Accessibilité

Écho du RAAMM du 3 juillet au 10 septembre 2017

Voici le contenu de l’Écho du RAAMM pour la période du 3 juillet au 10 septembre.
Prenez connaissance des dernières actualités du RAAMM, des communiqués de nos partenaires et d’articles portant sur la déficience visuelle publiés dans les médias.
Sommaire

1. Votre opinion : «Les nouvelles technologies sont-elles toujours mises au service de toute la population?»

Avis aux lecteurs

Votre opinion est une tribune, mise à la disposition des membres de l’organisme, diffusée une fois par mois dans l’Écho du RAAMM.

Le RAAMM n’endosse pas nécessairement les propos qui y sont émis et n’est pas responsable de leur exactitude.

Pour tout commentaire ou pour soumettre un texte d’opinion, veuillez faire parvenir un courriel à votreopinion@raamm.org

Le RAAMM se réserve le droit de ne pas publier un texte, s’il juge qu’il est inapproprié.

Ce mois-ci nous publions un texte de Mme Ysabelle Morin

Les nouvelles technologies sont-elles toujours mises au service de toute la population?

Nous vivons actuellement une période de grande effervescence dans le développement de la technologie : qu’on songe ici aux possibilités que l’arrivée de l’ordinateur dans nos familles a apportées. Qu’il s’agisse également de la révolution que peuvent représenter l’arrivée des appareils mobiles, ainsi que l’évolution fulgurante des multimédias et de tous les bidules électroniques dans nos vies, les personnes déficientes visuelles font face à des défis quotidiens d’accessibilité.

Dans la foulée de tous ces changements, monsieur Tout-le-Monde est placé devant des choix à faire pour réaliser de façon satisfaisante ses activités quotidiennes. Les personnes non-voyantes ou vivant avec des limitations visuelles de tous ordres ont-elles les mêmes possibilités de choisir?   Est-il toujours possible de se servir de la technologie pour maintenir ou améliorer son autonomie?

Nous aimerions, dans ces quelques lignes, mettre en lumière quelques activités illustrant des situations de vie qui pimentent notre quotidien.

Simon, âgé d’une trentaine d’années, a la garde partagée de son fils de 4 ans. Il travaille comme préposé aux renseignements dans un bureau gouvernemental. Son très faible résidu visuel ne lui permet pas d’utiliser les aides grossissantes. Il travaille avec des adaptations sonores et avec le braille pour effectuer ses activités professionnelles. Dans ses activités quotidiennes, il réalise une foule de tâches pour lesquelles il doit trouver les moyens les plus rapides et efficaces afin que son fils et lui puissent vivre des moments de qualité, sans trop de stress.

Bien sûr, grâce à ses recherches constantes, à ses amis, à son réseau social, à sa détermination et à sa créativité, il arrive à réaliser une foule d’activités de façon autonome. Toutefois, il a toujours le sentiment qu’il faut courir derrière les avancées technologiques pour, d’abord, vérifier si celles-ci sont utilisables avec les outils adaptés et, d’autre part, pour sensibiliser les concepteurs à la réalité des clientèles avec des besoins particuliers. Toutefois, il reste toujours un vide qui le rattrape sans qu’il puisse trouver de solution. Laissez-nous vous décrire quelques activités qui jalonnent le quotidien de Simon.

Pour se rendre au travail et à la garderie, Simon a la chance de faire du covoiturage, mais il doit également utiliser le transport en commun de façon occasionnelle, pour ses courses et ses activités sociales. Il s’est procuré une carte à puce avec des billets des différentes sociétés de transport de sa région. Lorsqu’il place sa carte sur le lecteur du véhicule, un son est émis et l’affichage indique le nombre de passages valides restant sur la carte. Comme il n’arrive pas à lire cet écran et que celui-ci n’est pas dirigé vers le chauffeur, il ne peut en être informé et peut se présenter avec une carte vide, ce qui peut occasionner de fâcheuses situations allant jusqu’à un refus de le laisser monter dans le véhicule. Bien sûr, Simon tente de remédier à ce problème en faisant vérifier sa carte dans les différents points de services, mais c’est une discipline qui demande de l’organisation dans le tourbillon du quotidien.

La corvée des courses hebdomadaires apporte elle aussi son lot de contrariétés. Compléter sa liste d’épicerie, repérer les spéciaux en pharmacie ou consulter les belles occasions à la quincaillerie deviennent parfois une course à obstacles. Il existe une foule de façons d’accéder aux circulaires des grandes chaînes; toutefois, la consultation sur les médias électroniques est sûrement la plus rapide pour le grand public. Simon peut accéder à plusieurs d’entre eux; certains concepteurs plus sensibilisés ont conçu des pages dont le format respecte certaines normes d’accessibilité lui permettant d’activer tous les éléments de la page à partir des touches du clavier de son ordinateur, plutôt qu’avec la souris. D’autres choisissent d’offrir un lien menant vers un format texte très facile à consulter. Malheureusement pour Simon, certaines chaînes commerciales mettent en ligne leurs circulaires dans des formats très graphiques, ou vraiment plus difficiles à consulter comme les PDF, par exemple. Une des situations qui aiguise sa patience est de constater qu’un commerce, pour lequel le site Web lui est familier et agréable à consulter, met à jour son site, modifie les pages sans avertissement et, malheureusement, les pas qui avaient été gagnés vers l’accessibilité sont disparus comme neige au soleil. Il faut alors recommencer les représentations pour rattraper les accès perdus.

Une fois les circulaires consultées avec plus ou moins de pirouettes, il faut passer les commandes. On peut faire du magasinage en ligne, recevoir de l’aide par téléphone ou se présenter en personne en demandant de l’assistance… Pour chacune de ces méthodes, Simon doit planifier ses tâches pour s’ajuster aux accès qu’on lui offre. Pour l’épicerie en ligne, la liberté de passer et de recevoir une commande est à son choix, mais seulement si la page Web reste accessible à travers les mises à jour. L’assistance téléphonique peut être offerte un ou deux jours par semaine et à des heures limitées. Il faut alors concilier les horaires avec le travail. Pour l’assistance en magasin, les services sont rarement refusés, mais il est préférable de prendre entente à l’avance et d’avoir une liste limitée d’articles. De plus, les heures d’affluence sont à éviter. Ici, on pourrait même parler de conciliation commerce/famille…

Lorsqu’on vit avec une limitation visuelle sévère, il ne se produit aucun miracle. Un sixième sens n’apparaît pas comme par enchantement mais, s’il y a une faculté à travailler, c’est bien la mémoire. Dans combien de situations, Simon doit mémoriser des détails qui lui permettent d’effectuer des tâches. Payer ses achats avec une carte de débit ou de crédit dans les magasins ou les restaurants peut présenter une série d’embûches et une bonne dose de frustration. Combien de modèles différents de terminaux existe-t-il? Simon doit mémoriser plusieurs claviers différents; oui, le clavier numérique présente à peu près toujours un point tactile sur le 5. Toutefois, tous les boutons périphériques peuvent changer d’emplacement. De plus, la séquence du paiement peut comporter des questions, comme pour les pourboires dans les restaurants par exemple, ce qui oblige Simon à demander de l’assistance. Comme on ne peut arrêter le progrès, certains commerces utilisent maintenant des terminaux à écran tactile qui sont totalement inaccessibles pour Simon. Vous pouvez donc vous présenter dans un établissement, demander de l’assistance, compléter vos achats et finalement lorsque vous passez à la caisse, vous ne pouvez pas accéder au terminal. Oui, vous me direz sûrement qu’il existe des paiements automatiques de type « PayPass », mais pour des montants limités. Si vous refusez de donner vos informations confidentielles, votre NIP par exemple, ce qui est très légitime, justifié et sécuritaire, vous devez renoncer à vos achats et recommencer dans un autre commerce.

Bien sûr, il n’y a pas que les terminaux qui sollicitent la mémoire de Simon. Faisons seulement un petit exercice de repérage des différentes manettes qui permettent de contrôler nos appareils, à notre domicile. Que ce soit pour le climatiseur, le téléviseur, le terminal numérique, le système d’alarme, le système de son, le lecteur DVD, et j’en passe, chacune de ces manettes possède une configuration différente et les boutons sont trop petits pour être identifiés directement sur la manette. Deux solutions sont envisageables pour y accéder : la mémorisation, avec l’effort et les risques que cela comporte, ou la conception d’une légende qu’on consulte au besoin. La débrouillardise et l’ingéniosité sont toujours utiles pour contrer les problèmes d’accessibilité, mais il s’agit d’une somme d’énergie qui s’ajoute à tous les défis du quotidien.

Depuis déjà plusieurs années, les propriétaires d’édifices à logements ou de colocations limitent l’accès aux appartements seulement aux résidents, avec un système d’appel téléphonique installé dans le portique de l’édifice. Un clavier téléphonique présentant des touches bien découpées permet de signaler le code de l’appartement désiré. Toutefois, certaines constructions récentes sont munies de tableaux électroniques tactiles ne permettant pas de repérer les différents contrôles. Il s’agit d’une des situations où les avancées électroniques font reculer l’autonomie de la personne déficiente visuelle.

Depuis que Simon a la garde partagée de son fils, il doit bien sûr l’accompagner pour des rendez-vous de routine dans les hôpitaux ou les CLSC. Auparavant, à son arrivée, on lui remettait un coupon numéroté. Par la suite, on appelait les patients par leur numéro en utilisant un système de haut-parleurs. La dernière fois qu’il s’est rendu à un rendez-vous, on lui a remis son coupon habituel en l’informant qu’il devait surveiller le tableau électronique qui affiche le numéro demandé, ainsi que le guichet où il doit se présenter. Comme il ne peut pas distinguer l’affichage au tableau, Simon a d’abord pensé à s’informer du numéro lorsqu’il a entendu la sonnerie avertissant de l’affichage du numéro. Par la suite, il croyait pouvoir compter les sonneries et ainsi connaître le numéro affiché. Toutefois, on l’informa qu’il est possible qu’on appelle à quelques reprises le même numéro, si la personne ne se présente pas. De plus, il y a plusieurs listes différentes pour les urgences, les rendez-vous, les prises de sang et autres. Il n’a donc aucun moyen autonome de repérer l’arrivée de son rendez-vous, sans demander de l’assistance. Les déplacements dans ces centres sont déjà très difficiles par la multiplication des salles, des guichets, des corridors embarrassés de chaises, de chariots; il faut en plus ajouter le stress lorsqu’on oublie de le prévenir que son tour est venu. Au lieu d’entendre une sonnerie annonçant un nouveau numéro, il serait sûrement possible d’utiliser un système vocal pour lire l’affichage.

