Accessibilité

Écho du RAAMM pour la période du 13 au 19 novembre

Voici le contenu de l’Écho du RAAMM pour la période du 13 au 19 novembre 2017.
Prenez connaissance des dernières actualités du RAAMM, des communiqués de nos partenaires et d’articles portant sur la déficience visuelle publiés dans les médias.
Sommaire

1. Le RAAMM publie son rapport d’évaluation du fonctionnement des feux sonores à Montréal

 

Pour la troisième fois en cinq ans, le RAAMM diffuse un rapport sur le fonctionnement des feux sonores à Montréal, tel que constaté lors d’une tournée effectuée durant l’été 2017. Nous avons recensé 35 installations (soit environ un peu plus de 20% du nombre total) faisant l’objet de défectuosités partielles ou complètes. En 2015, cette proportion avoisinait les 25 %. Le rapport contient des descriptions détaillées des constats effectués.

Cette année, le RAAMM innove en formulant des recommandations pour améliorer, notamment, le processus menant à la réparation des défectuosités. Pour le RAAMM, les défectuosités des feux sonores devraient être traitées avec la même diligence que la Ville de Montréal accorde aux dysfonctionnements des feux conventionnels de circulation. Pour de plus amples renseignements, nous vous invitons à consulter le document disponible dans la section Déplacements et transport de la Boîte à outils de notre site Web ou directement au lien suivant : http://raamm.org/wp-content/uploads/2017/05/2017-10-23-RAP-rapport-evaluation-feux-sonores-Octobre2017-RAAMM-DFI.doc

L’Équipe du RAAMM

2. Programme d’accessibilité des établissements touristiques 2017-2022 – Le gouvernement du Québec investit 5 M$ pour favoriser un tourisme accessible à tous

 

QUÉBEC, le 8 nov. 2017 /CNW Telbec/ – En vue de faciliter l’accessibilité des personnes ayant une incapacité aux établissements touristiques du Québec, le gouvernement du Québec investit 5 M$ pour la mise en place d’un programme d’aide financière. Le Programme d’accessibilité des établissements touristiques (PAET) 2017-2022, qui sera géré et administré par l’organisme Kéroul, permettra aux entreprises touristiques ciblées d’obtenir un soutien financier pour la transformation ou l’amélioration de leurs infrastructures afin d’obtenir la cote « accessible » de l’organisme.

C’est ce qu’ont annoncé la ministre du Tourisme et ministre responsable de la région de la Mauricie, Mme Julie Boulet, la ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse, à la Santé publique et aux Saines habitudes de vie et ministre responsable de la région de la Montérégie, Mme Lucie Charlebois, et le président-directeur général et fondateur de Kéroul, M. André Leclerc.

« Le marché du tourisme accessible connaît un intérêt marqué, ce qui place le secteur mondial des voyages face à un défi d’amélioration des services offerts à la clientèle ayant une incapacité. Ce nouveau programme favorisera l’accès aux attraits et aux établissements d’hébergement touristiques du Québec, entre autres, et permettra, nous l’espérons, de doubler le nombre d’établissements reconnus comme étant accessibles d’ici les cinq prochaines années. Afin d’y arriver, le gouvernement du Québec multiplie les efforts pour faire du Québec une destination se distinguant par son accessibilité, mais aussi pour que tous puissent participer pleinement à la vie en société. -Julie Boulet, ministre du Tourisme et ministre responsable de la région de la Mauricie

« Je me réjouis qu’un programme de financement de cette envergure voit le jour, car il est de notre responsabilité de veiller à ce que les personnes qui vivent avec un handicap puissent profiter des attraits touristiques. Ainsi, grâce à ce programme, les personnes ayant une incapacité et leurs accompagnateurs pourront bénéficier d’une plus grande variété de sites. Je tiens aussi à souligner l’expertise de l’organisme Kéroul, qui accompagnera de nombreuses organisations dans la réalisation de sites plus accessibles. »-Lucie Charlebois, ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse, à la Santé publique et aux Saines habitudes de vie et ministre responsable de la région de la Montérégie

