Écho du RAAMM du 11 mai 2026

11 mai 2026

L’infolettre des membres et alliés du RAAMM.

Découvrez les dernières nouvelles du RAAMM, des activités enrichissantes auxquelles vous êtes invités à participer, des occasions de vous impliquer, l’actualité sur la déficience visuelle dans les médias, et plus encore!

Sommaire

1. Appel à candidatures pour notre conseil d’administration

Le RAAMM poursuit une mission ambitieuse, mais essentielle : contribuer à bâtir une société universellement accessible et inclusive où les personnes ayant une limitation visuelle pourront s’accomplir et s’engager activement.

Vous souhaitez partager vos idées, votre expérience, votre passion pour une société plus juste et équitable?

Impliquez-vous au sein de notre conseil d’administration!

Nous souhaitons accueillir des personnes prêtes à contribuer à notre mission et possédant des compétences dans les domaines suivants :

  • Gestion administrative, Finances, Ressources humaines, Gouvernance ou Communication.
  • Une connaissance et/ou une expérience dans les dossiers d’accessibilité numérique, les déplacements sécuritaires et la culture sont également les bienvenus.
  • Un total de 4 (quatre) postes pourvus chacun d’un mandat de deux (2) ans seront en élection lors de la prochaine assemblée générale annuelle, le 17 juin 2026. Parmi ceux-ci, 2 (deux) postes sont spécifiquement réservés aux membres réguliers du RAAMM et 2 (deux) postes sont ouverts à toutes les catégories de membres ou même à des non-membres.

Comme prévu dans nos règlements généraux, toute personne souhaitant se présenter doit remplir le formulaire de candidature au moins quatorze jours avant l’AGA, soit le 3 juin 2026. 

Implication bénévole demandée :

  • Environ six (6) rencontres officielles du conseil d’administration par année, avec lecture de documentation en amont. La moitié des rencontres se tient sur Zoom.
  • Participation ponctuelle à des comités de travail, dont la charge de travail peut varier.
  • Réponses rapides par courriel selon les urgences (48 heures ou moins à l’occasion, mais généralement 7 jours).

Pour soumettre votre candidature, remplissez le formulaire au plus tard le 3 juin 2026. Vous pouvez le compléter par vous-même en ligne ou par téléphone avec l’appui d’Aude Capra, joignable au 514 277-4401, poste 105.

Venez faire une différence dans votre collectivité en déposant votre candidature!

Pour tous les détails et compléter le formulaire de candidature, consultez le lien suivant :

https://raamm.org/mise-en-candidature-ca-2026/

2. Problème de compatibilité entre ZoomText et Windows 11 

Certaines personnes ont porté à l’attention du Comité des usagers de l’INLB des enjeux liés à l’utilisation de certaines versions du logiciel ZoomText sur des ordinateurs fonctionnant sous Windows 11.

Dans certains cas, une incompatibilité liée à une mise à jour récente de Windows 11 peut entraîner l’apparition d’un écran noir ou blanc lors du démarrage de l’ordinateur lorsque ZoomText est actif.

Prenez note qu’il s’agit d’un problème de compatibilité logicielle, et non d’un bris de l’équipement.

Si vous êtes touché par cette situation ou si vous éprouvez des difficultés similaires, nous vous invitons à communiquer avec les corridors de services habituels pour obtenir du soutien ou signaler la problématique.

Nous vous remercions de votre collaboration et de votre compréhension.

Source: Comité des usagers de l’INLB.

3. Les usagers du transport adapté craignent une dégradation importante des services 

Cet article paru dans Le Devoir décrit l’inquiétude de plusieurs organismes, dont le RUTA Montréal, face aux subventions du transport adapté qui laisse poindre une dégradation des services, une crainte partagée par le RAAMM.

Les usagers du transport adapté sont inquiets de la décision de Québec de modifier le calcul des modalités de financement de leur service de transport. Compte tenu des hausses d’achalandage dans le transport adapté, un manque à gagner de 12,5 millions de dollars est à prévoir en 2026 dans la région de Montréal. Et ce déficit pourrait grandir dans les prochaines années, ce qui se traduira par une dégradation importante des services, craignent-ils.