Le quotidien de Simon lui réserve toujours son lot de surprises, mais le contexte qui lui fait vivre le plus grand stress demeure son milieu de travail. Comme préposé aux renseignements, la plus grande partie de ses tâches sont effectuées à partir d’un ordinateur relié au réseau de l’employeur. Son système possède les adaptations qui lui donnent accès à l’information à l’écran. Toutefois, ces adaptations n’offrent pas toujours un accès parfait. Il lui faut user de stratégies pour réaliser ses tâches avec efficacité. Avec l’évolution rapide de la technologie, l’employeur doit souvent changer de plateforme, modifier les logiciels, mettre à jour des versions et, à chaque fois, les adaptations doivent être ajustées ou mises à jour à leur tour. Les modifications régulières de ses outils de travail génèrent un stress important. Simon possède, sans contredit, toutes les qualifications et les compétences pour offrir le service à la clientèle, mais il est davantage inquiet et anxieux face aux moyens qu’il doit développer pour conserver l’accès aux outils informatiques qui sont indispensables à l’exécution de ses tâches.

Simon est une personne très autonome. Il recherche tous les moyens pour que ses activités quotidiennes s’effectuent avec aisance. Il utilise une foule de stratégies et fait preuve d’ingéniosité pour que son fils et lui aient une belle qualité de vie. Toutefois, la vitesse avec laquelle les nouveaux bidules électroniques font leur apparition sur le marché est aussi excitante que menaçante.

Toute la société doit modifier ses habitudes face à cette constante évolution technologique; toutefois, la personne vivant avec des limitations visuelles sévères doit fournir de nombreux efforts et gérer un grand stress pour, d’une part, conserver ses acquis et, d’autre part, tenter d’accéder aux nouvelles avancées technologiques.

Pour conclure, nous devons nous rassembler et redoubler de vigilance pour sensibiliser et réclamer des technologies où les concepteurs se soucient d’inclure dans leurs plans de développement un accès pour tous.

Ysabelle Morin

2-Le RAAMM participe à un évènement mondial!

Montréal, 3 juillet 2017– «Participation sans exclusion» tel était le thème autour duquel se déroulait la 17e conférence de l’Observatoire international de la démocratie participative (OIDP), tenue à Montréal du 16 au 19 juin dernier, à laquelle participait le Regroupement des aveugles et amblyopes du Montréal métropolitain.

Le maire Denis Coderre, en sa qualité de président de l’OIDP, a donné le coup d’envoi de la conférence, le 16 juin, à l’Hôtel de Ville de Montréal, en affirmant que les pratiques de démocraties participatives étaient bien ancrées à Montréal, et ce depuis longtemps. À preuve, l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM) qui célèbre cette année son 15e anniversaire d’existence au cœur même des actions de la ville pour favoriser le plus grand nombre pour une participation sans exclusion.

Participation du RAAMM à une table ronde

Lancé en janvier dernier, l’appel de propositions pour la conférence de l’OIDP a été un beau succès. Ayant reçu plus d’une centaine de soumissions provenant de 24 pays, le comité organisateur a été amené à favoriser des regroupements de propositions pour assurer le plus grand partage possible. Dans cette optique, notre proposition de faire connaitre le RAAMM et le comité Rive-Sud été retenue.

Ainsi le 19 juin dernier, deux représentants du comité de travail des membres du RAAMM de la Rive-Sud, Michelle Brulé et André Vincent, accompagnés de Lyne Simard, agente de développement, relataient leurs expériences au sein de ce comité et leurs revendications auprès des municipalités lors d’une table ronde intitulée « Mieux vivre sa citoyenneté»

Nous en avons profité pour présenter le RAAMM, sa mission et ses objectifs et nous avons discuté des obstacles à la participation citoyenne. À titre d’exemples, a été mentionnée la saga de nos représentations et de nos demandes pour l’accessibilité de l’Hôtel de Ville de Longueuil et, bien sûr, nos revendications pour obtenir des feux de circulation munis de signaux sonores sur la Rive-Sud.

« Nous espérons que les participants auront retenu de notre présentation qu’être citoyen à part entière c’est vivre comme tout le monde, avec tout le monde, et que l’expertise de citoyens membres du RAAMM, rassemblés au sein d’un comité de travail tel celui de la Rive-Sud est une ressource inestimable! » souligne Mme Simard.

Sous l’angle de l’accessibilité universelle, nous avons rappelé que nos luttes pour réclamer de meilleurs aménagements pour se déplacer en toute sécurité dans la ville pour une plus grande participation citoyenne profitent aussi aux personnes âgées ainsi qu’à tous.

Dans le cadre de cette table ronde, nous étions jumelés à l’organisme Mercier-Ouest Quartier en santé, une table de concertation de quartier regroupant des organismes et des citoyens. Ils ont expliqué leur démarche de consultation qui les ont amenés jusqu’à l’évènement « Un lieu pour se dire » un forum des aînés qui a attiré près de 500 personnes. Les aînés ont pu être entendus, partager leurs préoccupations et choisir quatre grandes priorités soit : les déplacements sécuritaires et l’entretien des routes, le soutien à domicile, l’accès à des logements abordables et les lieux de rassemblements communautaires. Ce sont là des thèmes communs à nos revendications.

Un évènement d’envergure

La 17e conférence de l’OIDP a rassemblé plus de 500 participants en provenance de 30 pays et une soixantaine de personnes bénévoles. Le programme offrait plus de 80 conférences, des ateliers participatifs, des entrevues et des tables rondes.

La conférence s’est conclue par le lancement du «Cadre de référence gouvernemental sur la participation publique » dévoilé par la ministre québécoise responsable de l’Accès à l’information et de la Réforme des institutions démocratiques, Mme Rita de Santis.

La 18e conférence de l’OIDP aura lieu à Lisbonne en 2018.

À propos de l’OIDP

L’Observatoire international de la démocratie participative est un espace ouvert à toutes les villes du monde, à tous les organismes, organisations et centres de recherche souhaitant connaître, échanger et mettre en œuvre des expériences en matière de démocratie participative au local, et ce, pour approfondir la démocratie dans le gouvernement des villes. L’OIDP est un réseau de plus de 500 gouvernements locaux qui partagent expertises et bonnes pratiques.

À propos du Comité des membres du RAAMM de la Rive-Sud

Le Comité Rive-Sud a comme mandat d’analyser et rapporter tout obstacle vécu par les personnes aveugles et malvoyantes dans l’exercice de la citoyenneté, proposer des solutions, échanger, informer, militer, revendiquer auprès des instances décisionnelles des municipalités et arrondissements de l’agglomération de Longueuil. Il regroupe des citoyens de Longueuil (St-Hubert-Lemoyne), St-Lambert, Brossard et Boucherville.

3. Le gouvernement du Québec dévoile un outil pour mieux consulter les Québécois

MONTRÉAL, le 19 juin 2017 /CNW Telbec/ – À la suite d’une consultation publique effectuée l’automne et l’hiver derniers, le Gouvernement du Québec dévoile aujourd’hui son Cadre de référence gouvernemental sur la participation publique. Ce cadre a pour objectif d’uniformiser le recours à la consultation publique, pour les organismes publics et les différents ministères, dans l’élaboration des diverses politiques publiques. Basé sur les meilleures pratiques mondiales en la matière et bonifié grâce à la contribution des participantes et participants à la consultation, le cadre propose sept principes directeurs et 38 critères de mise en œuvre visant à baliser la pratique de la participation publique par l’appareil gouvernemental.

La ministre responsable de l’Accès à l’information et de la Réforme des institutions démocratiques, Mme Rita de Santis, a procédé au dévoilement de la version finale du cadre de référence lors de son allocution de clôture de la 17e conférence internationale de l’Observatoire international de la démocratie participative (OIDP) qui s’est tenue du 16 au 19 juin 2017, à Montréal. Elle a profité de l’occasion pour décrire la consultation publique à laquelle le cadre a lui-même été soumis – non seulement sur la plateforme « Objectif numérique » de la Stratégie numérique, mais aussi à l’aide des mémoires reçus d’organismes intéressés – dans le but de produire un document inclusif, complet et respectueux des principes qu’il met de l’avant.

La consultation entourant le cadre de référence a rigoureusement suivi les sept principes, notamment en produisant le Rapport synthèse de la consultation publique sur le projet de Cadre de référence gouvernemental sur la participation publique, afin de respecter le principe 6, la rétroaction. Celui-ci a été remis aux participantes et participants qui ont pu prendre connaissance de certains choix opérés par le gouvernement ainsi que l’étude de leurs propres recommandations et commentaires. La publication de ce de rapport illustre une pratique exemplaire de rétroaction, qui est une réelle preuve de l’engagement du gouvernement concernant l’impact de la consultation publique sur le processus d’élaboration d’une politique publique.

Dès maintenant, le cadre de référence est à la disposition des ministères et organismes afin de les aider à concevoir des démarches participatives qui se veulent rigoureuses et effectives et à élaborer leur propre politique de participation publique, le cas échéant.

Faits saillants :

Les sept principes directeurs du Cadre de référence se résument ainsi :

  1. L’engagement des autorités compétentes pour faire de la démarche de consultation une réelle occasion pour les participantes et participants d’influencer le processus décisionnel.
  2. L’engagement des participantes et participants à suivre les règles contribuant à une démarche de participation publique respectueuse et équitable. Les autorités compétentes fournissent les conditions qui favorisent des échanges constructifs.
  3. Le choix de mécanismes de participation publique se veut diversifié, adapté, inclusif et comprenant des ressources suffisantes dans des délais raisonnables.
  4. Une information de qualité est facilement accessible aux participantes et participants dans un délai raisonnable avant la démarche.
  5. La promotion de la démarche auprès des participantes et participants, effectuée dans des délais raisonnables par des moyens susceptibles de les atteindre.
  6. La rétroaction des autorités compétentes, relative à la démarche, aux participantes et participants.
  7. L’évaluation du processus participatif, effectuée par les autorités compétentes et les participantes et participants.

Lien connexe :

Pour en savoir plus au sujet de la version finale du Cadre de référence gouvernemental sur la participation publique ou pour le consulter : www.institutions-democratiques.gouv.qc.ca.

