Accessibilité

Écho du RAAMM du 20 au 26 mars 2017

Voici le contenu de l’Écho du RAAMM pour la période du 20 au 26 mars 2017.

Prenez connaissance des dernières actualités du RAAMM, des communiqués de nos partenaires et d’articles portant sur la déficience visuelle publiés dans les médias.

Sommaire

1. Brunch conférence « L’accessibilité du Web »

Le RAAMM vous invite au prochain brunch conférence qui portera sur l’accessibilité du Web.

Date : Mardi 4 avril, de 10 h à 12 h
Animation : Jean-Marie D’Amour, expert en accessibilité du Web et Guillaume D’Amour, animateur-coordonnateur du projet Laboratoire du Web du RAAMM
Coût : 9$

Dans une présentation interactive au cours de laquelle vous êtes invités à poser vos questions, vous pourrez en apprendre davantage sur l’accessibilité du Web.
Venez découvrir les 4 grands principes de l’accessibilité du Web et les rôles respectifs des concepteurs et des utilisateurs. Jean-Marie et Guillaume vous présenteront les grandes lignes du projet Laboratoire du Web du RAAMM. Ils vous expliqueront également ce que vous pouvez faire lorsque vous faites face à des problèmes et comment le RAAMM peut vous aider en testant l’accessibilité de sites Web.

Inscription obligatoire auprès de Ginette Lalonde au 514-277-4401, poste 111 ou par courriel à administration@raamm.org au plus tard le mardi 28 mars.

 

2. Sécurité routière : signaux sonores exigés pour les handicapés visuels

Imaginez vous déplacer sans parfaitement voir ce qui se trouve autour de vous. C’est ce que doivent vivre à différents niveaux les personnes souffrant d’un handicap visuel dont l’ouïe devient l’outil principal pour se déplacer.

Le directeur général du Regroupement des personnes handicapées visuelles régions 03-12, René Binet, s’est présenté à la consultation publique menée par la SAAQ sous le thème de la sécurité routière. Ce dernier a insisté sur l’importance des signaux sonores dans les déplacements des personnes non voyantes. «Comme vous, vous avez la lumière verte, la lumière rouge ou le bonhomme piéton, pourquoi on n’aurait pas l’équivalent?», a-t-il demandé devant le panel de consultation.

«Ce serait vraiment important de faire en sorte de développer des contrôleurs de feux de circulation afin de les intégrer par défaut», a-t-il soutenu. Sa suggestion: installer un signal sonore dès la fabrication du feu de circulation pour chaque intersection. Plusieurs objets, comme certains modèles de cellulaire, offrent déjà une technologie similaire, avec l’option de signal sonore intégrée.

Sans signal sonore, ceux vivant avec un handicap visuel doivent se fier au trafic parallèle pour traverser une intersection. «Le plus sûr, c’est quand le trafic est complètement arrêté», rappelle M. Binet. Le directeur général remarque une volonté du ministère des Transports de travailler avec les personnes non voyantes. «Le MTQ a quand même eu la volonté de mettre en place une normalisation des signaux sonores, qui doit toujours évoluer soit dit en passant.»

Attention aux cyclistes

Le partage de la route est au cœur des préoccupations du regroupement, particulièrement avec les voyageurs à deux roues. «Pour une personne aveugle, ça peut être un danger, parce qu’on ne les entend pas venir», explique M. Binet. Maintenir l’interdiction aux cyclistes de circuler sur les trottoirs est primordial, mais le ministère des Transports pourrait aller encore plus loin. «Ça prendrait une délimitation physique claire pour faire en sorte qu’on se trouve dans une zone sécuritaire», croit-il.

D’autres trucs existent pour donner des points de repère aux personnes non voyantes, comme les dalles podotactiles, ces sortes de tuiles de béton texturé qu’on retrouve à certaines intersections. «Il y a eu une recherche faite sur ces dalles en 2015 par le ministère et on a été vraiment inclus de bout en bout», estime M. Binet. En plus d’en installer sur les bateaux pavés pour descente en fauteuil roulant, le regroupement suggère d’en mettre aux arrêts d’autobus sans abribus. «Ça nous permettrait de savoir que l’arrêt d’autobus est là.»

Les villes peuvent elles aussi contribuer à la sécurité des piétons avec un handicap visuel estime René Binet, particulièrement en hiver. «Toute l’histoire du dégagement des trottoirs est problématique, croit-il. On a juste à penser aux intersections des poteaux qui ne sont pas dégagés, c’est assez difficile d’aller peser sur le bouton pour déclencher le feu de piéton.»

Article de Prisca Benoit  publié le 3 mars 2017

Source : http://www.quebechebdo.com/actualites/2017/3/3/securite-routiere–signaux-sonores-exiges-pour-les-handicapes-vi.html

 

3. La consultation publique sur la sécurité routière se conclut sur un bilan positif

Le ministre des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports (MTMDET), M. Laurent Lessard, trace un premier bilan positif de la première consultation publique sur la sécurité routière qui s’est déroulée du 9 janvier au 3 mars et dont les séances publiques ont été tenues dans 11 villes du Québec. La consultation devait permettre à l’ensemble de la population de se prononcer sur des enjeux de sécurité routière, dans le but d’améliorer le bilan routier québécois.

Près de 35 000 personnes ont visité le site Web de la consultation et, de ce nombre, plus de 7 700 ont exprimé un ensemble de points de vue sur les façons d’améliorer la sécurité des usagers de la route, que ce soit en soumettant un écrit ou en répondant à un questionnaire en ligne. Les séances publiques ont par ailleurs permis à environ 150 groupes et 250  citoyens de s’exprimer.