Dans la foulée du budget déposé par Québec en mars dernier, le ministère des Transports du Québec (MTQ) a décidé de revoir le calcul des subventions versées au transport adapté, indique Dominic Palladini, directeur du Regroupement des usagers du transport adapté et accessible de l’île de Montréal (RUTA Montréal).

En vertu du cadre financier convenu avec l’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM) en 2024, il avait été déterminé que les subventions versées dans le cadre du Programme de soutien au transport adapté (PSTA) seraient calculées en fonction de l’achalandage observé au cours de l’année précédente.

Or, pour 2026, Québec a statué qu’il s’appuierait plutôt sur les données de 2024, et non de 2025, pour faire ses calculs. Comme l’achalandage du transport n’a cessé d’augmenter depuis la pandémie sur le territoire de la région de Montréal, cette décision se traduit par un manque à gagner prévu de 12,5 millions pour 2026, qui s’ajouterait au déficit de 8 millions de l’an dernier. Sans changements financiers, l’écart ne cessera de se creuser au cours des années suivantes pour atteindre un manque à gagner total de 63 millions en 2028, estime l’ARTM. Un autre versement peut être fait par le ministère à la fin de l’année à la lumière des déplacements réels effectués en transport adapté dans les 12 mois précédents, mais Dominic Palladini n’a pas obtenu l’assurance du ministère que l’écart prévu serait comblé, car Québec veut respecter son cadre budgétaire annuel, explique-t-il. « Il n’y a pas beaucoup de provisions dans le cadre budgétaire de 2026. Donc, on se prépare au pire. Ça nous fait très peur. »

RUTA Montréal craint des répercussions importantes sur les services, d’autant que les sociétés de transport sont soumises à des compressions depuis plusieurs années. « On ne coupe plus dans le gras, on coupe dans la moelle épinière directement », soutient Dominic Palladini.

La politique du « zéro refus » en péril ?

Usagère du transport adapté et ancienne responsable du transport à l’organisme Ex æquo, Marie Turcotte est aussi très inquiète et craint la remise en question de la politique de « zéro refus » appliquée par la STM et d’autres transporteurs. Cette politique assure le transport de tout usager qui en fait la demande 24 heures à l’avance, peu importe le motif, que ce soit pour un rendez-vous médical, le travail ou une activité de loisir.

« On ne coupe plus dans le gras, on coupe dans la moelle épinière directement. » Dominic Palladini

« Cette notion mise en place par la STM dans les années 2000 avait apporté un vent de fraîcheur pour les usagers parce que ça leur enlevait un stress. Si les usagers du réseau régulier ne savaient pas, d’un matin à l’autre, si leur autobus allait passer ou si le métro allait fonctionner, ça n’aurait pas de bon sens », explique-t-elle. « On doit avoir la possibilité de faire des activités de loisir et du magasinage. Ça peut être bénéfique pour la santé mentale. »

D’autres mesures de compressions pourraient affecter le transport adapté, comme le plafonnement du nombre de déplacements effectués quotidiennement ou l’ajout d’un passager dans les véhicules, appréhende Dominic Palladini.

Besoins grandissants

L’achalandage du transport adapté avait chuté pendant la pandémie de COVID-19, mais, depuis, il est en forte progression, soutient Dominic Palladini. « En 2016, 16 % de la population était à mobilité réduite à Montréal. En 2022, ce taux était de 21 %. »

Les usagers de la région de Montréal ne sont pas les seuls à craindre les effets de la révision du calcul des subventions. Le transport adopté souffre déjà d’un sous-financement qui compromet la politique de zéro refus des transporteurs, signale Dominique Viénot, directeur général de l’Alliance des regroupements des usagers du transport adapté du Québec. « Le financement étant conditionnel aux disponibilités budgétaires du gouvernement, comment peut-on planifier le financement dans un organisme quand on n’est même pas sûr d’avoir les subventions ? »

Dans la région de Montréal, le secteur transport adapté n’a pas été épargné par les compressions réclamées par Québec dans le transport en commun. L’an dernier, la STM a transféré à des partenaires privés la portion de 10 % des déplacements qu’elle effectuait encore en transport adapté, ce qui devrait générer des économies récurrentes de 15 millions. De son côté, l’ARTM a entrepris de mutualiser les services de transport adapté sur son territoire de manière à dégager des économies.