« Je tiens à remercier la ministre du Tourisme, Mme Julie Boulet, non seulement pour la création de ce programme, qui contribuera à améliorer l’accueil de tous les visiteurs, mais également pour cette marque de confiance à l’égard de Kéroul, qui s’en voit confier la gestion. »-André Leclerc, président-directeur général et fondateur de Kéroul

Source : Cabinet de la ministre du Tourisme,8 novembre 2017

http://www.newswire.ca/fr/news-releases/programme-daccessibilite-des-etablissements-touristiques-2017-2022—le-gouvernement-du-quebec-investit-5-m-pour-favoriser-un-tourisme-accessible-a-tous-656196943.html

3. MÉMO-Qc félicite Mme Valérie Plante et souhaite qu’elle passe rapidement à l’action en ce qui concerne la mobilité et l’accès à l’habitation des personnes en situation de handicap

 

MONTRÉAL, le 6 nov. 2017 /CNW Telbec/ – Moelle épinière et motricité Québec (MÉMO-Qc) tient à féliciter chaleureusement Projet Montréal et Madame Valérie Plante pour leur élection et ainsi que tous les maires et mairesses d’arrondissements qui ont été élus. Du même souffle, l’organisme invite la nouvelle mairesse et son équipe à travailler ensemble afin de résoudre d’importants problèmes qui touchent les personnes handicapées notamment, celles à mobilité réduite.

En effet, MÉMO-Qc salue les divers engagements pris lors de la campagne électorale de Projet Montréal, notamment en ce qui concerne la mobilité citoyenne. Pour Walter Zelaya, directeur général de MÉMO-Qc, « il est très positif que la mairesse de Montréal désire améliorer la mobilité des citoyens ainsi que leur sécurité routière. Dans cette harmonisation, nous désirons rappeler qu’il est important d’y inclure les personnes handicapées qui utilisent, entres autres, des fauteuils roulants manuels ou motorisés ».

MÉMO-Qc a l’intention d’attirer l’attention de la nouvelle administration de la ville sur des questions qui touchent directement les personnes à mobilité réduite tels le déneigement des rues et trottoirs, l’accès aux transports collectifs, le service de transport adapté, la sécurité sur les trottoirs et les pistes cyclables des personnes en fauteuil roulant, la gestion et le respect des places de stationnement réservées aux personnes handicapées.

Pour sa part, Sarah Limoges, organisatrice communautaire en défense des droits pour MÉMO-Qc, déclare que « nous comptons suivre de très près les prochaines réalisations de Projet Montréal. Ayant dans leur programme électoral des engagements sur l’accessibilité des stations de métro ainsi que sur le déneigement prioritaire pour les personnes à mobilité réduite, nous sommes sûrs qu’en travaillant ensemble, nous parviendrons à faire de Montréal une ville plus inclusive ».

Sur une autre grande priorité de la nouvelle mairesse de Montréal, nous voulons veiller à ce qu’un pourcentage du logement abordable soit aussi accessible aux personnes avec un handicap moteur. Il faut comprendre que si pour les Montréalais le logement abordable est un enjeu important, il l’est d’autant plus pour les personnes en situation de handicap, alors qu’il y a une réelle pénurie de logements accessibles.

MÉMO-Qc suivra de près les initiatives mises de l’avant par la nouvelle administration municipale ainsi que par les diverses mairies d’arrondissement et espère que les engagements pris par les différents élus en faveur de la mobilité et de l’inclusion sociale des personnes handicapées se réaliseront.

Moelle épinière et motricité Québec – anciennement l’Association des paraplégiques du Québec – est un organisme à but non lucratif qui existe depuis 1946. Sa mission est de favoriser l’autonomie et améliorer la qualité de vie des personnes vivant avec un handicap. L’organisme intervient pour faciliter l’intégration sociale des personnes ayant une lésion à la moelle épinière, faire la promotion de leurs droits et soutenir la recherche. Elle vise également le développement de l’employabilité des personnes ayant des limitations physiques et neurologiques.