« Comme gouvernement, nous souhaitions entendre la population sur un sujet qui a une grande incidence sur la population. Nous sommes maintenant prêts à aller de l’avant avec tous les commentaires reçus dans le cadre de la consultation. Je tiens aussi à remercier tous les participants à la consultation pour leur apport aux échanges sur la sécurité routière, un sujet de grande portée », a précisé le ministre Lessard.

Les deux porte-paroles de la consultation publique ont pour leur part souligné la qualité du contact avec la population et la richesse des interventions présentées lors des séances publiques. « Les personnes qui s’adressaient à nous étaient passionnées et démontraient un réel désir de contribuer à l’amélioration du bilan routier du Québec », a souligné Mme Claudia Di Iorio. « Les citoyens et les groupes que nous avons rencontrés portaient vraiment un regard éclairé sur les différentes problématiques de sécurité routière dont ils discutaient », a renchéri M. Alain Gelly.

Les commentaires, suggestions et idées formulés durant la consultation publique seront analysés par la Société de l’assurance automobile du Québec et le MTMDET. Une synthèse par thème et par région sera publiée ce printemps. Des recommandations seront par la suite transmises au ministre.

Publié le 6 mars 2017.

Source : https://consultation.saaq.gouv.qc.ca/communique/la-consultation-publique-sur-la-securite-routiere-se-conclut-sur-un-bilan-positif/

 

4. Fondation Cypihot-Ouellette : Appel de candidatures –Prix Jeanne-Cypihot  2017

La Fondation Cypihot-Ouellette œuvre depuis plus de trente-cinq ans dans le but de contribuer au développement intégral des jeunes québécois présentant une déficience visuelle. Fidèle à sa tradition, la Fondation Cypihot-Ouellette est heureuse d’annoncer l’appel de candidatures 2017 dans le cadre de son programme de support financier destiné aux étudiants présentant une déficience visuelle.

La Fondation Cypihot-Ouellette attribue annuellement des Prix Jeanne-Cypihot, (500 $ à 1 000 $) pour souligner l’intérêt, l’effort et la persévérance des personnes ayant une déficience visuelle qui poursuivent des études dans différents domaines. Elle encourage ces personnes à parfaire leurs connaissances et leur culture. La fondation reconnaît également leur implication sociale et leur contribution à propager une image positive de la personne ayant une déficience visuelle.

Plus de $3 000.00 ont été attribués à 5 récipiendaires d’un Prix Jeanne-Cypihot en 2016.

Pour être éligible aux Prix Jeanne-Cypihot, le candidat ou la candidate doit présenter un dossier complet contenant :

    • Une preuve de citoyenneté canadienne et ses coordonnées de résidence au Québec;
    • Une confirmation d’une déficience visuelle reconnue au sens de la loi de la Régie de l’assurance-maladie du Québec;
    • Une preuve d’inscription à un programme d’études reconnu et un relevé de notes récent;
    • Une lettre de présentation qui démontre clairement qu’il en est méritoire et  que ce prix lui sera utile à la poursuite de ses études;
    • Une lettre de référence de l’établissement scolaire fréquenté.

Le candidat ou la candidate doit faire parvenir sa candidature accompagnée d’un dossier complet avant le 15 avril 2017 (23 heures 59) à l’adresse courriel: harnoisbh@gmail.com

 

5. Amélioration de la sécurité en milieu urbain : la Ville de Longueuil présente ses priorités d’action 2017

Dans la foulée de sa démarche d’amélioration de la sécurité en milieu urbain, la Ville de Longueuil a identifié une trentaine de priorités d’action pour 2017. Un budget de 1 M$ a été réservé pour la mise en œuvre de ces actions, déterminées par les signalements reçus lors de la 3e consultation publique en ligne du printemps dernier et les analyses effectuées par les membres du Comité pour l’amélioration de la sécurité en milieu urbain de la Ville.

Des interventions concrètes et ciblées

La Ville de Longueuil priorisera des interventions dans 6 secteurs de son territoire en 2017 : les grands parcs-nature Michel-Chartrand et de la Cité, la Place Charles-Le Moyne ainsi que les secteurs Normandie, Marquette et Empire. Ces actions, qui touchent notamment une signalisation, une visibilité et un éclairage adéquats, permettront de renforcer les éléments clés qui favoriseront un aménagement sécuritaire des espaces publics et à l’amélioration du sentiment de sécurité des citoyens. Parmi ces mesures, notons :

  • l’amélioration de l’éclairage et de la signalisation dans le parc linéaire Desaulniers;
  • la géolocalisation dans les parcs-nature Marie-Victorin et de la Cité, dans le boisé Du Tremblay et dans plusieurs sentiers multifonctionnels du territoire;
  • la reconduction du projet pilote « Protection piéton »;
  • et des mesures d’apaisement de la circulation et d’augmentation de la sécurité autour des traverses piétonnes à l’aide de plaques de comptage, d’afficheurs de vitesse et de balises flexibles.

« Ces actions s’inscrivent dans la poursuite de nos efforts entrepris au cours des dernières années pour faire de Longueuil une ville plus humaine, où nos citoyens peuvent vivre en toute quiétude. Cette démarche réitère notre volonté de poser des gestes concrets afin de placer la sécurité au cœur de nos interventions. Il est primordial que la population s’approprie ces lieux publics et s’y sente en sécurité. Le succès de cette démarche collective repose sur la coordination entre les différents acteurs municipaux, et c’est ce à quoi nous travaillons au quotidien », a déclaré la mairesse de Longueuil, Caroline St-Hilaire.