Il n’a pas été possible, vendredi, d’obtenir les commentaires du MTQ. De son côté, l’ARTM a indiqué travailler à des solutions « durables » pour préserver l’offre de service en transport adapté dans un contexte de besoins grandissants. « Plusieurs tendances démographiques observées au Québec, dont le vieillissement de la population, entraînent une croissance notable de la demande pour le transport adapté. »

Les usagers espèrent que la campagne électorale permettra d’attirer l’attention des partis sur les dangers qui guettent le transport adapté. « Ce sont les populations vulnérables qui utilisent le transport adapté. C’est le seul type de transport pour une grande partie de cette population parce que ces gens n’ont pas un réseau d’entraide autour d’eux. »

source: Jeanne Corriveau, Le Devoir, 4 mai 2026

https://www.ledevoir.com/actualites/transports-urbanisme/977099/vers-degradation-transport-adapte

4. Sans ascenseurs à la station Longueuil-Université-de-Sherbrooke, la ligne jaune reste inaccessible

Ce communiqué de l’AUTAL discute de la mise en accessibilité de la station Longueuil-Université-de-Sherbrooke.

Longueuil, le 5 mai 2026. – Le journal Le Courrier du Sud publiait, le 23 février 2026, un article de monsieur Michel Hersir, intitulé « Aire de restauration au métro Longueuil : pas d’ascenseurs avec le projet ». Cet article mentionnait que des travaux sont en cours de réalisation à la station Berri-UQAM afin d’y installer des ascenseurs, dans le but d’améliorer l’accessibilité de la ligne jaune.

L’Association des usagers du transport adapté de Longueuil (AUTAL), qui revendique depuis plusieurs années une ligne jaune complètement accessible, reconnait les efforts de la Société de transport de Montréal (STM) en visant à améliorer l’accessibilité avec les travaux pour ajouter des ascenseurs à la station Berri-UQAM. Il s’agit d’un pas dans la bonne direction.

Actuellement, la station Jean-Drapeau est la seule station accessible sur la ligne jaune. Avec l’ajout d’ascenseurs à la station Berri-UQAM, deux des trois stations seront accessibles. Cependant, une question demeure. Comment les personnes handicapées résidantes de Longueuil peuvent-elles utiliser le métro si leur station de départ, la station Longueuil-Université-de-Sherbrooke, n’est pas accessible ? L’absence d’ascenseurs à cette station continue d’exclure injustement ces personnes du réseau de transport collectif. Sans projet concret ni d’échéancier pour l’installation d’ascenseurs à la station Longueuil-Université-de-Sherbrooke, la ligne jaune ne peut être considérée comme pleinement accessible, privant plusieurs citoyens et citoyennes d’un service essentiel.

Rappelons que l’accessibilité universelle ne s’arrête pas qu’aux personnes ayant des limitations fonctionnelles; bien d’autres personnes peuvent en bénéficier comme les personnes ainées et les femmes enceintes.

L’accessibilité universelle est fondée sur l’équité et l’inclusion et pour ce faire, il faut permettre à tout le monde de pouvoir utiliser le même service. Malgré des investissements considérables afin de procéder à l’instauration de nouvelles infrastructures modernes et d’une nouvelle aire de restauration au terminus Longueuil, la STM n’a pas profité des travaux pour intégrer des ascenseurs.

Selon les informations rapportées dans l’article du journal, la STM indique avoir analysé l’intégration d’ascenseurs pendant les rénovations au terminus Longueuil. Toutefois, l’organisme affirme qu’il n’a pas été possible d’arrimer les échéanciers, ce qui a mené à l’abandon de cette option. Ce n’est pas la première fois que ce projet est mis de côté. Par le passé, l’installation d’ascenseurs à la station Longueuil Université-de-Sherbrooke avait déjà été abandonnée, notamment en raison d’un manque de financement.