Source : Moelle épinière et motricité Québec, 6 novembre 2017

http://www.newswire.ca/fr/news-releases/memo-qc-felicite-mme-valerie-plante-et-souhaite-quelle-passe-rapidement-a-laction-en-ce-qui-concerne-la-mobilite-et-lacces-a-lhabitation-des-personnes-en-situation-de-handicap-655639113.html

4. Orange lance la facturation en braille pour ses clients malvoyants

 

L’entreprise de télécommunication française Orange a lancé un nouveau service pour assurer le suivi de facturation de ses clients : la possibilité de recevoir une facturation en braille éditée pour les clients malvoyants ou non-voyants. Un dispositif d’accès à l’information qui rentre dans la démarche RSE de l’entreprise.

La question de l’accessibilité pour les personnes en situation de handicap peut prendre de nombreuses formes, depuis les places de stationnement jusqu’aux rampes d’accès. Toutefois les obstacles physiques ne sont pas les seuls à poser problème, et souvent c’est l’accès à l’information qui manque d’agilité pour répondre aux besoins des publics handicapés. Afin de répondre à ces problématiques, Orange a décidé de lancer un service de facturation en braille à destination de ses clients non-voyants ou mal voyants. Cette option de facturation est gratuite et la démarche peut être faite soit par téléphone, soit en boutique auprès d’un conseiller Orange ou encore via le site Internet de l’entreprise qui possède une page dédiée. Sur cette facture en braillé, les clients qui ont souscrit à une offre Orange disposent des mêmes informations que sur la facture classique, mais cette fois dans une transcription adaptée.

Depuis quelques années, certaines entreprises ont fait l’effort d’adopter la facturation en braille, notamment Veolia Suez ou encore Gaz de France, le plus souvent après avoir été démarché par des associations. Mais l’initiative demeure anecdotique et les entreprises sont encore trop peu nombreuses à faire l’effort de proposer ce service à leurs clients.

Publié le: mardi 7 novembre 2017

Source : http://www.socialmag.news/07/11/2017/orange-lance-facturation-braille-clients-malvoyants/

5. Suisse- Les Chemins de Fer Fédéraux (CFF) renoncent à réduire les annonces dans les trains

 

Les CFF ne réduiront pas les annonces sur les prochaines correspondances dans les trains et les gares. Ces informations sont importantes pour les personnes aveugles et malvoyantes, mais aussi pour les personnes âgées ou peu habituées à voyager.

En cas de perturbation, les voyageurs veulent être bien informés sur les possibilités de poursuivre leur trajet. Une évaluation des réactions des clients a toutefois montré que ces derniers ne perçoivent pas toujours les annonces de correspondances dans ce genre de situations. Nombre d’entre eux ont indiqué qu’ils n’avaient pas reçu d’informations, alors que des annonces avaient été faites.

C’est pourquoi les CFF avaient lancé un projet pilote entre fin 2016 et fin avril 2017 sur la ligne Zurich – St-Gall. Le but était de déterminer si une réduction des annonces de correspondances augmentait l’attention lors de situations de perturbations et si l’efficacité de l’information globale pouvait ainsi être améliorée.

Durant cet essai, dans les trains et les gares, les clients n’ont reçu des annonces de correspondances que lors de retards ou de changements de voies, alors que ces informations étaient supprimées en situation normale.

Aveugles et malvoyants

L’analyse de l’essai pilote a montré que toutes les informations acoustiques sont surtout essentielles pour les aveugles et malvoyants, ont indiqué les CFF sur leur site Internet. Grâce aux annonces de correspondances, ces personnes peuvent s’orienter durant leur trajet, se sentent plus sûres et peuvent se déplacer de manière autonome.

Les personnes âgées et celles qui n’ont pas l’habitude de voyager apprécient aussi les informations sur leurs correspondances dans les trains et les gares comme service des CFF, poursuit l’ex-régie fédérale. C’est pourquoi les annonces vont être maintenues dans leur forme actuelle.

