Accessibilité

Écho du RAAMM du 29 mai au 4 juin 2017

Voici le contenu de l’Écho du RAAMM pour la période du 29 mai au 4 juin 2017.

Prenez connaissance des dernières actualités du RAAMM, des communiqués de nos partenaires et d’articles portant sur la déficience visuelle publiés dans les médias.
Sommaire

 

1. L’équipe du RAAMM s’agrandit pour une partie de l’été

Montréal, le 25 mai 2016 – Le RAAMM est heureux de vous informer que, suite à notre offre d’emploi étudiant annoncée au mois d’avril dernier, nous avons retenu la candidature de madame Sylvia Makarios pour le poste d’aide de bureau. Entrée en poste le 23 mai, Sylvia sera parmi nous jusqu’au 30 juin prochain. Sans plus attendre, il nous fait plaisir de lui laisser la parole pour se présenter :

Bonjour chers membres,

Je suis très heureuse de faire partie de l’équipe du Regroupement des aveugles et amblyopes du Montréal métropolitain (RAAMM).

Pour les prochaines semaines, mon mandat consistera à mettre à votre disposition des ressources utiles qui, je l’espère, permettront de répondre à vos divers besoins. Je suis ravie de pouvoir vous guider dans vos différents projets et vos activités quotidiennes.

Au plaisir de vous rencontrer,

Sylvia M.

Aide de bureau

2. Ressources utiles pour la «boîte à outils»

Nous prévoyons sous peu de mettre en ligne une « boîte à outils » sur le site web du Regroupement des aveugles et amblyopes du Montréal métropolitain (RAAMM) dans le but de vous informer des ressources pertinentes à consulter. Nous vous sollicitons aujourd’hui afin que vous puissiez nous faire part des organismes ou informations dont vous auriez pris connaissance et qui pourraient intéresser tous les membres du RAAMM.

Veuillez envoyer vos suggestions à l’adresse suivante : projet@raamm.org

L’équipe du RAAMM vous remercie de votre précieuse collaboration.

Sylvia M.

Aide de bureau

Regroupement des aveugles et amblyopes du Montréal métropolitain (RAAMM)

5225 rue Berri, bureau 101

Montréal (Québec) H2J 2S4

514-277-4401, poste 119

projet@raamm.org

www.raamm.org

3. Le RAAMM se joint à PIMO pour la Campagne 2017

«On sort ensemble !» Pour un accompagnement à part entière

Portée par Promotion intervention en milieu ouvert (PIMO) et la Table accompagnement de Montréal, la campagne On sort ensemble ! vise à sensibiliser la population et les élus aux besoins d’accompagnement des personnes qui ont des limitations (motrices, intellectuelles, du langage, des sens et perception, du comportement et multiples) ainsi qu’à la nécessité de la mise en place de services d’accompagnement partout au Québec conformément à ce que prône la Politique À part entière.

Du 1er au 7 juin 2017, dans le cadre de la Semaine québécoise des personnes handicapées, diverses activités de sensibilisation inviteront le public à amorcer une réflexion sur le thème de l’accompagnement.

En ouverture, le 1er juin à 10 h 00, une conférence de presse sur les besoins en accompagnement, la Politique À part entière et le modèle d’offre de services proposé par la Table accompagnement.  Le témoignage d’accompagnateurs et de personnes qui bénéficient de services d’accompagnement sont également prévus.

Au menu : Plusieurs activités de sensibilisation sous la supervision de madame Martine Grenier et des personnes bénévoles du RAAMM.

  • Deux parcours à obstacles, l’un en fauteuil roulant et l’autre les yeux bandés et deux mises en situation (autisme et déficience intellectuelle) témoignant de la nécessité de l’accompagnateur
  • Chasseurs de bénévoles pour sensibiliser la population aux besoins d’accompagnateurs bénévoles
  • Duos accompagnateurs-accompagnés pour sensibiliser à l’importance de l’accompagnement
  • Prestations artistiques sur le thème de l’accompagnement
  • Animation et BBQ avec hot-dogs gratuits pour tous

De plus le 7 juin, de 12 h à 18 h, PIMO et ses partenaires tiendront un kiosque On sort ensemble ! À la Station de métro Berri-UQAM. Une équipe de bénévoles sensibiliseront le public sur les enjeux et les besoins en accompagnement.