Aucun projet d’installation d’ascenseurs n’est actuellement prévu à la station Longueuil-Université-de-Sherbrooke. Pour les personnes handicapées ou à mobilité réduite, il est toujours impossible d’accéder au métro à partir de la Rive-Sud. Les reports de ce projet soulèvent des préoccupations quant à la volonté réelle de rendre la ligne jaune pleinement accessible. « Investir dans l’accessibilité universelle de la ligne jaune sans rendre accessible la station de départ, la station Longueuil-Université-de-Sherbrooke, ne permet pas d’assurer un accès réel et équitable au métro pour les citoyens et citoyennes de la Rive-Sud de Montréal. Il est urgent d’investir et d’agir afin d’installer des ascenseurs et de mettre fin à l’exclusion des personnes handicapées et à mobilité réduite », affirme monsieur Martin Morin, directeur général de l’AUTAL.

L’AUTAL demande à la STM et ses partenaires concernés, dont le Ministre des Transports et de la Mobilité durable, d’agir rapidement en confirmant un financement précis dédié à la mise en accessibilité de la ligne jaune, l’installation d’ascenseurs à la station Longueuil-Université-de-Sherbrooke, ainsi qu’un échéancier pour la réalisation des travaux, afin que la ligne jaune devienne réellement accessible à tous. Alors que des travaux sont en cours à la station Berri-UQAM et que la station Jean-Drapeau est déjà accessible, il est incompréhensible que la station Longueuil-Université-de-Sherbrooke ne fasse toujours pas l’objet d’un engagement concret en matière d’accessibilité universelle.

Tant que l’ensemble de stations d’une ligne ne sera pas accessible, de nombreuses personnes continueront d’être exclues du réseau de transport collectif du métro.

Source: Communiqué de l’AUTAL, 5 mai 2026.

5. Offre d’emploi à la Fondation de l’INLB

La fondation de l’Institut Nazareth et Louis-Braille (INLB) est à la recherche d’un(e) adjointe (e) administratif (ve) (2 jours semaine).
Vous désirez faire une différence dans votre travail, ce poste est pour vous. Relevant de la Directrice Générale de la Fondation, vos principales responsabilités sont :

  • Assurer la saisie et le maintien à jour des dons, des inscriptions, des fiches et de la liste des donateurs dans la base de données Prodon et en vérifie sa qualité et son intégrité.
  • Responsable de répondre aux différentes questions -informations (des donateurs) par téléphone et courriels.
  • Coordonner la comptabilité de base pour veiller à la bonne imputation comptable des dons, prépare les factures pour paiements et effectue les suivis des fonds.
  • Effectuer des tâches de secrétariat ; lettre de remerciement aux donateurs, classement de documents et émettre les reçus fiscaux.

Qualifications recherchées :

  • 5 ans d’expérience en bureautique conjugué a une formation en secrétariat ou bureautique.
  • Une aisance avec l’utilisation de la suite Microsoft (niveau intermédiaire) et la connaissance de Prodon (atout)
  • Une grande capacité à travailler de façon autonome.
  • Sens de l’organisation, de l’initiative et rigueur dans les suivis.
  • Un souci du service à la clientèle.
  • Excellent français oral et écrit. Bilinguisme (atout)

Nous vous offrons :

  • Salaire : 20K/an.
  • Poste permanent, 2 jours semaine (14 hres par semaine).
  • Horaire de travail : lundi et mardi 9h00 à 17h00 (en présentiel).
  • 3 semaines de vacances payées pour l’année 2027.
  • Congés entre Noël et le jour de l’an payés.
  • Allocation de données cellulaires 50$/ par mois.
  • Les bureaux sont situés à moins de 5 minutes du métro Longueuil.
    Date d’entrée en poste : immédiatement

Brigitte Nolin CRHA, consultante ressources humaines recrute pour la Fondation de l’Institut Nazareth et Louis-Braille. Faites-nous parvenir votre curriculum vitae à l’adresse courriel suivante :
[email protected].
Toutes les informations reçues seront traitées de façon confidentielle et seules les candidatures retenues seront contactées.
Le processus de recrutement est mené par un membre inscrit à l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés. Ainsi, Brigitte Nolin CRHA, consultante ressources humaines, se conforme au Code de conduite et au Code de déontologie de l’Ordre.

N’hésitez pas à diffuser dans vos réseaux!