Ce contenu a été publié le 7 novembre 2017

Source : https://www.swissinfo.ch/fre/les-cff-renoncent-%C3%A0-r%C3%A9duire-les-annonces-dans-les-trains/43657642

6. Genève, Suisse-Un atelier de gravure en braille unique

 

Les Établissements publics pour l’intégration (EPI) ont inauguré un atelier de gravure en braille sur tous supports, qui fournira aussi du travail aux malvoyants.

Malgré les normes en vigueur, trop de lieux publics restent difficiles d’accès aux aveugles. La faute au manque de signalétique en braille, qui leur permet de s’orienter sans devoir toujours compter sur l’aide de bonnes âmes passant par là. Les Établissements publics pour l’intégration (EPI) espèrent bien remédier à cela grâce au nouvel atelier de gravure en braille sur tous supports qu’ils ont inauguré ce mardi. Celui-ci permettra en plus d’aider à l’insertion professionnelle de personnes ayant un handicap visuel. Cet atelier, situé dans les locaux des EPI, au cœur de la zone industrielle de la Pallanterie, à Meinier, offre des prestations rares, voire inexistantes, ailleurs en Suisse. «Depuis quelques années, plus personne ne faisait de signalétique braille dans le pays, relève Luc Dumont, chef du secteur arts graphiques aux EPI. Tout devait être sous-traité à l’étranger, ce qui posait parfois des problèmes de traduction.»

Vaste potentiel

C’est l’Association pour le bien des aveugles et malvoyants (ABA) qui a attiré l’attention des EPI sur ce manque, leur indiquant qu’il y avait là une niche à occuper. Musées, hôpitaux, écoles, administrations, transports publics, lieux touristiques, etc.: le potentiel pour la signalétique en braille est vaste, comme l’a confirmé une étude de marché. L’ABA a été impliquée dans le projet depuis sa genèse, il y a plus d’un an, prodiguant ses conseils pour l’aménagement et l’équipement de l’atelier. Avec le soutien financier d’une fondation privée qui ne souhaite pas être nommée, deux machines flambant neuves ont donc été acquises par les EPI. L’une sertit de minuscules billes métalliques sur les supports rigides pour faire apparaître du texte en braille. L’autre machine fait de l’embossage sur papier ou sur carton. Grâce à celle-ci, les EPI, qui disposent aussi d’un atelier d’impression dans le même bâtiment, sont en mesure de produire des documents avec une partie imprimée et l’autre en braille, comme par exemple des cartes de visite, des flyers ou des menus de restaurant. «Nous sommes les seuls à pouvoir faire cela, c’est notre force», se félicite Luc Dumont. Le directeur général des EPI, Alain Kolly, est très fier de ce nouvel outil, qui correspond parfaitement à la mission des EPI, laquelle est d’assurer l’intégration sociale de personnes en situation de handicap ou en rupture socioprofessionnelle: «Avec cet atelier, nous faisons d’une pierre deux coups. Non seulement, la production de signalétique en braille améliore l’accessibilité des lieux publics aux personnes aveugles, mais cela permet aussi d’offrir un travail à certaines d’entre elles.»

Le handicap devient un atout

Des aveugles ou des malvoyants pourront intégrer l’atelier, notamment pour la relecture des textes en braille. «Nous manquions dans nos nombreux ateliers d’activités ciblant les besoins des personnes malvoyantes, confie Alain Kolly. Dans ce cas, ce qui est extrêmement positif, c’est que ce qui est perçu comme un handicap devient un atout, car peu de gens maîtrisent le braille.» Le directeur de l’ABA, Louis Moeri, se réjouit que de nouvelles opportunités professionnelles soient offertes aux personnes en situation de handicap visuel. Il souligne par ailleurs la complémentarité de l’atelier des EPI avec l’imprimerie braille que possède son association: «Nous pouvons faire différentes choses, mais n’avons pas les moyens d’honorer nous-mêmes de grosses commandes», confie-t-il. Une convention lie les deux institutions. L’ABA fournira du travail aux EPI, qui en échange, s’engagent à ne pas imprimer de livres en braille, ce qui est la spécialité de l’ABA. (TDG)

Article publié le 7 novembre 2017

Source : https://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/Un-atelier-de-gravure-en-braille-unique/story/20715053

7. Aux Pays-Bas, le premier réseau ferroviaire au monde adapté aux aveugles

Une première mondiale et un exemple à suivre. Les Pays-Bas sont en effet le premier Etat au monde à disposer d’un réseau ferroviaire entièrement équipé au niveau national pour permettre l’autonomie de transport des usagers malvoyants ou aveugles.