Ville de Longueuil 2 mars 2017

Source : https://www.longueuil.quebec/fr/communiques/2017/amelioration-securite-milieu-urbain-presente-ses-priorites-action-2017

 

6. Permis de terrasses et placottoirs : moins cher et plus simple

La popularité des cafés-terrasses et des placottoirs ne se dément pas sur Le Plateau-Mont-Royal. Dans un souci de répondre à la demande et à l’intérêt grandissant de ses commerçants pour l’occupation et l’animation du domaine public, l’arrondissement a procédé à une révision en profondeur de sa règlementation et de ses programmes.

« Nous souhaitions faciliter la vie des commerçants, tout en multipliant les options qui s’offrent à eux afin d’animer et d’embellir l’espace public. Nous croyons avoir atteint ces objectifs tout en nous assurant que nous conservons des standards élevés de sécurité, d’accessibilité universelle et de verdissement généreux », a déclaré Alex Norris, conseiller de la ville du district de Jeanne-Mance et responsable du dossier.

Ainsi, cette année :

      • Les inspections en matière d’accessibilité universelle sont renforcées;
      • Les tarifs des cafés-terrasses sont réduits d’environ 20% (calcul tarifaire dorénavant basé sur 8 % de la valeur foncière plutôt que 10 %);
      • Les options en matière de verdissement sont plus généreuses;
      • L’installation de certains types de toits amovibles et d’éclairage ambiant sont permis;
      • Les placottoirs sont dorénavant évalués principalement selon des critères qualitatifs encourageant l’originalité et la créativité;
      • Pour les cafés-terrasses, un permis d’une durée de quatre mois (15 juin au 15 octobre) est également offert au deux tiers du prix d’un permis habituel de six mois (15 avril au 15 octobre);
      • Les guides d’aménagement mis à la disposition des commerçants sont revus et améliorés pour faciliter la compréhension.

Avec ces bonifications, l’arrondissement répond aux demandes des commerçants et des citoyens, qui souhaitent pouvoir profiter d’installations invitantes, sécuritaires et accessibles universellement. Le Plateau souhaite également favoriser une multiplication de ces installations au cours des prochaines années.

Popularité en croissance

Les cafés-terrasses et placottoirs font partie de la signature du Plateau et leur attrait est indéniable. Depuis 2010, leur nombre a plus que doublé, passant de 52 à 94 en 2016, une augmentation de plus de 80 %. Aussi, après avoir procédé à l’implantation du tout premier placottoir en 2014, l’arrondissement en a accueilli 11 l’an dernier.

« Le Plateau a été un précurseur dans l’aménagement du domaine public. Après avoir été le premier à permettre les cafés-terrasses sur chaussée sur les artères commerciales en 2011, Le Plateau a mis sur pied le premier programme de placottoir gratuit et ouvert au public à Montréal en 2014. Nous avons aussi été les premiers à créer des guides d’aménagement destiné aux commerçants et illustrés, à l’image d’autres grandes villes dans le monde. Toutes ces innovations ont été bien reçues par la population, qui en redemande. Notre succès est tel que plusieurs arrondissements de Montréal se sont depuis inspirés de nos pratiques », a conclu Alex Norris.

Source : Ville de Montréal – Arrondissement du Plateau-Mont-Royal, 9 mars 2017

http://www.newswire.ca/fr/news-releases/permis-de-terrasses-et-placottoirs–moins-cher-et-plus-simple-615778513.html

 

7. Victo décroche la toute première certification Destination pour tous

Tout ce travail, tous ces efforts déployés depuis 18 ans, depuis la mise en place de la Politique d’accessibilité universelle, portent fruit, comme en fait foi l’obtention par la Ville de Victoriaville de la toute première certification provinciale Destination pour tous décernée par l’organisme Kéroul et visant à rendre accessible le tourisme et la culture aux personnes aux prises avec des incapacités.

À l’hôtel de ville de Victoriaville, lundi après-midi, le maire André Bellavance a reçu, des mains du président-directeur général et fondateur de Kéroul, André Leclerc,  cette toute première certification provinciale Destination pour tous. Victoriaville, avec ses trois étoiles obtenues sur cinq, démontre qu’elle propose une offre touristique accessible, variée et de qualité aux personnes vivant avec des incapacités de tout ordre, motrice, auditive, visuelle, de compréhension ou de langage.

«Kéroul est un organisme voué au développement de l’accessibilité. Nous voulons positionner le Québec comme une destination accessible. On travaille pour que le Québec devienne une destination accessible pour tous», a indiqué André Leclerc, tout en remerciant Victoriaville d’avoir répondu à l’appel.

Victoriaville était, dès le départ, toute désignée pour adhérer au projet. «Pour développer ce projet, il nous fallait une ville déjà très dynamique en matière d’accessibilité. Victoriaville sortait de la liste. Destination pour tous s’inspire d’un concept français. Pour le transposer à notre réalité, il fallait travailler avec une ville d’ici pour ensuite développer un réseau qui va s’étendre à la grandeur du Québec», a confié Jean-François Lavoie, directeur du développement et partenariat chez Kéroul.

Un aboutissement

Le début de cette aventure pour Victoriaville remonte à l’automne 2014 lors du sommet Destination pour tous à Montréal. «Par la suite, Victoriaville a adopté la déclaration de Montréal. Les autorités locales s’engageaient ainsi à faire de Victoriaville une destination pour tous de façon à permettre à tous les visiteurs de voyager sans obstacle. Pour Victoriaville, c’était là une occasion nouvelle et rêvée de faire de notre ville un lieu inclusif», a souligné Patrick Paulin, conseiller municipal et président du Comité consultatif de la Politique d’universalité universelle.