Source : http://www.fil-information.gouv.qc.ca/Pages/Article.aspx?aiguillage=ajd&type=1&TaillePage=50&idArticle=2506194676

4. Le Canada a besoin d’une stratégie à long terme pour garantir un accès équitable aux livres

Tout le monde a le droit de lire. Peu importe où nous habitons, nous avons tous le droit de lire et de consulter de l’information pour nous sentir vraiment inclus dans notre collectivité, notre société et notre culture.

Le problème réside dans le fait que le droit à la lecture n’est pas défendu de façon universelle. En 2017, les Québécois qui ne peuvent lire les imprimés, comme les personnes aveugles, ont encore un accès très restreint aux livres.

Plus de trois millions de Canadiens ne sont pas en mesure de lire les imprimés traditionnels en raison d’un handicap. Ces personnes comptent sur les médias substituts comme le braille, l’audio et le texte électronique accessible pour être capables de lire des livres, des journaux et d’autres contenus publiés. Mais seule une infime partie des livres publiés au Canada chaque année est offerte dans ces formats accessibles. Il est remarquable qu’INCA (l’Institut national canadien pour les aveugles) demeure le plus important producteur de livres accessibles au Canada depuis près d’un siècle, et ce, en dépit du fait qu’il s’agit d’un organisme de bienfaisance.

Imaginez ce que ce serait de ne pas pouvoir entrer dans une bibliothèque ou une librairie et prendre n’importe quel livre que vous voulez. Imaginez ce que ce serait d’être au secondaire ou à l’université et de ne pas être capable de lire le manuel qu’on vous a remis. Imaginez ce que ce serait d’entendre vos amis parler du dernier succès de librairie et de savoir que vous êtes incapable de le lire. Ce n’est pas de l’accessibilité. C’est de l’exclusion.

Le Canada a besoin d’une stratégie à long terme pour garantir un accès équitable aux livres à tous les citoyens, peu importe leur incapacité. J’espère que nous pourrons avoir cette conversation et parler ensemble à notre gouvernement afin de créer une solution pour garantir le respect du droit à la lecture de tous.

Lettre de Sarah Rouleau et Julie-Anne Roy, gestionnaire senior des programmes et services chez INCA Québec, publié le juin 2017 dans Le Devoir le 15 juin 2017.

Source : http://www.ledevoir.com/culture/livres/501255/le-canada-a-besoin-d-une-strategie-a-long-terme-pour-garantir-un-acces-equitable-aux-livres

 

5. Budget 2017-2018 du Québec : deux mesures en accessibilité à souligner

L’Office des personnes handicapées du Québec (OPHQ) salue l’inscription de deux nouvelles mesures au budget 2017-2018 du gouvernement du Québec avec des sommes substantielles pour améliorer l’accessibilité de certains lieux publics et touristiques aux personnes handicapées.

Tout d’abord, un nouveau programme d’aide financière sera créé afin d’améliorer l’accès pour les personnes ayant une incapacité liée à la mobilité aux petits centres d’affaires, commerciaux et communautaires, qui ne sont pas actuellement soumis à une obligation légale en matière d’accessibilité aux personnes handicapées. Des crédits de huit millions de dollars sur cinq ans y seront alloués.

Le montant maximal de l’aide offerte aux propriétaires et aux locataires sera de 15 000 $, ce qui représente 75 % du coût maximal des travaux admissibles, qui est de 20 000 $. Les travaux admissibles sont ceux visant l’amélioration de l’accès, par exemple, à un stationnement, à une entrée ou à un parcours à l’intérieur du bâtiment situé dans les espaces accessibles au public. Ils devront être conformes aux normes de conception sans obstacles du Code de construction du Québec et être exécutés par un entrepreneur reconnu. La gestion du programme sera confiée à la Société d’habitation du Québec, qui précisera davantage les modalités du programme au cours des prochains mois.

Mentionnons ensuite l’octroi de cinq millions de dollars à l’organisme à but non lucratif Kéroul, afin de favoriser l’aménagement des lieux touristiques et culturels en vue de les rendre plus accessibles pour les personnes ayant une incapacité liée à la mobilité. Rappelons à cet effet que l’offre touristique destinée à ces personnes demeure encore très marginale, alors que seulement 3 % des 9 418 établissements d’hébergement touristique actifs et 11 % des 4 400 attraits actifs seraient considérés comme accessibles ou partiellement accessibles.

Ces nouvelles sommes permettront d’offrir aux établissements d’hébergement touristiques classifiés et aux attraits touristiques le financement d’une partie des coûts des travaux de réfection visant la mise à niveau ou l’amélioration de l’accessibilité de leurs infrastructures. Kéroul sera mandaté par le ministère du Tourisme pour gérer ce programme.

L’Office se réjouit de ces deux nouveaux programmes qui permettront d’améliorer l’accessibilité des petits bâtiments offrant des services directs à la population. Il continuera d’ailleurs à collaborer avec les organismes concernés afin de soutenir la mise en œuvre de ces programmes.

Source : Express-o Volume 11 Numéro 3 – édition spéciale juin 2017

https://www.ophq.gouv.qc.ca/publications/cyberbulletins-de-loffice/express-o/volume-11-numero-1-printemps-2017/actualites/budget-2017-2018-du-quebec-deux-mesures-en-accessibilite-a-souligner.html

6. Bourses d’études de la Fondation En Vue de retour en 2017

Des bourses d’études destinées aux étudiants présentant une déficience visuelle pour l’année scolaire 2017-2018

Grâce à plusieurs généreux donateurs, le programme de bourses d’études de la Fondation En Vue reprendra cette année. Nos donateurs, tout comme l’INLB et sa Fondation, perçoivent l’éducation comme étant le plus grand moteur de toute société et reconnaissent que la participation sociale des personnes ayant une déficience visuelle est facilitée par l’obtention d’un diplôme. C’est pourquoi la Fondation En Vue a développé un programme de bourses visant à encourager les personnes vivant avec des limitations visuelles à poursuivre des études dans un domaine de leur choix.

Le programme de bourses est dédié exclusivement aux citoyens canadiens ou résidents permanents qui sont usagers de à l’Institut Nazareth et Louis-Braille et vise à soutenir le cheminement scolaire professionnel, collégial ou universitaire des candidats en tenant compte de l’ensemble de leur parcours académique et des difficultés inhérentes à leur condition visuelle.

» Pour consulter les règlements complets de ce programme de bourses, cliquez ici.

» Pour télécharger et imprimer le formulaire d’inscription, cliquez ici.

L’annonce des récipiendaires aura lieu en septembre 2017.

Une contribution qui fait la différence

Ce sont 20 000 $ qui seront remis grâce à la générosité de communautés religieuses. Des bourses Coup de cœur seront également offertes par Desjardins, pour un total de
10 000 $.  Les bourses seront divisées en trois catégories :

Étudiant(e)s au niveau secondaire (éducation aux adultes ou formation professionnelle)

Étudiant(e)s au niveau collégial

Étudiant(e)s au niveau universitaire

Critères d’admissibilité

Pour être déclarés admissibles à l’une ou l’autre de ces bourses, les candidats devront d’abord et avant tout remplir les exigences suivantes au moment du dépôt de leur candidature, à savoir :

Avoir une déficience visuelle;

Recevoir ou avoir reçu les services de l’INLB;

Être citoyen(ne) canadien(ne) ou posséder un statut de résidence permanente au Québec;

Être inscrit(e) à un programme d’études secondaires, collégiales ou universitaires, général ou technique (fournir une preuve d’inscription);

Demeurer sur le territoire desservi par l’INLB (Montérégie, Montréal, Laval)

Mise en candidature

Seul(e)s les candidat(e)s ayant soumis toutes les informations et tous les documents requis au moment du dépôt de leur dossier, seront considéré(e)s.

Le dossier complet de candidature devra être déposé au plus tard le 31 août 2017 à 23h59 HE, soit par courriel à marie-josee.cloutier@fondationenvue.org

ou par la poste à:

Fondation En Vue de l’Institut Nazareth et Louis-Braille

Bourses d’études de la Fondation En Vue

A/S : Marie-Josée Cloutier, Responsable du développement philanthropique et du don majeur

1111, rue St-Charles Ouest,

Tour Ouest, Bureau 200

Longueuil (Québec)  J4K 5G4

Tél. : 450 463-4610, poste 604 ou sans frais 1 800 361-7063

Source : http://fondationenvue.org/bourses-detudes-2017-2018/

7. Être atteint de basse vision, une difficulté au quotidien

Vendredi 16 juin, une opération de sensibilisation à la basse vision a été organisée dans la gare d’Angers de 15 h à 19 h. 2 % de la population française est atteinte de la basse-vision (handicap visuel modéré ou sévère non améliorable par médicaments, lunettes, lentilles ou intervention chirurgicale).

L’opération de sensibilisation de la basse-vision a été faite dans le mois de juin dans cinq gares de la région des Pays de la Loire : le 1er juin à Nantes, le 8 juin à la Roche-sur-Yon, le 9 juin à Le Mans, le 14 juin à Laval et le 16 juin à Angers.

Qu’est-ce que la basse vision ?

C’est l’acuité visuelle en dessous de 3/10. Cela peut désigner une perte de la vision périphérique (glaucome, rétinite pigmentaire), une perte de la vision centrale (Dégénérescence Maculaire Liée à l’Âge), une vision floue (cataracte). Il y a plusieurs types d’handicap visuel :

  • La malvoyance modérée, de 3/10 à 1/10.
  • La malvoyance sévère, de 1/10 à 1/20.
  • La cécité modérée, de 1/20 à 1/50.
  • La cécité sévère, à partir de 1/50 (Pas de perception de la lumière).

Quelles maladies entraînent le handicap visuel ? La maladie congénitale, puis celles acquises par le temps comme la DMLA rétinite pigmentaire, la cataracte, le diabète et toutes les formes de myopie.

Le ressenti ? « Ne jamais bien voir, avoir des moments très fulgurants de vision correcte et un manque d’informations » décrit Philippe Dublineau, ophtalmologiste au CRBV (Centre Régional Basse Vision) à Angers.

« Le moindre obstacle est dangereux » 

Fernand Rath est atteint de basse vision depuis cinq ans suite à un AVC, il n’a plus de vision périphérique, ne voit que d’un œil et il a une malvoyance sévère (1/10), son quotidien est difficile à vivre chaque jour. « Dès le lever, il faut être concentré, ne pas heurter les choses, le moindre obstacle devient dangereux donc mes proches ne bougent mes affaires. » témoigne Fernand.