Sur l’ensemble du territoire, les quelque 400 gares en exploitation sont désormais aménagées en conséquence. D’un coût de 30 millions d’euros, le chantier a duré trois ans.

Politique volontariste

Un tour d’horizon des installations mises en place atteste de la politique volontariste qui a prévalu. Au total, 5.000 parcours balisés au sol permettent aux personnes présentant des déficiences visuelles d’aller et venir des quais aux alentours de la gare et vice-versa.

Des descriptions uniformisées d’une gare à l’autre facilitent par ailleurs les déplacements. Un même repère va ainsi signaler la proximité d’un ascenseur, d’un escalator ou d’une sortie. A l’intérieur des gares, 2.500 bornes sonores donnent des indications pour se repérer dans les lieux. Des bornes tactiles en braille sont aussi disposées sur les rampes des escalators ou les panneaux de boutons des ascenseurs.

Les gares des quatre plus grandes villes du royaume – Amsterdam, La Haye, Rotterdam et Utrecht – proposent aussi un plan détaillé des lieux en braille en consultation.

D’autres mesures ciblent les personnes ayant une vision réduite. Pour éviter tout accident aux abords des trains, le bord des quais de toutes les gares a été peint de différentes bandes de couleurs. Elles comportent des tons contrastés afin de signaler les distances avant d’atteindre le contre-bas de la voie de chemin de fer, ou d’entrer en collision avec le train en gare.

Article de Didier Burg publié le 3 novembre 2017

Source : https://www.lesechos.fr/monde/europe/030818109504-ca-se-passe-en-europe-aux-pays-bas-le-premier-reseau-ferroviaire-au-monde-adapte-aux-aveugles-2127233.php

8. Aveugle, une enfant 8 ans est honorée pour son talent artistique

 

Deuxième place dans un concours aux États-Unis.

Une élève de troisième année au primaire du Wisconsin vient de recevoir une reconnaissance aux États-Unis pour son talent artistique.

Ava Tabbert, âgée de 8 ans, est capable de réaliser de magnifiques pièces, et ce, même si elle est incapable de voir.

«J’ai commencé à faire des arts plastiques à trois ans. Colorier, peindre ou dessiner, c’est le passe-temps préféré de ma journée», souligne l’enfant en entrevue à CNN.

Atteinte de la neuropathie optique de Leber et aveugle à l’âge de trois mois, Ava reçoit maintenant l’aide et les outils de son école pour réussir.

«J’utilise souvent la colle chaude lorsqu’elle fait ses dessins pour qu’elle sente une différence au toucher», explique Jennae Werner, l’enseignante d’Ava, à CNN.

Reconnaissance nationale

Lors d’un concours national au Kentucky, la semaine dernière, Ava a terminé deuxième avec son dessin intitulé «Giraffe».

«Nous étions tellement fiers de sa performance parce qu’elle a reçu un prix dans une activité qu’elle aime beaucoup», reconnait Debbie Whitney, l’éducatrice spécialisée de l’école d’Ava.

La performance d’Ava au concours artistique a permis aux enseignants et aux parents d’encourager les autres enfants qui vivent avec un handicap.

TVA Nouvelles d’après CNN, 21 octobre 2017

Source : http://www.tvanouvelles.ca/2017/10/21/aveugle-une-enfant-8-ans-est-honoree-pour-son-talent-artistique

9. Angers-France- Malvoyants, ils apprennent à devenir autonomes

 

Au Centre régional basse vision d’Angers, seul centre du type dans l’Ouest de la France, 60 % des usagers ont moins de 60 ans. Ouvert en 2003, plus de 400 personnes y sont accueillies chaque année, en hospitalisation de jour.