Venez rencontrer le RAAMM à cette activité de sensibilisation

Jeudi le 1er juin entre 11h00 et 15h30

À la Place Émilie Gamelin

Cette place est bordée à l’ouest par la rue Berri, à l’est par la rue Saint-Hubert, au nord par le boulevard De Maisonneuve et au sud par la rue Sainte-Catherine

Station de métro Berri-UQAM

Pour obtenir plus amples renseignements contactez Madame Martine Grenier au 514-277-4401 poste 115 ou par courriel sab@raamm.org

4. RUTA Montréal AVIS DE CONVOCATION AGA

Montréal, le 23 mai 2017

Madame, Monsieur,

Nous avons le plaisir de vous inviter à l’assemblée générale annuelle du Regroupement des usagers du transport adapté et accessible de l’île de Montréal, qui aura lieu le

Jeudi 15 JUIN 2017, de 13h à 17h

Carrefour communautaire de Rosemont L’Entre-Gens

5675, rue Lafond, Montréal (QC) H1X 2X6

Afin d’exercer votre droit de vote lors de cette rencontre et de pouvoir participer à l’élection des membres du conseil d’administration, nous vous rappelons qu’il est essentiel d’être membre en règle de notre organisme.

Nous vous invitons à renouveler votre cotisation dès maintenant, si ce n’est pas déjà fait, en communiquant avec le RUTA 514-255-0765. Il vous sera aussi possible de renouveler votre carte de membre sur place.

Nous aurons 5 postes en élections pour le conseil d’administration.

Afin d’alléger l’assemblée générale, suite à votre confirmation de présence, nous vous ferons parvenir les documents deux semaines avant la rencontre afin que vous puissiez en prendre connaissance à l’avance. Ils seront d’emblée disponibles en version Word.

Important

Pour les personnes qui auront besoin d’un service d’interprète, nous vous demandons de nous en aviser le plus tôt possible afin de nous permettre de faire la réservation.

Nous vous attendons en grand nombre!

Josée Boyer, présidente

5. Semaine québécoise des personnes handicapées 2017 « Ensemble, bâtissons une société plus inclusive »

Chaque année, du 1er au 7 juin, se déroule la Semaine québécoise des personnes handicapées. En 2017, le thème « Ensemble, bâtissons une société plus inclusive » animera la 21e édition de la Semaine.

C’est le temps d’agir!

Malgré les avancées remarquables du Québec en ce qui concerne la participation sociale des personnes handicapées, beaucoup reste à faire. Discrimination en emploi, pauvreté et inaccessibilité des lieux et des services sont quelques-uns des obstacles que rencontrent, encore aujourd’hui, un grand nombre de personnes handicapées.

Plus encore que d’avoir une opinion positive de la participation sociale des personnes handicapées, il faut maintenant passer à l’action en faisant preuve d’ouverture, de respect et de compréhension!

En tant que membres de la société, nous avons tous un rôle à jouer afin de réduire les obstacles que rencontrent quotidiennement les personnes handicapées à l’école, au travail, dans leurs loisirs ou dans leurs déplacements, pour ne nommer que ces domaines. Si chacun et chacune d’entre nous pose régulièrement des gestes simples pour bâtir une société plus inclusive, nous en serons tous gagnants. En effet, chaque petit geste nous valorise, nous attire la reconnaissance d’autrui et contribue au développement de valeurs communautaires. Mieux encore, ces actions permettent aux personnes handicapées de participer elles aussi à la vitalité de leur milieu de vie, par exemple en consommant les biens et les services des commerçants et des professionnels de leur localité.

L’Office invite donc tous les Québécois et les Québécoises à prendre conscience de leur pouvoir d’action et à poser un geste simple afin de réduire les obstacles à la participation sociale des personnes handicapées.

Besoin d’inspiration?

Contribuer à bâtir une société plus inclusive est plus simple qu’il n’y paraît! Il peut simplement s’agir, par exemple, d’écouter une personne qui s’adresse à vous avec difficulté, sans porter de jugement hâtif sur la nature de son incapacité.

N’oubliez pas de nous suivre sur Facebook…

Les personnes handicapées, leur famille et leurs proches ont droit à des programmes et services contribuant à accroître leur participation sociale. C’est pourquoi, dans le cadre des activités entourant la Semaine, l’Office se servira de la page Facebook de la Semaine pour favoriser un meilleur accès à l’information sur les programmes et services les concernant.

… et sur YouTube!

Toutes les vidéos diffusées dans le cadre de la Semaine, de même que leur version sous-titrée avec médaillon LSQ, seront déposées dans la chaîne YouTube de l’Office. N’hésitez pas à les consulter et à les diffuser!

Source : OPHQ

https://www.ophq.gouv.qc.ca/evenements/semaine-quebecoise-des-personnes-handicapees/edition-2017.html

6. Courir avec un handicap visuel grâce à un guide

Grâce à son fidèle guide, Simon Vézina, qui souffre d’un handicap visuel, cumule les exploits en course à pied. Son prochain défi : courir un semi-marathon à la fin de l’été.

Semi-voyant depuis un grave accident de voiture en 2003, Simon Vézina a commencé à courir lors d’événements sportifs il y a 4 ans. Alors que sa vue se dégradait petit à petit, le coureur a vécu un choc lorsqu’il a heurté un enfant lors d’un événement de course à pied.