« Une fois dehors, tout le monde bouscule et cela devient un engrenage, on ne sort plus. Quand on n’a pas de canne, les gens ne font pas attention mais les personnes atteintes de basse-vision n’en ont pas tout le temps, on peut bien voir un jour et l’autre avoir des difficultés «  explique-t-il.

Le sentiment d’être exclu de la société arrive très vite. « Il faut accepter sa vision et la surmonter sinon on s’enferme très facilement et le moral en prend un coup. C’est en arrivant à faire des choses qu’on ne pouvait plus que le moral revient. » ajoute Fernand.

Suite à l’apparition de son handicap visuel, il est allé au CRBV à Angers pour faire une rééducation en huit semaines. Il a dû prendre des cours de 30 h pour marcher avec une canne (« l’œil au bout des doigts ») afin de détecter les obstacles. Plusieurs personnes venaient l’aider chaque jour comme un ophtalmologiste, un orthoptiste (dépistage, rééducation, réadaptation oculaire), un opticien, un psychologue, un rééducateur. La rééducation a été prise en charge l’État.

Publié le 19 juin 2017

Source : http://www.my-angers.info/06/19/etre-atteint-de-basse-vision-une-difficulte-au-quotidien/64853

8. 45 conseils pour élever des enfants alors que vous vivez avec une perte de vision

Les mères et les pères qui vivent avec une perte de vision débordent de créativité lorsqu’il s’agit de trouver des solutions pour relever les défis quotidiens que comporte le fait d’élever des enfants.

Ces conseils nous viennent de mères et de pères aveugles ou ayant une vision partielle.

Savoir où se trouve votre enfant

  • Placez votre bébé dans un parc lorsque vous faites autre chose comme la lessive ou la cuisine.
  • Si vous vivez avec une vision partielle, utilisez le zoom de l’appareil photo de votre téléphone pour voir votre enfant de loin.
  • Installez des couvercles de prise de courant et des barrières pour enfants partout dans la maison.
  • Verrouillez les armoires et les tiroirs auxquels vous ne voulez pas que votre enfant ait accès.
  • Si vous vivez avec une vision partielle, faites porter à votre enfant des vêtements voyants (comme un T-shirt ou un chapeau) lorsque vous vous rendez dans un endroit public achalandé afin de pouvoir le repérer dans la foule.
  • Si vous assistez à un événement avec d’autres parents et d’autres enfants comme une fête-anniversaire, il peut être difficile de garder la trace de votre enfant. En supposant que vous leur faites confiance, vous pourriez demander à d’autres parents de vous le dire s’ils constatent que votre enfant est en train de faire quelque chose qu’il ne devrait pas faire afin que vous puissiez y voir.
  • Achetez à votre enfant des chaussures qui font du bruit, comme les chaussures Wee Squeak. (Heureusement, vous pouvez retirer le module de son lorsque vous avez besoin de répit!) Pour une solution de rechange moins coûteuse, vous pouvez attacher des articles sonores comme de petites cloches aux souliers ou accessoires de votre enfant.
  • Si vous avez quelque chose à faire dans une autre pièce, demandez à votre enfant de vous chanter une chanson. Vous pourrez ainsi savoir où il est et l’occuper par la même occasion.
  • Si votre enfant se perd dans un endroit achalandé, il aura probablement tendance à crier « Maman! », ce qui n’est pas très utile dans une foule. Organisez-vous avec lui pour que dans de tels cas il vous crie quelque chose de plus facile à distinguer comme votre prénom ou même une expression préalablement choisie comme « Perlimpinpin » ou « Renard rusé ».
  • Certains enfants se lèvent la nuit et les parents aiment savoir où ils vont. Dans ce cas, vous pourriez utiliser des détecteurs de mouvement, des détecteurs d’ouverture de porte, des barrières pour enfants ou des interphones de surveillance pour vous avertir si votre enfant quitte sa chambre.
  • Faites l’essai d’un localisateur d’enfant comme celui-ci à titre de précaution si vous perdez de vue votre bébé. Même si vous n’avez jamais besoin de vous en servir, cet appareil pourrait vous assurer la tranquillité d’esprit dont vous avez besoin.

Rendre la prise de médicaments plus facile

  • Utilisez des thermomètres parlants non seulement pour prendre la température de votre enfant, mais aussi pour tester la température de l’eau du bain ou celle de la nourriture. Découvrez le thermomètre parlant VersaScan offert par Babies R Us .
  • Étiquetez les contenants de médicaments à l’aide d’une étiqueteuse braille ou d’une étiqueteuse parlante PenFriend que vous pouvez vous procurer à la Boutique INCA en composant le 1 866 659-1843.
  • Utilisez des seringues de dimensions variées (par exemple, 1 ml, 3 ml, 5 ml, 10 ml, etc.) que vous pouvez vous procurer à la pharmacie.
  • Faites des encoches sur les seringues (ou utilisez un marqueur de couleur foncée si vous avez une vision partielle) pour préparer et fournir les doses appropriées.

Éviter les dégâts

  • Placez un tapis sous la chaise haute de votre enfant pour contenir les dégâts et faciliter le nettoyage.
  • Certains parents suggèrent d’acheter une grande quantité de bavoirs peu coûteux afin de faire porter un bavoir à votre enfant pendant toute la journée lorsqu’il est à la maison. De cette manière, lorsque bébé régurgite ou que le tout-petit fait des dégâts il vous suffit de retirer le bavoir et d’en mettre un autre.
  • Faites en sorte que votre enfant reste aussi propre que possible pendant l’heure des repas en utilisant un bavoir à réceptacle moulé comme celui-ci ou un bavoir avec poches comme celui-là .
  • Faites l’essai du napperon ezpz Happy Mat Placemat pour éviter que votre enfant ne soit tenté de lancer son assiette.
  • Lorsque votre enfant joue avec un jeu qui pourrait facilement causer un dégât (comme des Legos, des casse-têtes ou de la pâte à modeler), faites-le jouer dans une zone délimitée comme un parc d’enfant ou une petite pièce. Certains parents disent même que le bain peut être un excellent endroit pour s’amuser sans faire de dégâts. Assurez-vous cependant de demeurer tout près de votre enfant pour voir à ce qu’il n’ouvre pas accidentellement les robinets.
  • Achetez à votre enfant des jeux créatifs sans tracas comme un Aqua Doodle ou un Magna Doodle, de la mousse à modeler sans dégâts Playfoam ou ces marqueurs et peintures Color Wonder qui ne s’appliquent que sur certains papiers et non sur les murs, la peau, les tissus ou les meubles.

Être organisé en tout temps

  • Utilisez des appareils comme une étiqueteuse braille, une étiqueteuse parlante PenFriend ou un identificateur de couleurs pour étiqueter des objets d’usage courant. Vous pouvez vous procurer ces articles à la Boutique d’INCA en composant le 1 866 659-1843.
  • Envisagez d’acheter à votre enfant des chaussettes d’une seule et même couleur (comme blanc) afin de ne pas avoir à agencer ses chaussettes tous les jours.
  • Les petits souliers sont très faciles à perdre. Installez une tablette près de la porte d’entrée sur laquelle vous placerez les souliers de votre enfant pour les trouver rapidement. Vous pouvez aussi les conserver dans un sac que vous accrocherez à la poignée de la porte d’entrée.
  • Faites l’essai de pinces à chaussettes ou utilisez des épingles de sûreté pour éviter de perdre les chaussettes de votre enfant lors de la lessive et garder les chaussettes jumelées dans le tiroir.
  • Utilisez un coffre pour couches pour conserver proprement en un seul lieu tous les articles dont vous avez besoin pour changer la couche de votre enfant.
  • Utilisez de petits sacs à linge pour réunir les différents éléments des ensembles de votre enfant lorsque vous faites la lessive. Vous pouvez vous procurer ces sacs dans la plupart des magasins tout à un dollar.
  • Si vous avez de la difficulté à trouver les vêtements de votre enfant dans un tiroir, essayez de les placer sur des cintres. Certains parents trouvent que les vêtements suspendus sont plus faciles à repérer.
  • Téléchargez l’application Be My Eyes sur votre téléphone mobile. Vous pourrez ainsi prendre une vidéo de presque tout ce que vous avez besoin de décoder, que ce soit les caractères imprimés qui se trouvent à l’arrière d’un litre de lait, une note que votre enfant rapporte de l’école ou même une vidéo des alentours lorsque vous vous sentez quelque peu perdu. Vous soumettez par la suite la vidéo à l’application et un bénévole voyant répond à votre demande en vous transmettant l’information dont vous avez besoin. Be My Eyes peut être fort utile pour les parents. Cette application est offerte en plus de 30 langues, son téléchargement est gratuit et bien qu’elle ne soit actuellement offerte que pour les iPhones, elle le sera bientôt pour les appareils Android.

Voir à l’hygiène des enfants Photo d’un bébé assis dans un bain et couvert de bulles de savon.

  • Faites l’essai d’une brosse à dents de doigt ou d’une brosse à dents électrique pour brosser les dents de votre enfant.
  • Lorsque vous changez des couches, envisagez la possibilité d’appliquer de la crème lors de chaque changement de couche. Certains parents trouvent que cela diminue les préoccupations associées à l’érythème fessier.
  • Lorsque vous tentez d’enseigner à votre enfant l’apprentissage de la propreté, essayez d’utiliser un siège de toilette qui se place directement sur le siège de toilette habituel. Cela pourrait aider à éviter les nettoyages.
  • Incitez votre enfant à s’exprimer lorsqu’il sent qu’il devrait aller à la toilette. Les parents qui voient peuvent souvent déterminer ce moment en se fiant sur des indices corporels. Par exemple, l’enfant se croise les jambes ou place ses mains dans la région de son entrejambe. Parce qu’ils ne peuvent pas voir ces différents indices, de nombreux parents aveugles encouragent vivement leur enfant à porter attention au moment où leur corps leur indique qu’il est temps d’aller à la toilette et à le dire à leurs parents « dans leurs mots ».
  • Placez un tapis de caoutchouc mousse antidérapant dans le fond du bain de bébé.
  • Utilisez un petit coupe-ongles pour couper les ongles de bébé. Certains parents suggèrent même de mordre les ongles de bébé pour les couper.