Dès 2015, Victoriaville a entrepris une étroite collaboration avec l’organisme Kéroul pour développer un processus de certification en accessibilité au niveau du tourisme. «En novembre 2015, nous avons profité d’un forum pour valider auprès des partenaires des secteurs touristique, commercial, communautaire et institutionnel, l’intérêt et la faisabilité du projet», a confié M. Paulin, tout en ajoutant que les entrepreneurs ont démontré, une fois de plus, que Victoriaville brillait par la qualité de son accueil.

Une première cohorte

L’évaluation d’une première cohorte de 150 commerces et établissements a permis à Victoriaville d’obtenir sa certification trois étoiles.

«Nous avions ciblé des établissements à haute teneur touristique, des attraits touristiques, des restaurants, des établissements d’hébergement, des services de proximité, comme des pharmacies. Ces établissements ont fait l’objet d’une évaluation, ce qui a permis de dresser un portrait», a expliqué Nathalie Roussel, responsable à l’accessibilité universelle à la Ville de Victoriaville.

D’ici la fin du mois, les responsables de ces établissements seront conviés à une rencontre d’information au cours de laquelle on leur remettra leur dossier d’évaluation comprenant leur cote d’accessibilité, mais aussi des bonifications pour les aider à bonifier l’accessibilité de leur établissement. «Une trousse d’information a aussi été créée, une formation sera disponible pour faciliter l’accueil de la clientèle. Une subvention peut être obtenue pour réaliser des travaux. Bref, nous soutenons nos commerçants et établissements désireux d’améliorer leur accessibilité», a souligné Mme Roussel qui ne cache pas son désir de décrocher une quatrième étoile.

Pour y arriver, un plan d’action sera élaboré et mis en place au cours des trois prochaines années.

La certification

La certification Destination pour tous démontre qu’une municipalité propose une offre touristique accessible, variée et de qualité aux personnes avec une situation d’incapacité tout en leur permettant un séjour prolongé.

C’est ce que recherchent ces personnes. Le Victoriavillois Denis Laliberté en témoigne. «Comme tout le monde, je suis un consommateur. J’aime aller à différents endroits. Mais j’ai besoin, quand je fais une sortie, de plus d’informations et de détails sur l’accessibilité. Destination pour tous est un beau projet», a-t-il signalé, ajoutant que son premier réflexe, avant une sortie, consiste à consulter le site Internet de Kéroul (www.keroul.qc.ca).

Le maire André Bellavance, en recevant la certification, a tenu à louanger le travail d’équipe. «Pour la ville, c’est une grande fierté. C’est tout un honneur pour Victoriaville d’être la toute première à recevoir cette certification. Il a fallu tout un travail d’équipe pour en arriver à une si belle réalisation. Un travail extraordinaire a été accompli au fil des ans avec la Politique d’accessibilité universelle. On a constaté une grande évolution et une implication à tous les niveaux», a-t-il commenté.

Article de Claude Thibodeau publié le 13 mars 2017

Source : http://www.lanouvelle.net/actualites/societe/2017/3/13/victo-decroche-la-toute-premiere-certification-destination-pour-.html

 

8. Trois femmes perdent la vue après une thérapie non homologuée

Trois femmes atteintes de dégénérescence maculaire, qui pensaient participer à un essai clinique contre cette perte progressive et irréversible de la vision, sont devenues aveugles à l’issue de cette thérapie non homologuée, a-t-on appris mercredi dans une revue médicale américaine.

Les patientes âgées de 72 à 88 ans ont subi, outre la perte de la vision, un décollement de la rétine et des hémorragies et ce peu après cette intervention effectuée dans une clinique en Floride qui n’a pas été identifiée.

Elles pensaient participer à un essai clinique légitime qui figurait sur un site de l’Institut national de la santé (NIH), selon un article paru dans le New England Journal of Medicine. Il s’agit de ClinicalTrials.gov, où sont répertoriées à titre indicatif toutes les études en cours.

Cet article est «un appel pour faire prendre conscience aux malades, au corps médical et aux agences fédérales de réglementation, des risques de ce type de recherches peu contrôlées et financées par les patients», en l’occurrence une thérapie avec des cellules souches, explique le Dr Jeffrey Goldberg, professeur d’ophtalmologie à la faculté de médecine de Stanford.

«Les cellules souches suscitent de grands espoirs et ces types de cliniques attirent des malades désespérés qui pensent qu’une telle thérapie va les guérir, mais dans ce cas ces femmes ont été victimes d’une expérience clinique hors des normes et dangereuse», ajoute le Dr Thomas Albini, professeur d’ophtalmologie clinique à l’Université de Miami.

Chacune des trois malades a payé 5000 dollars pour l’intervention.

Or, tout essai clinique payant devrait mettre la puce à l’oreille, pointent les auteurs, qui expliquent que les études sérieuses ne sont jamais financées par les malades.

La préparation de mauvaise qualité des cellules souches en vue de leur injection dans les yeux de ces femmes pourrait expliquer les complications, estiment-ils, citant une possible contamination de la solution pour les purifier.

Et quand bien même les interventions se seraient bien déroulées, affirment-ils, rien ne prouve qu’elles auraient pu restaurer la vision des patientes.

Il existe en effet très peu d’indications que ce type de cellules souches, prélevées dans la graisse de l’abdomen, ont la capacité de devenir des cellules de l’épithélium rétinien pigmenté.