« À ce moment-là, j’ai réalisé que j’avais besoin d’un guide-accompagnateur pour m’aider à identifier les obstacles », se rappelle-t-il.

Quelques semaines plus tard, Simon fait la rencontre de Steve Byrns, un passionné de course. Ce dernier, qui « avait le goût de redonner », s’était porté volontaire auprès d’une association de personnes souffrant d’un handicap visuel.

Depuis cette rencontre, le coureur et son guide s’entraînent de façon régulière.

« Lorsqu’on s’est connu, on s’est rencontré à plusieurs reprises pour créer une synergie et depuis, ça ne s’est jamais arrêté », se rappelle Simon.

« On a une corde qui nous relie. Au début de chaque course, je suis très rapproché et après, on prend plus d’aisance parce qu’on fait danser les bras quand on court. »

Grâce à la complicité développée depuis 2 ans, les deux coureurs ont développé plusieurs techniques.

« J’ai une confiance aveugle envers lui. […] Sur les pelotons de départ, il est capable de voir au-delà de ce que je peux voir. Il me tient le coude et l’avant-bras pour que je puisse prendre mes aises dès le départ », explique Simon.

Toujours aux aguets, Steve s’assure de tout prévoir à l’avance. « Je regarde beaucoup par terre pour voir s’il n’y a pas des obstacles », précise-t-il.

Simon Vézina courra 10 km dimanche au demi- marathon de Lévis. « Quand j’ai commencé à courir, je faisais une course par année. Cette année, je vais en faire quatre », se réjouit-il.

Article publié le 6 mai 2017 par ici-Radio-Canada Québec

http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1032204/courir-handicap-visuel-guide

7. Une femme aveugle sans papiers cherche un accès aux services vitaux de réadaptation en fonction de ses besoins et non de son statut

Depuis plus d’un an, Marcia ,(autre nom est utilisé pour sa sécurité) une femme aveugle sans papiers, tente d’accéder aux services essentiels de réadaptation offerts par l’Association des aveugles de Montréal (MAB-Mackay). Ils lui ont été refusés à plusieurs reprises en raison de son statut d’immigrante, malgré l’adoption par la Ville de Montréal d’une politique de la Ville Sanctuaire en février 2017. Les organisations communautaires de Montréal demandent au maire Denis Coderre de trouver une solution et demandent à MAB-Mackay d’adopter une politique d’accès pour les résidents montréalais sans papiers.

“J’ai vécu et travaillé à Montréal pendant plus de 30 ans, en m’occupant des enfants et des foyers des autres. Je n’ai jamais eu accès aux soins de santé en raison de mon statut et de mes bas revenus. Je suis devenue de plus en plus malade jusqu’à ce que je perde la vue à la fin de 2015. Maintenant, je n’ai plus rien. Je devrais pouvoir accéder à des services comme MAB MacKay et vivre avec dignité”, déclare Marcia, membre active du Collectif des femmes sans statut de Montréal.

“Les services de réadaptation de MAB McKay m’ont été cruciaux, en tant que personne aveugle, pour gagner et maintenir mon indépendance. Leurs services m’ont aidé à acquérir des compétences essentielles comme de cuisiner pour moi-même, des compétences informatiques et l’utilisation des transports en commun. Je peux survivre au jour le jour, rendre visite à des amis et travailler grâce à cela”, explique Abdelkader (Kader) Belaouni, un usager du service MAB MacKay qui travaille au Centre des Travailleurs et Travailleuses Immigrants.

MAB MacKay est le pourvoyeur désigné des services de réadaptation pour les populations anglophones vivant à Montréal. Après avoir perdu la vue, Marcia a demandé à MAB MacKay trois fois, avec l’aide de son ophtalmologiste et du CLSC local. En octobre 2016, on lui a finalement dit qu’elle recevrait des services; Seulement pour qu’ils lui soient refusés quelques semaines plus tard, encore une fois en raison de son statut d’immigrante. Après le passage de la motion de la ville sanctuaire, soixante travailleurs de la santé et des organisations communautaires ont co-signé une lettre à MAB MacKay insistant sur le fait que Marcia doit recevoir des services. En avril 2017, MAB MacKay a de nouveau refusé. Une pétition est en train de circuler publiquement et a déjà reçu l’appui de centaines d’organisations et d’individus.

Le vendredi 19 mai, MAB MacKay a contacté Marcia, lui disant qu’ils lui écriraient dans la semaine à venir sur les services que leur organisation pourrait offrir. L’organisation ne s’est pas engagée à fournir un accès à Marcia en fonction de ses besoins plutôt que de son statut d’immigrant. “Je veux être traitée comme tout le monde. Les gens qui peuvent, sont censés aider les gens. Ils n’auraient pas dû me refuser auparavant. J’ai demandé pendant un an. J’espère que ma parole aidera à ouvrir des portes aux autres », explique Marcia.