Lire et écrire

  • Si vous avez de la difficulté à aider votre enfant à faire ses devoirs, envisagez la possibilité d’avoir un tuteur en faisant une demande à l’école ou dans le privé.
  • Si vous lisez le braille, utilisez des livres imprimé-braille qui recouvrent chacune des pages du livre d’images d’une pellicule plastique renfermant le texte en braille afin que vous puissiez lire ensemble.
  • Envisagez la possibilité de vous procurer un Leap Frog. Lorsque vous utilisez MonLecteurFrog pour toucher des pages ou des mots, le lecteur fait la lecture, lit les mots à haute voix ou donne accès à des jeux.
  • Inscrivez-vous au CAÉB pour avoir accès à des centaines de milliers de titres accessibles, y compris des livres en braille et des livres imprimé-braille pour enfants.
  • Fabriquez vos propres livres tactiles en utilisant du caoutchouc mousse, du feutre ou d’autres matériaux texturés pour explorer un livre avec votre enfant.

Faciliter les déplacements et les sorties

  • Si vous utilisez une canne blanche ou un chien guide pour vous déplacer, essayez de tirer votre poussette plutôt que de la pousser. Certains parents trouvent cela plus facile. (Nota : Il est préférable de vous procurer une poussette à roues pleinement rotatives, si vous avez l’intention de la tirer.)
  • Utilisez un filet pare-soleil pour poussette ou un sac de couchage pour poussette pour garder votre bébé au chaud et au sec par mauvais temps.
  • Si vous ne voulez pas utiliser une poussette (ou vous ne pouvez pas le faire à cause de votre chien-guide ou de votre canne), vous pourriez utiliser un porte-bébé qui vous permettrait alors de garder bébé sur votre poitrine ou dans votre dos lorsque vous faites une promenade. Vous pourriez aussi utiliser une écharpe extensible pour vous déplacer avec votre tout-petit. Bien que ces articles soient quelque peu chaud l’été, de nombreux parents indiquent qu’ils sont excellents, car ils sont plutôt agréables à porter et peuvent être ajustés au fur et à mesure que votre enfant grandit.
  • Envisagez l’utilisation d’un harnais de sécurité pour garder votre enfant tout près de vous lorsque vous vous faites une promenade.
  • Procurez-vous un Go-Pod, une aire de jeu portative, qui permet de garder bébé tout près de soi lorsqu’on visite un ami, qu’on se rend chez le médecin, etc.

Source : Le Bulletin électronique d’information En Vue INCA mai 2017

http://www.cnib.ca/fr/apropos/publications/bulletins/envue/Pages/2017Mai.aspx?utm_medium=email&utm_campaign=Insight#article2

9. Comment la high-tech aide malvoyants et aveugles à recouvrer la vue

De grands progrès en vue… La révolution technologique pourrait rimer avec prodige pour les personnes malvoyantes et aveugles. Alors que la recherche en ophtalmologie semble en plein boom, 20 Minutes présente trois nouveautés et axes de la recherche porteurs d’espoir pour les personnes déficientes visuelles.

Les lunettes eSight

« Ces lunettes me permettent de voir distinctement les traits de ma femme, de lire facilement… et de découper des tomates sans me couper en deux, s’amuse Ludovic Laïche, le premier utilisateur français des lunettes eSight .Un système de loupes électroniques qui s’appuie sur la technologie des casques de réalité virtuelle pour permettre aux malvoyants de mieux voir. Et de gagner en autonomie et confort de vie.

« Grâce aux lunettes, je peux lire le nom des rues et des stations de métro quand je vais voir mes patients », explique ce kinésithérapeute-ostéopathe de 39 ans, atteint depuis vingt ans d’une maladie qui affecte sa vision centrale. « Je vois bien en périphérie mais je distingue mal les reliefs et les détails. » Ces lunettes futuristes dotées d’une caméra permettent, à l’aide d’une petite télécommande, à une personne déficiente visuelle de grossir l’image jusqu’à 24 fois, d’améliorer les contrastes ou encore la luminosité. Le tout en une milliseconde.

« Une vraie révolution, d’autant que c’est très fluide », se réjouit Ludovic, qui peut, en branchant ses lunettes eSight sur sa télévision regarder une émission sur son canapé aux côtés de sa femme… Et plus le nez sur l’écran.

Cette technologique de pointe, qui coûte presque 14.000 euros, est disponible depuis la semaine dernière en France. Et pourrait changer le quotidien d’environ 1,7 million de personnes atteintes d’un trouble de la vision comme la dégénérescence maculaire, le glaucome, la rétinopathie diabétique et d’autres pathologies.

Mais qui ne sera d’aucune efficacité pour les aveugles. « Son efficacité varie en fonction des pathologies, et il n’a que peu d’intérêt si la rétine est vraiment trop endommagée », avertit l’entreprise qui commercialise les lunettes eSight.

Les lunettes esight sont commercialisées en France depuis le 20 juin 2017.

L’œil bionique

Mais d’autres avancées technologiques vont encore plus loin : elles peuvent redonner la vue à des personnes aveugles ! Notamment l’œil bionique, également appelé rétine artificielle.

Comment cela fonctionne ? La rétine humaine est composée de cellules sensibles à la lumière, les photorécepteurs, et d’un réseau de neurones. Certains patients perdent progressivement ces photorécepteurs, parfois jusqu’à devenir aveugle. Pour réactiver la rétine, des caméras sur des lunettes transmettent des images à un micro-ordinateur placé dans la poche ou la ceinture du patient. Qu’il va ensuite convertir en signaux électriques et les communiquer à un implant placé sur l’œil. « Cet implant sous ou sur la rétine va stimuler les neurones, explique Serge Picaud, directeur de recherche à l’Institut de la vision et à l’Inserm. Mais la définition de ces images doit encore être améliorée. Pour simplifier, c’est comme si ces patients avaient 150 pièces du puzzle alors que nous avons 7 millions de photorécepteurs. »

En clair, qu’est-ce que cela change pour ceux qui bénéficieront de cet œil bionique, arrivé sur le marché il y a un an (et qui coûte 100.000 euros) ? « Avec la rétine artificielle, ils distinguent des formes en noir et blanc, ce qui est déjà exceptionnel car des personnes qui avaient perdu la vue peuvent lire des mots simples, localiser des objets, se déplacer », souligne le chercheur. Les patients qui testent ce dispositif n’ont donc pas retrouvé leur vue d’antan. Mais la recherche avance rapidement pour améliorer la netteté des images et la résolution.

Un espoir pour tous les patients qui souffrent de maladies comme la rétinopathie pigmentaire et la DMLA à condition que ni le nerf optique ni les cellules nerveuses de la rétine ne soient atteints. Ce qui exclut les patients qui naissent aveugles. Mais le chercheur se montre optimiste. « A l’avenir, on peut imaginer que des personnes nées aveugles apprennent à voir grâce à ces implants. Mais pour l’instant ce n’est pas le cas. »

Comment les algues peuvent redonner la vue aux humains ?

Mais à l’Inserm, on se penche sur une autre approche qui relèverait presque de la science-fiction : Redonner la vue grâce aux algues. « Les algues sont capables de suivre la lumière, on travaille donc actuellement sur un gène des algues », résume Serge Picaud. En introduisant ce gène dans l’œil d’un patient qui a perdu la vue, les neurones de la rétine peuvent redevenir sensibles à la lumière et transmettre à nouveau un signal électrique au cerveau.

« C’est assez simple comme technique mais peu sensible, il faudra donc que des lunettes restaurent le niveau de luminosité », précise Serge Picaud. Si des essais sur des souris aveugles sont déjà concluants, des essais cliniques sur des patients prévus pour 2018 viendront compléter cette approche révolutionnaire.

Publié le 26 juin par Oihana Gabriel

Source : http://www.20minutes.fr/sante/2092291-20170626-comment-high-tech-aide-malvoyants-aveugles-recouvrer-vue

10. Feelif, une tablette en braille pour les enfants non-voyants

L’innovation de l’entreprise slovène 4WEB va changer la vie de millions de malvoyants en leur permettant de sentir les formes, dessiner et lire des histoires interactives.

Mia, élève à l’école primaire du Centre IRIS pour enfants malvoyants, passe son doigt sur l’écran de la tablette qui est recouvert d’une grille particulière. En suivant les vibrations des points, elle parvient à détecter la forme d’un carré sur l’écran. Elle s’essaie ensuite au jeu du Memory et arbore un grand sourire chaque fois qu’elle trouve les cartes correspondantes aux images d’animaux. Lorsque la bonne carte est retournée, elle est récompensée par le bruit de l’animal en question. Elle sait déjà bien utiliser Feelif puisqu’elle a essayé l’appareil plusieurs fois, et elle contribue à son développement avec ses suggestions. Au-delà du cas de Mia, c’est la vie de millions de malvoyants à travers le monde qui sera facilitée grâce cette innovation sortie de l’entreprise slovène 4WEB.

Les personnes malvoyantes peuvent être particulièrement douées pour utiliser des tablettes et des smartphones avec écran tactile. L’innovation révolutionnaire du produit Feelif leur permet désormais de sentir la forme des objets sur une surface unidimensionnelle. Jusqu’à présent, la chose la plus semblable à ce produit était un écran graphique en Braille qui affichait des formes en soulevant et descendant des tiges mais ce genre de produits reste excessivement cher, autour de 50.000 euros. Seuls les instituts éducatifs spécialisés pour malvoyants peuvent se permettre de se les procurer Feelif est à peu près cent fois moins cher. Željko Khermayer, l’inventeur et fondateur de l’agence digitale 4WEB, affirme que ce produit peut ouvrir de nouveaux horizons dans l’utilisation des technologies digitales. Grâce à son innovation, les personnes malvoyantes peuvent par exemple sentir les formes, dessiner et lire des histoires interactives. Ces activités, qui semblent naturelles aux personnes qui peuvent voir, étaient jusqu’alors hors de portée des personnes malvoyantes

Un outil pour apprendre le braille et la géométrie

Željko a eu l’idée de Feelif en 2013 alors qu’il regardait un documentaire sur les personnes malvoyantes et malentendantes de Slovénie. Il a été profondément touché par le fait que la perte de la vue pouvait priver ces personnes de nombreuses expériences. Ainsi, elles restaient coupées du reste du monde à cause du prix élevé des technologies commercialisées qui visent à faciliter leur communication. Željko a décidé d’agir.

Il a commencé à développer une technologie innovante à destination des personnes malvoyantes, en se servant des vibrations, des sons et des voix pour aider les utilisateurs à identifier des formes affichées sur l’écran d’une tablette ou même des formes qu’ils auraient eux-mêmes dessinées. Les petits points qui s’élèvent sur la grille permettent une meilleure orientation lors du passage du doigt sur l’écran.

