos du directeur de la Caisse étonnent également la présidente du Comité des usagers de l’IRDPQ, Véronique Vézina.

« Ce n’est vraiment pas le dialogue qu’on a eu avec eux. Dans la vocation de Desjardins, dans la mission, ils ont quand même une mission sociale. On s’attend à ce qu’ils desservent de façon adéquate les clientèles vulnérables », affirme-t-elle.

Desjardins s’éloigne-t-il de ses valeurs?

La fermeture du guichet automatique de l’IRDPQ est dans les cartons depuis plusieurs années, puisqu’il est sous-utilisé, selon les données de Desjardins.

Pour compenser la fermeture, la coopérative propose d’installer un terminal Interac dans la cafétéria, ce qui permettrait aux résidents de faire des retraits, moyennant certains frais.

L’établissement financier s’engage aussi à rendre le guichet automatique des Halles Fleur de Lys plus facilement accessible.

Des gestes insuffisants, selon Paul Brunet. Il estime que Desjardins s’éloigne de ses valeurs.

« Je suis convaincu que le fondateur des Caisses doit se retourner dans sa tombe. Je ne sais pas s’il en reste encore de ce réflexe de solidarité et de compassion. Ce n’est pas ça, le Mouvement Desjardins. C’est rendu une banque avec des réflexes économiques. On va s’en rappeler », prévient-il.

Paul Brunet demande à Desjardins de revenir sur sa décision pour l’IRDPQ, mais aussi pour plusieurs petites localités où les guichets automatiques ont disparu ou doivent être retirés.

Source : https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1147172/directeur-caisse-desjardinsquebec-souleve-lindignation-usagers