“Il y a des dizaines de milliers de migrants sans papiers à Montréal qui, de la même manière que Marcia, ne peuvent accéder aux soins de santé essentiels en raison de leur statut d’immigrant. La situation de Marcia est une preuve puissante de la façon dont la politique de la ville sanctuaire de Coderre n’a pas réussi à résoudre cette crise des soins de santé. Tout le monde devrait avoir accès aux soins de santé”, déclare Dr. Nazila Bettache, médecin et organisatrice communautaire.

“L’expérience de Marcia est semblable à celle de beaucoup d’autres femmes migrantes dont le travail est exploité en tant que nounous, soignantes pour les personnes âgées et femmes de ménage. En travaillant dans des conditions extrêmement abusives et précaires, elles ne peuvent accéder aux soins de santé, à l’éducation pour elles-mêmes et pour leurs enfants, à un logement adéquat… Elles vivent constamment dans la peur”, ajoute Viviana Medina, organisatrice communautaire avec le Centre de travailleurs immigrants et membre de Femmes de diverses origines.

Des centaines de villes sanctuaires existent déjà aux États-Unis, et plus récemment des politiques de ville sanctuaire ont été adoptées à Toronto, Hamilton et Vancouver. Les organisations communautaires de Montréal comme Solidarité sans frontières ont critiqué la motion de Coderre comme étant limitée et symbolique.

“Si les communautés de sans-papiers continuent d’être incapables d’accéder aux services de base et si la police de Montréal continue de collaborer avec l’Agence des services frontaliers du Canada, comment Coderre peut-il qualifier Montréal de ville sanctuaire? Nous exigeons que Coderre prenne des mesures immédiates dans le cas de Marcia et mette en œuvre des mesures qui changeront réellement la vie des personnes sans-statuts vivant à Montréal”, explique Rosalind Wong, une organisatrice communautaire avec Solidarité sans frontières.

Communiqué publié le 24 mai 2017 par Solidarité sans frontières

Courriel: solidaritesansfrontieres@gmail.com

Source : https://linitiative.ca/une-femme-aveugle-sans-papiers-cherche-un-accs-aux-services-vitaux-de-radaptation-en-fonction-de-ses-besoins-et-non-de-son-statut/

 

8 . Wu Jing : « Non-voyante, j’arrive à suivre les mouvements de mon chef d’orchestre »

Interview – La flutiste chinoise Wu Jing est aveugle quasi de naissance, et pourtant, elle obéit au doigt et… au pied à son chef d’orchestre !

En 2014, vous avez été au cœur d’une première mondiale : flûtiste, aveugle quasiment depuis la naissance, vous avez réussi à jouer avec un orchestre symphonique en suivant les mouvements du chef d’orchestre comme tous les autres musiciens.

Wu Jing : C’était l’aboutissement de beaucoup de travail, la levée de nombreux doutes… Une certaine fierté aussi d’être arrivée à ce qui, un an auparavant, n’était encore qu’un rêve. J’avais appris à déchiffrer des partitions en braille mais pour jouer dans un ensemble,il faut suivre le chef d’orchestre… Pour un non-voyant, c’est un défi impossible.

Cette réussite, vous la devez à un impressionnant dispositif baptisé Tact Sense…

Une caméra capte le mouvement du bâton du chef d’orchestre et le transmet simultanément à un boîtier situé sous mon pied droit. Ce mouvement est traduit en ondulation de centaines de picots au contact de ma voûte plantaire : je capte ainsi le tempo et la mesure.

Vous jouez donc pieds nus : pourquoi avoir choisi cette partie du corps comme récepteur ?

Il fallait que ce soit une zone ultrasensible, pour que l’ordre du chef d’orchestre puisse être transmis en une fraction de seconde, sans retard sur les autres musiciens. Certaines zones ont été écartées d’office : la langue et le bout des doigts auraient été parfaits si je ne les utilisais pas déjà pour la pratique de mon instrument ! (Elle éclate de rire.) On a essayé le dos, la nuque, mais le pied s’est imposé car il nous sert déjà beaucoup, à nous les non-voyants, pour nous repérer dans la rue par exemple.

Vous avez aujourd’hui 30 ans. À quel âge êtes-vous devenue non-voyante ?

À 15 mois, j’ai commencé à perdre la vue et j’étais totalement aveugle à 3 ans. C’est aussi à ce moment-là que j’ai commencé à m’intéresser à la musique. Nous habitions la Chine, mon père était instituteur et ma mère vendeuse, un foyer modeste, mais la musique était partout : à la télévision, à la radio…

Quel genre de musique vous attirait enfant ?

Mon père m’achetait beaucoup de cassettes, de la variété chinoise traditionnelle, de la musique classique… J’écoutais tout !

À 8 ans, vos parents vous ont inscrite à l’école pour non-voyants.

J’y ai appris le braille et aussi la musique. Quand j’ai voulu jouer d’un instrument, on m’a laissé essayer la trompette, la clarinette et finalement la flûte traversière était une évidence !