Autre fait inhabituel, font valoir les professeurs Goldberg et Albini, l’intervention a été réalisée dans les deux yeux des patientes, alors que les médecins choisissent toujours la prudence dans ce type de thérapie expérimentale.

Publié le 15 mars 2017 par l’AFP diffusé sur TVA nouvelles

Source : http://www.tvanouvelles.ca/2017/03/15/trois-femmes-perdent-la-vue-apres-une-therapie-non-homologuee

 

9. New York – Malvoyant et patron d’ONG

Directeur d’une fondation à New York, malvoyant, sportif et supporter du Stade Rennais. Il est tout cela à la fois Charles-Édouard Catherine. Une vie atypique pour ce Breton qui s’est vu remettre, au Quai d’Orsay, à Paris, un prix récompensant son parcours aux États-Unis.

La vie de Charles-Édouard Catherine pourrait sans nul doute inspirer un auteur de roman ou un réalisateur. On verrait bien Tom Hanks ou Dustin Hoffman incarner le drôle de parcours de ce Breton aujourd’hui installé à New York. Depuis son building de la 33e rue, donnant sur la mythique salle du Madison Square Garden, en plein coeur de Manhattan, il est une petite part du rêve américain. Même si la vie ne lui a pas fait que des cadeaux. Atteint d’une maladie génétique, il a commencé à perdre la vue alors qu’il venait de poser le pied aux États-Unis.

« Je savais que j’allais être non-voyant »

Natif de Rennes, où ses parents résident toujours, Charles-Edouard est d’abord passé par Quimper, puis Bordeaux, d’où il repartit diplômé de Sciences Po. Avant de s’envoler pour New York, c’était en 2012. Sa fiancée, originaire de là-bas, l’a décidé à quitter la France pour tenter l’aventure. Aujourd’hui âgé de 28 ans, ses débuts outre-Atlantique ne lui laissent pas que de bons souvenirs. « Je ne connaissais personne, je ne parlais pas très bien anglais ». Son job dans les relations publiques pour des start-up ne l’emballe pas beaucoup. « Un peu trop superficiel » à son goût. Comble de malchance, sa rétinite pigmentaire, diagnostiquée à l’âge de 4 ans, refait parler d’elle. « Depuis tout petit, je savais que j’allais être non-voyant à l’âge adulte. Mais je ne savais pas quand. C’est arrivé quand je me suis installé aux États-Unis. »

Le handicap prend place progressivement. « La cécité n’arrive pas du jour au lendemain. Les cellules de ma rétine meurent progressivement. Au début, vous n’arrivez plus à distinguer les étoiles, les papillons. Puis ce sont les gens ». Le jeune homme a envie de tout lâcher. « Je me suis dit que c’était foutu, que ma vie allait s’arrêter ». Mais voilà, Charles-Edouard, qui distingue encore la lumière et les silhouettes, a de la ressource. Et un nouveau travail dans lequel il s’éclate.

Effet Trump

Grâce au réseau des Français installés à New York, il trouve un travail dans une ONG. Surgeons of Hope, qu’il dirige aujourd’hui, est le pendant de La chaîne de l’espoir en France. L’association humanitaire est spécialisée dans la chirurgie cardiaque pédiatrique et mène des actions dans les pays en voie de développement. Elle construit et rénove des hôpitaux. Elle s’attache aussi à gérer la logistique pour des chirurgiens bénévoles qui opèrent des enfants.

« Dans le caritatif, les gens ont une sensibilité particulière vis-à-vis du handicap », relève le Breton. Bien aidé par ses collègues et sa fiancée, il s’accroche et donne un sens à sa vie. À tel point qu’il finit par succéder au directeur de l’ONG. C’était il y a deux ans. Aujourd’hui patron d’une petite équipe de quatre personnes, il gère un budget annuel de fonctionnement de 600.000 dollars. Son rôle ? S’assurer que les dons – l’association est financée à 100 % par du privé – affluent. De quoi permettre le développement de projets au Nicaragua et au Costa Rica. « Puis le Panama et le Pérou, d’ici six à douze mois », espère le directeur.

Aussi étonnant que cela puisse paraître, le contexte politique américain – avec l’élection de Donald Trump – facilite les dons. « Le gouvernement va sans doute couper des financements publics pour des programmes internationaux. Mais il y a aussi une réaction de la société civile. Dans ce contexte, on a l’impression que les gens veulent être encore plus généreux ! ».

Des jeux paralympiques ?

Grand amateur du Stade Rennais – « je suis un fan de Christian Gourcuff » – il suit tous les matches. « Même, si c’est dur en ce moment », sourit-il. Charles-Edouard est aussi un sportif. « Je ne l’étais pas trop mais quand j’ai perdu la vue, j’ai assisté au marathon de New York. J’ai trouvé cela extraordinaire. J’ai donc commencé à courir ». Comme le Breton ne fait pas les choses à moitié, il participe plusieurs fois au marathon de New York et à celui de Boston. Puis se prend de passion pour le triathlon. À un niveau qui lui a permis de terminer 3e cette année, aux Nationaux handisport. De quoi lui laisser espérer une qualification pour les prochains Jeux paralympiques !

D’ici là, Charles-Edouard compte aussi obtenir la nationalité américaine. Même si sa demande a pris du retard. Avec l’élection de Trump, « les délais ont explosé ». Pas de quoi, pour autant, inquiéter ce Rennais sélectionné pour un prix organisé par lepetitjournal.com, site d’infos pour les expatriés. Il s’est vu remettre mardi dernier, au Quai d’Orsay, un « Trophée des Français de l’étranger ». De quoi récompenser un parcours atypique et, surtout, un moral d’acier.