Complémentaires du travail mené en libéral, les professionnels du Centre régional de basse vision d’Angers accueillent des personnes malvoyantes qui « ne peuvent plus faire comme avant ». Les spécialistes leur livrent conseils et adaptations pour les aider à surmonter leur handicap dans la vie quotidienne.

Odile est installée derrière un ordinateur, son sac tout près d’elle. Ses mains balaient le clavier au rythme des paroles de l’ergothérapeute. « Chaque touche F a une action précise. Pour fermer le logiciel, vous devez appuyer sur Alt et F4 », explique celle-ci.

Odile est non-voyante, c’est ce qui l’amène au Centre régional de basse vision (CRBV), à Angers, plusieurs fois par semaine. Ce mardi, en séance d’autonomie de la vie journalière, elle a choisi de travailler l’informatique. « J’aimerais avoir accès à la presse, à la météo, au programme télé ou à des recettes de cuisine », souligne celle qui voudrait aussi envoyer des e-mails à ses enfants. En totale autonomie.

Faute de pouvoir compter sur la vue, cette quinquagénaire mobilise ses autres sens : le toucher ou l’ouïe… « Vous entendez l’unité centrale qui fait un peu de bruit ? C’est qu’elle s’arrête », indique l’ergothérapeute.

Neuf heures de rendez-vous analytique

Les « usagers » (terme préféré à « patients ») poussent la porte du CRBV, un soin de suite et de réadaptation, lorsqu’une pathologie, évolutive, trouble le fonctionnement de leur vie quotidienne. Des gestes simples, comme mettre du dentifrice sur leur brosse à dents, éplucher une pomme, tricoter, lire, lancer le lave-vaisselle ou pousser la porte de la boulangerie, mis à mal par une dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA), une rétinite pigmentaire, une tumeur… « On travaille sur le côté fonctionnel en évaluant les conséquences des déficits et de l’incapacité », résume le Dr Le Gouvello, ophtalmologiste au centre.

La structure est pluridisciplinaire. Chaque usager est d’abord évalué par huit professionnels avant de commencer sa réadaptation, personnalisée. Ils rencontrent un ophtalmologiste, un orthoptiste, des éducateurs en gestes du quotidien, et locomotion, avant de s’entretenir avec une psychologue et une assistante sociale.

« La déficience peut jouer sur le moral », indique le Dr Le Gouvello. Au total, ces neuf heures de rendez-vous dit « analytique », peuvent s’étaler sur près de deux mois. La durée de la rééducation elle, est variable. « Tant qu’un geste n’est pas naturel et demande un effort, l’usager revient », précise le Dr Saout, médecin de rééducation fonctionnelle.

« Être plus indépendant »

Éric, 53 ans, malvoyant, en est à sa quatorzième séance d’orthoptie. Ici, Mme Husson-Barrault tente de lui donner les outils nécessaires pour qu’il utilise au mieux ses capacités visuelles. « Ça prend du temps, mais on avance », reconnaît-il. Au Centre, « il apprend à être plus indépendant ».

Et grâce à des outils comme le télé-agrandisseur ou la loupe électronique, qu’il a toujours dans son sac, il a pu retrouver le plaisir de la lecture. Ce jour-là, la spécialiste lui projette des mots très courts, en mouvement, sur un fond contrasté pour coller au plus près de la réalité. Objectif : « Faire travailler le mouvement des yeux pour améliorer l’utilisation de sa vision lorsqu’il regarde de loin et la rendre plus performante », détaille l’orthoptiste.

Dans ses déplacements, Éric peut s’aider de sa canne blanche qui le protège des obstacles et lui livre les informations au sol. À quelques mètres de là, dans la salle informatique, Odile cherche des astuces pour se faciliter la vie : « Peut-être que je pourrais ajouter une gommette ou une pastille pour m’aider à identifier telle ou telle touche ? » Des trucs simples, finalement.