En 2005, vous avez quitté la Chine pour poursuivre vos études aux États-Unis et vivez depuis 2013 en Suède. Le rapport des gens à votre handicap a-t-il été différent dans chacun de ces pays ?

Quand je sors dans la rue avec ma canne ou mon chien, les réactions sont les mêmes partout : on me voit d’abord comme une aveugle. J’aimerais que cela change mais je ne sais pas comment.

Quels sont vos projets professionnels ?

J’aimerais beaucoup permettre à de jeunes musiciens non-voyants de jouer dans un orchestre, leur apprendre à maîtriser cette technologie spectaculaire. Je connais un petit garçon de 9 ans qui veut devenir chef d’orchestre. Qui sait, son rêve se réalisera peut-être un jour comme le mien ?

Article de Sylvia De Abreu publié le 18 mai 2017

Source : http://www.telestar.fr/article/wu-jing-non-voyante-j-arrive-a-suivre-les-mouvements-de-mon-chef-d-orchestre-280381

 

9. Des scientifiques tentent d’inverser la cécité liée à l’âge en injectant délibérément un virus dans les yeux

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Un premier essai clinique a révélé que l’injection d’un virus dans les yeux de patients atteints de dégénérescence maculaire (AMD) liée à l’âge peut stopper et même inverser la progression de la maladie.

La dégénérescence maculaire liée à l’âge est une maladie dégénérative de la rétine qui débute après l’âge de 50 ans. Elle touche sélectivement la région maculaire, c’est-à-dire la zone centrale de la rétine, entraînant une perte progressive de la vision centrale. Elle laisse habituellement intacte la vision périphérique ou latérale. Il s’agit d’une maladie chronique et évolutive qui nécessite donc une prise en charge durant plusieurs années. Et si nous pouvions stopper la maladie ? Un petit essai clinique préliminaire a révélé que l’injection d’un virus injecté dans les yeux de patients a pu stopper et même inverser la progression de la maladie.

Les résultats doivent être répliqués dans un groupe beaucoup plus large de patients, mais les premiers résultats sont prometteurs. L’approche, expérimentée par les chercheurs du Johns Hopkins Medicine au Maryland, consiste à cibler une protéine appelée facteur de croissance endothélial vasculaire (VEGF) hyperactive chez les personnes atteintes d’AMD humide — une forme rare et plus sévère de la maladie qui affecte environ 10 % des patients atteints de DMLA (de nouveaux vaisseaux sanguins apparaissent et se développent sous la rétine et il y a donc trop de liquide dans l’œil).

Bien que des traitements existent actuellement, ceux-ci impliquent des injections dans les yeux une fois toutes les quatre semaines. Les effets secondaires sont également nombreux avec notamment un risque accru d’accident vasculaire cérébral. Selon cette étude réalisée sur une poignée de patients, il pourrait y avoir un moyen d’arrêter et même d’inverser la progression de la DMLA humide avec une injection unique. « Cette étude préliminaire est une petite étape prometteuse vers une nouvelle approche qui permettra non seulement de réduire les visites chez le médecin, l’anxiété et l’inconfort associés aux injections répétées dans l’œil, mais d’améliorer les résultats à long terme », explique l’un des membres de l’équipe, Peter Campochiaro.

Ce premier essai clinique impliquait 19 hommes et femmes, âgés de 50 ans ou plus, atteints de DMLA humide avancée. Ils ont été divisés en cinq groupes qui ont reçu des doses croissantes d’un vecteur viral appelé AAV2, un virus froid commun génétiquement modifié pour pénétrer dans les cellules rétiniennes des patients et déposer un gène qui provoque la production d’une protéine appelée sFLT01. Selon l’équipe, une fois le gène déposé, les cellules ont commencé à sécréter la protéine et l’ont empêché de stimuler les fuites et la croissance des vaisseaux sanguins anormaux. Le but étant que les cellules rétiniennes infectées par le virus produisent assez de protéines pour arrêter définitivement la progression de la DMLA.

Les trois premiers groupes ont reçu des doses plus faibles du virus AAV2 et après n’avoir montré aucun effet secondaire négatif, les deux derniers groupes recevaient la dose maximale. Aucun effet secondaire important n’a été observé dans ces groupes. Les 19 participants ont tous été sélectionnés en fonction de leur manque de réponse à toutes les autres options de traitement standard. Su ces 19 patients, huit n’ont pas répondu à ce nouveau traitement. Sur les 11 autres, 4 ont montré des améliorations drastiques après une seule injection virale. Deux autres patients ont « vu » une réduction partielle de la quantité de liquide dans leurs yeux. Les cinq autres patients n’ont pas été si chanceux, n’ayant aucune amélioration de la vision après l’injection, mais pour une bonne raison : les chercheurs se sont rendu compte que leurs corps produisaient naturellement des anticorps qui attaquent le virus AAV2.