Article de Philippe Créhange publié le 9 mars 2017

Source : http://www.letelegramme.fr/bretagne/new-york-malvoyant-et-patron-d-ong-09-03-2017-11427183.php#

 

10. En Iran, la mort d’un homme aveugle tombé d’un pont relance le débat sur l’accessibilité

Fin janvier, un homme aveugle est décédé près de Téhéran, après être tombé d’un pont. Cet événement a relancé le débat autour du handicap. Pour notre Observatrice, les déficiences visuelles sont très peu comprises par les citoyens et les autorités en Iran. Si bien que pour les aveugles, chaque déplacement est un véritable parcours du combattant.

Abbas Nobaghi est décédée le 30 janvier dernier, en chutant depuis un pont dans sa ville natale de Varamin, en banlieue de Téhéran. Selon les médias iraniens, l’homme connaissait parfaitement ce pont, qu’il utilisait quotidiennement. Le jour de sa mort, le pont était en travaux, mais les escaliers étaient toujours accessibles. Comme à son habitude, Abbas Nobaghi a monté les marches. Mais arrivé en haut, ne se doutant pas qu’une partie du pont avait été retirée, il a chuté de cinq mètres. Blessé à la tête, il est mort en arrivant à l’hôpital.

Un évènement similaire avait déjà eu lieu en 2010, lorsqu’une journaliste aveugle était tombée sur les rails du métro de Téhéran. Les autorités avaient alors fait installer du carrelage tactile, indiquant le bord d’une plateforme.

«Parfois, on ne sait pas si on est sur le trottoir ou au beau milieu de la rue»

Notre Observatrice Rojin (pseudonyme) est âgée de 27 ans et vit à Téhéran. Aveugle depuis son adolescence, elle milite pour la reconnaissance de ce handicap.

Les personnes aveugles en Iran doivent se préparer comme si elles allaient découvrir un autre monde chaque fois qu’elles sortent de chez elles. Les obstacles les plus dangereux sont les fossés de drainage. Il y a en a partout en Iran, souvent entre la route et le trottoir, ce qui signifie que si nous voulons traverser la rue, nous devons trouver une petite passerelle. Nous sommes également dépendants de la gentillesse des passants pour nous dire où aller. Parfois, on marche et on ne sait pas si on est sur le trottoir ou au beau milieu de la rue. Cela m’est arrivé à plusieurs reprises.

Une voiture sur un chemin pour aveugle.

Des pavés tactiles ont été installés dans les rues de Téhéran et dans d’autres villes. Les surfaces bosselées signifient « attention ». Les lignes parallèles indiquent un itinéraire sûr à suivre. Mais nous ne les suivons pas toujours parce que dans bien des cas, ils nous mènent directement dans des obstacles, comme des arbres, des fossés, des bornes. Pourquoi ? Les ouvriers qui les installent n’ont parfois aucune idée de leur utilité. Une fois, j’ai suivi un de ces passages « sûrs » à Téhéran. Il venait d’être construit. Il m’a mené… droit dans un arbre. Les ouvriers étaient encore sur place alors je leur ai demandé : « Vous savez à quoi servent ces pavés ? ».

Ils ne savaient pas. Je leur ai expliqué que c’était pour aider les aveugles à éviter les obstacles et demandé de modifier l’itinéraire. Ils m’ont répondu qu’ils ne pouvaient pas… Mais je n’ai pas lâché l’affaire et je me suis rendue à l’organisation d’État pour l’aide sociale. Ils ont directement appelé quelqu’un de la mairie. Au téléphone, j’ai entendu un fonctionnaire mécontent répondre : « On ne peut pas faire plus. Pourquoi est-ce que les aveugles ne restent-ils pas chez eux ? » C’était douloureux. Mais il n’est pas le seul à penser de la sorte… Beaucoup de gens garent leur vélo, voiture ou moto sur les pavements pour aveugles. Les magasins y déposent leurs marchandises. Tout simplement parce qu’ils ne posent pas la question de savoir à quoi servent ces rebords bosselés !

Un chemin « sûr » allant droit dans une barrière.

Résultat : tous les jours des aveugles ont des accidents dans la rue. Il y a quelques semaines, l’un de mes amis est tombé dans un fossé creusé par des ouvriers. Il a eu la mâchoire brisée. Il y a un an, je marchais avec une amie aveugle, il pleuvait et tout à coup, elle est tombée dans un fossé. Elle était couverte de boue, c’était humiliant. Chaque fois que nous sortons, c’est stressant et nous revenons avec une ecchymose, ou une robe déchirée parce qu’on est tombé…

Des magasins mettent leurs marchandises sur les pavés spéciaux.

Dans les transports, c’est tout aussi compliqué. Prenons un taxi par exemple. Nous ne savons pas si la voiture dans laquelle nous entrons est véritablement un taxi. Les billets iraniens n’ont aucune indication tactile… Si bien que nous ne savons pas combien nous avons payé le trajet et combien on nous a rendu. Dans le métro, il n’y a pas encore de carrelage tactile partout et le personnel n’est pas formé à nous aider. Il y a trois ans, les métros et bus sont devenus gratuits pour les aveugles. Mais de nombreuses lignes de bus ne disposent toujours pas d’un système vocal pour indiquer les arrêts.

Le principal problème c’est la connaissance de ce handicap. Il n’y a pas assez d’informations à ce sujet. Les choses s’améliorent petit à petit. Il y a de plus en plus de discussions sur le sujet sur Twitter ou Telegram. Mais je ne suis pas très optimiste : tout avance très lentement.