Publié le 6 octobre 2017 par Émilie Weynants

Source : https://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/data/9900/reader/reader.html?t=1507299605563#!preferred/1/package/9900/pub/14044/page/10

10. Une personne âgée européenne sur cinq serait handicapée d’ici 2047

 

Une femme âgée sur quatre et un homme sur six qui vivent sur le territoire de l’Union européenne seraient handicapés ou souffriront de maladies chroniques graves dans 30 ans, selon les résultats d’une nouvelle étude. Les scientifiques ont révélé de sombres perspectives pour les personnes âgées européennes: une femme sur quatre et un homme sur six âgés de 65 ans et plus seraient physiquement handicapés d’ici 2047, a révélé une nouvelle étude dont les résultats ont été publiés dans la revue BMJ.

Selon les scientifiques, malgré sa croissance rapide ces dernières années, la population de la planète vieillit à la même vitesse: l’espérance de vie augmente rapidement, en particulier dans les pays développés et les États à économie en transition, entraînant la propagation de maladies et de problèmes de santé visant les personnes âgées.

«Nous avons démontré que la proportion de personnes handicapées parmi les personnes âgées restera élevée, même si l’espérance de vie moyenne augmente considérablement. Cela met en évidence la nécessité d’introduire toute une série de mesures qui doivent être mises en œuvre pour faciliter la vie de ces personnes, car les infrastructures actuelles ne seront clairement pas suffisantes», écrit le chercheur Sergueï Chtcherbov de l’Académie russe des sciences et de la technologie à Moscou.

Dans les prochaines années, selon les scientifiques, les systèmes de santé et de protection sociale ne seront plus capables d’agir efficacement, même dans les pays les plus développés d’Europe, ce qui provoquera une crise au niveau mondial. La seule façon de surpasser ces risques, c’est de créer des méthodes pour prolonger la vie et maintenir la bonne santé des personnes âgées.

Le démographe russe et sa collègue autrichienne Daniela Weber prévoient que l’absence de progrès dans ce domaine conduira à une situation où un certain nombre de personnes âgées en Europe deviendront handicapées et perdront leur capacité à se déplacer de manière autonome vers le milieu de ce siècle.

Les chercheurs sont parvenus à cette conclusion en analysant les statistiques médicales et démographiques actuelles accumulées par les autorités sociales et sanitaires de 26 pays européens au cours de ces six dernières années.

En plus des données médicales, ces statistiques comprenaient des informations sur les conditions de vie et les capacités financières des sujets étudiés. En combinant ces données avec les prévisions officielles des Nations Unies sur la croissance démographique et l’espérance de vie de 2015 à 2050, Weber et Chtcherbov ont tenté de calculer le nombre de personnes qui deviendront handicapées au milieu de ce siècle.

Un grand nombre de femmes et d’hommes européens âgés, en particulier dans les pays les plus développés et les plus riches, perdraient leur capacité à se déplacer seuls et seraient atteints de maladies chroniques graves d’ici 2047.

En moyenne, environ 21% des femmes âgées européennes seraient handicapées d’ici le milieu du siècle, et le même problème affecterait environ 17% des hommes de 65 ans et plus. Fait intéressant, la proportion de ces personnes serait presque la même dans les 26 pays, malgré de grandes différences en matière de culture, de santé et d’économie.

Plus important, toutes les améliorations dans le domaine de santé ne rendraient pas les Européens plus sains: les scientifiques prédisent que la proportion de personnes handicapées parmi les personnes âgées resterait la même qu’aujourd’hui, ou même augmenterait dans certains pays, comme la Grande-Bretagne. L’UE devrait élaborer une série de mesures pour protéger spécifiquement cette catégorie de personnes, concluent les scientifiques.

Publié le 24 octobre 2017

Source https://fr.sputniknews.com/international/201710241033587543-age-handicapes-europe/

11. Australie-L ‘accès à la billetterie pour les personnes handicapées : un véritable enjeu

 

En Australie, une pétition a rassemblé plus de 15 000 signatures pour que les opérateurs de billetteries fournissent un service adapté aux spectateurs en situation de handicap.