Il faudra néanmoins un essai clinique beaucoup plus large pour déterminer si les chances de succès (de près de 50 % dans cette étude) pourraient être augmentées. Si tel est le cas, ce nouveau traitement pourrait changer des centaines de milliers de vies.

Publié par Brice Louvet le 23 mai 2017

Source : https://sciencepost.fr/2017/05/inverser-cecite-liee-a-lage-infectant-deliberement-yeux-virus/

10. Création de la première rétine de synthèse, bio et base d’eau

A ce stade, cette rétine bio, synthétique et à base d’eau, n’a été testée qu’en laboratoire, mais les chercheurs vont rapidement explorer ses utilisations possibles in vivo. Développée par un étudiant et une équipe d’Oxford c’est la première rétine synthétique pour malvoyants. Une innovation présentée dans les Scientific Reports.

Elle se compose de gouttelettes d’eau douce (hydrogels) et de protéines biologiques de cellules membranaires. Conçue comme une caméra, ses cellules agissent comme des pixels, détectent et réagissent à la lumière pour créer des images en noir et blanc.

Jusqu’à présent, les différentes équipes de recherche sur la rétine artificielle n’avaient utilisé que des matériaux rigides et durs. Vanessa Restrepo-Schild, étudiante de 24 ans à l’Université d’Oxford est la première à utiliser avec succès des tissus biologiques et synthétiques développés en laboratoire. Son développement est dans l’esprit de nouvelles technologies moins invasives qui viennent s’inspirer de tissus corporels humains pour traiter les maladies oculaires dégénératives telles que la rétinite pigmentaire. La nouvelle rétine fonctionne comme une caméra dont les pixels réagissent à la lumière. Composée des gouttelettes d’eau douce (hydrogels) et des protéines biologiques, elle imite de près le processus naturel de la rétine humaine. Les cellules protéiques transforment la lumière en signaux électriques qui traversent le système nerveux, déclenchant une réponse du cerveau, créant finalement une image. Le dispositif génère ainsi des signaux électriques qui stimulent les neurones au fond de l’œil tout comme le ferait une rétine originale.

Un implant « bio » mieux toléré : Ces données montrent que contrairement aux implants rétiniens artificiels existants, ces cultures cellulaires ont l’avantage d’être créées à partir de matériaux naturels biodégradables et ne contiennent pas de corps étrangers ou d’entités vivantes. La rétine est ainsi moins invasive qu’un implant « mécanique » et moins susceptible d’entraîner une réaction indésirable : « L’œil humain est incroyablement sensible, c’est pourquoi les corps étrangers comme les implants rétiniens métalliques peuvent être très dommageables, en entraînant une inflammation et des complications. Cet implant biologique synthétique à base d’eau est beaucoup mieux toléré ».

Un brevet est déjà déposé et la prochaine étape sera de tenter d’élargir la fonction de la rétine à la reconnaissance de différentes couleurs, formes et symboles. Puis de passer au stade de recherche in vivo.

Actualité publiée le 12 mai 2017

Source: Scientific Reports 18 Avril 2017 Light-Patterned Current Generation in a Droplet Bilayer Array (Visuel@Oxford University)

Source : https://www.santelog.com/news/recherche-medicale/cecite-creation-de-la-premiere-retine-de-synthese-bio-et-base-d-eau_17288_lirelasuite.htm#lirelasuite

11. Accessibilité: Le système qui décrypte la télé pour les personnes sourdes et aveugles

InnovationLes sourds et aveugles peuvent maintenant regarder la télévision, grâce au projet PervasiveSUB, développé par une équipe de l’Universidad Carlos III de Madrid (UC3M). Le système compile tous les sous-titres des chaînes de télévision et les envoie à un serveur central qui les transmet à des smartphones ou des tablettes, puis, les traduit en braille et grâce à l’application GoAll les offre en parfaite synchronisation avec la télévision.

PervasiveSUB, financé par le groupe Telefónica, a été développé par une équipe de l’Institut de Développement Technologique et Promotion de l’Innovation de l’Université qui s’est donné pour objectif d’apporter plus de bien-être et de qualité de vie aux personnes sourdes et aveugles. Ces personnes qui souffrent d’une détérioration combinée de la vue et de l’ouïe, ont un accès limité à l’information, à la communication et à la mobilité. Elles ont un énorme besoin de services spécialisés, de personnel aidant formé mais aussi de techniques spéciales de communication.