«Les enfants malvoyants ont besoin de plus d’encouragement pendant l’apprentissage » Katarina Pavšek, membre de l’équipe de 4WEB

«Le Feelif a été développé en collaboration avec des élèves d’école primaire. Ainsi, le contenu porte essentiellement sur des sujets éducatifs», affirme Katarina Pavšek, membre de l’équipe de 4WEB. L’application sera très utile pour apprendre le braille et la géométrie, et elle permettra surtout aux élèves d’apprendre plus rapidement et avec une plus grande autonomie. 4WEB cherche aussi à adapter cette technologie aux adultes. L’agence teste actuellement un produit sur le marché slovène, les premiers utilisateurs le recevront d’ici un mois.

Comme ce produit devrait être assez amusant, le Feelif stimulera le processus d’apprentissage. On sait que les enfants malvoyants ont du mal à rester attentifs. «Ils ont besoin de plus d’encouragement pendant l’apprentissage», explique Katarina avant de rappeler que les méthodes existantes d’apprentissage doivent perdurer pour aider les enfants à développer des compétences motrices.

Damjan a dix ans et il a perdu la vue à la suite d’une maladie. Le jeune garçon était très enthousiaste à l’idée de pouvoir dessiner. «Si l’on dessine avec un crayon, on ne peut pas sentir les formes avec les doigts. Avec Feelif, c’est désormais possible. En plus, c’est très facile de prendre en main le produit», affirme-t-il.

Mme. Maja Koritnik, mère d’un enfant malvoyant, explique: «pour les parents d’enfants malvoyants, la force de Feelif vient de son approche simple et innovante ; l’idée tire son origine d’une volonté honnête d’aider les autres, et c’est aussi le reflet de la responsabilité sociale de l’équipe Feelif».

88 millions d’utilisateurs potentiels

Le produit multimédia Feelif comprend une tablette, une grille en relief placée sur l’écran et une application qui connecte le tout. Il crée une expérience qui peut être perçue au toucher par les personnes malvoyantes.

Son prix est de 500 euros. «Quand nous serons sûrs d’avoir atteint l’excellence, nous le commercialiserons dans le monde entier: d’abord en Europe puis aux Etats-Unis», précise Katarina. On compte environ 14 millions d’utilisateurs potentiels sur ces deux marchés, et 88 millions à travers le monde.

L’entreprise conçoit également une plateforme ouverte à tous, afin de constituer un réseau de personnes liées de près ou de loin à la question de la cécité: les malvoyants eux-mêmes mais aussi leurs parents, leurs enseignants et tous ceux qui souhaitent créer du contenu adapté. Cette plateforme facilitera le partage et la vente de contenus. En retour, cette plateforme pourrait ouvrir de nouveaux débouchés commerciaux pour les personnes malvoyantes et leurs parents.

Publié le 23 juin 2017 par Maja Prijatelj Videm

Source : http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2017/06/23/01016-20170623ARTFIG00228-feelif-une-tablette-en-braille-pour-les-enfants-non-voyants.php

11. « Vers la nuit », le livre qui vous met dans la peau d’un aveugle

Devenu aveugle à 45 ans, John Hull a tenu pendant trois ans un journal bouleversant qui fait comprendre aux voyants ce que c’est que de ne pas voir.

Après avoir lutté pendant des années contre des problèmes de vue et subi plusieurs interventions chirurgicales, John Hull a fini par être envahi par des «disques noirs». Déclaré aveugle en 1980, à l’âge de 45 ans, il a lu des autobiographies liées à la cécité. Elles l’ont étonné: leurs auteurs racontaient tous «comment ils étaient devenus champions de golf, skieurs émérites, médecins ou hommes d’affaires accomplis».

Le livre qu’il a écrit est différent. Publié une première fois en France en 1995, réédité ces jours-ci par les éditions du Sous-sol, «Vers la nuit» est le passionnant journal de son handicap. Pendant trois ans, cet enseignant-chercheur en théologie a dicté son expérience à son magnétophone. Australien installé à Birmingham, en Angleterre, il n’avait pas la prétention de livrer un texte littéraire, mais voulait exposer de simples réflexions sur la cécité, cette plongée vers les ténèbres.

John Hull décrit les visages qui s’estompent, les sourires sans réponse, le changement de la perception du temps, la soudaine absurdité du tourisme, les réactions pleines de bonnes intentions mais souvent maladroites, les stratégies pratiques pour s’adapter.

Son histoire a été racontée dans le documentaire « Notes on blindness», diffusé sur Arte l’année dernière. Une version en réalité virtuelle est également disponible.

« Etre vu, c’est exister »

Une des premières choses que remarque ce professeur en sombrant dans l’obscurité, c’est que les gens se divisent en deux groupes, ceux rencontrés avant de perdre la vue et ceux rencontrés après. Soit «ceux qui avaient un visage et ceux qui n’en avaient pas».

«C’était un peu comme une visite à la National Gallery. Il y a des rangées de portraits et, soudain, un vide. On sait que là se trouvait un tableau parce que sa marque et une petit étiquette portant son nom sont restés sur le mur».

John Hull a «beaucoup de chagrin» quand il s’aperçoit qu’il commence même à oublier l’aspect de Marilyn, son épouse, et d’Imogen, sa fille de dix ans née d’un premier mariage. Quant à Elizabeth, sa petite dernière, il n’en a aucune image visuelle: «L’emplacement de son portrait sur le mur est vide».

Mais la disparition du visage n’est que l’exemple le plus déchirant de la dématérialisation du corps. Hull «trouve de plus en plus difficile de concevoir que les gens ressemblent à quelque chose». Pour l’aveugle, «les gens deviennent de simples bruits». Dès lors, chaque son, chaque contact physique devient saisissant. «Une poignée de main ou une étreinte représentent un choc, car le corps sort du néant pour accéder brusquement à la réalité.» Et cela a aussi des répercussions sur le propre corps de la personne handicapée:

«Puisqu’on a perdu le visage des autres, il devient sans importance de perdre le sien. Les matins d’hiver où il fait froid, j’éprouve une sensation étrange, presque inhumaine: il me semble qu’au lieu de ne protéger du vent que le bas de mon visage, je pourrais sortir avec la tête complètement enveloppée. Si mon visage disparaissait entièrement, cela ne changerait rien. Invisible aux autres, je le suis à moi-même. […] Etre vu, c’est exister.»

« La pluie fait ressortir les contours » 

Pour se repérer à l’extérieur, John Hull doit s’aider de sa canne blanche et se heurter aux trottoirs, aux réverbères, aux escaliers. Sauf dans un cas: quand il pleut. «Je pense qu’ouvrir une porte sur un jardin sous la pluie est une expérience similaire à celle faite par un voyant qui ouvre les rideaux et découvre le monde extérieur», dit-il.

Car «la pluie a une façon particulière de faire ressortir les contours; elle jette un voile de couleur sur des choses auparavant invisibles; une pluie régulière substitue à un monde intermittent et donc fragmenté une continuité d’expérience acoustique».

C’est une expérience sensorielle forte pour John Hull, qu’il retranscrit dans une séquence très poétique: «J’entends la pluie frapper le toit au-dessus de moi, dégouliner le long des murs, frapper le sol à ma gauche en sortant de la gouttière, tandis que plus loin, là où elle tombe presque silencieusement sur les feuilles d’un grand arbuste, il y a une tache plus claire.» Il est enchanté, en même temps qu’amer:

«Si seulement la pluie pouvait tomber dans une pièce, cela m’aiderait à savoir où les choses se trouvent et me donnerait la sensation d’être dans un lieu, et non simplement assis sur une chaise.»

Détresse sociale

La vie sociale change brusquement, elle aussi. John Hull s’aperçoit qu’il ne peut plus parler à qui il souhaite.

«Une main vous saisit soudain. Une voix s’adresse à vous tout d’un coup. Il n’y a ni anticipation, ni préparation. On ne peut pas se cacher. […] Je suis passif face à ce qui vient m’aborder. Je ne peux pas y échapper. […] Pour l’aveugle, les gens sont en mouvement, ils sont comme le temps, ils vont, ils viennent. Ils sortent du néant puis disparaissent.»

Puisqu’il ne peut plus choisir ses interlocuteurs, il raconte ses difficultés à évoluer dans une soirée. Même s’il met progressivement en place quelques techniques, demandant à ses amis: «Voyez-vous quelqu’un que vous connaissez ?», puis «Pourriez-vous me présenter à lui ?». «C’est terrible de devoir tout le temps demander», soupire-t-il. En plus, les gens font grand cas de cet aveugle qui tient à leur adresser la parole. Or John n’a rien de remarquable à dire. Il veut juste tailler le bout de gras.

Il ne peut pas traîner non plus au bar de sa faculté et espérer bavarder avec l’un de ses collègues, encore moins en rencontrer de nouveaux. «Je dois attendre qu’une personne s’approche de moi ou bien repérer une voix familière.» Mais peu de gens l’abordent. Sauf quand il se met en mouvement et que de nombreux bons samaritains se proposent de le guider.

«L’ironie de la situation est que je suis assiégé de propositions d’aide dont je n’ai pas besoin, tandis qu’au moment où j’aurais volontiers accueilli une offre de conversation j’étais abandonné.»

« Pourquoi cela m’arrivait-il ? » 

Le plus poignant de «Vers la nuit» est le sentiment qu’a John Hull de ne pas voir grandir ses enfants (il en a trois, puis un quatrième naît au cours du récit, un cinquième pendant l’édition du livre). Le petit Thomas ne comprend pas vraiment ce que signifie être aveugle: pendant un moment, il pense que son père ne voit pas les couleurs. Il va apprendre avec la cassette audio du conte «Raiponce», dans laquelle le prince a les yeux crevés par les ronces d’un buisson de roses.

Quand John Hull partage les jeux de sa progéniture (souvent dans le noir, car il oublie d’allumer la lumière), il a parfois «l’impression d’être mort», de «n’être plus rien, de ne pas pouvoir me comporter en père, d’être impuissant, incapable de surveiller, d’approuver, de symboliser la loi ou le discernement». Alors, il s’enferme dans la dépression et le sommeil, devenant «ce zéro» que sa cécité lui «dit être».