Un manque d’homogénéité dans les infrastructures

Ali Saberi est membre du Conseil municipal de Téhéran et souffre d’une déficience visuelle. Il a expliqué aux Observateurs de France 24 que l’installation de carrelages tactiles avait débuté il y a dix ans dans les rues de la capitale. Mais il ne cache pas son inquiétude : « Ici, à Téhéran, toutes ces initiatives ne sont que des idées qui changent d’une mairie à une autre [il y a 22 municipalités au total] : chacune a son propre conseiller, donc rien n’est homogène ».

« L’autre problème, ce sont les entreprises qui s’occupent de les installer » a-t-il ajouté. « Elles remportent des appels d’offres pour réaliser ces installations, mais leur travail n’est pas contrôlé. Conséquence : ils font ce qu’ils veulent et parfois de façon assez artisanale ». Malgré tout, Ali Saberi reconnaît que des efforts ont été faits ces dernières années, avec notamment l’installation de panneaux en braille dans les bus, des signaux sonores ou encore de taxis spécialement dédiés aux personnes aveugles.

Article de Rojin, observatrice écrit en collaboration avec Alijani Ershad journaliste publié le 8 mars 2017

Source : http://observers.france24.com/fr/20170308-iran-mort-homme-aveugle-tombe-pont-relance-debat-accessibilite

 

11. Belgique – Regarder la ville avec les yeux d’un malvoyant

Du 13 au 26 mars, la Ligue Braille organise sa campagne de sensibilisation aux difficultés quotidiennes rencontrées par les aveugles et malvoyants. Une campagne axée cette année sur la recherche d’autonomie. Trouver un emploi adapté, prendre le bus, payer ses achats, s’occuper d’un enfant, tous ces gestes anodins pour certains, peuvent constituer un véritable parcours d’obstacles pour les personnes souffrant d’une déficience visuelle.

A septante-six ans, Monique est malvoyante depuis trois ans. Nous la rencontrons à la sortie de son cours d’art floral. Munie de sa canne blanche, elle se dirige vers le métro mais sur le trottoir, les trous ou les pavés descellés menacent son équilibre. Un peu plus loin, il faut traverser la chaussée, puis prendre l’escalator et ne pas se tromper de tram. Pour Monique, chaque déplacement est une expédition, qu’elle évite autant que possible, de vivre seule : « Il y a des gens qui ne nous laissent pas passer, qui ne font pas attention ou refusent de nous laisser un siège dans le bus ».

Chaque année, la Ligue Braille aide près de quinze mille personnes à (re)trouver un peu d’autonomie. Rebecca Lévêque, porte-parole de l’association, explique les difficultés rencontrées pour se déplacer en ville. « Le bruit de la circulation complique la traversée d’une rue mais bizarrement, l’absence de bruit ne facilite pas les choses. Difficile de percevoir l’arrivée d’une voiture électrique, d’un tram de nouvelle génération ou même d’un vélo. Certes, des dispositifs tactiles en relief sont de plus en plus souvent installés dans l’espace public, la STIB ou la SNCB proposent aussi des services personnalisés. Mais il faut alors préparer le trajet à l’avance. Finalement il reste beaucoup à faire pour rendre la ville accueillante aux personnes malvoyantes ».

« Ouvrir les yeux »

Proposer son aide pour traverser la rue, indiquer la ligne lorsque le bus s’approche de l’arrêt, voici quelques suggestions qui peuvent faciliter grandement les déplacements des personnes malvoyantes. Encore faut-il le faire avec tact! « Inutile d’imposer son aide en tirant la personne par la manche, demandez-lui d’abord si vous pouvez l’aider et proposez-lui de saisir votre bras », suggère encore Rebecca Lévêque.

Et pour mieux se rendre compte des besoins rencontrés par les déficients visuels, la Ligue Braille organise plusieurs animations cette semaine. Sur le marché de Schaerbeek ce mardi, ou de la Batte à Liège dimanche prochain, un étal de fruits et légumes permettra de faire ses courses et de payer « les yeux bandés ». Une manière de se plonger dans le quotidien des personnes aveugles. Et même si les pièces et les billets disposent de petites rainures qui permettent de les identifier, l’exercice n’est pas facile.

Article de Véronique Fievet publié le 13 mars 2017

Source : http://www.rtbf.be/info/regions/detail_regarder-la-ville-avec-les-yeux-d-un-malvoyant?id=9552809

 

12. Vietnam – Aider les femmes malvoyantes à sortir de la pauvreté

Conscientes des multiples difficultés que rencontrent les femmes malvoyantes, des associations ont déployé de nombreux programmes pour les aider à sortir de la précarité.

En tant que malvoyante, Nguyên Thi Na, district de Khoai Châu, province de Hung Yên (Nord), rencontrait autrefois beaucoup de difficultés pour boucler ses fins de mois. Mais grâce à ses efforts et surtout aux aides de l’Association des malvoyants du district de  Khoai Châu, ses conditions de vie et celle de sa famille se sont beaucoup améliorées ces dernières années.

Adieu à la précarité
«J’ai suivi un cours de massage organisé par l’Association des malvoyants du district puis j’ai bénéficié de prêts du Fonds national de l’emploi», confie-t-elle. Avant d’ajouter : «Je suis actuellement  patronne d’un salon de massage qui a créé des emplois stables à beaucoup de personnes dans la même situation». Grâce à cet emploi, sa modeste masure a été remplacée par une maison en dur.