Un groupe de personnes sourdes a été invité à essayer ce logiciel innovant en Espagne et aux États-Unis, avec des résultats très satisfaisants. Toutes les personnes qui l’ont essayé font valoir l’avantage de pouvoir enfin accéder aux informations en temps réel et sans intermédiaire. Ces participants soulignent sa capacité à traduire ces sous-titres en braille et la possibilité d’ajuster la vitesse de lecture et de visualisation. La technologie a déjà été mise en œuvre sur tous les canaux nationaux de la TNT et les canaux régionaux autour de Madrid, et sera bientôt disponible dans les autres régions d’Espagne. L’équipe de recherche fournit gratuitement ce service à toute personne qui en a besoin et qui n’ont qu’à télécharger l’application GoAll, disponible sur ¡OS et Android.

Source: Universidad Carlos III de Madrid (uc3m) 18 Mai, 2017 The deaf-blind can now “watch” television without intermediaries

Article publié le 21 mai 2017

Source : https://www.santelog.com/modules/connaissances/actualite-sante-accessibilite-le-systeme-qui-decrypte-la-tele-pour-les-personnes-sourdes-et-aveugles_17346_lirelasuite.htm

12. Exclu, Vincent Vinel (The Voice) malvoyant et maltraité à l’école : « Quand t’es diffé­rent c’est diffi­cile »

Le favori de la team Mika se dévoile.Au jeu des pronos­tics sur le vainqueur de la sixième édition du télé­cro­chet de TF1, il remporte tous les suffrages. À 21 ans, Vincent Vinel, jeune homme né malvoyant et adopté en Bulga­rie à l’âge de trois ans, prend un belle revanche sur le destin. Rencontre. 

À la gare Saint-Lazare, il connaît tout le monde. Les agents de sécu­rité, les femmes de ménage, les travailleurs pres­sés et les badauds du réseau ferro­viaire d’Île-de-France. Vincent Vinel est un peu comme chez lui. C’est ici, sur le piano mis à dispo­si­tion des gens de passage dans la salle des pas perdus, que le jeune homme de 21 ans a été repéré par une casteuse de The Voice qui atten­dait une amie. Depuis, il a fait pivo­ter les fauteuils rouges de Florent Pagny, Mika et Matt Pokora et séduit les six millions de fidèles du télé­cro­chet de TF1 qui en ont fait leur favori.

Lui n’a rien vu venir. Et pour cause : « Je suis né malvoyant. Ce qui, ironie de la vie, ne m’em­pêche pas d’avoir une très claire vision de ma situa­tion.  Je suis atypique, lance-t-il. Enfin, disons que je suis diffé­rent …». Il est précis, Vincent. Vif et poin­tilleux.  «Je concep­tua­lise en perma­nence. Je suis un peu menta­liste. Dans ma tête, ça va très vite… ». Comme ses doigts sur le piano, le saxo, le yuku­lélé ou la batte­rie.

Surdoué de la mélo­die, Vincent a compensé son handi­cap par une oreille abso­lue et un sens aigu de la compo­si­tion. L’aty­pique recon­naît aisé­ment avoir eu du mal à se faire des amis. « Dans le système scolaire, quand t’es diffé­rent c’est diffi­cile. J’ai souf­fert de discri­mi­na­tion envers les handi­ca­pés, de moque­ries. Mais je suis quelqu’un d’émi­nem­ment posi­tif, je suis dans un élan vital de dépas­se­ment, je vais toujours de l’avant ». A une époque de sa vie, « aller de l’avant«  a signi­fié quit­ter l’école. En troi­sième, Vincent Vinel n’est plus allé au collège.  »Ce n’était pas mon truc, ça ne m’in­té­res­sait pas. Je n’étais pas mauvais mais… » Ses parents, Brigitte – insti­tu­trice pour les enfants malades de l’hô­pi­tal Necker – et Jean-Michel – profes­seur d’art plas­tique – tous les deux retrai­tés, ont compris.

S’ils l’ont adopté dans un orphe­li­nat bulgare il y a de cela dix-huit ans, s’ils l’ont accueilli, aimé, choyé, consolé, ce n’est pas pour le contraindre à une voie qui ne serait pas la sienne. Jean-Michel et Brigitte lui ont d’abord trouvé des profs parti­cu­liers pour « faire l’école à la maison », puis, comme il aimait chan­ter, et qu’il connais­sait le solfège, l’ont inscrit en CAP accor­deur de piano, à Lille. « Ça non plus, je n’ai pas terminé. Comme j’étais un grand fan de la bande FM – je connais­sais toute la program­ma­tion de Fun Radio, d’NRJ, de Virgin -, j’ai enchaîné avec une école de radio… ». L’his­toire dure à nouveau deux ans avant que le jeune homme « déçu par le milieu de la radio » de son propre aveu, ne plaque tout.

Depuis, Vincent n’a plus vécu que pour sa musique. Logé et nourri par ses parents en région pari­sienne, bibe­ronné à la pop anglaise – passion de son père -, et à la variété française des années 1970, lubie de sa mère, le jeune homme partage ses jour­nées entre le studio de musique aménagé face à sa cham­brette et les gares où il peut jouer pour « son » public – à savoir, tout le monde.