La veille ou l’avant-veille de Noël, essoufflé, sujet à l’asthme, en sueur, il a l’impression de se cogner la tête et le corps «contre un mur de cécité». Il désespère:

«Pourquoi cela m’arrivait-il? Comment était-ce possible? Qui pouvait me demander de subir tout cela? Qui avait le droit de me priver de la vue de mes enfants à Noël?»

No happy end

Hull prévient dès l’avant-propos: le livre «n’a pas de fin particulière parce que la cécité n’a pas de fin. Ce serait agréable de pouvoir dire qu’il y a eu un happy end, qu’un miracle s’est produit, mais il n’a pas eu lieu». Il ne recouvrera pas la vue, mais parvient à en faire le deuil. «La vie est devenue plus supportable, je contrôle plus ou moins la situation, mon travail, mes réactions». Même s’il a eu la sensation «d’une mort longue, lente».

La clé selon lui, c’est de «recréer sa vie sous peine d’être détruit». 

«La cécité agit comme un immense aspirateur posé sur votre vie, qui absorbe presque tout. Les souvenirs du passé, les intérêts, la perception du temps et les occupations, le lieu, le monde, tout est englouti. La conscience est balayée et il faut la reconstruire en prenant en compte une nouvelle perception du temps, une autre présence du corps dans l’espace».

Entouré par sa famille et ses amis, il trouve en son paysage mental les ressources pour ne pas sombrer. Dans les dernières pages de ce livre étonnant, il se recrée une identité, se sent «intellectuellement plus clair, plus passionné et plus aventureux qu’auparavant». John Hull estime avoir touché «le coeur de la pierre» et trouvé en son être profond la plénitude. «Maintenant je ne souffre plus, la plupart du temps, de la douleur d’être aveugle.»

Vers la nuit, par John Hull, traduit de l’anglais par Donatella Saulnier et Paule Vincent,éd. du Sous-Sol,2017, 224 p., 19 euros.

Article publié le 25 mai 2017 par Amandine Schmitt

 

Source : http://bibliobs.nouvelobs.com/documents/20170523.OBS9812/vers-la-nuit-le-livre-qui-vous-met-dans-la-peau-d-un-aveugle.html

12. Aveugle, un journaliste de la BBC raconte son voyage à Marrakech

Tourisme- C’est une expérience radiophonique insolite que propose de faire vivre à ses auditeurs un journaliste de la BBC. Peter White, aveugle de naissance, vient de relancer son émission « Blind Man Roams the Globe » (« Homme aveugle parcourt le monde »).

Mercredi 21 juin, le journaliste, qui s’est déjà rendu à Washington, Nairobi et Rio, a cette fois-ci raconté son voyage à Marrakech, « un mélange merveilleux d’ancien et de nouveau », explique-t-il dans une interview à Radio Times.

« Vous pouvez passer en quelques minutes des ruelles escarpées de la médina, une zone qui a peu changé depuis l’époque médiévale, aux grandes rues modernes de la zone commerciale de la ville », raconte-t-il.

Pour quelqu’un comme lui qui « dépend des sons pour vivre un endroit », une des expériences qui l’a marqué était un tour en calèche dans la ville. « J’ai découvert avec fascination que le ‘clip-clop’ des sabots de chevaux peut renseigner sur l’acoustique changeante de la ville », confie-t-il. « Non seulement il vous donne le sens de la largeur ou de l’étroitesse des rues où vous passez, mais aussi une impression sur la richesse et la taille des bâtiments ».

Un des autres sons qui a marqué le journaliste à Marrakech est le bruit incessant des milliers de motos qui traversent les allées sinueuses de la ville. « La seule raison pour laquelle il n’y a pas beaucoup d’accidents ne peut être que le manque de place pour rouler vraiment vite! », raconte-t-il.

Le journaliste, né en 1947, travaille depuis les années 70 à la BBC. S’il était déjà venu une fois au Maroc pour un voyage à Agadir, c’est la première fois qu’il se rendait dans la ville ocre, une ville « qui le fascinait ». « Je suis un enfant des années 60, époque où Marrakech attirait de nombreux hippies et stars internationales comme les Rolling Stones », explique-t-il pendant l’émission.

Peter White raconte ainsi son expérience de la ville ocre à travers les appels à la prière qu’il entend ou les odeurs de nourriture et de fumées provenant des nombreux restaurants de la place Jemaa el Fna. Il a également pu rencontrer des guides marocains aveugles, pour comprendre comment eux arrivent à se déplacer dans la ville.

« Je suis habitué à voyager de façon indépendante au Royaume-Uni à l’aide d’une longue canne blanche et j’ai toujours cru que, paradoxalement, l’un des secrets de la véritable indépendance est de savoir quand demander de l’aide », explique-t-il à Radio Times. « Mais cela ne fonctionne que si j’ai des conversations authentiques avec de vraies personnes. Ce sont les barbiers, les barmaids, les commerçants et les marginaux à qui je veux parler ».

Publié le 21 juin 2017 par la rédaction du HuffPost Maroc

Source :

http://www.huffpostmaghreb.com/2017/06/21/aveugle-un-journaliste-bbc-raconte-voyage-marrakech_n_17240264.html

13. Insolite et classe : il a perdu la vue mais il fait du skate comme un pro

Diagnostiqué avec une maladie dégénérative à 13 ans, Dan Mancina a perdu progressivement la vue. S’il explique que, lorsque la vue commence à baisser sérieusement et que la prise de conscience que cela engendre n’est pas évidente à vivre, il poursuit également en disant qu’aujourd’hui, c’est un être humain comme les autres, et que cela ne l’empêche absolument pas d’avoir repris rapidement malgré le temps d’adaptation, une vie normale, c’est-à-dire une vie dans laquelle il peut continuer à vivre ses passions, et notamment le skate.

Skateur avant de devenir aveugle, Dan Mancina est étonnant avec une planche sous les pieds et sa canne dans une main ; il ne semble avoir peur de rien, il vit sa vie autant que faire se peut, sans se laisser barrer la route par sa situation. Il explique :

« Beaucoup de personnes aveugles vivent en étant plutôt couvés, surprotégés, surtout quand on parle d’enfants qui sont nés aveugles : les parents de ces enfants ne devraient pas avoir peur de les laisser explorer le monde de leur manière propre. C’est sûrement la chose la plus difficile, qu’on soit aveugle ou pas d’ailleurs, de ne pas avoir peur de faire certaines choses. Parfois on pense simplement qu’on n’y arrivera pas ou qu’on ne peut pas. »

Source : http://fr.ubergizmo.com/2017/06/27/perdu-la-vue-mais-il-fait-du-skate-comme-un-pro.html

14. DMLA, 1ère cause de cécité : dépistage précoce

Pour Marie-Jo, 77 ans, tout a commencé par des « petits papillons » devant les yeux, avant qu’apparaisse une tache noire au centre de sa vision. Comme 1,5 à 2 millions de Français, elle est atteinte de DMLA, première cause de malvoyance chez les plus de 50 ans. Cette maladie sera au cœur des Journées nationales de la macula, du 25 au 28 juin 2017. Leur but : informer et encourager le dépistage, non seulement de la DMLA mais aussi de la maculopathie diabétique (400 000 cas) et de l’occlusion veineuse rétinienne (moins fréquente, nombre de cas inconnu).

Point commun : la macula

Le point commun de ces maladies ? Elles touchent la macula, minuscule zone de la rétine essentielle à la vision des détails. Les dépister tôt permet de freiner leur évolution. La DMLA (Dégénérescence maculaire liée à l’âge) est l’affection la plus répandue (article en lien ci-dessous). « Elle concerne 8% des plus de 65 ans et 30% des plus de 75 ans : c’est la première cause de cécité dans les pays industrialisés », explique à l’AFP le professeur Eric Souied. Chef du service ophtalmologie à l’hôpital intercommunal de Créteil et président de la Fédération France macula, il souligne que le nombre de patients est appelé à augmenter à cause du vieillissement de la population. Les malades atteints de DMLA ne sont jamais complètement aveugles, ils ne sont pas plongés dans un noir total. Mais une tache sombre s’installe au centre de la vision et peut les handicaper dans les actions du quotidien : lire, écrire, voir les visages ou reconnaître les détails.

Dépistage précoce

Marie-Jo Simon, une retraitée iséroise, s’est aperçue à l’automne 2015 qu’elle voyait « des petites choses papillonner » quand elle conduisait. « J’ai d’abord pensé à la cataracte. Un ou deux mois après, une tache noire est apparue. J’ai encore attendu. Finalement, je suis allée consulter en mars suivant ; c’était la DMLA », raconte-t-elle à l’AFP. C’est son œil droit qui est atteint : « On m’a dit qu’on n’était pas sûr de le sauver car j’étais venue tardivement ». Depuis, elle subit dans l’œil touché des injections mensuelles d’un médicament destiné à juguler l’évolution de la maladie. Outre la fameuse tache sombre, la vision déformée des lignes droites est un autre symptôme de la DMLA. « Je conduis uniquement sur des routes que je connais, et quand je lis, il faut que ce soit écrit très noir sur fond blanc », détaille Marie-Jo Simon. Pour elle, « l’essentiel est que ça ne s’étende pas à l’autre œil ». « Si quelqu’un me disait aujourd’hui qu’il a ce genre de symptômes, je lui conseillerais de ne pas hésiter et d’aller très vite à l’hôpital », assure-t-elle.

Des pistes de recherche

Les traitements par injection, comme celui que suit Marie-Jo, ne conviennent qu’à l’une des deux formes de la maladie : la DMLA dite humide. Ils permettent de la stabiliser dans 95% des cas, selon le professeur Souied. L’autre forme, dite « sèche », est encore incurable. Des pistes de recherche existent, comme les cellules souches ou les implants rétiniens (l’œil bionique), mais leur utilisation généralisée n’est pas pour tout de suite. Une alimentation riche en oméga 3 et en lutéine peut aider à prévenir l’apparition de ces maladies. « Le menu-type, c’est saumon/épinards ou brocolis, deux fois par semaine », conseille Eric Souied.

Une maladie mieux connue

En quelques années, l’information sur la DMLA s’est largement améliorée. « Selon des sondages, 50% des plus de 50 ans connaissaient la DMLA en 2012, contre seulement 3% en 2007 », se félicite le spécialiste. C’est pourquoi la maculopathie diabétique et l’occlusion veineuse rétinienne ont à leur tour été incluses dans les Journées de la macula, afin de sensibiliser le public. Car toutes ces maladies peuvent avoir des conséquences sociales en isolant encore un peu plus les personnes âgées. Selon le Pr Souied, « on estime à 30% le taux de dépression parmi les patients atteints de DMLA ».