Comme Mme Na, Pham Thi Lan, domiciliée dans la province de Vinh Phuc (Nord), est devenue malvoyante après une grave maladie. Mais grâce à 10 millions de dôngs de prêts du Fonds national pour l’emploi, elle a investi avec succès dans l’élevage bovin et porcin. Ses 3 bœufs, 10 porcs et près de 300 poulets lui permettent de subvenir à ses besoins et de mettre de l’argent de côté. À l’image de Mmes Na et Lan,  beaucoup de femmes malvoyantes ont pu sortir de la spirale de la précarité grâce à des prêts.

Nécessité d’aides de toute la société
Si la pauvreté, le chômage et un accès insuffisant aux services de santé et d’éducation touchent beaucoup de femmes handicapées, ces problèmes sont encore plus prégnants pour les femmes malvoyantes. À cela s’ajoute un facteur aggravant : beaucoup d’entre elles vivent en zone rurale. Pour les aider à vivre dignement, en 2006, l’Union des femmes du Vietnam et l’Association nationale des malvoyants ont signé un programme de coopération. Selon Dinh Viêt Anh, chef de la commission des femmes et enfants de l’Association nationale des malvoyants, en 10 ans, ce programme a obtenu des résultats encourageants: près de 5.000 femmes ont bénéficié de prêts du Fonds national pour l’emploi, des milliers d’autres ont suivi des cours d’apprentissage gratuits et ont pu ensuite trouver des emplois rémunérés entre 1,3 et 2,5 millions de dôngs par mois.

En outre, l’Institut des femmes vietnamiennes, en coopération avec le  Centre de formation et de réhabilitation fonctionnelle (Hanoï), a organisé trois cours de formation sur le petit artisanat, le massage et le management. «Les Associations locales des femmes aident celle des malvoyants à acheter les articles fabriqués pour créer un fonds de soins aux femmes et enfants en prévision du Têt», fait savoir Mme Viêt Anh.

Le mouvement de construction de «maisons du cœur», lancé en 2006 par l’Association nationale des malvoyants, a permis en 10 ans de construire des centaines d’habitations. Concrètement, l’Association des malvoyants de la ville de Hai Phong en a construites deux pour deux femmes célibataires, celle du district de Vu Ban, province de Nam Dinh, a fait de même pour Nguyên Thi Tam et les quatre membres de sa famille, tous malvoyants.
L’enseignement aux femmes malvoyantes de connaissances et savoir-faire de base pour les aider à trouver un emploi convenable font partie des activités de soutien que mènent la plupart des villes et provinces du pays. Grâce à quoi nombre d’entre elles ont pu surmonter leurs difficultés en intégrant des clubs de femmes handicapées  ou des groupes de femmes indépendantes.

Mais malgré des conditions de vie qui s’améliorent, bien des femmes malvoyantes sont encore pauvres. «Afin d’améliorer leur situation financière et leur permettre de gagner en autonomie, il faut certes mobiliser l’aide et le soutien de l’État et des autorités locales, mais aussi de l’ensemble de la société», souligne Cao Van Thành, président.

Article de Huong Linh publié le 11 mars 2017.

Source : http://lecourrier.vn/aider-les-femmes-malvoyantes-a-sortir-de-la-pauvrete/393115.html

 

13. Afrique du Sud – Un barista aveugle fait sensation

Aveugle, mais bien habile pour vous servir un café bien chaud selon les règles de l’art.

C’est l’histoire de Joseph Matheatau, premier barista aveugle qualifié d’Afrique du Sud qui s’est fait un nom à Worcester, une ville du Cap-Occidental.

Formé dans un café spécialisé de la ville, Joseph a développé ses sens à un tel point, qu’il est capable de broyer, infuser et servir une tasse avec facilité et sans renverser une goutte.

C’était un peu difficile quand j’ai commencé

“C‘était un peu difficile quand j’ai commencé parce que c’est de l’eau très chaude. En dehors de cela, quand vous moussez le lait, vous ne pouvez pas voir le lait, ni ce qui se passe. Mais grâce à la pratique, mes sens travaillent parfaitement et sont en alerte si quelque chose ne va pas avec le broyeur”, a-t-il confié.

Joseph travaille désormais à plein temps dans un café qui emploie un personnel aveugle et malvoyant dans le cadre d’un programme dirigé par Kaléidoscope, un organisme à but non-lucratif qui forme et habilite les aveugles.

“ C‘était une très longue route et c‘était beaucoup de tests et d’erreurs, mais finalement, nous avons réussi et je pense que c’est aussi à cause de la persistance de Joseph”, a déclaré Ledivia Hamman, coordinatrice du programme Kaléidoscope.

Joseph a décidé de ne pas laisser son handicap se dresser sur la voie d’une vie productive.

“Je respecte vraiment ce qu’il fait et le fait qu’il sache maintenant comment faire du café et il écoute avec son oreille pour obtenir toute la technique pour un bon café, c’est si étonnant, je respecte ça”, a dit Grouve Mhianga, un barista de la place.

Atteint à 3 ans d’un glaucome, une affection oculaire qui endommage le nerf optique, Joseph a complètement perdu sa vue en 2010.

Il projette d’ouvrir son propre café et souhaite que son expérience inspire d’autres comme lui à surmonter les limitations du handicap.

Environ 97 % des personnes aveugles et malvoyantes en Afrique du Sud sont au chômage.

Publié par Africanews avec Reuters  le 14 mars 2017

Source : http://fr.africanews.com/2017/03/14/afrique-du-sud-un-barista-aveugle-fait-sensation/