Là, il s’est enfin fait des amis. Des origi­naux passion­nés de musique qui, comme lui, font réson­ner leur passion dans les halls de gares. Un petit réseau qui l’a soutenu lorsqu’il a décidé de tenter sa chance face aux coachs de The Voice. Avec succès ! Favori de la team Mika, Vincent ne tarit pas d’éloges sur son coach : « Ce mec a un univers dingue et très poétique. On est pareils lui et moi, on a été des enfants un peu ‘à part’, on se ressemble »… Vincent nour­ri­rait-il un désir de revanche sur le destin ? Le pianiste n’hé­site pas. « Forcé­ment ! Il y a dans ma démarche un côté toi, Michel, toi Laurent, toi, Pascal, toi et toi aussi : vous vous êtes bien moqués de moi et ben voilà, je suis dans votre télé ! Ce n’est pas un leit­mo­tiv mais je suis heureux de montrer enfin ce dont je suis capable. Et si tout ceux qui ne m’ont pas soutenu peuvent réali­ser que j’ai un peu de talent, c’est encore mieux ». Un brin revan­chard, Vincent, et parti­cu­liè­re­ment clair­voyant…

Publié par Amélie de Menou 13 mai 2017

Source : http://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/exclu_vincent_vinel_the_voice_malvoyant_et_maltraite_a_l_ecole_quand_t_es_different_c_est_difficile_393664

13. Uber poursuivi pour son manque d’accessibilité à l’égard de ses clients handicapés

Une plainte vient d’être déposée devant la justice américaine à l’encontre d’Uber. La startup est poursuivie pour le manque d’accessibilité de sa plateforme pour les personnes handicapées dans la ville de Jackson, située dans le Mississippi.

Les démêlés d’Uber avec la justice sont loin d’être clos. Fin avril 2017, la startup de Travis Kalanick était visée par une plainte contre son programme de surveillance Hell, qui lui aurait permis d’espionner depuis 2014 les chauffeurs de son principal concurrent, Lyft. Régulièrement taxée de sexisme, l’entreprise fait aujourd’hui face à une nouvelle accusation, concernant cette fois-ci un manque d’accessibilité à l’égard des personnes handicapées.

Deux utilisateurs des services d’Uber ont en effet intenté un procès à l’encontre de la société, rapporte TechCrunch. Selon eux, la startup aurait violé plusieurs législations américaines : l’Americans with Disabilities Act — et notamment son titre III se rapportant aux services publics mis en œuvre par des entreprises privées –, la California Disabled Persons Act, et la loi sur la concurrence déloyale promulguée en Californie.

Uber ne garantit pas l’accessibilité partout

Les demandeurs du procès indiquent ne pas être en mesure d’utiliser Uber dans des conditions optimales ; en effet, la société ne met pas à leur disposition des voitures accessibles aux personnes en fauteuils roulants, dans la ville de Jackson située dans le Mississippi.

« Par conséquent, les personnes handicapées à Jackson n’ont pas la possibilité d’appeler un véhicule accessible en fauteuil roulant, ou un conducteur spécialement formé, via l’application Uber. Même si des chauffeurs sur la route ont un tel véhicule ou une telle formation, il n’y a aucun moyen pour les utilisateurs de Jackson ayant un handicap de trouver un conducteur qualifié, ou un véhicule accessible via l’application », indique la plainte.

À Jackson, aucun moyen de trouver un conducteur qualifié ou un véhicule accessible

En 2014, Uber a lancé un service pour améliorer son accessibilité à l’égard des personnes handicapées, baptisé Uber Access. Sur celui-ci, les internautes peuvent préciser s’ils souhaitent un UberAssist ou un UberWav, c’est-à-dire que soit mis à leur disposition un véhicule accessible en fauteuil roulant.

Au bon vouloir des fournisseurs

Or, ce programme développé par Uber n’est pas disponible partout ; Uber Access dépend surtout des liens établis entre Uber et ses fournisseurs commerciaux. Jackson fait donc partie des villes qui n’ont pas bénéficié de cette accessibilité pour les personnes handicapées.

« Nous mettons en service plusieurs modèles dans différentes villes à travers le pays pour déterminer quelles options de véhicules accessibles en fauteuils roulants répondent le mieux aux besoins de nos usagers et nos conducteurs », avance Uber sur son site, ajoutant travailler avec des partenaires commerciaux dans ce sens à New York, Houston, Chicago, Londres et Portland.

Pour l’instant, Uber n’a pas fait de commentaires à la suite du dépôt de cette plainte, mais il y a fort à parier que l’affaire ne va pas contribuer à redorer le blason de la startup qui a vu son propre président claquer la porte en mars 2017.

Article de Nelly Lesage publié le 10 mai 2017

Source : http://www.numerama.com/politique/256556-uber-poursuivi-pour-son-manque-daccessibilite-a-legard-de-ses-clients-handicapes.html