Cette pétition a été lancée par Chris Hall, qui indique avoir raté des billets pour plusieurs concerts et festivals, suite à un manque de service adapté par Ticketmaster et Ticketek. « Une nouvelle forme d’accessibilité à la billetterie est nécessaire aujourd’hui. »

En effet, Chris Hall critique ces plateformes de billetterie, qui n’ont pas mis en place un système simple pour réserver ses billets en ligne. « Il y a d’autres moyens pour donner accès aux personnes à mobilité réduite aux billets, que de leur demander d’expliquer leur situation entière au téléphone. »

L’accessibilité reste un enjeu majeur pour les plateformes de billetterie. Au mois de juillet dernier, une jeune britannique avait lancé une campagne sur ce sujet. Elle n’avait pas réussi à avoir des billets pour le concert d’Ed Sheeran, étant constamment mise en attente sur la ligne de Ticketmaster.

En effet, avant l’accès aux salles aux personnes en situation de handicap, l’accès aux billets est déjà une première étape. Mise en place de lignes téléphoniques, accessibilité du site Internet et des points de vente physique… Des ajustements peuvent être mis en place à moindre coût, si une réflexion est entreprise en interne.

Article publié le 8 novembre 2017

Source : http://www.magestionbilletterie.com/2017/11/08/lacces-a-la-billetterie-pour-les-personnes-handicapees-un-veritable-enjeu-0123/

12. Panasonic teste des fauteuils roulants autonomes

Panasonic a développé des fauteuils roulants qui utilisent la technologie de « conduite autonome ». Cette invention innovante est destinée aux personnes à mobilité réduite qui veulent se déplacer plus vite… dans les aéroports. Les fauteuils sont capables de se déplacer tout seuls, et donc de conduire l’utilisateur à la destination de son choix.

Ce dernier n’aura qu’à indiquer où il veut aller et le fauteuil l’y conduira en choisissant l’itinéraire le plus rapide, mais aussi le plus sûr. Les nouveaux équipements sont actuellement testés à l’aéroport international d’Haneda, au Japon. Les essais dureront jusqu’en mars 2018.

Panasonic et les autorités japonaises prévoient à ce que les fauteuils soient opérationnels et déployés dans l’aéroport d’ici trois ans, soit avant les Jeux olympiques d’été de 2020.

Des fauteuils roulants futuristes

Les fauteuils roulants autonomes de Panasonic ont tout de l’équipement futuriste pour personnes handicapées. Grâce à une application spécifique sur son smartphone, l’utilisateur pourra indiquer sa destination : porte d’embarquement, terminal… Le fauteuil est capable de se géolocaliser tout seul et opter ainsi pour le trajet le plus court et le plus sécurisé.

Les fauteuils sont également dotés de capteurs qui leur permettent de détecter la présence d’un obstacle et de le contourner ou bien s’arrêter. Mieux encore, les équipements peuvent rouler à plusieurs en file indienne, ce qui est parfait pour les personnes à mobilité réduite qui se déplacent en groupe. Enfin lorsqu’ils ne sont plus utilisés, les fauteuils sont capables de retourner automatiquement à leur zone de stationnement.

La technologie au service des handicapés

Outre ses fauteuils high-tech, Panasonic travaille également sur d’autres technologies visant à aider les personnes handicapées à se retrouver plus vite dans les aéroports. En partenariat avec la NTT, la société japonaise planche aussi sur un traducteur automatique « AR ». L’utilisateur n’aura qu’à braquer son smartphone vers un panneau indicateur pour qu’une traduction soit affichée en surimpression sur l’écran.

Le tandem travaille également sur une autre technologie pour les non-voyants qui est basée sur l’amélioration des signalétiques sonores. Aucun détail supplémentaire n’a encore été dévoilé concernant ces autres projets, mais cela ne va sûrement pas tarder.Article publié le 8 octobre 2017

Source : http://www.fredzone.org/panasonic-teste-des-fauteuils-roulants-autonomes-053