Article de Paul Ricard, AFP pour Handicap.fr, publié le 24 juin 2017
Source : https://informations.handicap.fr/art-dmla-macula-depistage-875-9972.php

 

15. Vacances adaptées à Paris et en Île-de-France

Du Château de Versailles à l’Opéra Bastille, gros plan sur les idées de vacances adaptées à Paris et en Île-de-France

Que vous soyez adeptes d’histoire, de musique ou de théâtre, ou encore amateur de balades à travers de grands jardins fleuris, vous trouverez forcément votre bonheur dans l’offre de culture et de loisirs accessibles de la région Île-de-France. Voici une petite sélection d’activités et de visites accessibles pour passer des vacances adaptées à Paris et en Île-de-France

Musée de l’Homme
Après plusieurs années de travaux, le Musée de l’Homme réouvre ses portes avec une accessibilité pleinement intégrée tant au niveau du cadre bâti que de son offre de médiation. Découvrez l’histoire biologique et culturelle de l’Homme de manière ludique. Accessibilité : Maquettes tactiles disposées aux endroits clefs du musée. Musée entièrement accessible avec un handicap moteur (circulation, ascenseurs). Parcours sensoriel avec maquette de localisation, objets à toucher et à entendre, plateaux tactiles, vidéos LSF. Prêt de sièges cannes et de fauteuils roulants (carte d’identité). Poste d’information adapté pour les personnes déficientes visuelles (boucle magnétique, lecteur d’écran, synthèse vocale, clavier adapté) ; boucle à induction magnétique. Au niveau du balcon des sciences, deux objets tactiles et sonores : un harpon en bois de cerf fait découvrir le travail des chercheurs en archéologie expérimentale et un endocrane en impression 3D permet de s’informer sur l’utilisation des nouvelles technologies dans l’étude des fossiles anciens. Également, 20 interviews LSF qui présentent le métier des chercheurs.
Musée de l’Homme, 17 place du Trocadéro, 75016 Paris. Site web : museedelhomme.fr. Contact accessibilité : Aurélia Fleury. Mail : aurelia.fleury@mnhn.fr. Tél. 01 44 05 72 50.

Grand Palais – Réunion des musées nationaux
Le Grand Palais a été classé monument historique en 2000. Il se trouve sur l’avenue des Champs-Élysées. Sa programmation touche à des domaines très larges, tels que les beaux-arts, la mode, la photo, la musique, la danse, le cinéma, le théâtre ou encore le sport. Accessibilité : Offre de médiation : parcours audio-tactiles, visites audiodécrites ou commentées par des souffleurs d’images (avec le CRTH), visites-conférences en LSF, ateliers pour les personnes souffrant d’Alzheimer… Handicap moteur : Le Grand Palais dispose d’une entrée accessible réservée aux personnes à mobilité réduite : Porte B avenue du Général Eisenhower. Les visites se font systématiquement accompagné (accès aux étages par monte-charge). Visite guidée dans des conditions privilégiées chaque mardi (sur réservation).
Réunion des Musées nationaux – Grand Palais, Avenue Winston Churchill 75008 Paris. Site web : http://www.grandpalais.fr/fr/champ-social-et-handicap. pour préparer vos vacances adaptées à Paris au Grand Palais : Contact accessibilité : Corinne Paltani. Mail : Corinne.Paltani@rmngp.fr . Tél. 01 40 13 44 98.

Château de Vincennes
Du Moyen-Âge au XXIe siècle, entre architecture, vie quotidienne, royauté et prisonniers, découvrez plus de huit siècles d’histoire à travers le château de Vincennes. Transformé en prison dorée au XVIe siècle, le donjon a accueilli de nombreuses célébrités historiques telles que Fouquet, Henri IV, Diderot, Sade… Accessibilité : PMR : Attention le château de Vincennes accueille tous les publics mais il n’est que partiellement accessible pour une personne à mobilité réduite. Vous pouvez vous déplacer dans la cour et au rez-de-chaussée du donjon mais il n’y n’a pas d’ascenseur pour monter dans le donjon. Des rampes inclinées permettent d’accéder à la billetterie boutique et dans la Sainte-Chapelle. Médiation et visites : Des supports et des aides à la visite sont proposés aux visiteurs. Support papier (document de visite libre décrivant l’histoire du château) ; audioguide. Supports visuels : vidéo avec incrustation LSF et sous-titrages français sur l’histoire du monument et sa restauration ; cartels explicatifs dans la Sainte-Chapelle. Supports tactiles : maquette tactile et interactive ; maquette tactile écorchée du donjon pour en comprendre la structure intérieure. Visites commentées pour les groupes.
Château de Vincennes, 1 Avenue de Paris 94300 Vincennes. Site web : chateau-de-vincennes.fr. Pour préparer vos vacances adaptées à Paris au Château de Vincennes : Contact accessibilité : Eloïse Emery. Mail : eloise.emery@monuments-nationaux.fr. Tél. 01 43 28 15 48. Pour des visites en LSF, Sandrine RINCHEVAL, responsable de l’antenne sourd et conférencière sourde CMN : Mail : sandrine.rincheval@monuments-nationaux.fr ou public.sourd@monuments-nationaux.fr.

Château de Versailles
Très performant en matière d’accessibilité, le Château de Versailles est l’un des sites franciliens qui a le plus avancé sur ce plan au cours des dernières années. Il propose de multiples actions à destination des personnes en situation de handicap : aménagement des lieux en faveur du confort et de l’autonomisation des visiteurs, gratuité des visites ou conditions tarifaires préférentielles, formations en amont des personnels et bénévoles de structures ainsi que des guides conférenciers du Château. Le tout avec une offre culturelle variée (visites guidées, jeux de piste, ateliers plastiques, visioconférences, journées évènementielles…). Le Château est également membre depuis 2009 de la Réunion des Etablissements Culturels pour l’Accessibilité (RECA) dont les groupes de travail s’emploient à proposer des mesures concrètes visant à améliorer, à court terme, l’accueil des personnes handicapées dans les établissements culturels. Dernière ouverture : la galerie des Carrosses : un cheminement accessible réalisé à l’aide d’une passerelle au-dessus du sol pavé permet de dominer légèrement les œuvres afin d’apprécier les détails ornementaux des carrosses.
Château de Versailles, Place d’Armes 78000 Versailles. Site web : chateauversailles.fr. Contact accessibilité : Marie-Armelle Hoyau. Mail : versaillespourtous@chateauversailles.fr. Tél. 01.30.83.75.05.

Domaine Départemental de la Vallée-aux-Loups, Maison de Chateaubriand
Le Domaine départemental de la Vallée-aux-Loups – Maison de Chateaubriand est un des trois musées départementaux du Conseil général des Hauts-de-Seine. La maison actuelle est le résultat de trois campagnes de travaux. La partie centrale où vécut l’écrivain Chateaubriand de 1807 à 1817, fut construite vers 1783 pour un brasseur parisien, André –Arnoult Aclocque.
Accessibilité : L’entrée du musée est gratuite pour les personnes handicapées et leur accompagnateur. La maison, située au cœur d’un parc paysager, est accessible dès la grille par un cheminement viabilisé (montée entre 7 et 9 %). Les personnes à mobilité réduite peuvent demander à être conduites en véhicule électrique jusqu’à l’entrée du Musée. Un salon de thé, dans l’enceinte du parc, est accessible aux personnes en situation de handicap. Le premier étage du musée ainsi que le sous-sol où se situent les sanitaires et la salle de projection, sont inaccessibles en fauteuil roulant mais une projection de film sur les parties non accessibles de la maison est proposée. Des toilettes accessibles se trouvent dans l’Arboretum, parc voisin de celui de la Maison de Chateaubriand. Elles sont situées à côté de la serre de jardinage, à 500 m de l’entrée du parc de la maison, et à 700 m de l’entrée du musée.
Domaine Départemental de la Vallée-aux-Loups, Maison de Chateaubriand, 87 rue de Chateaubriand 92290 Châtenay-Malabry. Site web : maison-de-chateaubriand.hauts-de-seine.net. Contact accessibilité : Véronique Trouble. Mail : vtrouble@cg92.fr. Tél. 01 55 52 13 00.

Théâtre Gérard Philippe – Centre dramatique national St-Denis

Le Théâtre Gérard Philipe est un lieu de création, de coproduction et de diffusion de spectacles de théâtre tous publics. La programmation est très variée et peut être adapté à tout type de handicap. Les salles principales sont accessibles en fauteuil roulant. Sourds et malentendants : Programmation de spectacles surtitrés (français, italien, russe). Spectacles en LSF (jeune public). Déficients visuels : Une à deux représentations en audiodescription par an. Programme de la saison en gros caractères ou en braille disponible sur demande. Visites tactiles organisées avant les spectacles en audiodescription. Handicap mental, psychique ou cognitif : Ateliers adaptés organisés au TGP ou hors les murs.
Théâtre Gérard Philipe – Centre dramatique national St-Denis, 59 boulevard Jules Guesde 93200 St-Denis. Contact accessibilité : François Lorin. Mail : f.lorin@theatregerardphilipe.com. Tél. 01 48 13 19 91. Site web : theatregerardphilipe.com.

Opéra Bastille
L’Opéra Bastille est un grand théâtre moderne et une scène lyrique internationale. Avec 2700 places, une acoustique homogène, des équipements, décors, costumes et accessoires uniques, cet opéra propose une programmation très diversifiée et ouverte à tous : Ballets, concerts, opéras, théâtre… Accessibilité : Tous les spectacles présentés dans la grande salle sont accessibles aux personnes à mobilité réduite. L’Opéra national de Paris propose des représentations en audiodescription en partenariat avec l’association Accès Culture avec prêt de casques. Lors des représentations des livrets en braille et/ou en gros caractères sont remis aux spectateurs. Environ 30 places proposées par spectacle.
Opéra Bastille, Place de la Bastille 75012 Paris. Site web : operadeparis.fr. Contact accessibilité : Sophie Thuillier. Mail : sthuillier@operadeparis.fr. Tél. 01 40 01 18 08.

Pour plus d’idées de vacances adaptées à Paris et en Île-de-France, rendez-vous sur le site : www.accessible.net.

Source : https://www.handirect.fr/vacances-adaptees-a-paris-ile-de-france/